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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Loi sur la transition énergétique : patrimoine en danger

    Vosges place vue moyenneHôtels XVIIe de la place des Vosges (IIIe et IVe). Peut-on les imaginer avec des façades transformées ? (Photo VlM)

     

    Dans un communiqué de presse du 4 novembre dernier, l'Association des Architectes du Patrimoine (AAP), l'Association Nationale des Architectes des Bâtiments de France (ANABF) et les Associations Nationales du G8 on publié un communiqué de presse mettant en garde sur les dangers du projet de loi sur la transition énergétique concernant le patrimoine.

    En effet, dans son article 3, le projet de loi pévoit que l'on ne puisse "s'opposer à la mise en oeuvre d'une isolation en saillie des façades et par surélévation des toitures des constructions existantes."

    Pour les spécialistes, tout en reconnissant que l'amélioration de la performance énergétique  des immeubles  est souhaitable, ce point de le loi est néfaste pour notre patrimoine car, disent-ils, "l'emballage" d'un bâtiment ancien (c'est-à-dire le nouvel aspect  des façades modifiées pour permettre de meilleures performances énergétiques des immeubles) revient à gommer leurs spécificités architecturales qui sont pourtant les témoins de notre histoire  et des styles propres à chaque époque.

    Aussi, que les sites soient des monuments historiques, qu'ils soient protégés, inscrits ou classés, personne ne pourra plus s'opposer à "l'emballage" des bâtiments avec les conséquences visuelles que l'on imagine au sein même de structures qui n'auront pas été emballées par exemple.  

    Les signataires du communiqué, ce qui tombe sous le sens, demandent que les dérogations actuellement prévues par le code de l'urbanisme soient reprises et que tout projet d'isolation, "d'emballage" de tels bâtiments soit précédé d'une étude par des professionnels et soumis à l'avis conforme des services compétents en matière d'architecture du Ministère de la Culture.

    Notre patrimoine est précieux, il est une des grandes fiertés de la France et un atout maitre dans la compétition internationale, ne le gâchons pas. Nous qui, dans le Marais, cotoyons chaque jour des monuments historiques, ne pouvons qu'être d'accord avec cet appel des associations de spécialistes.

    Dominique Feutry

     

  • Qui veut des Jeux Olympiques à Paris en 2024 ?

    Images

     

    Un enchainement de déclarations, et pas de n'importe qui puisqu'il s'agit du Président de la République et de la Maire de Paris, vient d'allumer la mêche à un  sacré brûlot : les jeux olympiques à Paris en 2024.

    Le "Huffington Post" s'en fait l'écho (lire l'article) avec assez de pertinence pour que nous n'éprouvions pas le besoin de le paraphraser sur le fond ou sur la forme. Le fait que Anne Hidago réponde du tac au tac à François Hollande qui a pris un risque de plus face aux citoyens, en dit assez long sur le désir de la Maire de Paris de garder le contrôle sur les destinées de sa ville. Dont acte.

    Ces destinées justement parlons-en à la lumière du présent. Paris est endettée, Paris est saturée. Par une densité d'habitants qui avec 24.000 habitants au kilomètre carré est la plus élevée d'Europe, par un nombre croissant de visiteurs (35 Millions par an) qui font de Paris la première destination touristique du monde. Par des transports en commun qui sont excellents mais qui n'en peuvent mais, car en dépit de leur nombre et de leur productivité ils saturent à longueur de journée. Par une circulation automobile, alimentée par des véhicules venant de la petite et de la grande couronne, qui provoque des thromboses quotidiennes et place la ville, de plus en plus souvent, sous un dôme de pollution aux oxydes d'azote et aux particules fines qui angoisse une population qui craint pour sa santé. Sans compter les manifestations qui sont quasi quotidiennes.

    Nous le disons sans relache : Paris étouffe, Paris explose. La solution est dans le "Grand Paris",  cette "métropole" qui en principe fera ses premiers pas dès 2015 et devrait permettre de déconcentrer. Si on veut des jeux olympiques chez nous en 2024 cessons de considérer qu'il n'y a que Paris en France. Il y a sa périphérie et Il y a aussi de grandes métropoles en province qui sont loin de la saturation et qui au contraire de Paris pourraient mettre à profit l'évènement pour optimiser leur développement.

    Anne Hidalgo s'est exprimée avec à-propos et sagesse. Elle a mis ses conditions : éthique et transparence, un modèle économique viable (allusion au désastre économique des JO d'Athènes), et respect absolu de l'environnement. Nous ajoutons, mais c'est sous-jacent à ses propos, nous semble-t-il : "à la condition que les parisiens, qui m'ont élue, le veuillent !"

    Gérard Simonet

     

  • Bientôt un centre logistique par arrondissement pour limiter les livraisons par camions ?

    Camions de livraison entravant la circulation

     

    Après le péage de transit envisagé pour les camions de plus de 3,5 tonnes sur le périphérique, la Mairie de Paris souhaite continuer à limiter le nombre de poids lourds qui circulent dans la.  capitale. Leur circulation est régie aujourd'hui par le "règlement marchandises" qui n'impose aucune limite raisonnable à la circulation des poids lourds dans les rues étroites du centre historique de Paris.

    A ce titre est étudiée la possibilité de créer des centres logistiques dans chaque arrondissement. Les marchandises seraient ensuite acheminées au moyen de véhicules propres.

    L’idée est séduisante et va dans le sens de moins de pollution, moins de bruit tout en facilitant la circulation, Paris étant une des villes les plus embouteillés de France. Certaines enseignes, comme Franprix, ont déjà organisé leurs livraisons de manière différente. Elles sont effectuées par bateau sur la Seine vers des plates-formes centrales à quai où s’approvisionnent ensuite les magasins (notre article du 17 novembre 2013).

    Le prochain Conseil de Paris devrait débattre de ce sujet lors de sa prochaine séance. L’enjeu est de taille en matière de pollution de l’air et de qualité de vie. Nous suivrons avec attention la décision qui sera arrêtée…

    Dominique Feutry

     

  • Les contre-terrasses de la place du Bourg Tibourg (IVe)

      Mms_img-935346783Vue des contre-terrasses, le long de l'immeuble et plus loin au milieu de la place Baudoyer (IVe) (Photo Marais-Quatre)

     

    Des camionnettes, des estafettes, des fourgonnettes….

    Des artisans munis de force matériels et matériaux qui s’affairaient sur la place du Bourg Tibourg prolongeant la place Baudoyer côté rue du Roi de Sicile ont intrigué les riverains et les badauds qui se trouvaient là ces dernières semaines.

    En vérité il s’agissait de l’installation en remplacement d’une terrasse double d’un des établissements installés sur la place. Ces contre-terrasses sont disposées parallélement à celles déjà existantes le long des immeubles. Les passants doivent circuler soit entre les deux terrasses qui créent de la sorte un étroit couloir artificiel, soit ils empruntent l’espace laissé libre au-delà de la seconde terrasse.

    Mais à y regarder de près et sans être ingénieur, nous remarquons à l’œil nu que ces contre-terrasses laissent une emprise réduite aux piétons pour circuler, alors que la place est large. Le constat est frappant si on compare ce lieu très occupé à sa deuxième moitié entièrement vide (sauf les jours de marché) de l’autre côté de la rue de Rivoli devant la Mairie du IVe !

    DSC_0099 2Des pots ajoutent encore à l'importante emprise de la contre-terrasse sur la place (Photo Marais-Quatre)

     

    Si nous ajoutons « l’encombrement » des arbres, des bancs, des corbeilles, des pots de plantes disposés en sus et  les nombreuses motos qui stationnent en plein milieu et sur les côtés,  que reste-t-il de cette partie de la place pour y vaquer ? Elle est en fait totalement dénaturée, toute dédiée quasi exclusivement aux limonadiers (c’est à peine si on aperçoit la présence d’une pharmacie), au grand dam des riverains et des piétons. Et que dire du bruit permanent généré par les clients, par les motos auquel s'ajoute celui de la radio d'une personne qui a pris ses quartiers sur un banc  à cet endroit ?

    PhotoAutres contre-terrasses place du Bourg Tibourg et emprise des motos stationnées (Photo VlM) 

     

    Comment se fait-il que l’on ait pu laisser s’installer de telles structures, sortes de tentes « en dur », la place en est toute couverte et sans doute pour longtemps. Qui a pu laisser passer de telles autorisations ? La Direction de l’Urbanisme interrogée a parlé de changement d’un transformateur défectueux sous la précedente contre-terrasse… ce qui explique le changement récent d'une des installations ! Il est vrai que la nature a horreur du vide.

    La Mairie devrait reconsidérer ces autorisations tant elles apparaissent démesurées ! Elles risquent de donner des envies à d’autres de s'étaler au détriment de l’espace public déjà limité et qui se réduit au fil du temps comme une peau de chagrin dans le Marais.

    Dominique Feutry

     

  • Entretiens constructifs avec le Commissaire Central du IIIe arrondissement

     

    "Vivre le Marais !" a rencontré plusieurs responsables du Commissariat Central du IIIe arrondissement. Le Commissaire Central Adjoint Cyril Lacombe était assisté du Commandant Michel Garot et de MM. Thierry Carcioffo et William Couturier. Un tour d’horizon complet a été dressé avec les autorités de police dont nous avons compris que la préoccupation majeure, outre le maintien de l’ordre, était d’abord la prévention et la pédagogie.

    Sur la question des terrasses non autorisées ou qui empiètent sur les autorisations allouées et qui provoquent des nuisances notamment du bruit, plusieurs actions sont menées. Des actions de prévention et de mise en garde lors de l’arrivée de nouveaux exploitants. Ensuite des contrôles aléatoires ou suite à des plaintes de riverains sont effectués, y compris la nuit, pouvant entraîner des verbalisations. La police connait bien les lieux sensibles situés au cœur de l’arrondissement mais aussi dans le Haut Marais. Bien entendu il est rappelé qu’il y a progressivité dans la nature des interventions sachant qu’une fermeture est une action ultime décidée par la Préfecture de Police. La Mairie de Paris, au travers de la Direction de l’Urbanisme, ainsi que la BACN (Bureau d’Action sur les Nuisances) sont aussi parties prenantes.

    Problème induit par cette vie nocturne dans le quartier, celui de l’alcoolisation. Le Commissaire nous indique que le Commissariat est équipé de cellules de dégrisement.

    Sur les nuisances dues aux manifestations organisées au Carreau du Temple, chacun reconnait que des aires de stationnement pour les camions amenant les matériels n’ont pas été prévues et qu’il est difficile qu’il n’y ait pas de bruit lors de la préparation et du déroulement de ces manifestations. En revanche nous apprenons qu’à la suite d’un concert extrêmement bruyant, la décision a été prise, après verbalisation, de ne plus en organiser dans cet espace.

    Au fil des actions menées journellement par les équipes du Commissariat nous apprenons que les verbalisations à l’encontre des cars qui stationnent illégalement rue Rambuteau et rue Beaubourg sont nombreuses avec paiement immédiat de l’amende, mais il n’est pas possible de mettre un policier en faction chaque jour. Seule une solution passant par des infrastructures empêchant le stationnement sera véritablement efficace. Vivre le Marais va saisir le Maire du IIIe qui connait bien le dossier pour aider à régler cette situation anormale.

    La situation pourrait devenir identique aux abords du musée Picasso qui vient de rouvrir ses portes et il est important que tous les cars (sauf pour les personnes handicapées) stationnent sur le boulevard Beaumarchais. Nous espérons que cette organisation sera retenue.

    Des PV sont quotidiennement dressés à l’encontre de cyclistes et de motocyclistes qui roulent sur le trottoir ou ne respectent pas le code de la route. Les contrôles de vitesse de circulation des véhicules sont fréquents sur les axes principaux de l’arrondissement.

    En matière d’agressions de vols et de cambriolages, le IIIe arrondissement déjà en deçà de la moyenne parisienne est plutôt sur une tendance légèrement baissière. Sur ce sujet le Commissariat dispense, à la demande des copropriétés, des « cours » de prévention des cambriolages.

    Des solutions sociales sont apportées la plus souvent aux personnes vivant dans la rue mais toute action les concernant reste délicate et difficile.

    A propos des ventes à la sauvette, il nous est confirmé qu’il s’agit d’un délit.

    "Vivre le Marais !" retient de cet échange très constructif et convivial avec le Commissariat un grand professionnalisme des équipes, une très bonne connaissance du quartier et de ses spécificités avec la volonté réciproque de coopérer afin d’améliorer la vie quotidienne des habitants de l’arrondissement.

    Dominique Feutry

     

  • Le bar-restaurant « Le Connétable » (IIIe) retrouve son autorisation de nuit … à l’essai

     

    Connétable 05 11 14Bar-restaurant "Le Connétable", 2 rue des Haudriettes (IIIe)

     

    Le Commissaire de Police nous le confirme : "Le Connétable" a retrouvé il y a deux mois son autorisation de nuit "à l'essai". En complément de son activité classique de bar-restaurant, il organisait des soirées à thèmes qui duraient jusqu'au petitt jour. Il a par le passé créé des troubles à l'ordre public qui se sont traduits notamment par une condamnation pour tapage nocturne le 6 mai 2011 devant le Tribunal de Police de Paris.

    Depuis près de deux ans, sur avis de la Brigade de Repression du Proxénétisme (BRP) qui est chargée de son suivi et de la Police de Proximité du IIIe, la Préfecture de Police lui avait retiré son autorisation de nuit, c'est-à-dire la possibilité de rester ouvert au-delà de 02h00 du matin. Cette fermeture a ramené le calme au carrefour de la rue des Archives et le long de la rue des Haudriettes.

    Consulté par la Préfecture, le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum avait exprimé un avis défavorable au retour de l'autorisation.

    Le mois de décembre 2014 marquera la fin de la période d'essai. Il faut reconnaitre qu'il n'y a pas eu de troubles ces derniers mois mais "une hirondelle ne fait pas le printemps". Le bar a pris des engagements : créer un fumoir pour éviter la sortie des consommateurs et assurer une médiation efficace avec contrôle devant l'entrée. Il faut espérer que la Préfecture s'en préoccupe au moment de prendre sa décision. En tout état de cause, la sagesse à notre avis, par respect pour les riverains qui ont trop souffert des débordements de l'établissement, serait de reconduire la période d'essai pour s'assurer que l'effet des mesures prises soit pérenne.

     

  • Des chiens et des hommes …

    P1080451Jardin Temple-Haudriettes, place Renée Vivien (IIIe)

     

    Indifférent aux deux panneaux qui interdisent la présence de chiens en ce lieu, leur maître qui en possède trois a défait leurs laisses, fermé les deux portes du jardin pour qu'ils n'aient pas envie de sortir et les laisse s'ébattre. La meute des chiens se déchaîne. Ils bondissent partout par dessus les barrières qui séparent la partie végétalisée et laissent aux quatre coins de la place des souvenirs indésirables de belle taille, que leur propriétaire désinvolte oublie de ramasser en quittant les lieux.

    Ce manège est journalier. Le jardin n'étant nettoyé qu'un jour sur deux car la Ville s'en remet au civisme des usagers, il sera deux jours durant envahi de merdes écoeurantes (puisqu'il faut bien les appeler par leur nom). Un lieu idéal en somme pour sortir les enfants …

    Sic transit gloria mundi !

     

  • Jardins sur les trottoirs. Pourquoi pas, mais gare à l’esthétique !

      CAM01296Un des carrés de terre à planter avec sa clôture en bois rue du Grenier Saint-Lazare (IIIe) (Photo FF)

     

    Nous voyons tous les jours fleurir sur nos trottoirs des espaces où sont enlevés bitume et dalles de pierre afin de laisser place à un carré de terre entouré d’une clôture bois d’aspect frustre et peu esthétique.

    Chacun peut se demander quelle est l’utilité de ces aménagements. Est-ce un espace dédié à nos amis les chiens ou autre chose ?

    En fait ce sont des endroits destinés à être végétalisés par les habitants comme cela se pratique dans de nombreuses villes. Rennes et Lyon ont été les villes pionnières en la matière. Voilà qui va permettre à petite échelle un retour aux sources. La Ville n’a-t-elle pas demandé aux habitants de proposer des endroits à végétaliser afin de donner à nos rues un aspect plus vert. L'opération «Du vert près de chez vous » lancée par Colombe Brossel l’adjointe aux espaces verts et dont nous avons parlé (notre article du 8 octobre 2014) procède de cette volonté.

    Nous devrions donc constater davantage de plantations, de fleurissement non seulement dans ces espaces dédiés mais aussi autour des arbres, sur les murs, là où des plantes peuvent être installées en réponse aux  suggestions de riverains. Les services compétents de la Ville doivent valider les projets soumis en tenant compte de l’emprise qui ne doit pas gêner le cheminement des piétons, la compatibilité avec les vitrines des commerces ou les installations diverses proches. Les réseaux existants dans le sous-sol ou les dégradations potentielles, la luminosité et l'ensoleillement entrent aussi en ligne de compte. L’installation n’est donc pas automatiquement accordée.

    ImagesUn exemple de carré à planter avec un entourage plus esthétique

     

    Nous trouvons cette initiative intéressante, elle constitue une des réponses possibles  à la pollution et à l’amélioration de l’environnement.

    Notre préconisation est de faire en sorte de respecter une certaine unité ainsi qu'une esthétique qui s’insère naturellement dans le Marais. il faudra aussi éviter des installations inappropriées de la part des jardiniers en herbe. Les clôtures bois disposées tout autour ne sont pas du meilleur effet. Sur le même registre,  l’exemple des pots, tous différents, installés par les commerçants dans la section de la rue Rambuteau déjà aménagée (entre la rue Saint-Martin et le boulevard de Sébastopol), montre que le laisser faire de la Ville gâche l’harmonie du lieu. C'est dommage ! 

    Dominique Feutry

     

  • Bientôt un musée Pierre Cardin rue Saint-Merri (IVe)

      49131_a-model-poses-with-pierre-cardin-s-saModéles de vêtements réalisés par Pierre Cardin

     

    Les uns penseront que le Marais a la chance d'abriter un nouveau musée, d'autres estimeront que le Marais concentre trop de musées pendant que nombre d'habitants trouveront là une nouvelle traduction de l'esprit mode qui envahit peu à peu le quartier (au détriment d'autres activités ou types de commerces). Qu'il s'agisse de boutiques de grandes griffes ou de prêt à porter, de créateurs, beaucoup choisissent de s'implanter dans nos deux arrondissements. Même le BVH Marais axe davantage sa stratégie dans ce domaine.

    Le succès de la récente exposition du musée Galliera consacrée aux années 50 démontre combien la mode, la haute couture plus précisément, passionne tout à chacun avec ce côté nostalgie des années fastes de la France qui ne gâche rien au plaisir de contempler les réalisations des couturiers d'alors.

    Le musée Pierre Cardin baptisé "Passé-Présent-Futur" répond à cette curiosité et au besoin de connaissance de cette période faste qui parait notamment à la fois lointaine et proche. Outre les vêtements, seront présentés les accessoires, les bijoux et le design.

    Il sera installé sur 2 000 m2 au 5 rue Saint-Merri (IVe) à partir du 13 novembre et sera consacrée, au travers de 200 modéles, à l'oeuvre de Pierre Cardin. Il faut savoir que ce musée Pierre Cardin  est le second. Il y en avait un depuis 2006 à Saint-Ouen mais il vient de fermer ses portes.

    Les passionnés de la robe bulle pourront dont bientôt aller la contempler dans ce nouveau musée entièrement dédié à son créateur.

    Dominique Feutry

     

  • Suggestion de bon sens à Anne Hidalgo pour redresser les comptes de la Ville de Paris : revoir les subventions aux associations

    Gaspillage-2Halte au gaspillage !

     

    Il serait présomptueux de notre part de dire à Madame Hidalgo ce qu'elle doit faire pour combler le déficit de 400 Millions d'€ qui s'annonce. Elle ne peut pas évoquer l'héritage de ses prédécesseurs : il y a longtemps qu'ils n'ont plus été aux affaires de la Mairie de Paris et ils auraient beau jeu de répliquer qu'ils ont laissé les caisses pleines en 2001, avec des taux d'imposition qui n'avaient rien à voir avec ceux d'aujourd'hui (rappel : à elle seule, la taxe foncière a augmenté de 60 % !).

    Restons dans le domaine qui est le nôtre, celui des associations, que l'Hôtel de Ville arrose de ses bienfaits. Disons le tout de suite, "Vivre le Marais !" n'a jamais demandé ni accepté la moindre subvention publique. Nos ressources ne proviennent que de nos membres et si nous avons perçu des dommages-intérêts à la suite de procès gagnés, ils sont naturellement occultés par le coût de notre défense.

    Peu avant 2007, nous nous sommes intéressés au sujet. Une de nos lectrices assidue, mais qui n'est pas membre de l'association, vient de nous saisir avec cette question :

     

    "Vivre le Marais pourrait-il nous éclairer en publiant la liste des associations bénéficiant des subventions de la ville de Paris. Il s'agit d'argent public, donc j'imagine qu'on doit avoir accès à cette liste. Cela doit être assez édifiant. Notamment je comprends que 250 millions d'euros sont distribués chaque année aux associations. Pouvez-vous confirmer ce chiffre (qui donne envie d'hurler) ?" – Signé : Catherine

     

    Nous répondons à cette dame qu'une tribune sur le sujet a été rédigée par nous en 2007 mais nous n'avions pas jugé opportun à l'époque de la publier. L'actualité nous donne des raisons de le faire aujourd'hui.  La voici in extenso :

     

    Soucieux de ne pas marcher sur les traces de Jérémie, prophète de malheur, nous avons assisté à la séance du conseil  du IIIe arrondissement le 11 décembre 2007, dans l'espoir d'y déceler des raisons de nous réjouir. Nous avons eu droit à la litanie habituelle des subventions aux associations. Toutes votées à l'unanimité. Sans doute aurions-nous fait de même, ne sachant trop s'il s'agit de prébendes ou de soutien financier à des activités d'intérêt reconnu, avec cette préoccupation qui nous guide en permanence de ne pas commettre d'injustice. En même temps, une curiosité citoyenne nous pousse à aller au fond des dossiers.

    Nous découvrons qu'un décret paru le 17 juillet 2006, n° 2006-887, fait désormais obligation aux collectivités locales de mettre à disposition du public (sur Internet) la liste des associations bénéficiaires de subventions et le montant versé, au nom de la transparence dont tout le monde se revendique.

    Que se passe-t-il à Paris ? la liste pour 2004 a été publiée (lien : subventions associations ville Paris 2004.pdf ). Elle en fournit le détail et fait état d'un montant de : 950.268.779,04 €, auquel il convient d'ajouter : 26.725.647,17 € au titre du Département de la Seine (75). Au total près de 1 milliard d'€ !

    Ces chiffres s'expliquent sans doute par le caractère institutionnel de certaines de ces contributions. On aurait du mal à imaginer le contraire. Ce qui est étrange, et nous interpelle, c'est qu'aucun chiffre n'a été publié pour 2005, alors que la loi oblige la mairie à le faire, et que pour 2006 seul un  rapport de synthèse des subventions aux associations  (style powerpoint) fait état de 164,8 Millions d'€  (seulement)  de subventions versées.

    On est tenté de penser que le Maire de Paris a fait preuve d'angélisme en laissant paraitre le chiffre explosif de 2004 et qu'il a pris soin par la suite d'en controler la publication. On comprendrait ainsi les raisons de  cette attitude pudique qui refuse de dévoiler les chiffres de 2005 et d'expliquer la différence colossale entre ceux de 2004 et de 2006.

    Qu'on ne se méprenne pas : nous ne pensons absolument pas qu'il y ait malversation de quelque manière que ce soit. Mais pourquoi ce maquillage ? Pourquoi nos élus au pouvoir ou dans l'opposition tolèrent-ils qu'on infantilise les citoyens en leur délivrant de la bouillie pour les chats tandis qu'on les flagorne en leur disant qu'ils sont des acteurs majeurs de la démocratie participative ?

    Quand on ouvre les yeux, on est frappé de vertige par ces chiffres quels qu'ils soient et on se dit qu'au lieu d'augmenter nos impôts, il serait plus judicieux de mettre à plat cette pratique de subventions, suspecte de clientélisme, de contrôler leur usage et leur efficacité et, si c'est justifié, d'y pratiquer résolument des coupes claires.

    12 décembre 2007

    IndexDessin de Trez

    Depuis ces années-là, la Mairie de Paris publie pour chaque exercice le détail des subventions distribuées, dans une forme qui varie et qui ne facilite pas toujours leur analyse. Le total pour l'année en particulier n'apparait pas et il serait très laborieux de le calculer. Il n'est pas possible non plus de savoir quelles sont les subventions qui ont été placées dans d'autres rubriques. La lecture du document permet cependant de visualiser à qui et pour quelles valeurs sont attribuées des aides dont le montant, même incomplet, est stupéfiant quand on sait qu'il sort de nos poches.

    Les analystes s'accordent sur un chiffre "net et sincère" de 250 à 300 Millions d'€ si l'on exclut les organismes institutionnels. Il y a beaucoup de pépites dans cet inventaire à la Prévert. Nous vous laissons découvrir ce qu'elles ont été jusqu'en 2013 en cliquant dans le lien subventions aux associations de Paris

    Elles pèsent lourd dans les comptes de la Ville. Autour de 300 € en moyenne par ménage parisien,  prélevés à leur insu. Les réduire de moitié serait un grand pas vers l'équilibre sans que rien de vital dans notre socio-économie ne soit mis en péril.

    Jean-Claude Théodart

     

    S'agissant du Marais (IIIe et IVe arrondissements) le détail pour 2010 est accessible par ce lien : subventions associations IIIe et IVe

    Document complémentaire : analyse critique (voire polémique) de la politique conduite depuis 2001 par Bertrand Delanoë : l'Observatoire des subventions