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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • La qualité de service de la RATP est à reconsidérer…

    M11-rambuteau-cimg6062La station de métro Rambuteau à l'angle des rues Beaubourg et du Grenier Saint-Lazare (IIIe)

     

    Depuis plusieurs mois déjà,  les portes automatiques permettant de sortir côté rue du Grenier Saint-Lazare de la station de métro Rambuteau (IIIe) sont en panne et c’est avec bien des difficultés que les passagers habitués et occasionnels doivent les pousser pour pouvoir passer.  Ne parlons pas des touristes nombreux qui empruntent aussi cette sortie pour visiter le Centre Pompidou. Pour des personnes âgées ou  fragiles cela est même impossible, il  faut aller vers l’autre sortie extrémité de la station rue Rambuteau pour pouvoir retrouver l'air libre !

    Nous avons signalé cet état de fait sur la boîte mails des réclamations/suggestions de la RATP. Une réponse nous remerciant pour ce signalement est arrivée bien tardivement et annonçait une réparation imminente. D’imminence il n’en fut rien et  notre mécontentement grandissant devant tant d’incurie, nous avons adressé un courrier à  la présidente de la RATP, Élisabeth Borne, dont nous avions apprécié l’écoute à propos de règlement des terrasses lorsqu’elle dirigeait l’Urbanisme avant qu’elle ne devienne préfète.

    Nous attendons une réaction à ce courrier qui pour l’instant ne vient pas.

    Pourtant la RATP a entrepris avec force publicité d’importants travaux sur le ligne 11 en cours de prolongation et d’aménagement tout au long de son parcours…

    Pourtant  la RATP met tout en œuvre affirme-t-elle pour satisfaire au mieux les conditions de déplacement et l’accueil des  usagers.

    Pourtant la RATP vient de mettre en œuvre cinq suggestions d’usagers retenues  à la suite d’un appel à propositions auprès des franciliens,  les médias ont récemment relayé l’évènement.  

    Pourtant avec la chasse aux voitures, les transports en commun, notamment ceux dépendant  de la RATP en particulier, devraient tout faire pour faciliter la vie des utilisateurs.

    Hélas cet exemple des portes qui ne fonctionnent plus depuis près de 3 mois (?) explique un laisser-aller ambiant inquiétant car il est présent un peu partout. Il traduit un état d’esprit qui se répand sur toute la chaîne de décision et annihile ainsi toute initiative.

    Dominique Feutry

     

  • Place du Marché Ste Catherine (IVe) : un coin de paradis saccagé par des commerçants peu soucieux de la sauvegarde du site

    Ste catherine joséphine 14 02 17Place du Marché Sainte-Catherine, traversée par la rue Caron. Café-restaurant "Joséphine" (Photos VlM)

     

    Sur cette place discrète qui est un mouchoir de poche, on compte près d'une dizaine de terrasses qui rivalisent de vulgarité pour offrir un maximum de places à leurs consommateurs en empiétant sur l'espace public avec des terrasses aux allures de bidonvilles. On voit sur la photo l'usage qui est fait des rideaux plastiques et des planches de récupération pour clôturer une emprise qui se soucie peu des dimensions définies par la Mairie de Paris.

     

    Ste catherine BDJ Café 14 02 17Collé contre "Joséphine", "BDJ Café"

     

    Nous sommes pourtant en secteur protégé. Le plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du Marais qui a été révisé en 2013 consacre un chapitre à cette place en plaidant pour le respect de son caractère intimiste et l'harmonie des constructions qui la bordent, dont la moindre modification peut porter atteinte à la personnalité si particulière de ce site exceptionnel.

    A ce propos, une autorisation de travaux a été accordée récemment par la direction de l'urbanisme de la Mairie de Paris (mais toujours pas affichée) pour la  démolition d'une façade et son remplacement par une terrasse fermée qui ajouterait une verrue de plus au paysage de la place. Les riverains s'y opposent. Nous sommes décidés à leur apporter notre soutien.

     

    Pour rejoindre l'association et apporter votre soutien, cliquez ICI !

     

     

  • Quand elle le veut, la Mairie de Paris fait des merveilles !


    Quincampoix 59

     

    Le 22 octobre 2016, "Vivre le Marais !" publiait cette photo du 59 rue Quincampoix (IVe) prise par un riverain, désespéré par le caractère sordide de cet espace public. Nous sommes intervenus auprès de la Mairie du IVe pour qu'elle prenne le dossier en charge.

     

    Quincampoix 59 propre

    Le même riverain vient de nous envoyer cette photo prise tout récemment, après que les services de la Mairie de Paris soient intervenus pour remettre de l'ordre et de la propreté. Nous exprimons notre gratitude à leur égard. Dans l'avenir, il faut trouver une solution durable. Cette invagination dans l'espace public a tout pour devenir un cloaque. Sa fermeture par une grille élégante n'est-elle pas une solution à envisager ?

     

  • L’îlot immobilier des « Nouvelles Galeries », rue des Archives (IIIe) a trouvé preneur : s’agit-il d’une confirmation de l’attrait économique de l’hypercentre de Paris

     
    Archives 64 travaux 17 02 17Îlot immobilier des 64-66 rue des Archives (IIIe), ancien siège des "Nouvelles Galeries", qui s'étend rue Charlot par-delà la ruelle Sourdis (Photo VlM)
     
     
     
    Les travaux confiés à Bouygues vont bon train sous la maitrise d'ouvrage du propriétaire de cet ensemble immobilier, la société américaine d'investissement Blackstone. On ne savait pas jusqu'ici quel serait l'occupant (ou les occupants) de ces locaux qui totalisent 24.000 m² de surface exploitable et des parkings souterrains.
     
    Si l'on en croit le magazine "Les Échos Entrepreneurs", un bail a été conclu entre le propriétaire et la société "WeWork" qui gère des espaces de co-working, un concept de partage d'espace modulable qui se développe rapidement et qui conduit la société à ouvrir un second centre à Paris après celui de la rue Lafayette qui sera opérationnel en avril 2017.
     
    Son deuxième centre rue des Archives offrira 7.000 m² à des entreprises de taille variable, souvent petites, à des auto-entrepreneurs comme des entreprises de plusieurs dizaines de personnes, avec partage de ressources dans un esprit de convivialité qui vise à faciliter les échanges.
     
    Le magazine évoque le chiffre de 1.000 postes de travail. Le ratio de 7 m² par employé parait un peu étriqué mais tout dépend de la façon dont sont organisés les postes de travail. L'ouverture est annoncée pour octobre 2017.
     
    Charlot 3 façade en rénovation 24 09 16L'autre façade de l'îlot, 3 rue Charlot, en voie de finition (Photo VlM)
     
     
    Sur les 24.000 m² disponibles, plus des deux-tiers sont encore a priori non affectés. Il faut se souvenir que le propriétaire a consenti au moment des négociations sur le permis de construire, à céder un espace sur la ruelle Sourdis pour construire une crèche qui offrira 66 berceaux de plus dans ce IIIe arrondissement qui en a ouvert beaucoup depuis 2001.
     
    C'est le moment qu'a choisi "Le Parisien" pour publier le 13 février un article signé Christine Henry qui fait état d'un retournement de tendance de la part des entreprises qui, après avoir recherché le calme, l'espace et les loyers économiques de la banlieue, feraient à nouveau le choix des hypercentres des grandes villes pour offrir à leurs employés un cadre de vie plus attractif et convivial.
     
    Il y a plusieurs contradictions dans cette hypothèse qui repose sur des statistiques qu'il conviendrait de vérifier et d'élargir. A première vue, on est encore dans un mouvement d'implantation des grands groupes en bordure des métropoles. C’est le cas pour Paris. Les "Big Four" de l'audit et du conseil international, PriceWaterhouseCoopers, Ernst & Yong, KPMG et Deloitte sont installés dans la proche banlieue et ne font pas mine de la quitter. Leur influence est grande auprès des acteurs de l'économie et c'est ce modèle qu'ils véhiculent.
     
    La Mairie de Paris de son côté fait le constat qu'il y a trop de locaux professionnels vacants et s'emploie à les transformer en logements d'habitation mais décide en même temps de construire la Tour Triangle qui offrira 90.000 m² supplémentaires de bureaux. On cherche la cohérence… Dans l'hypercentre, dont le Marais fait partie, la décision annoncée par la Maire d'interdire – sélectivement – la circulation automobile, perspective qui n'effraie pas les riverains, a moins de chance d'être bien vue par les entreprises qui ont besoin de fluidité pour leurs livraisons et les déplacements de leurs employés et de leurs clients.
     
    Le réaffectation des locaux de la rue des Archives sera intéressante à suivre. On en connait la première étape avec le co-working mais ce n'est qu'une destination-cadre pour des activités à venir. La façon dont la totalité de l'espace sera occupée et avec quelle rapidité nous instruira sur l'attitude réelle des entreprises à l'égard de Paris et de son hypercentre.
     
    Gérard Simonet
     
     
  • Après Boston, Hambourg et Rome, Budapest évoque le retrait de sa candidature aux J.O. de 2024 : faute de candidats, Paris finira-t-elle par gagner son pari stupide ?

    BudapestBuda, la partie ancienne de Budapest, et son château qui dominent le Danube

     

    Une information de la chaine de télévision LCI nous apprend ce 17 février que la ville de Budapest parle d'un possible retrait de sa candidature à l'organisation des Jeux Olympiques de 2024. Le seul fait d'hésiter, du reste, aura probablement pour effet aux yeux du CIO (comité international olympique) de les mettre "hors jeux".

    Des SIX candidats au départ, il n'en resterait alors plus que DEUX : Los Angeles et … Paris. Paris qui continue à grands frais sa danse du ventre devant le CIO  pour être l'attributaire de jeux dont une majorité de parisiens ne veut pas (même si les plus anciens sont conscients que pour eux 2024 c'est déjà "en dehors de l'épure") car ils savent trop comment se finit l'aventure : un trou financier à charge du contribuable parisien, des infrastructures sportives inutiles laissées à l'abandon comme à Athènes, Barcelone ou Rio, et une grande gêne logistique, environnementale et sécuritaire pendant la préparation et le déroulement des jeux.

    Anne Hidalgo dont on a découvert l'appétit de gloire cherchera-t-elle à parodier le grand Victor Hugo qui déclarait dans "Ultima Verba" "Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !" ?

    GS

     

     

  • Inversion prochaine du sens de circulation de la rue de Montmorency, entre Beaubourg et Saint-Martin (IIIe) : une décision « de bon sens » !

    Montmorency inv sens 17 02 17Rue de Montmorency, tronçon Saint-Martin à Beaubourg (IIIe) : une rue étroite et dangereuse pour les piétons qui n’ont d’autre choix que de marcher sur la chaussée, notamment à l’heure de sortie de l’école élémentaire toute proche (Photo VlM/GP)

     

    La décision était souhaitée par les riverains et attendue. Elle vient d'être annoncée : le sens de circulation des véhicules rue de Montmorency, entre les rues Saint-Martin et Beaubourg est inversé à partir du  20 février 2017. Concrètement ceci veut dire qu'on pourra emprunter ce tronçon de cette rue à partir de la rue Beaubourg pour aller vers la rue Saint-Martin.

    Depuis quelques mois, un site Internet suggérait aux automobilistes malins, pour gagner du temps, d'emprunter cette voie étroite pour rejoindre la rue Beaubourg en évitant le carrefour Saint-Martin/Turbigo, souvent bouché. Résultat, chaque jour des centaines de voitures s'y bousculent. Les trottoirs sont particulièrement étroits. Il est impossible pour une personne à mobilité réduite ou avec poussette de circuler sur les trottoirs.

    En fin d’après-midi ces trottoirs sont occupés par les poubelles qui obligent les piétons à marcher sur le chaussée. Il se trouve que ce parcours est empruntée par un grand nombre d’enfants à l’heure de la sortie de l’école Saint-Martin. Malgré la présence de dos d'ânes les véhicules, notamment les motos, y roulent très vite. L’inversion du sens de circulation, plébiscitée par les habitants du secteur, devrait grandement pacifier la rue.

     

  • Nettoyage sans précédent des murs du Marais : les affiches sauvages n’étaient pas à la fête ce jour !

    Archives pignon 57 propre 15 02 17

    Mur pignon du 55 rue des Archives (IIIe), habituellement recouvert de plusieurs strates d'affiches. Dégagé aujourd'hui. On s'aperçoit que l'enduit du mur souffre de la colle qui est utilisée et des opérations successives de "désaffichage".

     

    Archives pignon 36 affiches décollées 15 02 17

    Bretagne charlot mur nettoyé 15 02 17

     

     

     

     

     

     

     

     

    A gauche, angle Charlot-Bretagne (IIIe), affiches dégagées, il reste un substrat tagué qu'il conviendrait de traiter. A droite, mur pignon du 36 rue des Archives (IVe). Le mur vierge ce mercredi matin a été recouvert d'une immense affiche à mi-journée. Avant même qu'elle sèche elle a été dégagée et gisait au sol au moment de notre passage vers 16h00.

      Blancs-mx 19 double pignon propre 15 02 17 Verrerie vieille du t 15 mur propre 15 02 17

     

    L'espace en retrait à hauteur du 19 rue des Blancs-Manteaux (IVe) offre deux murs pignons à l'appétit des afficheurs. Ils étaient vierges de toute affiche aujourd'hui (photo de gauche). Même constat rue de la Verrerie, sur le mur pignon du 15 rue Vieille du Temple (IVe) (photo de droite).

    Que faut-il faire ensuite ?

    Continuer comme le fait la Mairie de Paris et la DPSP à mettre les annonceurs et les prestataires-afficheurs face à leurs responsabilités en appliquant extensivement les sanctions que permet la réglementation actuelle, qu'il faudrait d'ailleurs rendre plus rigoureuse.

    Quatre fils 18 propre 15 02 17Rue des Quatre-Fils, n° 18 à droite et mur pignon du n° 20

     

    Encourager les propriétaires d'immeubles et les copropriétés à veiller à l'état de leurs murs, à l'image du pignon du 20 rue des Quatre-Fils (IIIe) dont on admire l'état d'entretien et la réactivité du gestionnaire chaque fois qu'une souillure apparait.

    Vieille du t 25 bambous 15 02 17"Moustache", 25 rue Vieille du Temple (IVe)

     

    Promouvoir le recours à des solutions fondées sur la décoration des murs aveugles (pignons et autres). On commence à voir dans le Marais la pose devant ces murs de végétaux factices (62 rue du Temple – IIIe) ou réels comme ces bambous en jardinière qui décorent un mur vulnérable aux côtés du magasin "Moustache", 25 rue Vieille du Temple (IVe).

    Il serait présomptueux de dire que l'état de grâce constaté ce mercredi 15 février doit quelque chose à l'action que nous menons depuis des semaines et peu importe après tout puisque l'amélioration de la situation est palpable. Au bout du compte, c'est aux services de la propreté de Paris et de la lutte contre les incivilités (DPSP) que nous la devons. C'est à eux que va notre reconnaissance. Puissent-ils faire en sorte que l'état de grâce se poursuive.

    GS

     

     

  • Le projet dit « Hollande » d’aménagement de l’Ile de la Cité : entre audace et utopie !

    A00Projet aménagement de la crypte de du Parvis de Notre Dame et création d'une place basse au niveau de la Seine (vue 3D) 

     

     

    Un projet trop énorme pour les uns, des transformations nécessaires pour les autres, une opportunité pour certains et un dossier exceptionnel pour les architectes et le secteur du BTP, voilà ce qui ressort des commentaires divers, notamment de la part des médias, au projet d'aménagement de l’Île de la Cité.

    Depuis l'annonce d'une exposition à la Conciergerie (salle des Gens d'armes) consacrée à ce projet les avis enflammés nourrissent le débat. L'architecte Dominique Perrault a été chargé avec Philippe Bélaval, le président du centre des monuments nationaux par François Hollande de proposer une évolution de l'Ile, sachant que le Palais de justice va quitter le lieux, ainsi que le Direction de la Police Judiciaire et que les locaux de l'hôtel Dieu sont pour la plupart libres.

    L'Île de la Cité est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO et le Président de la République estime qu'elle « n'est pas un lieu de vie… » alors que « ...son avenir est un enjeu majeur non seulement pour Paris, mais pour la France entière. ». A l'aune de ce constat les responsables du projet soulignent que « l'ancienne Lutèce » est devenue, depuis les grandes transformations de la capitale par Haussmann, un centre regroupant des grandes administrations avec un développement non coordonné, où demeurent à peine 1 000 habitants lorsque 14 millions de touristes se pressent chaque année à Notre-Dame. Il est tentant de faire une comparaison avec l’Île Saint-Louis proche, très visitée elle aussi, mais qui a su préserver son ambiance « village »

    Trente cinq propositions sont faites portant autant sur la circulation et la création de passerelles, sur l'aménagement de deux places, la suppression de parking, la couverture en verre des cours intérieures des bâtiments, la création de promenades, la transformation du marché aux fleurs (les petites constructions caractéristiques seraient abandonnées pour du verre) et la végétalisation plus significative de la place Dauphine.

    Tout ceci peut paraître intéressant, davantage dans le temps présent, même si l'emploi massif de verre rappelle l’architecture du Bauhaus actuellement exposé au musée de Arts décoratifs. Mais le plus essentiel, la sollicitation des habitants a t-elle été entreprise, plutôt que de les cantonner aux petits dossiers du budget participatif et de les autoriser à donner seulement un avis lors de la visite de l'exposition ?  A-t-on pensé au financement colossal nécessaire pour un Ville et un État endettés, principaux propriétaires des biens visés par le projet ? Le montant d'un milliard d'€ a été avancé. Ne va t-on pas fransformer l'endroit en lieu de fêtes nocturnes avec force bars installés ici et là et sur les barges? On ne sait même pas quelle sera la destination des immeubles libérés par les administration sur le départ, ni véritablement celle de l'Hôtel Dieu. Mettre en avant la perspective des Jeux Olympiques qui nécessiteront déjà un budget conséquent n'est pas réaliste et n'a pas grand chose à voir avec ce chantier.

    De nombreuses zones d'ombre subsistent donc sur l'évolution de l'Ile de la Cité.  Aucune proposition concurrente n'a été présentée. Au plan financier d'autres investissements importants sont en cours (l'ensemble immobilier du boulevard Morland, la caserne des Minimes …). Faut-il s’attaquer de façon aussi radicale à un quartier historique ?

    Tout ceci ne relève t-il pas pour l'instant du domaine de l'utopie alors que notre économie reste à la peine et les recettes manquent ?

    Il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

    Dominique Feutry

     

  • Un concert prestigieux à l’Ambassade de Grande Bretagne

       A0001L'Hôtel de Charost, l'Ambassade de Grande Bretagne, côté jardin, 39 rue du Faubourg Saint-Honoré (VIIIe)

     

    Un adhérent actif de notre association, habitant du Marais, nous signale un concert prestigieux qui se tiendra le jeudi 02 mars prochain à l’ambassade de Grande- Bretagne 39 rue du Faubourg Saint-Honoré (VIIIe) en présence de l’ambassadeur et sous l’égide du Rotary Club  Paris Alliance.

    L’artiste invitée est la pianiste britannique Min-Jung Kym, d’origine sud-coréenne connue pour sa collaboration avec le Philharmonia Orchestra et qui a donné de nombreux concerts dans toute l’Europe mais aussi aux États-Unis pes plus àretigieuses du monde.  Elle vient de terminer l'enregistrement du célèbre Quatuor pour la Fin du Temps de Messiaen.

    Elle interprétera Arabeske de Schumann, des impromptus de Schubert et la Vallée d’Obermann de Liszt.

    Vous pouvez contacter pour toute question, et pour vous inscrire, l’adresse e-mail spécialement dédiée à cet évènementrotaryconcert2017@gmail.com 

    Rappelons que le produit du concert sera versé à des œuvres caritatives.

    L’intérêt de ce concert est aussi celui de pouvoir pénétrer dans le magnifique Hôtel de Charost « conçu par Antoine Mazin pour Armand de Bethune, duc de Charost gouverneur de Louis XV à qui l’on doit les plans de l’Hôtel Matignon », les constructions se faisant alors dans de nouveaux quartiers au détriment du Marais peu à peu abandonné par les riches familles qui en avaient fait un quartier à la mode. Il est intéressant de souligner que l’une des propriétaires fut Pauline, la sœur de Napoléon. Détail peu banal, c’est le Duc de Wellington,  le vainqueur de Waterloo, qui lui a racheté en 1814 pour y installer l'ambassade britannique !

     

  • Les nuits parisiennes : Frédéric Hocquard, élu à la Mairie de Paris en charge de « la nuit », oublie qu’il existe des riverains

    Réunion XeRéunion dans le Xe, autour de Frédéric Hocquard (Extrait d'un tweet de F. Hocquard)

     

    Son compte Twitter, d'où le réseau "Vivre Paris !" a prélevé quelques messages, est édifiant. Pour lui, au cœur de la problématique de "la nuit" qu'il est chargé de gérer, il y a les fêtards/consommateurs, le lobby des industriels des boissons et de la nuit et accessoirement la police et la mairie. Sans oublier les "Pierrots de la Nuit", notoirement inutiles et qu'il porte aux nues. Les habitants (qui sont pourtant ses électeurs) ne comptent pas.

    Pour preuve une "commission de régulation des débits de boissons" qui s’est tenue fin janvier dans le Xe arrondissement. C’est une initiative dont nous ne pouvons que nous réjouir. Cependant les riverains, et donc les principales victimes des nuisances sonores d’une nuit non régulée et d’une occupation de l’espace public sans limites, n’étaient pas conviés à cette réunion. Est-ce un oubli de M. Hocquard, ou bien une volonté de sa part de tenir les Parisiens à l’écart de ces réunions ?

    Pot de ferRue du Pot de Fer dans le Ve (extrait d'un tweet de F. Hocquard : même en pleine  hiver, les terrasses sont animés rue du Pot de Fer !)

     

    La rue du Pot de Fer, dans le Ve arrondissement, est bien connue pour ses nuisances nocturnes du fait du grand nombre de bars qui s’y trouvent. Elle est aussi habitée. Frédéric Hocquard, maire-adjoint chargé de la nuit, a posté une photo sur Twitter et, dans un commentaire à l’orthographe chancelante, il se réjouit de cet attroupement au beau milieu de la rue, une rue notoirement connue pour ses nuisances nocturnes, des riverains qui ne peuvent pas dormir et M. Hocquard qui s’en réjouit !

    M. Hocquard a clairement choisi son camp. A nouveau, il oublie qu'il est un élu, et qu'il est censé défendre l'ensemble des parisiens et non être le porte-voix des lobbies.

    Article rédigé par le réseau "Vivre Paris !", dont nous sommes membre.