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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • La résurrection des Bains Douches (IIIe)

    520x520_10b1c4c79558b8f9ef212cad9735b70824d3bdc6Les Bains Douches 7 rue du Bourg-l'Abbé (IIe). La tête de Bacchus devient l’emblème du nouvel établissement  (Photo JPD)

     

    Les Bains Douches rouvrent après des mois de travaux et deviennent à la fois hôtel de luxe, restaurant, salle de concert et boîte de nuit. Rappelons nous qu'un incendie en novembre dernier avait retardé le chantier (nos articles des 23 mars 2013 et 24 novembre 2014).   

    L’établissement du 7 rue du Bourg-l’Abbé (IIIe) ne sera donc  plus seulement un night-club. En effet, les "Bains" qui retrouvent leur lustre se définissent désormais comme un "club urbain à géométrie variable".
     
    A  l’intérieur, une décoration de type piscine, avec un sol carrelé, a guidé le choix des architectes Vincent Bastie, Denis Montel et Tristan Auer qui ont installé des décorations à la fois XIXème et modernes. Quant à Bacchus qui domine le portail d'entrée, il est devenu l’emblème des lieux.
     
    L'hôtel compte 39 chambres dont plusieurs suites cinq étoiles et un appartement-terrasse de 80 mètres carrés.
     
    Le chef Philippe Labbé, ex chef du Shanri La Paris, a signé la carte du restaurant.
     
    Une nouvelle vie commence donc pour les Bains Douches, l'arrivée de ce 5 étoiles fait partie des signes qui montrent que le quartier évolue vers le haut de gamme, sujet de critiques de temps à autre de la part de certains habitants qui n'apprécient pas toujours cette transformation. Pour leur part, les riverains n'ont qu'une  seule préoccupation, l'insonorisation de la salle de concert et de la boîte de nuit. Ils ne veulent plus revivre les souffrances de la période passée du club à la mode qui oubliait leur existence même.
     
    Dominique Feutry
     
  • La pollution atmosphérique à Paris n’est pas une fatalité

    AaLe voile de pollution recouvre Paris depuis plusieurs jours (Photo Atlantico)

     

    Il est dommage de constater que la pollution de l’air est de plus en plus fréquemment présentée comme une fatalité contre laquelle nous ne pourrions pas grand-chose et sur laquelle nous aurions peu d’emprise tout en ramenant le plus souvent le sujet à une question politique. Chacun donnant néanmoins son avis, indiquant les causes, critiquant ce qui est fait ou préconisant telle ou telle solution, sans être pour autant un spécialiste du domaine. Or ce sujet n’est pas seulement parisien, ni français, il est mondial et influe sur notre santé à tous. 

    Voilà bien longtemps que professeurs et experts, ainsi que des célébrités, nous mettent en garde. Les diverses conférences sur le climat dont il a été tant parlé n’ont rien résolu et montrent combien il est difficile sur ce sujet que les pays s’entendent afin de mettre en œuvre des solutions communes. Au niveau de notre pays, les échanges des politiques, des élus sur cette question cruciale pour notre avenir sont affligeants et illustrent bien le trou béant qui existe entre le besoin de décisions concrètes et les moyens mis en œuvre pour y parvenir. 

    Toutes les énergies devraient pourtant être mobilisées compte tenu de l’enjeu  qui nous fait face et le souci de ne pas laisser une telle épée de Damoclès au-dessus de la tête des générations futures. L’exemple de la longue prise de décision concernant le stationnement alterné pour limiter tant que faire ce peut la pollution en dit long sur la difficulté pour les politiques et les élus de s’entendre et sur les arcanes de l’administration.

    Nous devons méditer cet épisode et réfléchir tous ensemble sur les moyens de mobiliser toutes les énergies pour mener le combat contre la pollution atmosphérique, ce mal qui nous ronge à petit feu…Pourquoi ne pas lancer des états généraux contre cette pollution rampante qui réuniraient autour d'objectifs communs tous les acteurs, usagers, spécialistes et élus ?

    Dominique Feutry

     

  • Affiches sauvages dans le Marais : halte à l’invasion !

    Affiches tapis 22 03 15Elles ont fleuri par dizaines dans le IIIe et le IVe samedi 21 et dimanche 22 mars. Inesthétiques, faisant écran à la vue et tout simplement interdites, elles constituent un fléau auquel nous entendons mettre fin (Photo VlM)

     

    En dépit de la désapprobation des riverains qui en ont visiblement éliminé une partie, la campagne sauvage en faveur des "tapis persans" et de la salle d'exposition du 6 rue Simon Lefranc est restée bien présente rue des Archives, Rambuteau, Beaubourg, rue du Temple etc … Peu importe à ces marchands sans gène qu'on soit  ici au cœur du Paris historique, dans un secteur sauvegardé…. et que la pratique soit interdite, voire dangereuse car ces panneaux de grande taille gênent la visibilité des passants lorsqu'ils traversent la rue.

    Nous nous en ouvrons à la police dans le but d'éradiquer cette forme d'agression.

     

    Post-scriptum # 1 du 23 mars :

    Le Blog du quotidien "Le Monde" reprend notre article, notre photo et la thématique

    A lire, l'article de Rafaële Rivais

     

    Post-scriptum # 2 du 23 mars :

    Le Commissaire de Police du IVe nous répond :

    Votre signalement a retenu toute notre attention, ce type d'affichage perturbant l'esthétisme urbain.

    Concernant le 4ème arrondissement, les effectifs de police sont intervenus ce week-end et resteront mobilisés.

    La société va être contactée, mise en demeure de se conformer à la législation en vigueur et rappelé à la loi afin qu'ils ne réitèrent pas de tels comportements agressifs.

    Cordialement

    Commissaire central adjoint
    Adeline CHAMBOLLE.

     

    Nous avons  tout lieu de penser que ces campagnes d'affichage sauvage ne se produiront plus de sitôt. Il faut néanmoins que chacun y aille de sa vigilance et n'hésite pas à intervenir sachant désormais où est le bon droit.

     

  • « Iperiber », une table à découvrir rue de Montmorency (IIIe)

    AAAAALa façade du restaurant "Iperiber" 46, rue de Montmorency (IIIe)

     

    Les critiques sont de plus en plus dithyrambiques sur le restaurant "Iperiber" installé voilà plus d'un an au 46 rue de Montmorency dans les locaux de l’ancienne épicerie devenue ensuite traiteur "Au duc de Montmorency".

    Assez discret de l'extérieur, mais branché à l’intérieur avec sa décoration vintage (le lustre mérite le détour), sa cuisine toute tournée sur l’Espagne surprend. Elle met en valeur des saveurs et de mets qui ne sont pas les nôtres, les plats sont raffinés agréables sans aucune outrecuidance.

      BbbbLa salle de restaurant avec son lustre si particulier 

     

    Le maître des lieux est un chef qui a fait ses classes et  exercé ses talents à San Sebastian. il nous incite à revenir goûter les jambons et chorizos, les plats de lotte et de bœuf mitonnés avec un coup de main inattendu et des desserts très hispaniques

    L’accueil est agréable et de qualité, nous recommandons vraiment cette adresse.

    Fermé les samedi midi, dimanche et lundi

     

  • Les personnages sensibles et silencieux d’Agnès Baillon exposés à la Galerie Felli (IIIe)

    520x520_10b1c4c79558b8f9ef212cad9735b70824d3bdc6Les sculptures d'Agnès Baillon, Galerie Felli 127 rue Vieille du Temple (IIIe)

     

    Parmi les nombreuses expositions des nombreuses galeries qui sont installées dans notre quartier, nous recommandons celle qui se tient à la Galerie Felli 127 rue Vieille du Temple (IIIe) où sont exposés, jusqu’au 12 avril, des personnages réalisés par l’artiste Agnès Baillon.

    Née en 1963, elle passe son enfance sur le causse du Larzac. Installée à Paris depuis 1982, Agnès Baillon obtient son diplôme des Beaux-Arts en 1989 dans l’atelier de peinture de Leonardo Cremonini. C’est dans le cadre de ses études qu’elle commence alors la sculpture et se libère du poids de la peinture.

    Le texte de présentation de son exposition précise que « ses premières expositions associaient peintures et sculptures. Les corps étaient peints (très souvent des baigneurs), tandis que les têtes étaient sculptées et présentées sur des socles. À partir de 1990, elle se consacre exclusivement à la sculpture (sculpture réalisée en résine, bronze et papier mâché). Agnès Baillon a ainsi façonné un monde à son image, intime, sensible et silencieux, Ses oeuvres ont été présentées à Paris depuis la fin des années 1990 par la Galerie Marie Vitoux, puis Lefor-Openo, enfin la galerie Felli et en province (Lyon,Poitiers, Limoges) mais également à l’étranger (USA, Allemagne, Grèce.) Son travail est représenté dans des collections privées comme la collection Treguer, la Fondation Frissiras d’Athènes (Grèce) et le Wurth Museum (Allemagne) ».

    Une exposition de personnages curieux, à la fois prenante et surprenante mais qui interpelle aussi.

    Dominique Feutry

     

  • Réhabilitation de l’impasse de l’Hôtel d’Argenson (IVe) : c’est lancé !

    P1080492Impasse de l'Hôtel d'Argenson (IVe) mars 2015 (Photo VlM)

     

    Plutôt que d'une impasse c'est d'un cloaque qu'il faudrait parler. C'est en ces termes qu'on décrivait la situation dans un article paru le 1er janvier 2013. Tout en annonçant la fin d'une situation qui avait trop duré.

    C'est le troisième site privé de cette nature auquel on a jugé nécessaire de s'intéresser depuis la création de l'association en septembre 2000. Ce fut en premier lieu le passage Ste Avoye dans le IIIe, dont les deux entrées, 8 rue Rambuteau et 60 rue du Temple étaient enlaidies à l'extrême par des tags hideux visibles de l'extérieur. Le conseil syndical des immeubles du passage a mis plusieurs années à obtenir que tout le monde s'entende. Des deux côtés, la résidence offre maintenant, depuis l'espace public, la vue sur un ensemble rénové qui ne manque ni de charme, ni de classe, ni de beauté.

    Ste avoye passage 60 temple 09 04 14Passage Ste Avoye, accès 60 rue du Temple (IIIe) (Photo VlM)

     

    L'autre point noir était le passage des Arbalétriers. Propriété privée des immeubles du 34 rue des Francs-Bourgeois et des 56 -58 rue Vieille du Temple, sa gestion est de ce fait divisée en une rive "est" et une rive "ouest". Tout au long des années 2000, cette ruelle médiévale où certains situent l’assassinat en 1407 du Duc d'Orléans par les sbires du Duc de Bourgogne, est restée indigne de son caractère historique du fait des graffiti qui l'avaient envahie.

    Nous avons pesé de tout notre poids pour sa réhabilitation. A l'est on a été écoutés. On le voit sur la photo, la rive orientale (à gauche) est en excellent état. L'autre rive est restée dans un état déplorable. Les copropriétaires concernés sont forcément responsables. Ils vivent dans un secteur prestigieux mais refusent de s'acquitter de la responsabilité de sauvegarde qui est la leur. Quant à la mairie, elle joue les Ponce Pilate. Combien d'années faudra-t-il attendre pour que la sagesse s'impose ?

    Arbalétriers contraste droite gauchePassage des Arbalétriers (IIIe), à hauteur du 36 rue des Francs-Bourgeois (Photo VlM)

     

    Impasse de l'Hôtel d'Argenson, voilà aussi des lustres que nous sonnons le tocsin. Il y a deux ans l'espoir revenait mais rien de concret ne s'était produit depuis. On apprend aujourd'hui que la décision d'installer une grille de contrôle à l'entrée et son financement par les copropriétaires des immeubles en bordure va être mise en œuvre dans les semaines qui viennent. Si l'on en croit une personne proche du dossier, ce sera la fin du cauchemar.

    On aimerait savoir là aussi quelle part la mairie a prise dans l'effort de persuasion des riverains de mettre fin à une situation indigne d'un secteur protégé. Il y a fort à craindre qu'elle s'en soit elle aussi lavé les mains …

    Gérard Simonet

     

  • EDF fait peau neuve rue des Archives (IIIe) !

    EDF ArchivesLe bâtiment ERDF, 49 rue des Archives (IIIe), qui fait face à l'Hôtel de Clisson, à ses tourelles et à son portail monumental (Photo VlM)

     

    Pour beaucoup, ce bâtiment qui vient d'être ravalé et resplendit d'un blond vénitien retrouvé et d'un portail vernis marqueté impressionnant, est un mystère. Percé de fenêtres, il semble abriter de nombreux logements.

    Il n'en est rien. Ceux qui sont passés par là un jour où les accès étaient ouverts ont dû être surpris de voir à l’intérieur un immense sarcophage de béton.

    C'est un  transformateur haute tension qui fournit le courant électrique au quartier. La façade est un trompe-l’œil, les fenêtres sont des leurres : elles donnent sur du vide ! Il y a en revanche de vrais logements à l'angle avec la rue de Braque au sommet de l'immeuble.

    Ce bâtiment n'obéit à aucun style. Pourtant, reconnaissons le, il était difficile de faire mieux dans l'environnement exigeant qui est le sien. Il nous rend des services et se fait oublier … Que demander de plus, si ce n'est qu'ERDF continue à l'entretenir avec le soin auquel ce grand service public nous a habitués.

     

  • Présentation instructive du Grand Paris en mairie du IIIe

    Conf 2L'assistance lors de la présentation sur le Grand Paris à la Mairie du IIIe arrondissement (Photo VlM)

     

    Dommage qu'il n'y ait eu qu’une soixantaine de participants à la réunion organisée à la mairie du IIIe à le demande de la Maire de Paris afin de faire connaitre les grandes lignes du futur Grand Paris préalablement à des réunions de concertation et des ateliers auxquels pourront partiociper les parisiens. 

    Après une courte introduction, Pierre Aidenbaum, assisté de Christine Frey, élue qui est aussi conseillère régionale, a donné la parole à Didier Bertrand directeur de la mission métropole du Grand  Paris  à  Héléne Chartier, chargée de mission. Tous deux ont dressé le "portrait" de la future métropole.

    Que retenir de cet exposé détaillé ?

    La métropole est un « vieux » sujet puisque les premières prémisses remontent à 1934 avec le plan Prost, un des premiers plans officiels d’aménagement au monde. Ensuite ont été créés les 8 départements d’Ile France, les villes nouvelles et ce n’est qu’en 2001 qu’a débuté une coopération entre les maires concernés sous l’égide d’une instance de dialogue informelle, la Conférence Métropolitaine. En 2007/2008, l’Etat se saisit du dossier avec la création d’un secrétariat d’État dédié et une équipe d’architectes est mandatée pour réfléchir au projet du Grand Paris. Parallèlement les élus créent le Syndicat d’Etudes Paris Métropole. Après quelques aléas et les changements politiques c’est le législateur qui intervient et dès le 1er janvier 2016, Paris Métropole, une nouvelle instance politique, verra officiellement le jour.

     

    C2Carte du Grand Paris

     

    Que recouvre Paris Métropole ?

    La future métropole qui regroupera les Hauts de Seine , la Seine Saint-Denis, le Val de Marne et Paris  s'insère comme intercommunalité au sein de la Région Ile de France. Elle englobera 124 communes sur les 1200 d’Ile de France, sur une étendue de 762 km2 (7 fois la superficie de Paris) où vivent 6,7 millions d’habitants (dont un tiers à Paris). Tous les départements de la Région n’intégreront donc pas cette nouvelle structure et les grandes communes limitrophes qui aujourd’hui ne font pas partie du périmètre (Roissy, Orly, Argenteuil…) ont une option pour l’intégrer. Les compétences de cette instance porteront sur toutes les questions relatives aux transports (avec la création d’une nouvelle intercommunalité qui est le chantier prioritaire), au logement et à l’aménagement du territoire, à l’environnement et au développement économique. En 2016 seront lancés les projets stratégiques touchant ces sujets. En 2018, ces projets devraient être adoptés, les transferts de compétence réalisés et en 2020 il sera procédé à l’élection des membres.

    Quelles conséquences attendre ?

    Plusieurs instances sont en effet prévues, le Conseil de la Métropole formé de 337 élus (dont 90 pour Paris), nombre non encore définitif (sachant que la région Ile de France compte 200 élus) et les Conseils des Territoires. En effet la Métropole sera découpée en Territoires d’au moins 300 O000 habitants, qui seront les instances intermédiaires entre la Métropole et les Conseils Municipaux. Les Territoires auront comme compétences les opérations d’équipement de proximité, l’aménagement local, le PLU, la collecte des déchets, l’eau, l’assainissement, la voirie, le stationnement et l’action sociale. Par ailleurs une instance consultative, le Conseil de Développement,regroupant des partenaires sociaux, culturels et économiques, sera créé afin de faire des propositions au Conseil de la Métropole. Il convient de noter que pour la Grande Couronne (qui est hors de la Métropole), les intercommunalités qui ne forment pas au moins 200 000 habitants devront se regrouper jusqu’à atteindre au moins cette taille.

    Le-grand-paris350Il a été dit clairement que le budget évalué à 4,1 milliards € serait assuré par la fiscalité et les dotations de l’État, sans augmentation ni création d’un nouvel impôt pour les particuliers.

    Bien sûr la montée en puissance de cette réforme sera lente et longue car les modifications que la création de la Métropole entraîne seront lourdes et profondes mais, comme l’ont dit les intervenants, la Métropole parlera d’une seule voix, traitera les dossiers pour le compte de toutes les communes et structures qui la formeront, ce qui ne peut que donner du poids face aux agglomérations étrangères qui sont depuis longtemps en ordre de bataille, notamment en matière d’attractivité économique. La nouvelle métropole va devenir après son rodage un sérieux concurrent.

    Il faut espérer cependant que cette évolution respecte l’un de ces buts affichés, à savoir qu’elle soit source d’économies et non de hausses des dépenses.  Seul l’avenir y répondra.

    Dominique Feutry

     

  • Rue Pastourelle (IIIe) : le retour en grâce !

    Pastourelle la poste 17 03 15Rue Pastourelle (IIIe) le long de la poste. Un espace "pacifié" (Photo VlM)

     

    Il y a cinq ans seulement, c'est avec répugnance qu'on empruntait cette portion de la rue. Les murs tagués de l'immeuble de la poste, leur saleté, les épanchements d'urine d'animaux à quatre (et à deux) pattes faisaient frémir. Le décrochement au fond débouchait sur une impasse car les arcades qui suivaient sous l'immeuble d'angle avec la rue du Temple servaient de logement de fortune à une foule de gens qui en étaient dépourvus (de logement tout autant que de fortune) et y vivaient dans des conditions d'hygiène et de salubrité déplorables.

    Les bâtiments qui abritent la poste ont été ravalés. Ils restent staliniens dans le style mais le fait qu'ils soient propres aujourd'hui crée dorénavant une ambiance générale qui incite à l'effort de chacun pour l'amélioration du cadre de vie et de travail.

    L'immeuble 18ème siècle aux arcades a été réhabilité. Propriété de France Telecom-Orange, il a été cédé à un promoteur qui en a fait des logements de bon standing. Le Maire Pierre Aidenbaum obtint à cette occasion qu'une part de la surface soit réservée à des logements sociaux haut de gamme. Les arcades ont été fermées. Elles ont laissé la place à des locaux commerciaux élégants. L'esthétique du quartier y a beaucoup gagné.

    Par contrecoup, la rive paire de la rue s'est métamorphosée. Il faut s'y arrêter et lever les yeux pour découvrir le charme de ses immeubles dépareillés et la variété des activités commerciales qui s'y exercent en rez-de-chaussée.On voit ici à quel point l'incohérence peut s'avérer harmonieuse et le désordre créatif.

    Pastourelle 22 élévation 17 03 15Ici au n° 22, un immeuble séduisant en dépit de son étroitesse, enchâssé dans deux autres immeubles de taille et de style différents. En bas, le "Comptoir Horloger du Marais" (Photo VlM)

     

    On trouve successivement un parfumeur, l’État Libre d'Orange à l'angle de la rue des Archives, puis un bar-restaurant, "Le 16", un artisan en métaux pour la bijouterie, Clémentine SNBP, au 32 et au 34 un artiste en objets de terre cuite (Terra Cotta) et un encadreur, un atelier de dorure et un marchand de vins.

    Pastourelle 38 soif d'ailleurs 17 03 15 Pastourelle atelier dorure 17 03 15

     A gauche l'atelier de dorure-argenture-placage "l'électrolyse du Marais" au 40,  et à droite le marchand de vins "Soif d'Ailleurs" au 36. (Photos VlM)

     

    Le prix de l'originalité va au voisin de "L'union Européenne de l'Or :"Que du Bluff !" qui propose des "tableaux de vos animaux de compagnie par un peintre de talent"

    Que du bluff

    On ne peut pas ici les citer tous mais tous sont intéressants. On va finir la courte promenade avec le bar qui fait l'angle avec la rue du Temple, "Le Roi de Pique". Rénové récemment lui aussi, il jouxte un autre local inoccupé pour le moment qui affiche une décoration du genre "street-art" qui pour une fois est suffisamment inspirée pour s'intégrer dans son environnement.

    Pastourelle café bar 17 03 15

     

    On le voit, rue Pastourelle aujourd'hui, la mono activité ne sévit pas !

     Gérard Simonet

     

  • L’Hôtel des Ambassadeurs de Hollande (IVe) prêt pour la restauration de ses façades

    Amelot de bisseuil romulus remusPortail intérieur de l'Hôtel Amelot de Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande, 47 rue Vieille du Temple (IVe). En bas-relief sur l'imposte : Romulus et Remus (Photo VlM)

     

    L'Hôtel est dans les starting-blocks de sa restauration.

    Classé monument historique, il a obtenu le 30 décembre 2014 du Préfet de la Région Île-de-France  une autorisation de travaux pour le traitement de ses façades sur cours et sur rue. Le pétitionnaire est la SCI de l'Hôtel Amelot.

    L'autorisation est assortie de prescriptions. En particulier, le projet de restitution du balcon 17ème siècle sur la façade principale du corps de logis ne sera pas exécuté, le garde-corps central de cette même façade sera augmenté de quelques balustres pour s’ajuster aux dimensions de l'avant-corps, et la peinture du portail en bois sur ses deux faces, sera faite d'une couche très fine sans apprêt pour préserver les détails du décor sculpté.

    Amelot bisseuil cour int et frontonCour intérieure, balcon, fronton et balustrade

     

    On s'accorde à considérer que le portail est le plus beau de Paris et que l'Hôtel, par les richesses qu'il contient, est l'un des plus prestigieux du Marais. Il a été la résidence du commandant Paul Louis Weiller, fondateur d'Air-France, décédé en 1993 à l'âge de 100 ans. Son propriétaire actuel est Acanthe Développement, filiale du groupe Duménil Leblé.

    Le but de la restauration entreprise est la mise en vente du monument. On pense qu'une grande institution française ou étrangère privée pourrait s'y intéresser. La Mairie de Paris et l’État y ont manifestement renoncé, ce qui n'est ni surprenant ni choquant en cette période de disette générale.

    Une remarque cependant : aucune information n'a été communiquée ces dernières années par la mairie du IVe sur le sort de ce joyau patrimonial auquel les habitants de l'arrondissement – et au-delà – portent un immense intérêt. Ou bien le Maire Christophe Girard n'a été informé de rien et n'a pas cherché à l'être (quand nous n'avons jamais cessé de le faire), ou bien étant informé il n'a pas estimé que ses administrés étaient dignes d'en bénéficier. Dans les deux cas, nous avons tout lieu d'être déçus.

     Gérard Simonet