15, rue du Petit-Musc
F – 75004 Paris
Téléphone : +33 (0)1 42 77 33 83
Courriel : Michel@Cribier.net
Site web : cribier.net/Hotel-Raoul/
Chronique de la vie au cœur et autour du centre historique de Paris
par
La Mouette Rieuse, 17 bis rue Pavée (IVe) – Le Café
Jean Jacques Sarfati. Philosophe.
Biographie : Après avoir exercé le métier d’avocat pendant 18 ans et enseigné le droit à l’université Paris X Nanterre, Jean Jacques Sarfati a repris des études de philosophie. Il est actuellement Agrégé et Docteur en philosophie. Il est auteur de 9 livres de philosophie. Son dernier livre est le Pervers Narcissique, un phénomène de société, paru aux Editions Entremise. Il interroge la question de la perversion narcissique de manière philosophique en se questionnant sur ce qui ressemble véritablement à une forme d’épidémie. Que révèle-t-elle sur notre société ? Que dit-elle de nous-mêmes ?
Cafés philosophiques et conférences philosophiques : Depuis la rentrée, Jean Jacques Sarfati, organise des cafés et restophilo sur les thèmes de l’amour et sur des questions philosophiques.
Enseignement : Jean-Jacques Sarfati, enseigne la philosophie dans l’Académie de Versailles. Il a été formateur d’enseignants à l’Université Paris Est Créteil et a enseigné pendant 8 ans les Grands enjeux contemporains à l’Université Paris Dauphine et dans plusieurs autres universités parisiennes.
Médias : Jean Jacques Sarfati a animé pendant un an l’émission Phénomènes de société. https://podcasts.audiomeans.fr/phenomenes-de-societe-f7fa1c0c
Il est intervenu sur France Culture avec O. Gesbert pour l’émission La dictée. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-dictee-geante/entre-les-murs-avec-jean-jacques-sarfati-1027746
Il est également intervenu le 20 juillet 2020, dans l’émission, Avoir Raison avec John Rawls, sur une émission animée par Brice Couturier. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-avoir-raison-avec-john-rawls?at_medium=Adwords&at_campaign=france_culture_search_thematiques&gclid=Cj0KCQiA6LyfBhC3ARIsAG4gkF-_T3l_gp3nKYs160FucWSp0g6U3yolq5bMB1nn8GJGYsiXIYNlzWAaAri9EALw_wcB
par
Illustration mairie de Paris-centre, la rue Vieille du Temple, le Marais (IVe)
Avec la mise en place du nouveau plan de circulation du Marais, les IIIe et IVe arrondissements vivent sous deux régimes distincts : "Paris respire", les dimanches et jours fériés, de 10h00 à 18h00 (19h00 l'été), circulation interdite sauf services publics et riverains, et le régime des sens inversés (dit "de la marguerite") dont on a largement parlé pour en demander l'aménagement au profit des riverains, dans une pétition qui a recueilli 1490 signatures.
Le Maire Ariel Weil nous informe qu'il projette l'extension du secteur de "Paris respire" pour, en gros, y inclure l'espace entre les rues Beaubourg/Renard et la rue du Temple.
Est-ce le signe d'une ouverture de sa part, il insiste sur le fait que "ces nouvelles dispositions n'ont aucun impact sur l’accès des résidents. La desserte locale (résidents, livraison, transports en commun, taxis, véhicules de secours et d’intérêt général) pourra continuer à accéder à la zone."
C'est justement ce qu'on demande pour l'ensemble du dispositif !
Il ajoute cette invitation, que nous appuyons avec force : "Afin de vous assurer d’un accès facilité à la zone et franchir les barrages filtrants, vous trouverez toutes les informations pour obtenir votre "carte résident". Sur simple présentation d’un justificatif de domicile et d’une pièce d’identité en mairie, votre carte et votre macaron vous seront remis immédiatement."
Nous témoignons pour l'avoir essayé que la procédure est simple et efficace. Il ne faut pas plus de 10 minutes pour obtenir la carte. La possession du macaron et de la carte, en attendant qu'elle soit officiellement reconnue comme un droit de circuler normalement, est un argument pour se défendre en cas de contrôle inopiné sur l'un des tronçons "sensibles" (Quatre-Fils IIIe et Archives IVe).
Portail de l'ancien Hôtel Raoul, 6 rue Beautreillis (IVe). Nous annoncions dans un article daté du 31 août 2022 : "Le portail de l'hôtel Raoul, la fin programmée de ses souffrances !", que nous étions en bonne voie de le sauver. C'est chose faite désormais.
MC
Terrasse estivale typique au carrefour Beaubourg/Rambuteau (IVe). Barrière bois ajourée, hauteur 1,10 mètre
Il y a eu un vent de panique à la mairie de Paris (et d'ailleurs) en 2020 quand l'épidémie déclencha le confinement généralisé et la fermeture des établissements recevant du public comme les bars et les restaurants. La Maire de Paris Anne Hidalgo a donné l'impression d'ouvrir alors la jarre de Pandore en autorisant leurs exploitants à occuper l'espace public sans modération.
Ils ont été nombreux à utiliser cette liberté nouvelle pour étendre leurs terrasses, certains avec une exubérance qu'on a pu juger légitimement choquante.
L'épidémie a cessé en 2022 mais chacun se doutait qu'on ne reviendrait pas à la situation antérieure, au nom du principe des "droits acquis", en feignant d'ignorer que ce qui est un droit pour les uns peut être un châtiment pour d'autres, en l'espèce des nuisances pour ceux qui vivent dans les parages des nouvelles terrasses dites "estivales" (du 1er avril au 31 octobre). Voir Terrasses et Etalages à Paris.
Cette appréciation se complique du fait que la mairie a poursuivi en parallèle sa politique d'expulsion des voitures de la chaussée pour laisser plus de place aux piétons en élargissant les trottoirs. Elle a créé une sorte de marché donnant/donnant avec les riverains : voulez-vous des voitures devant chez vous ou des terrasses à leur place, en suggérant que le bilan esthétique est généralement favorable aux terrasses pour autant qu'elles soient dessinées avec goût ?
A cette interrogation, et pour qu'elle soit pertinente, il faut ajouter un curseur : combien de mètres carrés de terrasses contre l'équivalent de chaussée ? Si le ratio est de un pour un le combat est perdu. S'il est de un pour deux, on doit réfléchir. Si on va jusqu'à trois ou plus, le riverain est gagnant. Si on se réfère à des espaces traités comme les rues Charlot, Poitou et Saintonge (IIIe), il semble en première analyse que les habitants soient gagnants.
Ouvrons le débat sur le sujet. S'attaquer sans discernement aux terrasses estivales n'est pas nécessairement un bon combat si on n'examine pas le contexte. Leur faire bon accueil suppose par ailleurs que l'environnement s'y prête comme on vient de le voir, et que les service de police de la mairie veille au respect du règlement qui les régit (RET du 11 juin 2021)

Un commerce en déshérence, comme il en existe beaucoup depuis l'épidémie de COVID ; la proie des afficheurs sauvages, qui ont le culot de se présenter comme tels !
Ils ont pignon sur rue, figurent en bonne place sur Google (et autres moteurs), ils font leur publicité pour une activité illicite (*). On peut lire :
(*) Les publicités, les enseignes et les pré-enseignes ne peuvent pas être placées n'importe où, sous peine de sanctions. L'affichage sauvage est celui qui ne respecte pas la réglementation. Les publicités, enseignes et pré-enseignes sont régies par les articles L581-1 à L581-45 du Code de l'environnement.
par

Carrefour Beaubourg/Michel le Comte en fin de matinée (Photo VlM)
Une constatation s'impose six semaines après le lancement du plan de modification de la circulation dans le Marais IIIe et IVe arrts : c'est le calme au cœur des quartiers car la circulation a significativement baissé mais la périphérie connait des engorgements qui rendent la situation difficile à vivre.
Il s'agit essentiellement de l'axe Beaubourg-Renard. Les sens inversés rue des Archives et des Quatre-Fils rejettent le trafic vers la République puis vers le parcours Turbigo-Beaubourg-Rambuteau. Emma avec qui nous échangions ce matin nous raconte : "Nous sommes arrivés de Beaumarchais par St Gilles et La Perle pour rejoindre notre parking rue des Haudriettes (NB : 500 places dans ce parking souterrain). Arrivés à 100 mètres de notre destination au bout de la rue des Quatre-Fils, nous avons réalisé que nous n'avons plus le droit de poursuivre".
Avez-vous fait comme tous ces conducteurs de voitures, utilitaires et motos qui prennent allègrement le sens interdit ? "Non, nous n'avons pas voulu enfreindre la loi. J'ai pris la rue Charlot, puis Poitou et là je ne sais plus comment, nous avons fini à République. Il ne nous restait plus qu'à prendre Temple, Turbigo, Beaubourg, Rambuteau, Archives et Haudriettes pour arriver chez nous !"
On est en pleine comédie de boulevard ! On se demande quel comité Théodule a bien pu pondre un règlement aussi tristement loufoque. L'ennui pour rejoindre notre commentaire initial c'est que cette voiture se serait immédiatement garée si elle avait pu emprunter le tronçon désormais interdit et qu'elle a été contrainte à s'ajouter aux encombrements de Beaubourg.
Le Maire se plait à évoquer le bus 29 et son traitement de faveur dont le but est de lui faire gagner du temps. Soit ! Mais il n'en est rien dans les faits car ce même bus croise Beaubourg en fin de Michel le Comte et là il est arrêté de longues minutes car cet axe est abusivement chargé comme on vient de la voir.
Des témoignages de ce genre nous renforcent dans notre détermination à obtenir du Maire l'autorisation pour les riverains de bénéficier d'un laissez-passer pour emprunter les voies réservées aux bus et taxis. Nous suggérons comme nous le faisons depuis le début que les contrôles de la mairie restent ce qu'ils sont en attendant que s'imposent des moyens de reconnaissance automatique. Dans l'état actuel des choses, l’essentiel de l'objectif est atteint par la baisse générale du trafic telle que nous l’observons.
La différence sera une manière plus convenable pour la mairie de traiter ses concitoyens. Si Paris vaut bien une messe comme chacun sait, le Marais et ses deux arrondissements valent bien ce geste de bonne volonté de la part de leur Maire ! Notre pétition a toujours cours. Elle atteint ce jour 1.440 signatures. Apposez la vôtre si ce n'est déjà fait et faites circuler auprès des gens concernés !
GS
Rue du Temple (IVe) sans voitures (Photos VlM (clic gauche pour agrandir). et la nouvelle sortie de métro Hôtel de Ville dans la rue du Temple (IVe)
Alors que les nouveaux sens de circulation sont fraîchement installés (mais pas encore digérés !), ce qui frappe tout de suite dans les deux arrondissements du Marais c'est le calme dû à la quasi disparition des véhicules à moteurs. Le reste en découle : absence d'encombrements et de pollution, liberté d'aller sur la chaussée pour circuler aisément. Un grand sentiment de liberté….
Le point noir reste les deux-roues motorisés et leur capacité à se faufiler. Ils sont toujours aussi bruyants et peu respectueux des règles de circulation et de la sécurité des passants.
La photo montre la rue du Temple, entre les rues de la Verrerie et Ste Croix de la Bretonnerie dans le IVe, c'est un vaste espace pétons végétalisé qui s'offre aux pas des promeneurs. Les bars en ont profité pour étendre leurs terrasses mais leur emprise reste raisonnable au regard de la place laissée aux piétons.
Rue des Archives, de la rue du Plâtre à la rue des Francs-Bourgeois
La rue des Archives ressemble désormais à Rivoli (sans les vélos…). Photo de la rue à 16h00 le mardi 11 avril. La voie réservée aux bus/taxis est dégagée. Les livreurs se garent dans la voie descendante, peu occupée. Il règne désormais dans cette voie habituellement encombrée, un calme olympien. Détail important : du fait de la voie à contre-sens, il n'y a plus de place pour les terrasses estivales. Le Café "La Fronde" qui s'était distingué par son exubérance devra se contenter de sa terrasse ordinaire.
A signaler aussi, car le rapport n'est pas si lointain avec la circulation, l'achèvement dans le IIIe de "l'immeuble inversé" et sa partie visible sur l'espace Grenier St Lazare (IIIe) qui reprend vie après des années de travaux et quelques avanies comme la verrue de l'Hôtel Georgette transformée heureusement depuis en véranda élégante.
L'édicule fraichement révélé, tout de verre et de bois, apporte une touche de nature dans un univers minéral un peu glacial. Le grand défi est de le protéger maintenant contre les assauts des vandales. On les supplie d'être tendres avec un environnement qui est aussi le leur !
GS
Vue sur la berge rive droite avec la perspective du Pont Marie (Photo VlM – Clic gauche pour agrandir)
Sur ce site c'est le règne des extrêmes : le plus beau beau paysage urbain du monde et le café le moins cher de Paris (mais pas forcément le meilleur...) à la buvette de "Daniel et Nadia".
A droite, l'Île Saint-Louis, avec un autre extrême, le m² le plus cher de Paris. Au fond le Pont Marie, XVIIème siècle, monument historique, chargé d'histoire, inauguré par louis XIII et sa mère Marie de Médicis, porteur à l'origine de maisons en bois emportées par une crue en 1658 pour ne plus revenir. Le pont est fait de quatre arches en plein cintre et une cinquième en "anse de panier". A découvrir sur place avec étonnement…
A deux pas de là, sur l'Île Saint-Louis, un théâtre de poche de 45 places niché au fond d'une cour (*) donne une œuvre monumentale : les "mémoires de Sainte-Hélène" du comte De las Cases qui accompagna fidèlement l'empereur dans son parcours des Tuileries, après la défaite de Waterloo, à cette île perdue de l'Atlantique sud. La pièce de théâtre est écrite et mise en scène par Nathalie Ganem sous le titre "La Dictée", Rémi Couturier et Jean-Charles Garcia y jouent Napoléon et Las Cases.
On y découvre un Napoléon qui se dévoile tel qu'il était ou désirait être dans sa vie sentimentale et tout au long de son épopée de la campagne d'Italie au désastre de Waterloo. A voir si on est féru d'Histoire, admirateur de Bonaparte et de Napoléon et amateur de théâtre.
GS
(*) Théâtre de l'Île St Louis Paul Rey, 39 quai d'Anjou – Paris (IVe) tél. 01 46 33 48 65*