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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Un fournisseur de produits de « home design » s’installe rue Michel le Comte (IIIe) à la place d’une galerie d’art

    Michel le comte casalux
     Le nouveau magasin "Casalux", 32 rue Michel le Comte (IIIe)

     

    Il remplace "Art Twist", une galerie d'art qui hébergeait des artistes-peintres modernes dont les oeuvres sont encore abordables. Le meilleur y cotoyait naturellement, non pas le pire, mais des productions déjantées dont on se demande quelques fois si elles relèvent d'un génie créateur ou de la simple volonté de provoquer.

    On ignore si elle est partie pour pour un autre site ou si elle a tout bonnement mis la clé sous la porte. Ses dirigeants pourraient nous répondre s'ils lisent cet article. Nous tenons à leur dire, quoiqu'il en soit, que nous avons apprécié leurs efforts pour populariser les arts plastiques et promouvoir de jeunes espoirs.

    Au moment de sa disparition, une autre galerie, plus classique, s'était installée à côté au numéro 30 de la rue, à l'enseigne BBV (notre article du 15 mai 2009). Elle jouxte l'hôtel d'Hallwyll, un des chefs-d'oeuvre de Claude-Nicolas Ledoux. Entre temps, le local "Art Twist" est resté vide, en attente d'affectation.

    L'arrivée d'une boutique d'accueil et de vente de produits de "home design" à l'enseigne Casalux  est un évènement qui confirme l'évolution de la rue et de ce quartier du IIIe, monopole il y a seulement cinq ans du commerce de gros de maroquinerie, vers une économie diversifiée et à haute valeur ajoutée.

    La boutique sera ouverte dès le 2 mai. Son activité vise les particuliers autant que les professionnels. On y trouvera essentiellement des escaliers de tous types, en bois et en verre, des garde-corps, des rampes, auvents, verrières et du sol en verre. Ultérieurement, elle développera un commerce de carrelages avec un éventail raffiné de revêtements mosaïques en pierre, verre infinity, cristal, inox ou lave émaillée.

    Michel le comte casalux home design

     Présentation kaléidoscopique de la production de CasaLux

     

    Intéressé par l'association : Cliquez ICI

                                                                                                                                      

     

  • Pourquoi assiste-t-on au massacre des boitiers de contrôle de l’éclairage de la Villle ?

    Boitier électrique vue générale

     16 rue des Quatre-Fils (IIIe), angle Charlot (photo "Vivre le Marais !")

     

    Il s'agit des boitiers électriques qui commandent l'éclairage des lampadaires de la Ville. Il s'en faut de peu que tous soient dans cet état. Ces boitiers sont en plastique, pas très robustes il faut le reconnaitre. Dans un premier temps, ils sont fracturés. La Ville les emmaillote soigneusement avec un voile plastique et du ruban adhésif. Depuis des mois, elle nous dit sur l'étiquette qu'ils vont être réparés. Bizarrement, rien ne se passe.

    A son stade quasi ultime, ils sont dans l'état qu'on constate sur la photo. l'enveloppe est arrachée, les viscères pendent. Les organes sont visibles : relais, fusibles, disjoncteurs et fils électriques, tout est là sous nos yeux. Ils sont à hauteur d'homme, voire d'enfant, donc dangereux. Il y a mise en danger de la vie d'autrui.

    Avant d'accuser ceux qui ne réparent pas, on commence par les vandales qui détruisent le bien public. Pourquoi le font-ils ? Désoeuvrement, défi, rage, jouissance de l'exaction dans l'urgence ? Quelque chose qui ressemble aux tags ? Ou, comme certains disent, volonté de couper la lumière dans la rue pour se livrer plus facilement à un trafic ou à un autre. On a envie de demander à la police si elle dispose d'un diagnostic.

    Quoi qu'il en soit, il faut réparer. En tirant la leçon de l'expérience. Allons-y de notre suggestion : remplacer le plastique par de la fonte d'acier ou d'aluminium, prévoir un verrou efficace et/ou placer ces boitiers plus haut ou enfouis. Certes tout ceci sera plus coûteux. Mais rien ne vaut la vie d'un enfant qui risque l'électrocution.

    Nous adressons cet article à Mme Annick Lepetit, Adjointe auprès du Maire de Paris pour la voirie et la circulation.

     

     

     

  • Prochaine visite guidée : le Paris secret des alchimistes

      Alchimie noir et blanc

     

    Le Paris secret des Alchimistes


    Rendez-vous le jeudi 5 mai à 14h15 devant la Fontaine Saint Michel


     Nous cotoyons quotidiennement sans les voir les nombreux symboles que nous ont laissés les alchimistes. Notre guide, Sylvain Solustri, nous propose de les découvrir au cours d'une promenade  mystérieuse et ésotérique…


    Dans son premier sens, le but de l'alchimie est la transmutation des métaux en or, la recherche de la pierre philosophale qui aurait soulagé l'homme de tous les maux. Nous tenterons bien sûr, d'éclaircir tous ces points tout en nous promenant, de la rive gauche à la rive droite, à la recherche de signes bien tangibles encore de nos jours, que nous ont laissés ces savants du temps passé et que nous essayerons de déchiffrer… Du symbolisme de la Fontaine Saint-Michel aux vitraux alchimiques de Saint-Etienne-du-Mont, des sculptures de Notre-Dame à la Tour Saint-Jacques, de l'étrange maison de Nicolas Flamel à la Fontaine du Vertbois, c'est à un énigmatique parcours que nous vous convions, afin de redécouvrir Paris sous un jour des plus dépaysants.

     

    Merci de réserver au plus vite. Modalités d'inscription auprès de Marie-Françoise Masféty-Klein par mail mfmk@free.fr ou par téléphone au 01 42 72 61 41

     

        Dans l'attente de vous revoir lors de cette nouvelle visite, nous vous adressons toutes nos fidèles amitiés.

                                                                                                                              

  • Des mystérieux panneaux indicateurs pour la marche à pieds dans Paris

    Panneau indicateur marche paris 

    Ils sont apparus il y a quelques jours dans le centre de Paris. L'initiative ne vient pas de la Mairie de Paris. Tant mieux pour elle, du reste, car si l'objectif de cette campagne (faire bouger) est louable, sa réalisation laisse à désirer : l'esthétique est indigente et les flêches se déforment, comme on le voit sur la photo, avant de tomber misérablement sur le sol. La Mairie se serait attiré nos critiques.

    Des panneaux du même genre avaient envahi la ville de Marseille fin décembre 2010. Nos amis provençaux s'étaient gratté la tête comme nous pour exprimer leur perplexité (voir quotidien La Provence) devant l'absence de "revendication". A regarder de plus près, cependant, on peut voir sur la tige centrale l'indication discrète, très discrète : www.mangerbouger.fr

    Il suffisait d'aller sur ce site pour découvrir que cette campagne est organisée par l'INPES (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). Elle est donc semble-t-il d'intérêt général. Bravo pour la bonne intention mais on sait que l'enfer en est pavé. Le résultat est très médiocre et l'environnement en souffre. Pourquoi avoir opté pour une démarche "sauvage" au lieu de la conduire en concertation avec la Mairie de Paris qui aurait sans doute veillé au respect des canons en la matière et, s'agissant du Marais, au règles spécifiques du secteur sauvegardé ?

     

     

  • Incendie au 4 rue Rambuteau (IIIe). Trois blessés légers, l’immeuble évacué

    Rambuteau 4 incendie 06 04 11 carole zana   Rambuteau 4 incendie 06 04 11 porte

     

     

     

     

     

     

    Devant le 4 de la rue Rambuteau (IIIe) – (cliquer sur la photo pour agrandir)

     

    Le feu a pris hier 6 avril à l'heure du déjeuner dans l'appartement du rez-de-chaussée de cet immeuble XiXème siècle de style Louis Philippe. L'enquête doit déterminer si des travaux en cours sont à l'origine du sinistre.

    Le feu s'est propagé vers le haut par la cage d'escalier. Les émanations ont provoqué un début d'intoxication sur trois personnes qui ont été immédiatement secourues. Contrairement à certaines indications de témoins, il semble qu'il n'y ait pas eu d'explosion. Néanmoins, les dégats sont importants et l'immeuble a été évacué de l'ensemble de ses occupants. Il faut souligner que l'existence de nombreuses boiseries fait redouter que le feu couve encore sur certaines d'entre elles, avec un risque de redémarrage.

    Les habitants ne savent pas quand ils seront autorisés à rejoindre leur domicile. Nous avons rencontré Carole Zana (photo de gauche) qui tient un cabinet de podologue-pédicure au rez-de-chaussée. Elle est désemparée car tous ses rendez-vous sont annulés et elle ignore quand elle pourra reprendre. Elle a eu la chance, toutefois, que ses installations n'aient pas été atteintes par le feu.

     

     

     

  • Galeries d’art : avec 55 enseignes, le IIIe talonne désormais le record parisien du VIe

    Pastourelle 24 galerie
    24 rue Pastourelle (IIIe), face au bureau de poste Archives

     

    On dénombre effectivement 55 galeries d'art dans le IIIe, sans compter la galerie du squat du 103 rue de Turenne, sans compter non plus celle-ci, dans cette portion de la rue Pastourelle en pleine réhabilitation, qui sera la cinquante sixième, en remplacement de "MICA" lorsque les travaux d'aménagement seront terminés. Le pétitionnaire répond au nom de SARL Samarkand, évocateur de Marco Polo et de la route de la soie.

    Le IVe compte 30 galeries d'art, pour sa part, mais 22 seulement dans le Marais. Ceci nous permet de dire que le Marais, avec un total de 78 galeries d'art, laisse assez loin derrière lui le VIe, qui a longtemps dominé ce marché avec ses fameux magasins des rues de Seine, Mazarine, Dauphine, Beaux Arts et autres Bonaparte. Il en compte aujourd'hui 59.

    Certains d'entre nous font preuve de masochisme, nous semble-t-il, en regrettant que les galeries d'art s'installent aussi massivement dans le IIIe, tout particulièrement dans sa partie nord-est. Certes elles ne sont pas le lieu où on peut acheter son beefsteack mais nous ne manquons pas de commerces de bouche avec la rue de Bretagne, le marché des Enfants Rouges et la rue Rambuteau, le marché Baudoyer et la rue St Antoine. Sans compter les nombreuses superettes qui fleurissent partout.

    C'est bien d'une forme de masochisme qu'il s'agit car les galeries d'art, elles, ne gênent personne. Pas de bruit, pas d'odeurs, pas de livraisons (ou si peu), pas de foule, on se demande ce qu'on pourrait leur reprocher. Certainement pas de défigurer le paysage car l'esthétique et la culture sont leur vocation. Peut-être d'apporter de l'eau au moulin de ceux qui stigmatisent "la ville musée" ? On connait plus d'un citoyen pourtant qui changerait bien le commerce générateur de nuisances près de chez lui, contre une galerie d'art contemporain.

     

  • Nouvelle demande de Permis de Construire pour le Bar-Club du 1-3 rue Pierre au Lard

    Pierre au lard 3 enseigne
     L'ancienne galerie d'art 3 rue Pierre au Lard (IVe)

     

    Le pétitionnaire avait déposé  une demande de permis de construire enregistrée le 27 octobre 2010 sous la référence PC 075 104 10 V 0029, pour la "réhabilitation d'un bâtiment d'un étage à usage commercial en vue de l'installation d'un bar-club". Cette demande a été refusée par la Mairie de Paris par arrêté du 10 janvier 2011.

    Il vient de déposer une nouvelle demande de permis de construire enregistrée le 2 mars 2011 sous la référence PC 075 104 11 V 0010, pour le même objet. On note cependant qu'il ne fait plus état de la "création d'un niveau de sous-sol" et que la SHON (*) créée passe de 395 m² à 6 m². La SHON démolie quant à elle passe de 291 m² à 20 m². Ce nouveau dossier est en cours d'instruction.

    L'enseigne "WOO-Paris" qu'on peut voir sur la photo a fait l'objet d'une injonction de dépose de la direction de l'urbanisme de la Mairie de Paris le 13 janvier 2011. Constatant que l'enseigne n'avait pas été déposée, un procès-verbal a été dressé le 7 mars 2011.

     

    (*) SHON = surface hors oeuvre nette. Voir définition et calcul

     

  • L’affaire de la rue Aubriot (IVe) devant la 31ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Paris

    Palais justice 31ème chambre
    Devant la 31ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris

     

    La Cour a entendu le prévenu, présumé coupable d'avoir effectué des travaux d'urbanisme sans autorisation. L'audience initialement prévue pour le 7 février (voir article du 24 janvier) a été reportée au 4 avril 2011. Le prévenu a plaidé la prescription de l'infraction, qui a fait l'objet d'un procès-verbal qui date de 2006 et, subsidiairement si la prescription n'était pas retenue, sa bonne foi et les nombreux échanges qu'il avait eus avec les services de la Mairie de Paris et l'Architecte des Bâtiments de France, pour demander la relaxe et la non inscription de la sanction au casier judiciaire.

    Elle a recueilli les demandes des parties civiles qui se sont avérées nombreuses. Les riverains de la rue des Guillemites, tout d'abord, qui évoquent le double préjudice subi du fait de la surélévation présumée du faîte des toits et de la création de fenêtres, à savoir une vue et un ensoleillement amputés depuis leur façade et une perte  de valeur de leur bien immobilier. Deux associations ensuite, "Vivre le Marais !" et "Aubiot-Guillemites" qui ont fait valoir leurs engagements statutaires en faveur de la défense du respect des règles d'urbanisme du secteur sauvegardé du Marais.

    Le Procureur de la République a rappelé que des entretiens préalables avec les services de la Mairie de Paris et les Bâtiments de France ne dispensent pas de soumettre un dossier en règle auprès de la direction de l'urbanisme de la Mairie de Paris, et d'attendre qu'elle statue in fine.

    La Mairie de Paris a souligné que la régularisation du dossier aurait pu être accordée si le pétitionnaire avait fourni des pièces qui manquaient au dossier. Elle a demandé l'exécution des mesures exigées par le procès-verbal, qui comprenaient en particulier la démolition avec remise en l'état initial. Elle s'en remet aux décisions du tribunal.

    Pour ce qui nous concerne, par la voix de notre avocat, nous avons réclamé réparation du préjudice moral subi par l'association et une contribution aux frais de justice au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale.

    L'affaire a été mise en délibéré pour le 16 mai.

     

    Post-scriptum du 16 mai 2011 : Le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du Procureur. Il a retenu la prescription des faits et prononcé, en conséquence, l'extinction de l'action publique. Il s'ensuit l'irrecevabilité des parties civiles.


     

     

     

  • Règlement des terrasses Ville de Paris : nous attendons un ultime effort de Bertrand Delanoë !

     

    Terrasse laurent jeanin-naltet  Explosion des terrasses à Paris : le nouveau règlement peut-il endiguer la vague ?

     

    Le texte du règlement, discuté par "Vivre Paris !" le 6 mars à l'Hôtel de Ville avec le Directeur de Cabinet Mathias Vicherat et la Directrice de l'Urbanisme Elisabeth Borne et plusieurs autres personnalités, a été débattu le 28 mars en Conseil de Paris. La séance a été longue car les interventions ont été nombreuses.

    Ce texte n'appelait pas de vote. Le Maire de Paris en décidera souverainement par arrêté dans les jours qui viennent. Il peut le conserver en l'état ou apporter les ultimes corrections que nous jugeons nécessaires car les commentaires que nous relevons à travers la presse et l'audio-visuel trahissent une interprétation tendancieuse donc préoccupante.

    Deux mises au point sont nécessaires si, comme nous le pensons, Bertrand Delanoë se soucie des piétons autant que des exploitants de cafés. Pour commencer, la règle "un tiers/deux tiers" au bénéfice des piétons. La formulation contenue dans le projet fait état d'une "règle générale", ce qui en atténue considérablement la portée. On l'a vu immédiatemment dans les commentaires qui ne retiennent que l'espace garanti de 1,60 mètre pour les piétons. Sur un trottoir de disons quatre mètres, en réalité, l'espace piétons est de 2,70 mètres et pas du tout ce que rapportent les journalistes et sans doute, malheureuement, ce que feront semblant de comprendre les exploitants. Nous demandons à M. Delanoë d'éliminer cette source de confusion dans l'intérêt de tous.

    Tout aussi choquante la possibilité dans les zones dites "piétonnes" d'autoriser des terrasses sans contrainte pour autant que quatre mètres soient réservés à la chaussée (pour le passage des véhicules de  service et de secours). Ainsi, dans une rue de 12 mètres par exemple, on pourrait trouver des terrasses fermées qui occupent 8 mètres de largeur de voie. Outre le caractère disgracieux de ces verrues, le passage piétons est alors réduit à zéro. Certains diront : "qu'ils circulent sur la chaussée !". Certainement pas. La chaussée n'est pas sûre, surtout pour des personnes fragiles. Il y a le risque d'accrochage par un vélo, une moto, un engin de nettoiement, un véhicule de livraisons. Le trottoir, qui assure leur protection, doit impérativement être conservé.

    Nous en appelons au Maire de Paris, qui se réjouit à juste titre que la marche à pieds soit devenue le moyen de transport favori des parisiens, pour que, dans une touche finale qui restera son honneur, ces anomalies soient effacées et l'équité affirmée.

     

     Post scriptum # 1 du 6 avril :

    A propos de la rue de Rennes (VIe) qui élargit ses trottoirs, voici la déclaration encourageante du Maire de l'arrondissement Jean-Pierre Lecocq à notre collègue Philippe Jacquinot qui l'a interpellé :

    "Monsieur le Président,

    Je vous remercie vivement d’avoir pu assister à la réunion du CSPDA qui s’est tenue jeudi dernier à la Mairie du 6e arrondissement en présence de Monsieur le Commissaire de Police.

    S’agissant de votre suggestion d’établir une charte à caractère réglementaire qui servirait de cadre aux terrasses de la rue de Rennes, j’y suis très favorable

    Comme j’ai eu l’occasion de le déclarer lors du CSPDA, il ne s’agira en aucune façon d’accorder des terrasses plus grandes aux commerces de la rue de Rennes qui bénéficieraient de trottoirs plus larges du fait de son aménagement. Nous le ferons savoir largement afin de dissuader toute demande.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de man considération distinguée.

    Jean-Pierre LECOQ

    Maire du 6e arrondissement"

                                                                                                                   

     

     

  • Au Vieux Paris d’Arcole, 24 rue Chanoinesse (IVe)

    Chanoinesse 24

     Restaurant "Au Vieux Paris d'Arcole", dans l'Île de la Cité, Odette Fau et Georges de la Rochebrochard nous font aimer l'Aveyron. (cliquez dans la photo pour agrandir : c'est un ravissement) (Photo VlM)

                                                                                                             

    En remontant vers le nord la rue d'Arcole (IVe) où les marchands de souvenirs de Paris rivalisent avec les sandwicheries, on peut sortir rapidement de l'enfer des marchands du Temple en s'engageant à droite dans la rue Chanoinesse.

    La voici inondée d'un soleil vespéral qui met en valeur tous ses charmes. On est là face au 24 de la rue, une maison du XVIème siècle qui abrite un restaurant qui est l'un des plus romantiques de Paris.

    Le lieu est chargé d'histoire. Cette rue est l'ancienne artère du "cloître Notre-Dame". Elle date des carolingiens (XIIème siècle). Des personnages célèbres l'ont habitée mais, avec votre permission, on va  s'attarder sur deux amants maudits : Héloïse et Abélard.

    Dans la maison de gauche, rouge brique, qui porte aujourd'hui le numéro 28, l'abbé Fulbert décida autour de 1120 de confier au philosophe Abélard le soin d'éduquer sa nièce Héloïse. Il s'acquitta de sa tâche bien au-delà du cahier des charges et le couple devint amant et maitresse si bien que la jeune fille, destinée au couvent, connut des oeuvres d'Abélard le sort commun des mères de famille. Furieux, l'oncle Fulbert lui fit subir les outrages que l'on connait et que Villon a célébré dans son sonnet "les dames du temps jadis" :

    "Où est la très sage Helloïs,

    Pour qui fut châtré et puis moine,

    Pierre Esbaillard (1) à Saint Denis ?

    Pour son amour eut cette essoine (2) …."   (1) : Pierre Abélard  (2) : "peine" en vieux français

    Toujours dans cette maison du 26, dans un passage vers la rue des Ursins, on trouve des colonnes qui proviendraient du couvent des Jacobins de la rue Saint Jacques. Quant au sol, il est fait de dalles qui sont des restes de pierres tombales, le terrain ayant dit-on à l'origine servi de cimetière.

    Wikipédia fait dans le sordide. On y lit : " La rue est connue pour avoir abrité en 1387, les établissements voisins d'un barbier et d’un pâtissier, ce dernier vendant des pâtés en croute préparés avec des morceaux de chair humaine fournis par le barbier. Les deux criminels furent jugés et brûlés vifs à l'emplacement des deux échoppes. Cette histoire a fait l'objet d'une chronique en 1612". 

    Plus austère, en briques rouges, le 6 abrite l'Ecole nationale de la Magistrature.

    Quelques mots du restaurant "Au Vieux Paris". Il se distingue par son cadre romantique à souhait, son aménagement cosy et sa cuisine bien française et de terroir. Il s'agit ici du Rouergue. On appréciera les foies gras, les canards farcis, la viande de Salers agrémentée d'un sauce au cèpes, le tout arrosé d'un vin du Fel ou de Marcillac. Ou pourquoi pas d'un Sancerre rouge.

    Attention à la note. Il faut compter un peu plus de 100 € pour deux. Réservations au 01 40 46 06 81

     

    Intéressé par l'association : cliquer ICI