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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Le BMO nous informe sur la prolifération des hébergements hôteliers… et sur l’évolution les droits de voirie des terrasses

      Hotel_yoomaLe "Yooma Lodge" un nouvel écosystème hôtelier à Paris

     

      

    La lecture des BMO (Bulletin Municipal officiel de la Ville de Paris) est toujours instructive et intéressante car au fil des pages nous découvrons des informations dont nous n’avons pas connaissance.

    C’est ainsi et il faut vraiment le souligner que les derniers numéros (décembre et début janvier plus spécifiquement)  font état  de déclarations préalables  de plus en plus nombreuses déposées à la DU (Direction de l’Urbanisme)  tant dans le IIIe que le IVe (mais aussi dans de nombreux autres arrondissements) précisant  le changement de destination de locaux commerciaux  ou de bureaux  en hébergement hôtelier. Il s’agit alors de logements présentant la particularité, selon la définition, de n'être "occupés que par une clientèle de passage dans le cadre d'un séjour dit « touristique », à  la journée, à la semaine  ou au mois."  Comme il ne s’agit pas d’un changement d'usage mais d'un changement de destination, les textes n’imposent aux propriétaires qu'une "Déclaration Préalable" d'urbanisme.

    Voilà pour Paris notamment, un autre trou dans la raquette, tout à fait légal, que l’on se garde bien de mettre en exergue  et qui pourtant  participe à  la raréfaction de l’offre de locaux d’habitation qui font défaut, renchérissent les prix de l’immobilier et favorisent les locations touristiques ou saisonnières même si elles portent dans ce cas un autre nom, « hébergement hôtelier ». Le législateur ferait bien de se pencher sur ce sujet.

    Parmi les autres informations, citons les demandes de la Direction de la voirie et des déplacements (DVD) de prolongation de la piste cyclable rue de Rivoli (de la rue des Archives à la place de la Concorde) avec « implantation de séparateurs » et celle relative à l’aménagement des abords du Carreau du Temple et de la mairie du IIIe.

    Enfin signalons dans le cadre des diverses augmentations du début de l’année (BMO du 5 janvier 2018), celles des droits de voirie concernant non seulement « les ouvrages et objet en saillie » mais surtout celles portant  sur « les étalages et terrasses ». Différentes désignations des ouvrages et objets sont répertoriés  selon 5 catégories qui occasionnent la perception de droits annuels. Mentionnons à titre d’exemples le cas des terrasses ouvertes dont la fourchette de prix annuel au mètre carré varie selon la catégorie entre 237,04  et 1.338,22 € et celui des terrasses fermées dont les montants respectifs sont entre 389,99  et  2.206,22 €, ce qui au demeurant n'est pas phénoménal face au chiffre d'affaires généré par ces extensions.

    Nous oublions… la hausse appliquée est de 1%.

    Dominique Feutry

     

     

  • Le WHO’s (IVe) perd son autorisation de nuit…

    Who's pierre au lard 12 01 18Nouvel accès au WHO's par la rue Pierre au Lard (IVe) (Photo VlM)

     

     

    Cette excroissance du bar-restaurant le WHO's, dont l'entrée principale est 14 rue St Merri, le long du boyau qu'est la rue Pierre au Lard, ne cesse de défrayer la chronique depuis la rentrée 2017. Présentée comme un lieu affecté à la restauration, on a très vite compris que ses gérants le concevaient comme une boite de nuit.

    Il suffit pour s'en convaincre de visiter les sites Internet qui en font la promotion. De fait, du mercredi au samedi soir, il se passe peu de nuits où la musique généreusement diffusée et amplifiée ne vienne empêcher les voisins de dormir. Le local est attenant à l'immeuble Ville de Paris qui se trouve au 16 rue St Merri. Les locataires qui vivent là sont au comble de l'exaspération. L'un d'eux s'est vu prescrire un traitement avec certificat médical attestant qu'il souffre des conséquences de la privation de sommeil qu'il subit du fait du tapage nocturne à côté de chez lui.

    La mairie et le commissariat central du IVe se sont mobilisés pour lutter contre cette nouvelle nuisance au cœur de l'arrondissement. Deux actions ont été déclenchées à l'encontre du gérant. En premier lieu, la Préfecture de police de Paris a fait intervenir son "Pôle Études et Contrôles" (ex BACN) qui a conclu à l'obligation pour l'exploitant de faire procéder sous deux mois à une étude d'impact par un acousticien agréé. De cette étude devrait découler la décision pour l'exploitant de renoncer à diffuser de la musique ou de mettre en œuvre les adaptations requises, qui peuvent s'avérer couteuses (cf notre récent article sur l'initiative de M. Hocquard).

    Par ailleurs, au vu des nombreuses plaintes qui ont été déposées ces derniers mois pour tapage nocturne et occupation de l'espace public, le cabinet du Préfet de police vient de prendre la décision de retirer au WHO's l'autorisation de nuit dont il bénéficiait.

    Il reste donc au WHO's à méditer sur son sort, après avoir pourri la vie de personnes qui ne lui demandaient rien et n'aspiraient qu'à vivre tranquille. Voici huit années que des promoteurs de la fête ont entrepris de transformer l'îlot St Merri/Pierre-au-Lard en "Île Merveilleuse" façon Pinocchio et rencontrent une dure résistance des riverains et le rejet de leurs projets par les autorités administratives, mairie et police.

    Vont-ils enfin se rendre à la raison ?

     GS

     

  • Edition 2018 de la « Nuit de la Lecture »

        La-Nuit-de-la-lecture_seve-16-9L'affiche de la nuit de la lecture qui aura lieu le 20 janvier 2018

      

     

    La deuxième édition de la Nuit de la Lecture se déroulera le samedi 20 janvier 2018, dans les bibliothèques et librairies à travers toute la France. Cet événement est organisé par le ministère de la Culture et de la Communication.

    Nous avons sélectionné plusieurs lieux qui mettront la lecture à l'honneur.

    La bibliothèque Forney (1 rue du Figuier IVe) organisera des visites guidées toutes les demi-heures avec des lectures de poèmes (Baudelaire, Huysmans,…). 20h30 à 23h00.

    Le musée de la Chasse et de la Nature (62 rue des Archives IIIe) profite de cette occasion pour proposer son salon annuel du livre avec la remise du prix littéraire François Sommer (15 K€)il sera possible de visiter gratuitement les collections et de suivre des débats, des rencontres, des conférences et des films. 10h00 à 19h00.

    La Mouette rieuse, la charmante librairie (17 bis rue Pavée IVe) donnant sur le jardin des Rosiers-Joseph Migneret, a décidé de faire écrire en lien avec le Labo des Histoires et Aleph Ecritures au travers de master class pour les jeunes et d’ateliers pour les adultes. 17h00 à 22h30.  

    La bibliothèque des Amis de l'Instruction publique du IIIe (54 rue de Turenne) se focalisera sur un dialogue autour de la figure du poète, critique d'art, historien et résistant Jean Cassou (1897-1986) en partenariat avec le revue Europe. 17h00 à 22h00.

    Les Archives nationales (60 rue des Francs Bourgeois IIIe) ne manqueront pas cet événement avec des lectures d'ouvrages sortis de ses collections sur le thème de l’exposition en cours "Dessiner et bâtir, le métier d’architecte au XVIIe". 18h00 à 21H00.

    Enfin la bibliothèque historique de la Ville de Paris (24 rue Pavée IVe) offrira une déambulation dans les rues voisines de ses locaux en compagnie d'un architecte. Les visiteurs seront guidés par des écrits d’habitants et touristes du Paris d'autrefois.  Des documents anciens seront sortis des collections. 19h00 à 20h30.

     

  • Une poème sur 2018

    2018

     

      

    A l’aube de la nouvelle année, une de nos adhérentes qui a choisi de garder l’anonymat a écrit un poème intitulé 2018. Truculent, drôle,enlevé et sans concession, nous avons souhaité le publier avec l’accord de son auteur.

     

    2018

    Nous voici en 2018 !

    Attachés à  la tradition

    Vous attendez que je récite

    Le fruit de mon inspiration.

    Je vous préviens, elle est réduite

    A quelques élucubrations :

    Mon cerveau hélas se délite

    Les années en sont la raison !

     

    Examinons quelle fut la suite

    De nos dernières élections.

    Bilan de la situation :

    Au mois de mai Hollande exit

    (court une rumeur implicite

    qu'il se tient à disposition !)

    Vive le nouveau chef, Macron

    (si le chef ce n'est pas Brigitte ?)

    Certes, il est jeune et beau garçon

    Et de l'enthousiasme il suscite

    Mais quelle est la vraie direction ?

    Droite ou gauche, lui-même hésite…

    La France sera-t-elle séduite

    Malgré sa "franchouillardite"? 

    A l'Assemblée, de nouveaux noms

    Tous inconnus, quand on les cite,

    Nous eûmes des déclarations

    Qui sont tout au plus des redites. 

    Il fallait bien, selon le rite,

    Préciser les orientations.

    A l'étranger, moultes visites

    Français, formez vos bataillons,

    Discours, Marseillaises, on palpite

    Retombant dans nos illusions.

    Dette, chômage, immigration,

    Problèmes dignes qu'on cogite…

    Pas de miracle à l'horizon !

    De même pour la pollution

    A ce jour, jamais circonscrite ;

     

    J'en passe, ce serait trop long

    D'attribuer des zéros de conduite .

    Étouffons cet esprit ronchon

    Et sans devenir hypocrite

    Nous souhaiterons la réussite

    Au nouveau chef de la nation.

    Confiance absolue, pas question.

    Trop souvent déçus, l'on hésite…

     

    Quant au misérable pion

    Qui ne fait pas partie d' l'élite 

    Retraité lambda, sans renom,

    Français moyen, Durant, Dupond

    Constatant les augmentations,

    Ses ressources qui périclitent,

    Accablé par les taxations,

    Fera-t-il bouillir sa marmite ?

    Bas salaires, petites pensions,

    Devront-ils survivre en ermites ?

    Je ne prendrai pas position :

    A vous de choisir votre option !

    Vous croyez en la rédemption

    D'une France qui ressuscite,

    Vous vous accrochez à ce mythe

    Pays sauvé, remis en orbite ;

    ou bien résignation

    Vous pensez: " les carottes sont cuites"

    Et attendez les restrictions.

    devant vos mines déconfites

    Vos yeux pleins de consternation

    Pour rassurer au plus vite

    Je préfère changer de ton.

    Ne cherchons point de solutions,

    Contentons-nous de nos limites.

     

    Devant ces nobles libations,

    Que l'instant présent nous profite,

    Et foin de lamentations !

    Salut, santé, tchin tchin ! Prosit !

    Buvons à nous, à 2018!

     

    A pardonner, je vous invite

    Ces méchants vers de mirliton

        Et merci pour votre attention !   

     

     

     

     

  • Juste pour rire : la tuile !

      DSCN8168Ouvrier hissant des tuiles sur un toit à l'aide d'une poulie

     

     

    Alors que nous avons connu ces dernières semaines un épisode inhabituel de tempête, pas mal de nos concitoyens ont dû faire revoir leur toit. Aussi en profitons nous pour proposer à votre sagacité la copie ci-dessous d'un courrier, nous dit-on authentique, adressé par un ouvrier à son patron suite à la réparation d'un toit.

     

    "Monsieur le Directeur,

    Quand je suis arrivé au bâtiment j'ai découvert que la tornade avait fait tomber quelques tuiles du toit. J'ai donc installé une poutre et une poulie et j'ai glissé 2 caisses de tuiles sur le toit.

    La réparation terminée, il restait un quantité de tuiles. J'ai  hissé à nouveau une caisse vide et j'ai fixé la corde en bas. Je suis remonté et j'ai rempli la caisse avec les tuiles en trop. Puis je suis descendu et j'ai détaché la corde.   

    Malheureusement la caisse de tuiles était plus lourde que moi et, avant que je comprenne ce qui m'arrivait, elle a commencé à descendre, me soulevant en l'air d'un seul coup. J'ai décidé de m'agripper et à mi-hauteur, j'ai rencontré la caisse qui descendait et j'ai reçu un sérieux coup à l'épaule. Alors,  j'ai continué jusqu'en haut, me cognant la tête contre la poutre et m'écrasant les doigts dans la poulie.

    Lorsque la caisse a cogné le sol, le fond a lâché et les tuiles se sont répandues par terre. J'étais alors plus lourd que la caisse et je suis reparti vers le bas à grande vitesse. A mi-hauteur,  j'ai rencontré la caisse qui remontait et j'ai reçu de sérieuses blessures à la jambe.

    Quand j'ai atteint le sol, je suis tombé sur les tuiles dont les arêtes m'ont infligé plusieurs douloureuses coupures. A ce moment là, j'ai dû perdre ma présence d'esprit car j'ai lâché la corde.

    Alors la caisse est redescendue, me donnant un coup violent sur la tête et m'envoyant à l'hôpital .

    Pour cette raison, vous comprendrez que je demande un congé maladie."    

     

  • Rencontre avec Pacôme Rupin, Député du IVe (et des XIe et XIIe…)

    Rupin 08 01 18Pacôme Rupin dans son bureau (à gauche) avec Dominique Feutry et Anne Lebreton, (à droite) élue LREM mairie du IVe. Derrière l'objectif, Gérard Simonet

     

     

    Après Élise Fajgeles, Députée de la 5ème circonscription, c'est  Pacôme Rupin, Député de la 7ème qui nous a reçus en compagnie d'Anne Lebreton, chargée des solidarités, la protection de l’enfance, les personnes âgées et autonomie, l’accueil des réfugiés et l’hébergement d’urgence, pour parler de notre arrondissement dans le cadre évidemment plus large des questions de stature nationale.

    L’occasion nous a été ainsi donnée de faire le point sur un certain nombre de dossiers. 

    En ce qui concerne les travaux à l’assemblée nationale, P. Rupin a indiqué qu’ils étaient denses et que ceux-ci allaient continuer sur la même tendance. Nous avons souligné combien nous avions apprécié  son implication avec  Élise Fajgeles,  députée de la 5ème circonscription, en organisant des réunions avec les parisiens sur la problématique des locations saisonnières.

    Concernant  spécifiquement les dossiers parisiens nos interlocuteurs  n’ont pas caché que les grands sujets devaient être abordés avec une vision « Grand Paris » et non Paris intramuros, une anomalie aujourd’hui dans la prise de décisions. Ainsi pour le logement social il a été clairement dit qu’il fallait stopper les acquisitions immobilières à prix élevé pour réaliser des logements sociaux devenus trop coûteux et s’intéresser par exemple à la petite couronne. Il y a 14% de logements sociaux dans le IVe et à ce sujet les élus se félicitent que leurs propositions aient été retenues dans le cadre de l’aménagement des bâtiments du boulevard Morland libérés par le départ notamment de la direction de l'urbanisme dans le XIIIe arrondissement.

    Il semble partager notre jugement sur ces questions pour dénoncer la politique dispendieuse de la municipalité actuelle qui fait du logement social à crédit sur l'accroissement de la dette de la Ville, en tortillant les règles de bonne gestion financière.

    Berge rive d pont LPh 25 03 17Promeneurs sur les berges au pont Louis-Philippe (Photo VlM)

     

    Concernant les transports Pacôme Rupin regrette que les quais aient été fermés avant que soient mis en place les moyens alternatifs en matière de transports en commun mais son avis comme celui d’Anne Lebreton est que cette fermeture est irréversible car très appréciée par les parisiens et les touristes.

    Pacôme Rupin nous explique qu'il n'y a pas lieu de s'attaquer à la voiture en tant que telle mais qu'il faut décourager ceux qui s'en servent sans en avoir strictement le besoin. Tant il est vrai que la mécanique des fluides nous enseigne qu'une baisse même légère du débit est susceptible de transformer un état turbulent en un écoulement laminaire, c'est à dire ordonné…

    Ste catherine 2 nov 17Rue Caron vue de la place du Marché Ste Catherine (IVe) (Photo VlM)

     

    Nous sommes revenus sur le sujet des terrasses en citant les cas de la place du marché Sainte-Catherine et celui de la rue Bourg Tibourg. La réponse  sur ces abus est qu’il faut davantage de sévérité et des amendes plus élevées… Peut-être que le nouveau maire du IVe se saisira de ce dossier pour son arrondissement. La rue du Trésor est citée, nous soulignons combien elle avait perdu de son lustre, l’aménagement végétal étant totalement délaissé ou presque. La propreté est lui aussi un sujet sensible et Pacôme Rupin estime que l’organisation et le traitement de cette question est à revoir de fond en comble… Nous soulignons de notre côté qu’il s’agit d’un point noir, un quasi échec de la municipalité actuellement en place.   

    Il en conclut qu'il est nécessaire par ailleurs d'aggraver les sanctions à l'encontre de ceux qui abusent de l'espace public dans une quasi impunité. Dès qu'il aura trouvé le bon véhicule législatif, il préconisera l'adoption d'une politique plus répressive en la matière. On va suivre avec attention…

    En ce qui concerne le regroupement des 4 premiers arrondissements nos interlocuteurs sont convaincus, persuadés qu’il s’agit d’une très bonne décision qui générera des économies des lors que les services seront regroupés et que les locaux vacants trouveront une destination appropriée. plus convaincus que nous qui savons que les grandes directions opérationnelles (propreté, voirie/déplacements, urbanisme) sont déjà structurées sur une logique qui ne doit rien aux arrondissements et que les gisements en économies de personnel sont à peu près limités aux maires et à leurs adjoints…

    Nous avons abordé les jeux olympiques et précisé que nous n’étions pas favorables car cela va beaucoup perturber la  vie des parisiens, sachant que la plupart des sites olympiques pour les épreuves et pour l'entrainement seront à Paris même.  Notre avis n’est pas partagé, les JO restent une opportunité pour l’attractivité de Paris et ne s’étaleront pas sur une période si longue nous a-t-il été rétorqué.

    S'agissant de Paris et des municipales de 2020, il fait peu de doute à ses yeux que son parti LREM présentera un candidat. Il n'est pas désigné encore, mais Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, qui est souvent cité pour concurrencer la maire sortante, est un candidat possible.

    Au-delà des sujets d'actualité qu'on a passés en revue car ils rappellent des souvenir au Député, la place du Marché Ste Catherine transformée en casemate, l'affaire de "L'Etincelle" dont l'issue est piteuse et les soubresauts de la boite de nuit de la rue Pierre au Lard, ce sont bel et bien de thèmes éligibles du parlement que nous avons parlé, en nous donnant rendez-vous pour la saison prochaine….

    Gérard Simonet

    Dominique Feutry

     

     

  • Frédéric Hocquard, Adjoint à la nuit auprès d’Anne Hidalgo, justifie son intervention pour le soutien financier du bar convaincu de tapage nocturne

    Hocquart rvp dos 13 05 14Rencontre de Frédéric Hocquard (à l'extrême gauche de la photo) avec des membres du Réseau "Vivre Paris !" en mai 2014, après sa désignation comme responsable de "la nuit" à la mairie de Paris (Photo VlM)

     

     

    En réaction à notre article du 3 janvier qui dénonce l'aide apportée par la mairie de Paris et les services que dirige M. Hocquard à un bar du IIIe qui s'est distingué depuis des mois par les perturbations qu'il crée dans son quartier, l'élu du XXe, nommé Adjoint à la Maire de Paris en octobre 2017 en charge de toutes les questions relatives à la vie nocturne et à l'économie culturelle nous envoie le message suivant :

     

    Chers amis du réseau Vivre Paris !

    Tout d'abord permettez moi de vous présenter meilleurs vœux pour l'année qui commence.
    Pris à partie, une nouvelle fois, dans votre newsletter, je me permets de vous répondre brièvement pour rétablir certaines vérités et certains faits.

    Je n’ai aucunement lancé une souscription en faveur de l’insonorisation du bar La Mutinerie mais j’ai relayé leur campagne de crowdfunding. Ce qui n'est pas la même chose.

    Il m’a semblé en effet positif de relayer la démarche d’un établissement qui, en butte à des problèmes de tapage nocturne avérés, décide de faire dans l’urgence des travaux et en appelle pour ce fait à la générosité du public.

    Si tout les établissements qui sont dans le même cas réagissaient de la même manière, nous aurions certainement moins de conflit de voisinage.

    Comme vous le savez, mon point de vue n’a pas varié depuis 3 ans : Paris doit rester une ville où l’on peut sortir et s’amuser le soir, mais pour cela, il faut respecter le voisinage et ne pas empêcher les gens de dormir. Les actions de régulations, de sensibilisation et de médiations, issues du conseil de la Nuit, que la Ville (et la préfecture de Police) mettent en place depuis trois ans vont toutes dans ce sens.

    Toutes les mesures et initiatives d’insonorisation et de prises en compte des nuisances pour le voisinage sont donc bonnes à prendre et à accompagner. Ici, ce bar se propose de faire un crowdfunding pour cela. Il me semble donc utile de le relayer afin que les activités se poursuivent tout en prenant véritablement en compte la tranquillité des riverains.

    Bien cordialement

    Frédéric Hocquard

     

    Nous sommes désireux d'entretenir des relations constructives avec lui-même et son équipe mais il faudrait qu'au préalable chacun se souvienne que la nuit 5 % de la population est active contre 95 % de gens qui veulent dormir pour se reposer de leur journée de travail et de déplacements fatigants. A la mairie de Paris, on ne se préoccupe au titre de la nuit que de ceux qui l'exploitent ou la consomment : bars, boites de nuit, industriels de l'alcool et du matériel sonore, et fêtards. C'est pour eux qu'on a mis en place à grands frais l'équipe de Frédéric Hocquard qui ne compte pas moins de six personnes (alors qu'elle n'existait pas avant 2014).

    S'agissant du bar "La Mutinerie", ce n'est qu'après de multiples plaintes de riverains ponctuées de fermetures administratives temporaires pendant trois ans que les gérants de l'établissement contraints par la Préfecture de Police ont décidé d'entreprendre l'insonorisation de leur local. Les présenter comme des gens vertueux qui se préoccupent du bien-être général fait tout juste naitre chez nous un sourire entendu…

    Il y a aussi la question du fichier de destinataires de l'appel au financement de ce bar, dans lequel certains d'entre nous se sont reconnus, un fichier qui est détourné de sa vocation initiale qui est la communication entre la mairie et ceux qui participent aux travaux sur la nuit à Paris. Il n'a jamais été prévu, et qu'en penserait la CNIL, que cet outil et son usage financés par l'impôt, soit mis à disposition d'intérêts privés dont le comportement est mis en cause depuis trois ans par la police.

     

    Nous sommes prêts à rencontrer M. Hocquard pour en parler et essayer avec lui d'établir des relations qui fassent aux habitants la place qui doit être la leur dans le débat sur les activités nocturnes de Paris. C'est le vœu que nous formulons avec ardeur en ce début d'année 2018 en réponse à M. Hocquard et il ne dépend que de lui de l'exaucer. Nous regrettons de dire que ce n'est pas encore le cas aujourd'hui.

    Réseau "Vivre Paris !"

     

  • Baisse de la démographie à Paris : des urbanistes de la ville de New-York réagissent à notre analyse…

    Démographie 20 minutesLa foule à Paris (Photo 20 minutes)

     

     

    Le "Maron Institute of Urban Management" – New York University – New York, NY 10011, a été attentif à notre article du 29 décembre 2017 qui traitait de la légère baisse de la population parisienne entre 2010 et 2015 et de nos commentaires sur la migration des entreprises et des habitants vers la petite couronne.

    Réaction d'Alain Bertaud, urbaniste international, du Maron Institute :

    "Au sujet des densités urbaines, dans la grande majorité des grandes villes du monde les densités résidentielles diminuent dans le centre (Paris intra muros peut être considéré comme le centre ville de l'Ile de France). Même dans les villes qui construisent encore des gratte-ciels dans leur centre ville la densité diminue si les villes restent prospères Shanghai, Séoul, etc. 

     

    De plus hauts revenus est synonyme de plus d'espace plancher, non seulement pour les logements mais pour les services, écoles, restaurants, salles de gym, etc. 

     

    Prenez connaissance de  l'article paru dans le Wall Street Journal sous la signature de Solly Angel du Maron Institute qui a étudié l'évolution des densités de 200 villes du monde (Télécharger l'article "In praise of urban sprawl" (Apologie de l'étalement urbain)

     

    Toujours friands de plaisanteries, comme le sont les anglo-saxons, l'auteur nous livre cette réflexion : "Dense urban living discourages child rearing. It is no surprise that there are 80,000 more dogs than children in San Francisco". (Un habitat trop dense décourage la natalité. Il n'est pas surprenant qu'il y ait 80.000 chiens de plus qu'il n'y a d'enfants à San Francisco).

     

    GS

     

  • L’Adjoint à la Maire de Paris lance une opération de crowdfunding au bénéfice d’un bar poursuivi pour tapage nocturne !

    ABALa bar "La mutinerie" 176-178 rue Saint-Martin Paris (IIIe) 

     

     

    La mairie de Paris, en l’occurrence le cabinet de Frédéric Hocquard, Adjoint à la Maire de Paris  en charge de la vie nocturne se mobilise pour sauver le soldat, « La Mutinerie », un bar situé au 176-178, rue Saint-Martin (IIIe) qui a été sommé de se mettre aux normes d’isolation phonique suite à de nombreuses plaintes des riverains. 

    C’est bien la première fois qu’il est fait appel à la générosité du public pour aider ce type de commerce plutôt que, par exemple, puiser dans la poche sans fond des subventions municipales. 
     
    Le plus choquant dans cette affaire est qu’un élu se mobilise ainsi, avec appel au peuple, pour une affaire strictement privée. Dommage qu’il ne puisse "nationaliser" ce débit de boissons, le problème aurait été encore plus rapidement résolu !
     
    La générosité a tout de même ses limites, tout comme l’action d’un élu qui doit se rappeler qu'il doit sa position au vote de ses électeurs, des habitants parisiens qui réclament la tranquillité autour d'eux.
     
    Où va-t-on ? Où sommes nous tombés ? D’autant que les participants au conseil de la nuit ont tous reçu via leur adresse mail le message ci-après signé par le chef de cabinet de l'adjoint en question  :
     
    "Madame, Monsieur, 
     
    Comme vous avez pu l’apprendre, le bar « La mutinerie » situé dans le 3e arrondissement, est sommé de mettre aux normes l’isolation sonore de l’établissement suite aux plaintes répétées de riverains.
     
    Lieu emblématique du Paris LGBT, nous nous refusons à le voir disparaître. C’est pourquoi nous nous permettons ce relai exceptionnel, de leur appel aux dons, auprès de nos réseaux.
     
    Vous pouvez y participer à cette adresse : https://www.lepotcommun.fr/pot/e4ovgxr7 ou en participant à la soirée organisée à la Java demain, le jeudi 21, au profit de la mutinerie https://www.facebook.com/events/2045229405696124/
     
    Je vous remercie de votre compréhension et, par avance, de votre participation."
     
     
    Vraiment ce n’est pas ainsi que nous concevons le rôle d'un élu et cette façon de procéder ne montre-t-elle pas qu'il outrepasse ses prérogatives en se comportant comme le ferait le Médiateur national du crédit et président de l'Observatoire du financement des entreprises. Navrant !
     
    Réseau "Vivre Paris !"
     
  • « WeWork » étend ses espaces parisiens de co-working au Marais…

    Un de ces espaces de travail au 64-66 rue des Archives (IIIe)  (photo WW)

     

     

    Après avoir installé un espace de co-working de 12.000 m² pouvant accueillir jusqu’à 2.400 créateurs dans l'ancien siège d'Areva rue Lafayette (IXe), la compagnie WeWork, basée à New York, qui a déjà réalisé d'autres investissements de ce type dans une trentaine de villes dans le monde, récidive. Outre la rue du Colisée et les Champs Elysées (VIIIe), c'est le 64-66 rue des Archives (IIIe) qui a été retenu. 

    Depuis quelques semaines 1.200 bureaux sont disponibles dans l'immeuble de 7.000 m2 dénommé "Cœur Marais". La location d'un bureau coûte 750 €/mois et celle d'un poste de travail oscille entre 360 et 450 €/mois.

    Déjà des noms d'entreprises connues ont investi les lieux tels AccorHotels, John Paul et Onefinestay. deux firmes qui offrent des prestations de conciergerie haut de gamme.  

     

      AAAA"La Place" un des nouveaux commerces au N° 19 rue des Gravilliers (IIIe) (photo VlM) 

     

    Parmi les évolutions du quartier, notons une nouvelle fois la poursuite de la transformation rapide de la rue des Gravilliers (IIIe). Ainsi après les nombreux magasins nouveaux que nous avions cités (nos articles des 6 mars et 25 juillet 2017) c'est un joli commerce à la façade couleur sang de bœuf mêlant annonces immobilières et vente de mobilier vintage, "La Place", qui a ouvert au N° 19.