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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Parking à Paris : les voitures trinquent, les motos continuent de resquiller …

    Temple 10 motos 10 02 14Deux-roues motorisés rue du Temple (IVe) (Photo VlM)

     

    Une forte hausse des tarifs de parking à Paris est annoncée aujourd'hui pour janvier 2015. Cette mesure n'est pas mauvaise en soi. La ville est saturée, hyper-polluée et l'usage d'un moyen de transport personnel à moteur n'est pas forcément justifié compte tenu d'un réseau de transports en commun qui n'a pas son pareil dans le monde. On peut cependant demander que des dispositions soient prises pour que les usagers paient effectivement leur stationnement (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui pour leur majorité) et que ceux qui essuient une amende la règlent réellement.

    Ce qui reste choquant, en revanche, c'est que les quatre-roues en soient les seules victimes. Les deux-roues motorisées ont envahi Paris depuis que la voiture n'est plus désirable. Leur explosion est due sans doute à leur habilité à se faufiler dans la circulation mais aussi aux mesures qui ne sont pas prises ou appliquées pour qu'une concurrence équitable existe entre tous les modes de transport.

    A commencer par le prix du stationnement. Les deux-roues y dérogent. Ils occupent pourtant de la place sur l'espace public. Ils s'octroient même des places sur les trottoirs qui leur sont pourtant théoriquement interdits. Anne Hidalgo ne doit pas s'arrêter en chemin. Elle s'était d'ailleurs prononcée pour un stationnement payant à la veille des élections municipales. L'association "Les motards en colère" (qui par définition ne décolère jamais) avait alors brandi à la manière de Jupiter son super pouvoir de nuisance qui est "la manifestation" et Madame Hidalgo s'était piteusement reniée.

    MotosManifestation de deux-roues motorisés à Paris

     

    Il est indispensable pourtant que cette mesure soit appliquée. Certes on peut concevoir que les droits soient plus réduits que pour les voitures puisque la surface occupée est généralement inférieure mais il faut que la loi commune s'applique, pour des raisons d'équité mais aussi pour que le choix des usagers ne soit plus biaisé par une disposition artificielle qui conduit à la prolifération non maitrisée de ce mode de transport.

    Au chapitre de l'équité, il faut aussi rappeler que les deux roues motorisés doivent depuis 2009 se soumettre au "contrôle technique", en vigueur pour les voitures. C'est une question de sécurité avant tout mais aussi de maitrise de la pollution de l'air et du bruit. Là aussi le chantage à la manifestation a fait depuis cinq ans reculer les pouvoirs publics, qui n'appliquent toujours pas le décret.

    Une fois rétablie l'égalité de traitement, on pourra constater ce qui résulte d'un choix non biaisé et mettre en place les installations qui répondent à un arbitrage raisonné des parisiens, notamment des places de parking attitrées, sur la chaussée ou sur les trottoirs lorsqu'ils sont larges, et sanctionner pour de bon ceux qui enfreignent les règles de stationnement.

    Gérard Simonet

     

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  • Réunion d’échanges à l’Hôtel de Ville avec le Conseiller de Paris « chargé de la nuit »

     Images Paris la nuit – (Photo Info75.com)

     

    "Vivre le Marais !" en compagnie de plusieurs associations du réseau "Vivre Paris !" a rencontré Frédéric Hocquard, Conseiller de Paris chargé de la nuit et Pierre-Adrien Hingray, Directeur de cabinet adjoint de Bruno Julliard, en compagnie du chef de projet du Conseil de la Nuit. Un point nous est fait en marge de la réunion de lancement du Conseil de la Nuit par la Maire de Paris prévue le 9 décembre prochain.

    Fréderic Hocquard nous indique que ce "conseil" a pour vocation de prendre la suite des Etats Généraux de la Nuit, de « pérenniser les choses dans une instance, lieu d’échange et de dialogue, où seront faites des propositions, définis les grands axes de la nuit dans la cadre de la démocratie participative ».

    Ce conseil se réunira deux fois par an, des groupes de travail seront créés sur des thèmes à finaliser (nouveaux espaces pour les nuits à Paris, prévention des conduites à risque, mobilité nocturne, tranquillité publique et médiation, commerces et travail la nuit, information et promotion de la vie nocturne). Ils seront animés par le chef de projet du Conseil de la Nuit. La concertation sera très large et ces groupes de travail se réuniront à partir de janvier. Ils auront une dimension métropolitaine (implication des conseils généraux des départements limitrophes, de la région, association de métropoles ayant cette problématique : Lyon, Nantes, Toulouse, Strasbourg…).

     NuitsNuits parisiennes, par France Culture
     

    Après concertation avec les adjoints, avec les différentes délégations de la Ville, des questions sont posées sur la vie nocturne, sur la présence des services de la Ville et les moyens de la Préfecture de police pour y répondre. Frédéric Hocquard insiste sur l’importance des interlocuteurs dont bien sûr les associations de riverains et sa volonté de ne pas se trouver dans une situation de rupture de dialogue. En réponse, nous insistons sur le manque de résultat des Etats Généraux de la Nuit en soulignant qu’il existe un arsenal législatif clair sur ces questions malheureusement peu appliqué. Nous demandons s’il s’agit, avec la création de ce Conseil de la Nuit, de trouver les moyens de mise en œuvre de ce cadre législatif ou bien ceux permettant de le contourner astucieusement ? 

    Frédéric Hocquard souligne que faire respecter le cadre législatif est un travail de tous les instants mais que la Maire qui présidera la réunion allait indiquer le 9 décembre quelle était sa vision de la Ville et fixer le cadre référence pour la nuit.  Il faudra ensuite trouver les solutions les mieux adaptées par rapport aux souhaits des uns et des autres. Au passage il rappelle que 10.000 établissements sont ouverts la nuit dont 9.000 avec terrasses, qu’ils traversaient une « crise de croissance » et qu’il importait effectivement de mieux les réguler. A propos de l’alcoolisation massive que nous soulignons comme un problème majeur enfin pris sérieusement en compte par les autorités, le phénomène de la croissance exponentielle des épiceries de nuit qui vendent de l’alcool alors qu’elles n’en ont pas le droit, est abordé. La Préfecture de Police se montre sévère à ce sujet.

     6alcool

    La question des licences IV est soulevée. Du fait du numerus clausus existant il faudrait que le Préfecture recouvre le droit de délivrer les autorisations car cela crée de l’hyper concentration des bars avec en parallèle ce nouveau sujet des détournements nombreux opérés par les « pseudos restaurants » qui, sous couvert de licence « grande restauration » plus faciles à se procurer, vendent en fait d’abord et surtout de l’alcool.

    Frédéric Hocquard annonce que les députés de Paris sont invités à participer au Conseil de la Nuit et que cela ressort aussi du domaine législatif. Nous abordons d’une part la question du bruit, des nuisances sonores, qui est devenue un problème de santé publique grave provoqué par le manque de sommeil, d’autre part le sujet des moyens insuffisants mis en œuvre en matière de propreté (épanchements d’urine, détritus…) dans les quartiers où l’activité de nuit est prégnante. Deux thèmes à inclure dans les réflexions des groupes de travail.

    Pierre-Adrien Hingray nous informe que le Conseil de la Nuit réunira tous les usagers de la nuit c’est-à-dire les commerces, les institutionnels (RATP, STIFF…), les institutions de la région ainsi que des spécialistes ayant réfléchi à la problématique de la vie urbaine nocturne, y compris dans les métropoles françaises et à l’étranger. Il conçoit que suite aux lettres de mission qui seront adressées aux groupes de travail, les propositions qui en ressortiront et qui seront retenues devront être traitées en mode projet avec fixation d’objectifs, de jalons et mesure de leur réalisation.

    Ce long échange plutôt constructif a montré une véritable volonté de dialogue de la part de nos interlocuteurs qui marque un changement avec le passé. Nous avons noté en particulier la prise en considération des sujets que nous ne cessons de dénoncer en matière de santé publique, l’alcoolisation massive notamment des jeunes et le bruit. Nous attendons que Mme Hidalgo dans son discours introductif prenne position clairement sur le droit au repos et au sommeil des Parisiens – de tous les Parisiens – comme une donnée non négociable dans la mesure où elle relève de la santé publique.

    Nous souhaitons en effet que soit définitivement tournée la page de l'époque où son prédécesseur Bertrand Delanoë lançait en réunion publique "si vous voulez dormir, allez vivre à Rodez". Le préambule à toute réflexion sur la nuit à Paris doit être la recherche d'une meilleure qualité de vie pour les parisiens, ces gens dont la Maire de Paris tient son mandat. L'intérêt des exploitants de la nuit doit s'inscrire dans cet impératif alors que la Mairie de Paris a souvent donné l'impression que la vie nocturne et festive était un objectif en soi auquel les riverains devaient bon gré mal gré s'adapter. Il importe désormais d'inverser la hiérarchie de ces valeurs.

    Nous verrons si les travaux qui vont être menés et auxquels nous participerons aboutiront à la mise en œuvre de dispositions qui correspondent à nos attentes.

    Dominique Feutry

     

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  • L’ouverture de l’Hôtel des Bains Douches retardée !

    Bourg l'abbé bains douche demi zoom 20 06 12Entrée des bains Douches (Photo VlM)

     

    Prévue pour l’été 2014 (notre article du 29 mars 2013), l’ouverture de l’Hôtel de luxe qui remplacera la célèbre boîte de nuit des  Bains Douches, 7 rue Bourg l’Abbé (IIIe)  a pris du retard. Retard qui a failli être plus important encore  à la suite d’un incendie heureusement sans  gravité qui  s’est déclaré le 21 novembre dernier en fin d’après-midi.

    Rappelons que  ce haut lieu de la fête où se côtoyaient artistes, vedettes de cinéma et des médias a été fermé sur décision administrative en raison de désordres dus à des aménagements non autorisés qui avaient  fragilisé la structure du bâtiment et représentaient un danger pour les clients.

    Bourg l'abbé bains douche plaque 20 06 12

     

    Pour que cette adresse demeure, avec son histoire, sa piscine faite en carrelages dorés ainsi que son salon chinois réputé, le propriétaire a souhaité le réhabiliter en hôtel. La  Société des Bains créée  à cet effet  par Jean Marois l’héritier de la famille propriétaire a dit qu’il voulait faire de ce « nouvel » établissement  « un lieu chic et chaleureux, mais qui sera inventif, hybride, transculturel, un tantinet bohème et, surtout, d'un concept totalement inédit ».

    La surprise sera donc totale lors de l’ouverture dont la date n’est pas connue, des échafaudages bâchés cachent actuellement  la façade et le suspense demeure…

    Dominique  Feutry

     

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  • Les parisiens en ont assez des hurlements de sirénes !

     Sirene bananliseeVoiture banalisée et siréne en action roulant à vive allure

     

    Trop c'est trop ! La recrudescence des sirènes hurlantes sur des voitures banalisées fonçant à vive allure, de jour comme de nuit, aussi bien dans les grandes artères que dans les petites devient de plus en plus problématique.

    Nous avions déjà parlé de ce sujet dans deux articles (19 juillet 2012 et 18 février 2014) mais, depuis quelques mois, le phénomène s'accentue au grand dam des tympans des passants le jour, et la nuit, des riverains réveillés en sursaut en plein sommeil, alors que l'intensité du trafic est au plus bas.

    Des différents témoignages qui nous sont parvenus, il apparaît que la fréquence des voitures avec sirènes et gyrophares en action est concentrée entre 2 et 5 heures du matin et entre 7 et 9 heures lorsque les franciliens se rendent à leur travail ce qui perturbe la circulation alors dense à ce moment là.

      Photo siSirène hurlant en pleine nuit (Photo la Dépêche)

     

    Sans doute que certains véhicules autres que les véhicules de pompiers ou du SAMU équipés de gyrophares et de sirènes doivent pouvoir aller vite face à une urgence. Mais beaucoup d'autres, banalisés, ont-ils besoin  de mettre leur sirène et leur gyrophare en action notamment en pleine nuit alors que peu de véhicules roulent ? 

    Quant à la multiplication des véhicules hurlant à l'heure où nombre d'entre nous se rendent au travail, certains vont jusqu'à penser que leurs occupants ne veulent pas perdre de temps pour se rendent à leur propre travail et qu'ils ont trouvé ainsi la manière d'éviter les embouteillages, les feux tricolores et la gêne provoquée par certains véhicules utilitaires en action.

    Nous pourrions révoltés que des sirènes soient actionnées dans ce but  sachant qu'elles peuvent l'être aussi par ceux qui pensent marquer ainsi une forme de "pouvoir" vis a vis de ceux qui n'en ont pas ou qui ne souhaitent pas s'en prévaloir.

    Il est grand temps que la Préfecture de Police se saisisse de ce dossier qui empoisonne jour et nuit les parisiens. Notre société met de plus en plus en exergue les abus de toutes sortes, pratiqués souvent allègrement par ceux qui sont les plus en pointe pour les dénoncer. Ajoutons donc l'usage abusif des sirènes à la longue liste des "privilèges" qui devraient depuis longtemps faire partie d'un passé révolu.

    Dominique Feutry

     

  • Les habits neufs de la rue Rambuteau (IIIe et IVe)

     Photo-64La rue Rambuteau avec ses arbres, ses bancs, ses potelets et ses larges trottoirs (Photo VlM)

     

    Les travaux de la rue Rambuteau sont treminés. Ouf ! Après les désagréments, le résultat est vraiment agréable. Une opération réussie

    Des trottoirs élargis, 11 arbres plantés, deux bancs et deux abribus de dernière génération remplacent  les anciens arrêts qui étaient simplement matérialisés par un poteau (notre article du 14 novembre), des aires de stationnement pour les livraisons, quelques voitures et les transports de fonds aux agences bancares ponctuent désormais la voie refaite. Il existe plusieurs parkings à vélos et aussi à motos que certains auraient aimé ne pas voir installés car il en existent déjà dans les rues proches (Temple, Beaubourg, Archives…).

    N'oublions pas l'installation de pavés et de clous sur les trottoirs et la chaussée qui marquent l'endroit où passait l'enceinte Philippe Auguste à la hauteur de la rue Pecquay.

     

    Photo-65Les pavés sur le trottoir et les clous sur la chaussée devant la rue Pecquay, ils rappellent le tracé de l'enceinte Philippe Auguste (Photo VlM)

     

    Les bus de la ligne 29 ont repris leur trajet habituel et circulent lentement comme les autres véhicules. Il est dommage que les bicyclettes soient autorisées à rouler dans les deux sens, ce n'est pas très sécuritif pour le piétons et le risque est grand de les voir évoluer sur les trottoirs losque des véhicules larges rouleront sur la chauséée.

    Pour l'instant les bars et restaurants n'ont pas dépassé le périmètre de terrasse autorisé. Il est vrai que le temps n'est pas actuellement incitatif pour installer les clients à l'extérieur. Nous serons très attentifs si des débordements devaient se produire.

    La rue a trouvé une allure, un aspect de l'espace qui lui donnent une grande qualité, veillons tous à ce qu'elle soit préservée des dégradations diverses et de la saleté. Bravo à toutes les personnes qui ont travaillé à cette belle réalisation qui valorise notre quartier. Conduite sous maitrise d'oeuvre de la direction de la Voirie de la Ville de Paris, ce sont les Maires des IIIe et IVe qui l'ont voulue. Nous les en félicitons et remercions bien sincèrement.

    Dominique Feutry

     

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  • Travaux en série sur des édifices religieux du Marais

      800px-P1220517_Paris_III_passage_Ste_Elisabeth_rwkLe passage Saint Elisabeth (IIIe) reliant le 195 rue du temple Turbigo et le 72 rue de Turbigo
     

    Dans un article du 04 novembre 2013 nous dénoncions l’abandon des édifices religieux parisiens et nous rapportions le cas de l’église Saint-Merri (IVe) qui avait été inscrite parmi les 100 monuments les plus en danger par le World Monuments Fund.

    Depuis lors l’église subit des restaurations. la dernière en date étant sa façade magnifiquement refaite (nos articles des 23 mars et 15 octobre 2014). Des bâches sur un clocheton de l’église Saint-Paul Saint-Louis montrent qu’après la réfection de sa façade, de nouvelles réparations sont en cours. Et voilà quelques jours, un échafaudage est apparu rue Saint-Claude, le long de l’église Saint-Denys du Saint Sacrement (IIIe), la mairie précise qu’il s’agit « de travaux de restauration de l’acrotère (assises de pierres de taille du sommet des façades au-devant des toitures basses de l'édifice. Le démarrage est prévu dans une quinzaine de jours et durera 3 mois ».

    781PX-~1L'église Saint-Denys du Saint-Sacrement 68 bis rue de Turenne (IIIe) 
     

    Il faut noter aussi les travaux plus discrets réalisés sur une partie de la corniche à la base des toits de plusieurs chapelles de l’église méconnue Saint-Nicolas des Champs (IIIe) (notre article du 13 octobre 2012), côté rue Cunin Gridel, de manière à éviter des infiltrations sur les fresques intérieures datant du XVIIe siècle dont certaines ont été restaurées l’an passé à l’occasion de l’exposition qui s’est tenue au musée Carnavalet intitulée « Les couleurs du ciel » (notre article du 4 novembre 2013). Il reste d’autres fresques à restaurer dans cette église subissant de nombreuses fuites lors des pluies et montrant d’autres désordres importants. Richement dotée en œuvres d’art, elle mérite véritablement une restauration lourde de même que son rare orgue Clicquot.

    Nous nous réjouissons aussi que la mairie prenne en mains le réaménagement du passage Sainte-Élisabeth le long de l’église du même nom. Une réunion publique est prévue le 3 décembre à 19h00 à la mairie du IIIe avec la présentation du projet envisagé par les services techniques de la Ville de Paris.

    Voilà de bonnes nouvelles que nous voudrions encore plus nombreuses.

    Dominique Feutry

     

  • Le mauvais score du tri sélectif en Ile de France

     4 bacsConteneurs de tri sélectif

     

    31 kg d'emballages ménagers triés par francilien contre 46 kg par habitant au plan national, ce score émanant d'une récente enquête IPSOS sur l'année 2013, n'est pas bon. Il montre, alors que chacun dénonce le gâchi des matières recyclables ainsi perdues, les difficultés du tri sélectif.

    87 % des  habitant de l'Ile de France trient les déchets mais seulement un tiers d'entre eux le pratique sytématiquement, ce qui est bien faible !

    Les raisons compréhensibles souvent mises en avant sont l'exigüité des locaux pour y disposer des bacs de tri. Certaines sociétés spécialisées étudient la possibilité d'installer des conteneurs enfouis prés des immeubles. Mais à Paris cela n'est que très rarement possible.

    L'enquête révèle aussi que l'information distillée par les pouvoirs publics présenterait des lacunes puisque la raison de ne pas trier proviendrait pour certains d'une méconnaissance des couleurs retenues des conteneurs pour y déposer les différents types d'emballages… Heureusement que ces derniers ne demandent pas un automate qui le ferait finalement à leur place.

     

    DetailRépartition des déchets ménagers

     

    Tout ceci n'est pas réjouissant car la France qui n'en n'a pas  tellement les moyens gâche des matières premières qui sont pourtant à sa disposition dans chaque foyer. Son taux  de recyclage est de 35 % contre 45 % en Allemagne et 40 % dans l'Union Européenne.  

    Si l'on payait en fonction du poids des déchets jetés alors nous serions plus diligents, nous trierions tout ce que nous pourrions trier. Mais voilà personne ne sait véritablement ce qu'il paie pour ses ordures ménagéres puisque  la taxe d'enlévement des ordures ménagères est un impôt prélevé avec les autres impôts locaux…sans rapport avec la quantité de déchets produits contrairement aux  pays les plus vertueux qui pratiquent de la sorte depuis longtemps.

    N'y a t'il pas aussi une autre responsabilité du côté des fabricants et des industriels qui nous ont habitués à tout emballer ?

    Le chemin est encore long et à Paris le manque de place ne doit pas servir de prétexte pour ne pas se montrer bons éléves. 

    Dominique Feutry

     

  • Fin de restauration de la tour Philippe Auguste du Jardin des Rosiers (IVe)

     IMG_0165Vue de la partie arrière de la tour de l'enceinte Philippe Auguste venant d'être restaurée avec le haut mur qui la prolonge (Photo E. Patry) 

     

    Nous écrivions le 29 avril dernier qu’une tour de l’enceinte Philippe Auguste qui se trouve à cheval sur le Jardin de Rosiers Joseph Migneret (entrée par la rue des Francs Bourgeois ou par le rue des Rosiers IVe) et sur un terrain privé ne serait restaurée que sur sa partie jardin et non sur sa partie privée.

    Après l’émotion provoquée par ce désagrément et la mobilisation de riverains, la décision a finalement été prise de restaurer les deux parties de la tour. Aussi lors de l’ouverture du jardin (notre article du 2 septembre), la partie donnant sur le parc visible du jardin était restaurée et l’autre partie, privée, se trouvait encore en  restauration, à la suite de décision favorable prise par son propriétaire, Paris Habitat.

    Ces derniers travaux viennent jute de s’achever et l'échafaudage sur la tour a été retiré la semaine passée. Le résultat est correct, certains trouveront qu'il y a peut-être trop d'enduit, et la conservation de l'immense mur qui sert de consolidation à la tour séparant la propriété de Paris Habitat du jardin public, écrase le monument, ce qui est dommage. Il aurait été préférable de rabaisser le mur de 1 à 2 m, cela n'aurait a priori pas compromis la stabilité de la Tour et aurait permis de voir les 2 côtés de la celle-ci se rejoignant.

    Il n’empêche que le monument a pu être restauré en son entier et c’est là l’essentiel. Le bon sens l’a une nouvelle fois emporté.

    Dominique Feutry

     

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  • Concertation annoncée pour le réaménagement de la place de la Bastille

      2487-anne-hidalgo-devoile-son-projet-de-nouvelle-place-de-la-bastilleVue virtuelle de ce que pourrait être l'aménagement avec le bassin de l'Arsenal et les larges escaliers d'accés à la place de la Bastille (source Paris qui ose)

     

    Sous le numéro 2014- DVD 1131, le Conseil de Paris va examiner, dans sa séance de novembre, le dossier relatif à « l’aménagement des places (Bastille et Nation) et des espaces publics à Paris. Assistance à maîtrise d'ouvrage ».

    Comme pour la place de la République (notre article du 26 juin 2013), il s’agit de repenser les lieux avec en filigranes « la revégétalisation des contours » des places et « la circulation douce ».

    Promesse de campagne de la Maire, l’idée est bonne dans la mesure où ces places et en particulier la Bastille n’ont pas d’âme. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer que cette « porte d’entrée Est du Marais » fut un des hauts lieux de notre histoire, si ce n’est la Colonne de Juillet.

    Bien sûr une "large concertation" est envisagée mais qu’en ressortira-t-il ? Nous savons déjà que serait privilégié, un peu comme l’aménagement de la Rive Gauche, l’axe Bassin de l’Arsenal-Bastille avec des marches permettant d’accéder plus facilement aux deux espaces.

      800px-Elefant_der_BastilleGravure représentant un projet d'aménagement de la place de la Bastille au XIXème siècle avec une fontaine éléphant en son centre qui ne vit jamais le jour, sauf le socle qui a servi à installer la Colonne de Juillet. Une  maquette en plâtre a longtemps attiré les curieux avant d'être détruite (Musée Carnavalet) 

     

    Il s’agit là d’un lourd et coûteux chantier et il convient de ne pas répéter les erreurs de la Place de la République que beaucoup trouvent trop minérale, le mobilier est déjà abîmé et les fuites dans les couloirs de la RATP situés au-dessous ont dû être colmatées suite à des malfaçons lors des travaux. Laissera-t-on en place la Colonne de Juillet ou sera-t-elle déplacée, voire remisée dans les réserves de la Ville à l’instar un temps des dauphins de la place de la République qui ont été déposés (notre article du 23 novembre 2013) et qu’il a été prévu ensuite de replacer au bas des Champs Elysées ?

    Il ne faudra pas non plus oublier que cette place est une place de rassemblement, en particulier lors de manifestations avec parfois tous les débordements et les saccages émanant alors de « casseurs » expérimentés qui se moqueront de savoir si la place a été réaménagée. Il suffit de se rendre sur la place après un grand rassemblement pour voir dans quel état elle peut se trouver. Ce serait dommage de mettre beaucoup d’argent dans cette opération pour devoir recommencer quelque temps après. Tout en n'oubliant  que la place concentre un important trafic de véhicules du fait des voies qui y convergent, il faudra aussi faire preuve d’originalité, la place de la République ou l’aménagement de la Rive Gauche ne constituant pas des modèles.

    Dominique Feutry

     

  • Déjà les premiers décors de rues pour les fêtes de fin d’année

    Photo-59Les tours décorations de Noël du magasin Lenôtre 10, rue Saint-Antoine (IVe) (Photo VlM)

     

    Au 10 rue Saint-Antoine, à quelques pas de la statue de Beaumarchais (notre article du 24 janvier 2013), viennent d'être installées deux tours carrées de plusieurs mètres devant la devanture du magasin Lenôtre.

    Ces décors, montés pour les fêtes de fin d'année, sont formés, à intervalles réguliers, de couches de boules de Noël dorées sur plusieurs niveaux et éclairées par des lampes intérieures dès la nuit venue. 

    Bravo pour cette réalisation en rapport avec l'activité de leur installateur, elles viennent égayer élégament la petite place.

    D'autres installations et décors ainsi que les vitrines des commerces (comme déjà celle des jouets animés du BHV) devraient bientôt donner un air de fétes au Marais,  en particuler à la rue Rambuteau entièrement refaite car les illuminations s'étaient faites discrètes l'an passé ! (notre article du 1er  janvier 2014)

    Dominique Feutry