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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Ô saleté, tu t’installes !

     

    En cette matinée pluvieuse du samedi 11 ocobre 2014, nous soumettons quelques phoros prises sur le vif de la saleté qui envahit peu à peu notre quartier.

    Pourtant nous dit-on du côté des édiles "…cela s'améliore…"

    A vous d'en juger !

     

    Photo-41Le Square Andrée Vivien rue de Haudriettes (IIIe) envahi de papiers et canettes (Photo VlM!)

     

    Photo-43La rue du Temple (IIIe) à hauteur du  N° 107 envahie de cartons (Photo VlM!)

     

  • Un plan détaillé – et pourtant peu connu – de l’enceinte de Philippe Auguste est affiché au « Quartier de l’Horloge » (IIIe).

    Quartier horloge avant rénovation 2

    Les immeubles du quartier de l'Horloge (IIIe) avant démolition dans les années 70. Des constructions qui ne manquent pas de charme et qu'on aurait pu réhabiliter ; un ensemble harmonieux dans sa diversité. La rue du Grenier Saint-Lazare, sur sa rive paire, en fait l'incontestable démonstration face aux immeubles de la rive opposée qui constituent la partie nord du nouveau "Quartier de l'Horloge"

     

    Au détour d'une promenade, la curiosité d'un de nos adhérents lui a fait découvrir, à sa grande surprise car à portée de main, le plan détaillé de l'enceinte Philippe Auguste. Il nous a aussitôt signalé sa trouvaille.

    Nous avons communiqué à ce sujet du fait des travaux de la rue Rambuteau, de l’aménagement du jardin de la rue des Rosiers et de la restauration d'une des dernières tours visible dans la cour du Crédit Municipal rue des Archives (nos articles des 29 avril, 1er juin et 03 septembre 2014).

     

    Photo-ABUn détail du plan du Quartier de l'Horloge où figure le tracé de l'enceinte Philippe Auguste (Photo VlM)

     

    Cette plaque en plexiglass est apposée sur un mur en retrait dans le Quartier de l'Horloge, entre le 6 et le 8 de la rue Bernard de Clairvaux (IIIe) à l'aplomb de l'horloge " Le Gardien du Temps " dont la restauration est conditionnée par la collecte de fonds qui a été lancée. Sont indiqués notamment sur ce plan l'ancien tracé des rues de la Paroisse Saint-Merri et le plan du quartier avant les travaux qui lui ont donné sa configuration actuelle.

    Nous conseillons à ceux que l'histoire intéresse d'aller sur site pour consulter le plan particulièrement instructif que nous avons photographié.

    Dominique Feutry

     

  • Anne Hidalgo donne le signal d’une nouvelle modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Paris

    Réaumur 39 art nouveauImmeuble "art nouveau" à la lisière du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) du Marais, 39 rue Réaumur (IIIe) (Photo VlM)

     

     Le PLU en vigueur a vu le jour en 2006. Dès 2008, Bertrand Delanoë brillamment réélu le modifiait dans un but de densification : augmentation de 1 mètre des hauteurs de façades et des libertés sur le COS (coefficient d'occupation du sol).

    En 2011, nouvelle modification du PLU avec enquête publique, en réponse à une décision de justice faisant droit à une requête en annulation formulée par "l'association pour la sauvegarde du Bois de Boulogne et de ses abords".

    La modification présentée aujourd'hui répond à trois objectifs :

    • Création de logements ; l'équipe en place en a promis 10.000 par an pendant les six ans de la mandature (l'opposition avançait 12.000 !)
    • Mesures en faveur de l'environnement conformément au "plan d'aménagement et de développement durable" (PADD)
    • Amélioration de l'attractivité de la ville en direction des acteurs économiques et du tourisme

    Un quatrième objectif est passé sous silence mais chacun sent bien qu'il plane sur le débat. Au 1er janvier 2016 (c'est-à-dire demain) l'urbanisme passera sous  contrôle de la métropole du "Grand Paris", qui en fonction des heurs des uns et des autres dans les compétitions électorales, sera ou ne sera pas de la même couleur politique que Paris. Il faut donc se dépêcher d'engranger un maximum de dispositions avant l'échéance fatale, en espérant convaincre les nouveaux décideurs de ne pas les abroger.

    De notre point de vue, nous le rappelons à longueur d'articles, des mesures structurelles qui visent essentiellement à densifier Paris (la loi ALUR ou loi Duflot a purement et simplement supprimé le COS pour Paris), le cas échéant par surélévation d'immeubles existants, ne font aucun cas de la qualité de vie des habitants. Paris est la ville la plus dense d'Europe avec 24.000 habitants au kilomètre carré (hors bois). Le IIIe arrondissement culmine avec 45.000 hab/km² du côté des Gravilliers (source "atelier parisien d'urbanisme" – APUR – 2007). Il s'ajoute à ces chiffres un record mondial de fréquentation touristique qui apporte chaque jour l'équivalent de 250 à 300.000  personnes qui fréquentent les lieux publics et utilisent des transports en commun déjà saturés.

    En ces jours de disette où les budgets loisirs de chacun rétrécissent, il faudrait laisser aux citoyens ce qui ne coûte rien et les comble : la qualité de leur vie. A ce titre, l'objectif qui est d'accroitre l'attractivité de Paris intra-muros conduit à augmenter l'activité économique, à développer les besoins en services publics (transports, écoles, crèches, hôpitaux, ….) et in fine à créer une demande supplémentaire de logements dans un habitat déjà surpeuplé. On alimente une réaction en chaine dont on sait en physique nucléaire qu'elle conduit à l'explosion.

    Densité paris dessin sans légende

    L'illustration de notre rhétorique, magnifiée par Arbo, que nous ne résistons pas au plaisir de publier à nouveau

     

    Deux des objectifs sur les trois qui sous-tendent la démarche, sont donc contradictoires.

    La solution est évidemment dans la déconcentration de l'activité parisienne vers la périphérie et de ce point de vue le projet (qui est une réalité désormais) de "Paris Métropole" est à l'évidence la bonne réponse. L'approche centripète irresponsable doit laisser la place à une politique centrifuge raisonnée.

    Cet argumentaire ne signifie pas qu'il faille renoncer à régler des situations qui heurtent le bon sens. S'il reste encore des îlots urbains qui pour des raisons diverses sont à l'abandon, il faut clairement que la Mairie de Paris s'en occupe et s'il le faut investisse. Les partenariats public/privé peuvent du reste apporter une réponse élégante aux besoins de financements que la Ville de Paris ne peut plus satisfaire et à l'objectif de diversité sociale en mélangeant dans un même programme les logements très sociaux et intermédiaires, pour que les classes moyennes ne restent pas les éternels oubliés d'une politique qui ne pense à eux que pour les ponctionner.

    Le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum en a largement usé de façon avisée, par exemple avec les îlots Charlot/Pastourelle et Temple/Pastourelle. Il a annoncé hier que l'achat de l'immeuble de la poste de la rue de Saintonge, actuellement à l'abandon, était acté. On connait aussi le cas du 26 rue de Montmorency, lui aussi en déshérence, sur lequel le Premier Adjoint Gauthier Caron-Thibault s'est largement impliqué.

    La Mairie de Paris s'engage dans le processus habituel des figures imposées en matière de concertation. Ce sont toujours les mêmes qu'on voit dans les réunions. Ils ont souvent une compétence qui se situe au-dessus de la moyenne. Il ne fait pas de doute qu'ils "feront le job". Nous aussi d'ailleurs, en compagnie de Leslie Helfer, animatrice du conseil de quartier "Arts & Métiers". Nous avons été invités à enrichir le débat autour de Christine Frey, conseillère régionale, au sein d'un atelier "espace public" (un sujet qui nous mobilise tous les jours !).

    Mais comme d'habitude nous nous rendrons compte qu'on nous a écoutés poliment et que tout est "ficelé", sachant tout de même que des opinions structurées finissent souvent, à des degrés divers, par s'installer dans la pensée de ceux qui font l'opinion et la politique.

    Gérard Simonet

     

  • Confrontation entre Christophe Girard et Vincent Roger (IVe) : les juges du Tribunal Administratif rejettent la plainte de Vincent Roger

    Girard zoom 28 02 14 Roger vincent 24 02 14

     

     

     

     

     

     

     

     

    Christophe Girard, Maire PS du IVe et Conseiller régional (à gauche) et Vincent Roger, Elu UMP du IVe et Conseiller Régional (à droite)

     

    Nous avons publié l'article ci-dessous en date du 23 septembre 2014 :

     

    On sait que Vincent Roger conteste les résulats de l'élection municipale, où Christophe Girard est arrivé en tête avec 55 voix d'avance, au motif que des affiches à caractère diffamatoire qui le qualifiaient de "suppôt de l'extrême droite et homophobe" avaient été diffusées peu avant le vote. Un constat d'huissier en identifiait une vingtaine sur une portion de la rue de Rivoli.

    L'argument de Vincent Roger est que cette campagne calomnieuse a provoqué l'inversion de la décision d'un nombre substantiel de votants. Il suffisait en effet que 28 d'entre eux changent d'avis pour que la victoire lui soit acquise.

    Vincent Roger a donc déposé une requête en annulation devant le Tribunal Administratif.

    La Cour s'est réunie le 22 septembre pour entendre les parties. Le Rapporteur du Ministère Public (l'équivalent du Procureur de la République dans ce type d'instance) a indiqué que les motifs présentés par Vincent Roger étaient "recevables" mais qu'il doutait qu'ils aient été en mesure d'inverser le résultat du scrutin. En conséquence, il a demandé le rejet de la requête.

    La décision a été mise en délibéré pour le lundi 6 octobre 2014.

    Christophe Girard a déjà fait savoir qu'il ferait appel devant le Conseil d'Etat si la décision des juges ne lui était pas favorable. Vincent Roger déclare qu'il agira de même.

     

    Post-scriptum du 7 octobre 2014

     

    Le Tribunal Administratif a rendu sa décision le 6 octobre 2014 dans ces termes :

    "Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que M. Roger n’est pas fondé à
    demander l’annulation des élections litigieuses ….

    Article 1er : La protestation de M. Roger est rejetée" ….

     

    V. Roger fait appel devant le Conseil d'Etat.

     

    Télécharger la décision intégrale du Tribunal Administratif

     

     
  • Série de conseils constructifs dans les IIIe et IVe ….

       

      Mairie-du-IVe-620x413La mairie du IVe arrondissement

     

    Plusieurs conseils de quartier et d'arrondissement viennent de se tenir apportant leur lot d'informations mais aussi de discussions parfois bien inintéressantes.

    Le 6 octobre s’est tenu à la Mairie du IVe, le Conseil d'arrondissement. Le Maire, Christophe Girard, entouré d’autres membres de l’équipe municipale, était présent. Il s’est expliqué sur le sujet des « fonds du Maire ».  Alimenté par des recettes diverses provenant de mariages, location de salles et manifestations,  les sommes réunies servent à octroyer des subventions (des exemples récents sont cités) voire à financer des petits travaux d’entretien des bâtiments municipaux.

    Sont exposés successivement l’installation du kiosque à journaux de la rue des Archives (voir notre article du 7 octobre 2014), l’aménagement (manège, presse, espace vert…) du square de la place du Bataillon Français de l’ONU en Corée (face à la Cité Internationale des Arts, rue de l’Hôtel de Ville), la réouverture du passage sur la droite de l’église Saint-Gervais et les difficultés de maintenir, le mercredi après-midi, le marché de la place Baudoyer qui perd peu à peu ses vendeurs de denrées alimentaires au profit d’autres marchandises.   

    Une discussion âpre s'est engagée cependant lorsqu’il s’est agi d’émettre un vœu demandant l’ouverture du Square Barye (il est situé à la pointe orientale de l’Ile Saint-Louis) aux chiens non tenus en laisse.

    Le Conseil de quartier  Sainte-Avoye qui s'est tenu réuni le lendemain à la mairie du IIIe a porté sur le projet de végétalisation de proximité. Laurence Hugues a présenté le projet " du vert près de chez vous " qui offre la possibilité aux habitants de proposer de végétaliser des sites (murs, toits, pourtours d'arbres, mobilier urbain, placettes….). Pour ce faire il faut soit utiliser l'application DansMaRue , le site paris.fr ou les  mairies qui mettent a disposition des imprimés ad hoc. Les premières réalisations seront  lancées en fin d'année.  

    A ce sujet est cite aussi le réaménagement du jardin a l'angle  des rues de Thorigny et de La Perle pour le transformer en "jardin "inter générationnel" propice à la lecture et l'éveil ", ce qui nous semble une gageure si près du musée Picasso.

     

    Paris_mairie_3eme_arrdt_dsc03993 La mairie du IIIe arrondissement

     

    Sont abordés ensuite  les travaux de la rue Rambuteau qui devraient être terminés 10 jours avant l'échéance prévue. La réouverture à la circulation se ferait le 23 octobre. Le carrefour Temple/Rambuteau sera totalement fermé à la circulation le 20 octobre. Le conseil vote à l'unanimité un voeu consistant à mettre une plaque signalant le tracé de l'enceinte Philippe Auguste repris sur les trottoirs et la chaussée après une présentation faite par M. Riche (voir notre article du 01 juin 2014).

    Un autre voeu préconise de marquer cette enceinte de la même manière lorsque des travaux d'aménagement seront entrepris boulevard Sébastopol  et dans les rues Beaubourg et du Grenier Saint Lazare. Concernant cette dernière le projet d'aménagement qui reprend la plupart des propositions du Conseil de quartier  est soumis à l'arbitrage de la Maire de Paris dans le cadre du PIM (Projet d'Investissement de la Mandature). Sa décision est attendue. Un habitant souligne que la rue devient un immense parking à motos qui empoisonne les habitants.

    Un représentant du Commissariat Central du IIIe indique que des tolérances sont pratiquées si le stationnement n'est pas gênant pour les piétons, sinon il y a verbalisation. Des échanges polémiques ont malheureusement suivi cette réponse. Il nous est précisé que des contacts ont eu lieu entre Vinci et la mairie du IIIe au sujet du parking de cette même rue qui ne fonctionne plus. Des évolutions pourraient être annoncées en fin d'année.

    Enfin le Conseil de quartier Saint-Merri a rejeté à l'unanimité moins une voix, lors de sa séance du 07 octobre, et après des échanges vifs entre les participants, la piétonisation de la rue Saint-Merri. A été retenue l'inversion du sens de la circulation avec un feu rouge devant l'école pour accroître la sécurité des enfants tout en permettant que soit maintenue une qualité de vie acceptable pour les habitants de la rue. Ceux-ci attendent désormais la décision du Maire, en espréant qu'il ratifiera ce choix. Mais sa décision peut-être tout à fait contraire bien qu'il ait affirmé que la rue ne serait pas piétonne (nos articles des 28 septembre et 02 octobre  2014).

    Dominique Feutry

     

  • Promesse tenue : le kiosque à journaux de la rue des Archives (IVe) vient d’être installé

       Photo 2Le nouveau kiosque à journaux de la rue des Archives (IVe) (Photo VlM)

      

    Annoncé par le Maire du IVe arrondissement,  suite à l'émotion suscitée auprès des habitués lors de la fermeture de la librairie Agora (notre article du 14 septembre 2014), le kiosque à journaux a été installé dans la nuit du 6 au 7 octobre. Il ouvrira jeudi 9 octobre.

    Il est implanté devant l’église des Billettes, à la hauteur du N° 22, à la grande satisfaction de ceux qui aiment aller acheter chaque jour leur quotidien.

    Nous remercions Christophe Girard pour cette promesse tenue et nous souhaitons qu’il en soit de même pour les dossiers en cours dans lesquels la décision ou l’avis du Maire est décisive.

     

    Photo 3Une autre vue du kiosque à journaux (Photo VlM) 

     

    Nous profitons de l’annonce de cette nouvelle pour indiquer que la Tribunal administratif a confirmé hier l’élection de Christophe Girard dans le jugement rendu à la suite de la contestation de son principal adversaire, Vincent Roger, lors des dernières élections municipales (notre article du 23 septembre 2014). Ce dernier annonce qu’il fait appel devant le Conseil d’Etat.

    Dominique Feutry

     

  • L’affichage sauvage accentue le sentiment de laisser-aller dans le Marais

     Photo 2Une des multiples affiches qui ont inondé le quartier ce week-end (Photo VlM)

     

    Des affiches racoleuses ont fait leur apparition comme ce fut le cas à de nombreuses reprises à l’automne 2013, puis en hiver et au printemps de cette année. Seules les vacances ont interrompu cette pratique commerciale consistant à inonder tout un quartier d’affiches plantées sur les potelets et apposées sur les poteaux de feux tricolores aux carrefours. Les couleurs flashies utilisées attirent forcément le regard mais surtout elles donnent une allure de grande foire et de saleté à nos rues.

    Nous avons depuis des mois dénoncé cette pratique, mais il semble que les autorités bienveillantes ferment les yeux. La police se dit incompétente, quant à la DPP (Direction de la Prévention et de la Protection), malgré les multiples interventions auxquelles nous nous sommes livrés, rien n’y fait puisque les affiches fleurissent et refleurissent en abondance!

    PhotoLe local de la rue de Turenne (IIIe) où avait lieu la vente annoncée peu de temps avant l'ouverture le 5 octobre (Photo VlM

     

    Cette attitude est caractéristique du relâchement et du laxisme général sur l’application des règlements et des lois à l’égard de ceux qui commettent ces incartades car ils savent qu’il ne leur arrivera rien. C’est une des raisons pour lesquelles d’ailleurs Paris est devenue particulièrement sale. Certains quotidiens ne titraient-ils pas aujourd’hui qu’un vœu allait être déposé dans les conseils d’arrondissement réclamant la création de brigades vertes, obligeant la mairie de Paris à déclarer aussitôt  que des mesures seraient prises dans les mois qui viennent…

    Il est grand temps qu’une réaction appropriée débouchant, nous l’espérons, sur de vraies mesures, soit enfin prise car cette saleté ambiante est devenue indigne de Paris, indigne pour ses visiteurs et surtout indigne pour ses habitants.

    A force de laisser chacun transgresser les règles comme bon lui semble, tout retour en arrière sera difficile…

    Dominique Feutry

     

  • Le Pont Marie fête ses 400 ans !

    Le Pont Marie

    Le pont Marie se reflétant dans l'eau de la Seine  (Photo Bensliman)

     

    A l'occasion du 400 ème anniversaire de la pose de la première pierre du Pont Marie (IVe) par Louis XIII, la Société Historique La Cité, le Conseil de Quartier des Iles et la Mairie du IVe organisent plusieurs journées de festivités a l'Hotel de Lauzun,  17 quai d'Anjou du 8 au 10 octobre prochains.

    Le pont Marie qui est un des plus anciens ponts de Paris, relie l'Ile Saint-Louis à la Rive Droite. Long de 92 mètres et large au tablier de plus de 22 mètres, il comporte 5 arches différentes les unes des autres. Il est classé monument historique depuis 1887.

    Contrairement a une idée répandue, il ne doit pas son nom à Marie de Médicis, mais à Christophe Marie qui le construisit de 1614 a 1635 date à laquelle il fut ouvert à la circulation. Comme cela se pratiquait à l'époque, une cinquantaine de maisons sont édifiées sur le pont lui-même. Quelques années plus tard une partie d'entre elles et plusieurs arches seront emportées par une crue. Ce n'est qu'en 1769 que les constructions de maisons sur les ponts seront interdites. Notons que les niches qui surmontent les becs des arches n'ont jamais accueilli de statues.

    File:Pont Marie.jpg

    Le pont Marie au crépuscule

     

    Lors de ces 3 journées sont prévues des projections, des évocations, des conférences avec des intervenants prestigieux (membres de l'Institut et de l'Académie Française, représentants du monde artistique, littéraire et scientifique ainsi que des conservateurs et la Société Historique et Littéraire Polonaise).

    Le 8 octobre sera consacré au "patrimoine immatériel ", le 9 octobre à "christophe Marie et à l'aménagement de l'Île Notre-Dame". Le vendredi sera dédié aux jeunes sur le thème "Le Pont Marie vu par les enfants d'aujourd'hui".

    La dernière manifestation en novembre prochain sera la pose par le Maire du IVe d'une plaque commémorant l'événement.

    Dominique Feutry

     

  • Travaux d’urbanisme : trop de gens agissent sans autorisation et « s’arrangent » ensuite avec la Mairie de Paris

      Photo-36Façade du 46 rue des Archives (IVe) en juillet 2014 (Photo VlM)

     

    Le dépôt de demandes de permis de construire postérieurement à l'exécution des travaux deviendrait-il une pratique courante au mépris des dispositions des lois et réglements ?

    Souvenons-nous de la polémique relative au permis rectificatif demandé par le Musée Picasso (notre article du 02 juin 2014) pour des changements substantiels du projet initial, alors même que les travaux visés avaient démarré depuis plusieurs mois !

    Le Bulletin Officiel de la Ville de Paris (BMO) du 30 septembre 2014, nous apprend que la SARL qui a acquis le garage de la rue des Archives (IVe) au n° 46 pour le transformer en magasin de prêt-à-porter (notre article du 28 août 2014) a fait une demande d'autorisation préalable de travaux afin de modifier la devanture et créer un baie sur le mur pignon avec pose d’un store, le 9 septembre alors que les travaux ont démarré à l’été !

     

    La devanture non autorisée du  "Mini Market"  9 rue Michel Le Comte (IIIe) (Photo VlM)

     

    Au 9 rue Michel Le Comte (IIIe) tout le monde peut se rendre compte de la laideur inappropriée de ce commerce dénommé "Mini Market" avec une façade comprenant quasiment tout ce qui est interdit dans le cadre du PSMV (notre article du 13 mai 2014), enseigne drapeau, panneau lumineux défilant, devanture au couleurs "flashies", installation d’un meuble réfrigéré sur le trottoir pour la vente de glaces et de boissons …. Nous avons prévenu la Direction de l’Urbanisme qui a répondu avoir envoyé par deux fois ses agents et pourtant rien n’a changé… sauf que sur la page 3275 du même BMO, une demande de modification de la devanture d’une épicerie située à la même adresse, a été déposée le 11 septembre 2014, soit plus de 4 mois après les travaux !

    Sommes-nous dans un état de droit, comme cela nous est rappelé à tout instant ? Incrédules nous pourrions presque croire que ce ne peut être autrement, et pourtant les cas que nous venons d’évoquer montrent que le laxisme ambiant permet tous les abus. Ces manquement sont pourtant du ressort des tribunaux correctionnels …. Encore faut-il qu'un procès-verbal soit dressé par la Sous-Direction du permis de construire et du paysage de la rue qui, de notre point de vue, fait mollement son travail. L'architecte des bâtiments de France en a également le pouvoir.

    Dommage pour ceux qui au contraire sont respectueux des règles et des textes en vigueur et gare à eux s’ils commettaient la moindre entorse.

    Dominique Feutry

     

  • Christophe Girard, Maire du IVe : « la rue Saint-Merri ne sera pas piétonnisée »

    St merri who's et école 10 05 13La rue Saint-Merri (IVe) à sa jonction avec la rue du Renard, occultée par les parois de la trémie (Photo VlM)

     

    Une réunion publique où assistaient de nombreux riverains et habitants du quartier s'est tenue le 1er octobre en présence du Maire du IVe arrondissement. A l'ordre du jour l'aménagement de la rue Saint-Merri (notre article du 28 septembre 2014).

    Au cours de sa très longue présentation Christophe Girard a rappelé d'abord qu'une partie de la trémie au débouché de la rue Saint-Merri serait enlevée début novembre permettant l'élargissement des trottoirs. Il a ensuite parlé de la circulation de la  rue, proposant l'inversion de sens de circulation avec deux options, soit une sortie directement par la rue du Renard selon la tracé actuel, soit en empruntant la rue Pierre au Lard (des potelets fermant la sortie de la rue Saint-Merri côté rue du Renard). Un représentant de la Direction de la Voierie et des Déplacements  a montré par une projection ensuite à quoi cela ressemblerait.

    Pierre au lard boyau 04 01 13La "rue boyau" Pierre au Lard (Photo VlM)

     

    Devant le tollé et le fou-rire général sur cette dernière option, (que la photo permet assez bien de comprendre) le Maire a répondu qu'il n'était pas partisan de celle-ci mais qu'il fallait en parler pour n'écarter aucune possibilité. Poutant au moment où il avait fait cette annonce, il y avait semblé tout à fait favorable. Quant à la piétonnisation, Christophe Girard a dit haut et fort qu'il était contre, s'étonnant même qu'un tel bruit ait pu se répandre.

    La réunion s'est terminée sur un constat dressé par Alain Genel, président du bureau du conseil de quartier St Merri, soulignant qu'après un large échange de points de vues entre habitants, commerçants et parents d'élèves, l'inversion du sens de la circulationque semblait avoir recueilli une large majorité de suffrages. Cette inversion permettrait de réduire la fréquentation de la rue par des véhicules qui n'ont pas de raison d'y être. Mais il ajouta qu'il ne fallait peut-être pas enterrer complètement l'option de piétonnisation de l'extrémité de la rue St Merri. Compte tenu de caractère surréaliste de cette option l'assistance est restée bouche bée….

    Nous avons  relevé une remarque intéressante d'un participant qui a rappelé que la sécurité des enfants pouvait être assurée à un coût peu élevé en réouvrant un passage souterrain aujourd'hui obstrué depuis les travaux des années 70 dans la quartier. Ce passage relie sous la rue du Renard, la colonne Wallace au café à l'angle des rues du Renard et Saint-Merri. Pourquoi n'en a-t-on jamais parlé jusqu'à présent ?

    Collectif Pierre au Lard                                                            Dominique Feutry