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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Le réseau « Vivre Paris ! » dénonce l’attitude d’élus du « conseil de la nuit » à l’égard d’un de ses membres

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      Frédéric Hocquard, au centre, sa première rencontre avec le réseau "Vivre Paris !" en 2014 après sa nomination (Photo archives VlM)

     

    Une délégation du réseau "Vivre Paris !" a participé le 11 mai à une réunion du groupe de travail « Tranquillité »  du "conseil de la nuit", organisée par la mairie de Paris. Des élus étaient présents, dont Frédéric Hocquart, Conseiller délégué auprès du Premier Adjoint, chargé des questions relatives à  "la Nuit", ainsi que des représentants de "l’économie de la nuit".

    Durant cette réunion, un membre de notre délégation a été pris à parti violemment par les élus. Nous ne souhaitons pas nous taire sur ces incidents indignes de personnes censées représenter tous les parisiens quels qu'ils soient. C'est pourquoi "Vivre Paris !" vient d'adresser au représentants de la municipalité un courrier dont nous avons souhaité publier des extraits :

     

    « Nous contestons la légitimité des vitupérations de Frédéric Hocquard de même que l’opportunité de la prise à partie, puis des cris, à l’encontre d'un représentant d’une association de riverains parisiens, responsable aussi du Réseau "Vivre Paris !", par ailleurs membre reconnu du Bureau de l’unique Fédération européenne d’associations de riverains…


    Le chef de projet (projet dont il s’acquitte avec succès au plan technique) n'a même pas cherché à s'interposer dans les échanges pour les réguler activement…. La personne incriminée a été raillée car supposée intransigeante, ne reconnaissant pas des progrès accomplis, ne communiquant que sur un mode agressif…..


    Quand bien même … rien ne vous autorisait à vous adresser comme vous l’avez fait à un interlocuteur qui pour sa part, ne s’est jamais permis de vous prendre à partie publiquement…

    Vous êtes des élus municipaux : si cette onction du suffrage universel mérite notre respect, elle ne nous prive certainement pas du droit de dire ce que nous pensons, tant que, bien sûr, nous inscrivons nos propos dans le registre de la civilité ordinaire… Nous représentons légitimement une partie de la société civile et rien ne vous autorise à nous traiter comme des moujiks, nous chapitrant au gré de vos humeurs : ces temps sont révolus.


    Nous, responsables associatifs représentant les habitants, nous avons dû affronter les insultes, les accusations calomnieuses, les tentatives d’intimidation formulées par certain(e)s participant(e)s des groupes de travail du Conseil de la Nuit (A.M.U.O.N – Pierrots de la Nuit, Culture Bar bars), le tout sans que vous n’ayez cru nécessaire de rappeler avec toute la précision et la fermeté nécessaires les règles du jeu des processus participatifs en mode démocratique. Il est hors de question que ce soient maintenant des élus de la Mairie de Paris qui se laissent aller à des dérapages inacceptables…..


    Nous, responsables associatifs, nous avons le triste privilège d’être en contact avec nos très nombreux adhérents et sympathisants victimes de la dérégulation des quartiers, et notamment des nuisances nocturnes. Nous mesurons le dépit, le désespoir, l’indignation d’habitants qui ne sentent pas pris en considération alors qu’ils constatent tout ce que la Mairie de Paris met en œuvre en faveur du développement de l’économie de la nuit. 

     

    Dans plusieurs endroits nous n'avons pas vu la moindre amélioration venir des travaux du groupe de suivi des "états généraux" de la nuit ni de ceux du Conseil de la Nuit. Cela fait plus de six ans. Au contraire, la dégradation des quartiers et les nuisances empirent. Si les responsables associatifs vivant la même expérience, vous agacent par leurs critiques, pourquoi ne pas plutôt chercher à améliorer rapidement la situation douloureuse vécue par les adhérents de leurs associations ? »

    Fin de citation

     

  • Inscription géante à caractère subversif sur l’Hôtel de Tallard (IIIe)

    Archives 78 ravaléL'Hôtel de Tallard, 78 rue des Archives (IIIe) (Photo VlM)

     

    Ce monument historique possède un lien de parenté avec l'Hôtel des Ambassadeurs de Hollande dont on a abondamment parlé ces mois derniers à propos de sa somptueuse restauration. Denis Amelot de Chaillou, intendant des finances et maître des requêtes en confia la construction à Pierre Bullet au début du XVIIIème siècle. C'est son fils Jean-Baptiste Amelot de Bisseuil qui entre temps avait fait construire l'Hôtel dit des Ambassadeurs de Hollande, 47 rue Vieille du Temple, autour de 1660.

    Il doit son nom au duc de Tallard, maréchal de France et ministre d’État en 1726, qui en fit l'acquisition. Vendu à un marchand en 1825, il traversa une longue période d'outrages pour être finalement restauré en 1981 dans des conditions qui, sans être parfaites, ont sauvegardé l'essentiel, notamment son beau portail ouvrant sur une cour pavée et son magnifique escalier monumental.

    Archives 78 hôtel tallard portail

    Ceux qui sont passés là hier soir, leur bombe à taguer à la main, n'en avaient rien à faire. Ils ont laissé un message qui caractérise malheureusement trop bien l'atmosphère délétère de la France en ce moment, résultat de la perte de repères des uns, du désespoir des autres et du découragement de ceux qui veulent entreprendre mais n'y sont pas incités.

    Pastourelle"Demain s'ouvre au pied-de-biche"

     

    Les services d'enlèvement des graffiti de la mairie sont prévenus (notez bien le lien une fois de plus).

    Le syndic s'apprête à déposer plainte, comme l'y encourage la mairie.

     

    Postscriptum du 24 mai

    Prévenus par signalisation "DansMaRue" de la mairie de Paris, le service compétent est intervenu et le mur est nettoyé désormais.

    Arch 78 nettÉtat du mur ce 24 mai

    Il faut que chacun le sache, ce service est performant. Les tags sont enlevés rapidement, plus vite généralement que leur cahier des charges le prévoit. Nous encourageons nos lecteurs, une fois de plus, à leur signaler toute anomalie de leur ressort en allant sur le site "DansMaRue" (à  sauvegarder dans les "favoris")

     

  • L’affichage sauvage dans le collimateur de la Mairie de Paris

    Affiches 57 archives 12 05 16Dernière vague d'affiches sauvages : "Vintage Summer". Rayons cette manifestation de nos agendas ! La mairie du IVe l'héberge, elle devrait poser ses conditions (photo VlM)

     

    Dans la foulée de l'annonce faite récemment par la Maire de Paris d'un plan de lutte contre les incivilités (notre article du 10 mai 2016),  Mao Péninou, Adjoint à la Maire de Paris en charge de la propreté,  dénonce sur le quotidien "Le Parisien" du 12 mai «…les grosses entreprises qui s’affranchissent des lois et qui s’offrent des campagnes de pub gratuites sur nos murs et nos trottoirs ».  Nous ne pouvons qu'applaudir face à ces réactions que nous attendions depuis longtemps. Nous n’avons jamais cessé de dénoncer ces pratiques.

    Il y a peu de temps encore, nombreux étaient les habitants du Marais et les amoureux du quartier à dénoncer de tels agissements comme ceux du magasin de cosmétiques MAC (groupe Esthée Lauder) qui n'a pas hésité à pratiquer un affichage sauvage particulièrement éhonté pour annoncer l'ouverture de son nouveau magasin rue des Francs Bourgeois (IVe) (voir notre article du 30 avril 2016). 

    Francs bougeois lamoignon 22 04 16Publicité MAC Cosmétiques rue des Francs-Bourgeois, sur l'Hôtel de Lamoignon qui héberge la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (Photo VlM)

     

    Nos appels à plus de fermeté ont-ils été entendus par la mairie ?  Nous osons le penser car le discours est en train de changer.  Paris ne peut plus rester à la traîne des grandes villes européennes en matière de classement relatif à la propreté.  Les affiches sauvages, les flyers et les tags hideux contribuent largement à cet état de fait.

    Cette nouvelle attitude des élus, par le passé quelque peu passifs voire tolérants, apporte du baume au cœur à ceux qui constatent impuissants ces dégradations quotidiennes. La Ville va en effet porter plainte et informera le parquet des cas qu'elle rencontrera, saut annonce-t-elle vis à vis des petites associations. Chacun doit cependant être respectueux quelle que soit sa taille ! En tout état de cause, décoller ces affiches et les mettre à la poubelle est un devoir citoyen. C'est souvent le moyen le plus rapide et le plus dissuasif de mettre fin à une pratique illégale qui enlaidit le paysage de la rue.

      Michel le comte 13 affiches qui croulent 15 04 16Carrefour Temple-Rambuteau, affiches sauvages en décrépitude (photo VlM)

     

    La Ville a semble t-il déposé 15 plaintes contre six sociétés en 2015 et encaissé 138 K€ de frais de nettoyage, 5 plaintes l'ont été déposées depuis début 2016 et 105 K€ encaissés. C'est bien mais c'est dérisoire au vu de l'étendue des souillures.

    C'est cependant un point positif qui nous satisfait et va dans le sens des attentes des riverains, l'essai doit être transformé. Plus d'autorité, de réactivité, davantage de dépôts de plaintes et de verbalisations permettront, nous l’espérons, d'endiguer ces comportements illicites et choquants.

    Dominique Feutry

     

  • Interdiction des véhicules anciens polluants dans Paris : le langage de la raison

    ParisdepechesLa circulation autos-motos dans Paris est la source essentielle de pollution de l'air (photo parisdepeches)

     

    Anne Hidalgo et son Adjoint aux déplacements Christophe Najdovski ont raison de s'attaquer aux véhicules les plus anciens qui sont aussi les plus polluants, qu'il s'agisse des oxydes d'azote (NOx) ou des particules fines. Les pics de pollution que nous avons connus à Paris ces dernières années sont là pour nous en convaincre. On ne peut pas laisser les parisiens, quand on en a la charge, étouffer dans un air irrespirable.

    La mesure annoncée vise les véhicules mis en circulation avant 1997. A partir du 1er juillet 2016, ils ne seront plus autorisés dans Paris de jour mais pourront rouler à partir de 20h00 jusqu'à 07h00 du matin – une clause pour le moins étrange.

    Les 2,2 millions de parisiens ne pourront que s'en réjouir, eux qui très souvent n'ont pas de voitures ou en ont une mais ne s'en servent pas, et subissent la pollution de véhicules venus très majoritairement d'ailleurs.

     

    France infoDans cette fumée, des oxydes d'azote et de carbone, du benzène et des particules fines (Photo France-Info)

     

    Ceci étant dit, il est à craindre que les effets bénéfiques ne soient que marginaux. En effet, le nombre de véhicules concernés tourne d'après la mairie de Paris autour de 500.000 pour 7 Millions de véhicules au total pour l'Île-de-France grande couronne (ceux qui circulent régulièrement dans Paris). De plus, on  ne connait pas avec certitude le sort réservé aux deux-roues motorisés qui ont proliféré dans Paris. Ils ont eux aussi des moteurs thermiques  et l'absence de contrôle technique ne permet pas de déceler et éliminer ceux mal réglés qu'une combustion imparfaite rend hautement polluants. Sans compter le bruit des autres – nombreux – dont le pot d’échappement est non conforme.

    Il faut donc percevoir ces annonces comme un pas seulement dans la bonne direction, une étape qui appelle de nouvelles dispositions, notamment en direction du diésel. Plus de détails sur l'Internaute Magazine.

    On s'étonne dans ces conditions qu'une association qui annonce pompeusement représenter 40 Millions d'automobilistes lance une action de groupe en justice contre la mairie de Paris, pour faire parler d'elle et tenter de  grappiller une indemnisation en faveur des propriétaires des véhicules incriminés. Elle voudrait en somme que nous parisiens (qui sommes aussi des automobilistes) soyons condamnés à payer des impôts supplémentaires pour n'avoir pas voulu mourir étouffés !

    "40 Millions d'automobilistes" entend plaider la perte de valeur des véhicules à la revente, donc un préjudice économique pour le vendeur, dans le but d'obtenir gain de cause devant la justice. L'argument est fallacieux. La valeur d'un véhicule de 20 ans d'âge est voisine de zéro avec ou sans décote ; ensuite le marché de revente est national, certainement pas réduit à Paris. Il faut rappeler que la mairie de Paris propose des zakouskis à ceux qui se débarrassent de ces véhicules : subvention pour l'achat d'un vélo ou indemnité forfaitaire de 400 €.

    L'initiative qui est prise par la mairie de Paris a aussi le mérite de nous rapprocher de pays européens qui ont créé des "zones à basse émission". On en compte 200 et aucune en France. Il était donc temps de s'y mettre !

     

  • Une entreprise à l’origine de tags publicitaires sauvages présente ses excuses…

       Mabillion01Devanture du magasin de vêtements "Le Mont Saint-Michel" 96, rue Vieille du Temple (IVe)

     

    L’Histoire n’est pas banale. A la suite d’inscriptions particulièrement affreuses et mutilantes sortes de pochoirs représentant le visuel de la société apposé sur des vieux murs historiques que compte le Marais, un habitant a écrit à la direction de la société incriminée à l’origine de ces publicités illicites pour se plaindre tout en insistant sur le dégoût que lui inspiraient de telles pratiques.

    Contre toute attente la direction de l’entreprise, en l’occurrence « le Mont Saint-Michel vêtements » (un ancien fabricant de vêtements de travail reconverti dans le prêt à porter installé dans le château de Monthorin non loin de la célèbre abbaye) a reconnu qu’il y avait eu maldonne dans la façon de faire de la publicité pour son magasin situé 96 rue du Temple (IIIe).

    Ef30e0bdfc8cd3303bafb72ce94fd345_400x400Le visuel qui a servi de modèle aux tags publicitaires sauvages

     

    Nous publions ci-dessous le mail de réponse au riverain, membre de notre association, qui avait exprimé sa désapprobation :

    « Nous avons  été informés de ce désastre esthétique  arrivé sur ce mur, près de chez vous. 

    Nous sommes  désolés  par ce qui s’est passé  et vous adressons nos sincères excuses.  

    Comme vous , nous sommes amoureux des belles pierres de Paris. Nous habitons et dessinons nos collections en Bretagne  dans une propriété  du  17eme siècle classée et comprenons fort bien votre attachement au charme des pierres anciennes. Comme nous le faisons quotidiennement avec nos vêtements, nous nous devons de respecter un comportement parfait à ce sujet, c’est évident.  

    L’agence qui a proposé cette campagne originale  ne nous a pas précisé qu’ elle irait jusqu’à mettre ces motifs sur les pierres anciennes d’un mur de qualité ( cela devait être fait par terre ou sur des affiches). Ils ont aussi omis d’utiliser une bombe «  chalk »  qui s’efface sous quelques jours avec la pluie. L’erreur est  faite et l’agence renvoyée.  

    Maintenant nous devons réparer les dégâts car nous nous sentons vraiment responsables de cette erreur de réalisation et de choix. Nous allons repasser a nouveaux (et aussi longtemps qu’il le faudra) avec le produit dissolvant adéquat et surtout rincer beaucoup plus abondamment afin que les traces ne perdurent pas et que ce mur du Marais conserve son apparence originelle. 

    Je vous prie de recevoir, Monsieur, nos salutations courtoises. »

     

    De tels comportements responsables sont les bienvenus et traduisent peut-être une prise de conscience que l’on ne peut continuer à faire n’importe quoi en matière de publicité comme récemment les cosmétiques MAC (groupe Esthée Lauder) 21 rue des Francs Bourgeois (IVe) qui a pris le quartier pour un immense panneau publicitaire.

     

     

  • Anne Hidalgo annonce la mise en place de moyens pour juguler les incivilités dont souffre la capitale

       284345274Le renforcement du nettoyage fait partie des mesures annoncées par la Maire de Paris 

     

    Le journal Les Échos vient de publier une interview de la Maire de Paris qui annonce vouloir verbaliser massivement dès la rentrée d’automne les incivilités dont notre ville est devenue le théâtre. C’est ainsi que ce que nous dénonçons depuis des années tant en matière de malpropreté  que des nuisances sonores et dépôts d’ordures sauvages … déclenchant l’ire des habitants, serait enfin pris en compte de façon volontaire avec des moyens conséquents pour y parvenir…

    Nous pensons que notre action avec les autres associations du réseau "Vivre la Ville !" ne sont pas étrangères à ces décisions… Il est question de déployer 1.900 agents qui pourraient verbaliser. Une brigade d’« intervention spécifique » de 320 agents serait prévue, 145 d’entre eux œuvreraient le jour (06h00- 23h30), 100 autres agissant la nuit.

    Cela découle non seulement de réorganisations et simplifications internes à la mairie qui disposera d’une direction unique pour les inspecteurs de sécurité, les surveillants des espaces verts et les agents de la propreté. Selon l’issue des discussions avec la Préfecture de Paris, d’autres effectifs pourraient venir les renforcer. Le nombre de procès-verbaux devraient donc fortement augmenter alors que la mairie en dénombre 52.455 en 2014 (20.600 pour les étalages sauvages, les ventes à la sauvette et l’affichage illégal et  25.000 portent sur la pollution, les nuisances sonores et les dépôts irréguliers). La mairie ne cache pas que les enjeux sociaux sont importants dans cette réorganisation qui nécessite des changements de statuts et un fort  développement de la polyvalence.

    Nous nous réjouissons de ces évolutions qui marquent peut-être et enfin un tournant par une prise de conscience des élus que Paris est devenue sale en comparaison des autres capitales « concurrentes ». Mais il ne faut pas se voiler la face, le développement festif voulu par les élus avec l’ouverture récente des parcs et jardins la nuit (voir notre article du 7 mai 2016) après l’aménagement des berges de la Seine ne peut qu’accroitre le phénomène et ne peut se concevoir que si des moyens significatifs et donc coûteux sont mis en place si l’on veut limiter les effets secondaires occasionnés.

    Nous allons suivre ces évolutions de près afin de constater la réalité de leur mise en place et de leurs effets.

    Dominique Feutry

     

  • Entretien avec le Commissaire divisionnaire Dimitri Kalinine, Commissaire central du IIIe depuis neuf mois

     

    Il ressort des échanges entre le commissaire Kalinine et "Vivre le Marais !" plusieurs points intéressants. Au-delà des problèmes spécifiques liés à la sécurité suite aux attentats et depuis quelques semaines aux manifestations place de la République, le commissaire nous a fait part de son implication avec ses équipes à l’égard des établissements  qui ouvrent à des heures tardives et  créent par leur musique et leurs clients des nuisances sonores  auprès des riverains. Il mentionne plusieurs  cas de demandes de fermeture (rue de Beauce,  rue Saint-Martin, rue Rambuteau.. .) de 15 jours voire 21 jours acceptées par la préfecture qui concerne aussi des petits commerces ayant vendu de l’alcool à emporter au-delà des horaires autorisés.

    Dimitri Kalinine insiste sur le fait que pour instruire un dossier il faut que celui-ci compte des appels et des plaintes d’habitants voisins incommodés. Il souligne aussi qu’aucune fermeture ne peut intervenir sans avoir lancé préalablement  de sérieuses mises en garde à l’adresse  des exploitants.

    A titre d’exemple quant à l’activité nocturne concernant le quartier, il nous indique que le secteur des rues aux Ours et Saint –Martin comporte pas moins de 19 établissements !

    Des autorisations de terrasse n’ont pas été renouvelées à la suite d’abus et certains lieux font l’objet d’une attention accrue de la part des forces de police.

    Sur le plan de la délinquance (vols, agressions…), celle-ci reste faible comparée à d’autres quartiers. De de même il y a peu de vendeurs à la sauvette. L’équipement en caméras facilite la surveillance.

    Quant aux endroits qui ont fait l’objet de nombreux articles de notre part et qui ont causé des nuisances indéniables aux habitants proches, le Carreau du Temple et le musée Picasso,  il y a  eu des concertations avec les élus, la police et les riverains (dans le cas du Carreau du Temple notamment) qui ont abouti, avec l’aide aussi de la saison froide il est vrai, à davantage de sérénité. Reste à transformer l’essai cet été ?

    La question des affiches sauvages de vente tapis est à l'étude dans le cadre de l'application de dispositions du code de l'environnement.   

    Le cas du magasin de la marque « Supreme » qui a ouvert en mars 12, rue Barbette (voir notre article du 12 mars 2016) a été évoqué. Des échanges que la police a eus avec les responsables de cette enseigne, il apparait qu’il s’agit d’une situation ponctuelle liée à l’engouement lors de l’ouverture  et qui n’avait absolument pas été anticipée par les animateurs.

    Nous avons précisé au commissaire Kalinine que ces échanges périodiques étaient utiles et importants pour notre association qui reflète d’une certaine façon la vie du quartier et au travers de ses adhérents le ressenti de ses habitants. Nous pouvons de cette façon mieux comprendre et être informés de l’action que mènent les services de police pour  une  meilleure qualité de vie des habitants.

    Dominique Feutry

     

  • Les associations européennes du réseau « Vivre la Ville ! » préparent activement leurs assises publiques du 31 mai à Paris

    Vivre la villeDes animateurs de la composante française du réseau "Vivre la Ville !" se sont retrouvés le 9 mai dans un café parisien pour fixer les détails de l'organisation de la journée du 31 mai 2016. De gauche à droite Me Noël Raimon (BVTC Toulouse), Gilles Pourbaix (ACCOMPLIR), Alix Cannamela (SOS Bruit Paris), Nicole Nussbaum (Calme Gütemberg Strasbourg), Gérard Simonet (Vivre le Marais !) … et Jean-François Revah (Collectif XIe) derrière l'objectif

     

    Le groupe a validé le document de  présentation de la journée. Nos lecteurs peuvent se le procurer dans sa version 4 pages en cliquant ICI

    Nous rappelons à ce propos que la réunion se tient de 18h30 à 21h30 le mardi 31 mai 2016 salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan 75 002  PARIS, et que l'entrée est libre. Nous insistons auprès de nos lecteurs pour qu'ils participent massivement à cette manifestation qui attestera de leur volonté que soit préservée leur qualité de vie face à la poussée de la marchandisation à outrance de l'espace public et à l'occupation nocturne des centres villes par des foules de consommateurs alcoolisés.

    Inscrivez bien cette soirée sur votre agenda et venez en famille ou avec des amis !

     

    NB : On aperçoit une voiture de police, à l'extérieur, sur la photo. Il ne s'agit pas de notre garde rapprochée mais d'une coïncidence purement fortuite

     

  • Place de la République : un arrêté par jour pour calmer l’agitation de « Nuit Debout »

    RêvePhoto France24

     

    Le rêve des uns est le cauchemar des autres. Voilà près de 40 jours et 40 nuits que durent les manifestations autour de "Nuit Debout". Les commerçants, les riverains, regroupés désormais dans des "collectifs" qui ont vocation à défendre leur outils de travail, leur tranquillité et leur sommeil s'expriment régulièrement sur le calvaire qu'on leur fait vivre.

    Que font la mairie de Paris, le Préfet de police et le gouvernement ?

    Anne Hidalgo devrait se mordre les doigts d'avoir avant le 30 mars appelé les parisiens à se retrouver la nuit du 2 avril pour discourir entre eux de n'importe quoi n'importe où. Elle a donné le "la" de la réunionite nocturne. Elle l'a obtenu au-delà vraisemblablement de ses espérances. Depuis, une sainte contrition l'amène à dire qu'elle est favorable à l'occupation permanente de la place de la République mais qu'elle condamne les exactions variées qui en découlent.

    Pas de péché originel chez le Préfet de police qui reflète l'opinion du Ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. Il affirme lui aussi – du bout des lèvres – qu'il est favorable aux manifestations, puisqu'elles sont inscrites dans la Constitution, mais qu'il ne saurait tolérer ses dérives. Dérives qui en un mois ont fait plusieurs centaines de blessés parmi ses troupes, policiers et gendarmes.

    Bien que le bon sens commande aujourd'hui qu'on en finisse avec l'agitation, les autorités poursuivent leur traitement homéopathique de la situation. Les arrêtés se suivent et se ressemblent. Le dernier applicable au 6 mai 2016 vient de nous être communiqué. Les thèmes en sont les mêmes : silence de minuit à 07h00, interdiction de cortèges, du port de projectiles potentiels, de la consommation d'alcool, de la vente à emporter et du stationnement de véhicules.

    Si notre décompte est bon, nous en sommes au troisième arrêté de ce type. Le Préfet de police serait bien inspiré, de notre point de vue, pour rétablir durablement sa vocation et son  rôle à la place de la République, de rendre ces arrêtés permanents. Et tout bonnement d'envoyer les adeptes de "Nuit Debout" à leurs couettes.

    "Le Parisien" titrait hier, photo de la statue à l'appui, "La statue de la République doit retrouver son aspect".

    C'est vrai aussi pour cette pauvre place….

     

    Postscriptum du 9 mai 2016

    Un nouvel arrêté a été pris ce jour par le Préfet de police. Comme pour les journées et nuits précédentes, le rassemblement "Nuit Debout" place de la République n'est pas remis en cause et reste de fait autorisé. L'arrêté en énumère les exactions constatées et insiste sur les risques à manifester en plein état d'urgence reconduit mais on cherche désespérément une interdiction qui découlerait pourtant du simple bon sens si l'idéologie ne s'en mêlait pas.

    Le Préfet de police renouvelle donc son interdiction de faire du bruit, de circuler en cortèges, de disposer de projectiles, et de vendre ou consommer des boissons alcooliques. Lire in extenso l'arrêté du 9 mai 2016.

     

  • Le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum demande la remise en état de la statue de la République avant l’été

    République statue 08 04 16La statue de la République (Photo VlM)

     

    Nous l'avons dit à plusieurs reprises, la statue de la République ne peut pas rester en cet état, d'autant plus que des messages parasites pour toutes sortes de causes viennent désormais se mêler à l'hommage aux victimes du terrorisme à Paris.

    Le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum s'exprime à ce sujet sur le quotidien gratuit  20 minutes – Lire l'article

    En dépit de l'attitude équivoque de l'Hôtel de Ville sur le sujet, Pierre Aidenbaum est resté soucieux de préserver la tranquillité des riverains de la place, qu'il s'agisse de commerçants ou d'habitants. La remise en état de la statue participe du retour à la normale de cette place qui souffre depuis plus d'un mois de désordres récurrents et de dégradations sérieuses.

    La responsabilité de la place est partagée avec les Maires du Xe et du XIe, Rémi Féraud et François Vauglin. On imagine qu'ils partagent le point de vue de leur homologue du IIIe.