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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Eglise St Merri (IVe) : « des événements profondéments tristes et injustifiables dans une communauté chrétienne » déclenchent un coup de barre à droite de l’épiscopat de Paris !

     

     

    St merri porche 02 03 21Façade gothique flamboyant de l'église Saint-Merri  (XVIème siècle)
     (Photos VlM, cliquer gauche pour agrandir)

     

     

    L'église est à la rencontre des rues St Martin et de la Verrerie (IVe). Son architecture et sa décoration s'inspirent largement de Notre-Dame au point d'apparaitre comme la "cathédrale bis" de Paris. Son nom vient de Médéric, mort en 700 et canonisé, contracté par la suite en St Merri (ou St Merry), dont les restes reposent dans la crypte.

    Elle abrite depuis 1975 le "Centre Pastoral St Merry" qui assure la promotion d'un "catholicisme de gauche", progressiste, à côté d'une activité pastorale ordinaire au bénéfice des fidèles du quartier. Chaque population a sa messe le dimanche : 10h00 pour les paroissiens ordinaires, 11h15 pour les progressistes qui "célèbrent l’Eucharistie dans un esprit de recherche, de liberté et de création liturgique" Le progrès n'est pas allé jusqu'à mélanger les ouailles !

     

    St merri nef

     

    Depuis le 1er mars, cette existence duale a cessé d'être. L'archevêque de Paris, Mgr Aupetit, "a mis fin à la mission confiée par le cardinal Marty en 1975" dans une lettre adressée aux paroissiens et aux personnes engagées dans le centre pastoral.

    On pouvait lire dans Le Parisien du 1er mars un article détaillé de Lola Dhers qui célèbre les activités hors norme de cette sorte de communauté dissidente et fait état de la surprise des catholiques des deux communautés à l'annonce de la décision.

    Tout le monde n'est pas surpris cependant par ce qui vient d'arriver. Ceux qui savent nous disent que la situation était ingérable. Deux curés se sont succédé à la tête de la paroisse pour essayer de s'entendre avec les animateurs du centre pastoral sans y parvenir. Dans le milieu ecclésiastique, on indique que ces curés ont cédé au burn out et remis leur démission à l'archevêque à cause du "climat violent et des attaques envers eux de la part d'une partie des membres".                                                                                                                                                                         

    St merri chaises tablesTables et chaises de jardin pour créer l'ambiance

     

    Un résident membre de notre association, Hugues Mellanger, qui habite tout près de l’église, nous envoie ce témoignage :

    "Habitant à 50 mètres de l’église St Merry, nous sommes particulièrement concernés. Et en effet, je constate de temps en temps des distributions matinales de café et sandwichs par des bénévoles, à l’extérieur rue de la Verrerie, à des personnes visiblement en errance. A part cela je n’ai rien remarqué de particulier. Il est possible que cela induise des troubles à l’intérieur, mais j’avoue que je la fréquente trop rarement pour en avoir connaissance.

    Le diocèse reste évidemment souverain de décider qu’une église ne doit pas se transformer en annexe de Beaubourg ou en lieu de libations ou d’agressions, en remerciement de ses bonnes œuvres ! J’ignore s’il y a des raisons politiques (cachées ou non), mais si les curés démissionnent à la pelle, j’aurais plutôt tendance à soutenir la position de l’Eglise plutôt que celle de Lola Dhers.

    Peut-être d'autres confessions accepteraient-elles de prendre la relève ? Ce serait un geste d’ouverture sympathique.

    En tous cas, St Merry mérite mieux que son état de délabrement autant intérieur qu’extérieur, et je salue d’ailleurs les travaux de rénovation en cours, tout en regrettant que les subventions douteuses allouées à certaines associations nous privent de budgets qui permettraient de faire mieux. Même chose pour Saint Leu-Saint Gilles, passer devant sur le boulevard Sébastopol est un vrai crève-cœur.

     

  • Anne Hidalgo et son entourage se prennent les pieds dans le tapis à propos de confinement !

     

    Paris

    Anne Hidalgo, son Premier-adjoint Emmanuel Grégoire, le Vert David Belliard et le communiste Ian Brossat (Photo Marianne)

     

     

    Ses velléités, réelles ou prêtées, de peser sur la prochaine campagne des élections présidentielles lui font courir des risques. A vouloir jouer dans la cour des grands, on peut prendre des coups… Son duo avec le Premier-adjoint sur la réouverture de tous les commerces à l'issue d'un confinement de trois semaines a tourné au fiasco.

    Le "Réseau Vivre Paris !" s'exprime en ces termes sur le sujet : "Cette manie simpliste d’envisager le retour à la normale n’est heureusement pas du goût du préfet qui a remis les choses au clair. Le contexte national de la Covid 19 est tel que personne aujourd’hui ne sait à quelle échéance la pandémie disparaîtra, sauf la Maire de Paris éclairée peut-être par son propre conseil scientifique ou mieux par le lobby des bars et restaurants à qui elle ne refuse rien". Voir la totalité de l'article du 26 février

     

  • Chasse ouverte contre le tagueur-vandale « Sery » qui sévit dans Paris !

     

    Sery autoroute
    Sery
    Photo du haut : sur une autoroute, graf exposé sur le site "Street Art Graffiti", photo du bas, échantillon d'un des nombreux marquages relevés dans le Marais. FranceTV info nous révèle sa véritable identité : Mickaël Graça

     

     

    Pour visiter le site du tagueur, commander des bombes, des marqueurs, des gants de protection, des masques, consulter la galerie, accéder à la bibliothèque etc … Cliquer dans Street Art Graffiti….

    Cet individu qui signe "Sery" de façon caractéristique a pignon sur rue. Il s'affiche librement dans une activité de nature commerciale. En même temps il pourrit nos quartiers de ses tags abjects. La rue des Archives en est jalonnée, de l'Hôtel de Ville à la mairie de Paris-centre. Le Maire Ariel Weil, la Maire adjointe à la propreté à l'Hôtel de Ville Colombe Brossel, les responsables de la technostructure Propreté de Paris sont invités à constater ou lancer une inspection.

    Que disent les textes de loi ? Interdits par la loi, les graffitis constituent un délit prévu à l’article 322-1 du code pénal alinéa 2, sanctionné d’une amende de 3750 euros et d’une peine de travaux d’intérêt général. Par ailleurs, selon l’article R635-1 la « destruction, la dégradation ou la détérioration volontaires d'un bien appartenant à autrui » dont résulte un dommage léger, constituent une contravention punie d’une amende de classe 5 (1500 euros) portée à 3000 euros en cas de récidive et de travaux d’intérêt général.

    Si le dommage n’est pas considéré comme « léger », l’article 322-1 du code pénal considère la dégradation volontaire comme un délit et la sanctionne de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.

    Les peines encourues peuvent être aggravées s’il s’agit d’un immeuble classé (Article 322-3-1) ou si l’infraction est commise « à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la personne propriétaire ou utilisatrice de ce bien à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » (Article 322-2).

    Par ailleurs, si la teneur du message écrit constitue une diffamation, des injures publiques, des provocations à la discrimination, à la haine ou à la violence, les peines encourues peuvent être plus importantes."

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    A ce tarif, Monsieur Séry est passible du paiement d'une petite fortune en amendes. Sachant qu'il a commis une douzaine de graffiti dans le Marais et qu'on nous rapporte une activité intense dans le Ve, il devrait s'acquitter de quelques dizaines de milliers d'€. Il pourra certes les passer en frais généraux de son officine de vente de bombes et marqueurs mais il pourrait être aussi amené à réfléchir. Pour autant que ce soit possible chez quelqu'un qui est dérangé au point de consacrer des nuits avec la complicité de l'obscurité pour exercer ses actes de vandalisme.

    ParcmètreCommuniquée par "L'association des usagers de DansMarue" (audmr), cette photo d'un parcmètre recouvert de signatures "Séry", victime de son acharnement pathologique. Cet homme est un fou furieux ! dit-elle !

     

    "L'audmr (association des usagers de DansMaRue) s'est constituée récemment pour lutter contre les incivilités et délits urbains, avec l'appui de la mairie de Paris. Elle partage notre révolte contre le comportement de songe-creux qui ont la soif de détruire et de défigurer pour exprimer le vide de leur pensée, le refus voire la haine de la société. Son animateur François Louis se déclare à nos côtés dans la démarche que nous lançons et se joint à notre demande de sanctions auprès de la mairie de Paris. Précisons que dès le dépôt de plainte nous ferons acte de nous porter partie civile.

    GS

     

  • Promenade sur les berges rive droite de la Seine…

     

    Aaa 13 02 21

    Perspective des Ponts de Paris : au premier plan le Pont Notre-Dame (1853/1919), ensuite le Pont au Change, le Pont Neuf. On devine, sans la voir vraiment, la Passerelle des Arts. La Seine est haute. En écarquillant les yeux, on peut voir jusqu'au Pont Royal. On est le samedi 13 février 2021 autour de 11h00 comme en témoigne l'inclinaison de l'ombre de la barrière métallique. Admirez la beauté du mascaron au centre sur la voute du pont et les têtes de béliers sur la pile du pont à gauche (Photo VlM – cliquer gauche pour agrandir)

     

  • Locations saisonnières : la Ville remporte en Cassation une victoire en faux-semblant….

    Locations saisonnières st antoine valises roulettes floutée 12 03 12La location saisonnière, symbolisée par les fameuses "valises à roulettes" (Photos VlM)

     

     

    a Cour de Cassation a rendu ce jeudi un arrêt qui valide sa stratégie de lutte contre les plates-formes touristiques comme Airbnb, Abritel ou Leboncoin. Dans son arrêt la cour juge la réglementation nationale adaptée et proportionnée".

    Ian Brossat, Maire-adjoint communiste en charge du logement auprès d'Anne Hidalgo, s'en est immédiatement réjoui. Deux dispositions imposées par l'Hôtel de Ville étaient en cause : les 120 jours autorisés pour la résidence principale et l'obligation de convertir en  destination "commerciale" les résidences secondaires pour avoir le droit de les louer.

    Il existe en effet une typologie des locations saisonnières : On distingue le propriétaire, dont c'est la résidence principale, qui la loue pendant ses absences. S'agissant de son domicile personnel, il est improbable qu'il puisse s'en dessaisir longtemps. La réglementation à Paris en limite la durée à 120 jours par an. C'est considérable. Si le tribunal avait décidé d'étendre cette durée voire la supprimer, c'est à peine si on s'en serait rendu compte !

    L'autre cas de figure concerne les résidence secondaires. On en dénombre près de 130.000 à Paris, soit 9% des logements, avec une concentration plus forte dans les arrondissements du centre. La mairie de Paris, soucieuse de soutenir le marché de la location longue durée, n'a pas pu interdire la location touristique de courte durée mais a pris des mesures pour qu'elle ne soit possible qu'à la condition d'obtenir de la Ville un changement du statut "d'habitation" vers celui de "commercial", décision dont elle a la maitrise. Elle a rendu en pratique cette transformation difficile voire impossible en l’assujettissant d'obligations drastiques pour compenser la surface d'habitation perdue. 

    Pour cette catégorie de logements l'enjeu était fort pour la mairie de Paris et pour les plateformes de location. L'arrêt de la Cour de Cassation donne les coudées franches à Ian Brossat pour renforcer les contrôles et sévir en relançant les contentieux en cours. Il peut légitimement se réjouir d'avoir gagné une bataille.

    Il existe cependant un mode opératoire du "troisième type", très discret, mais qui se propage et prospère, et dont en apparence personne ne se soucie. Il s'agit des locaux nombreux, rez-de-chaussée, caves, étages même, qui abritaient une activité commerciale disparue ou déplacée hors de Paris. C'est le cas des grossistes-importateurs de maroquinerie et de bimbeloterie qui constituaient la mono activité de secteurs entiers des IIIe et IVe arrondissements.

     

    Gravilliers 20 cour vue de haut 09 02 12Cour d'immeuble dans le IIIe avant transformation

     

    Jusqu'à ce que la mairie de Paris cesse de diffuser par bulletin la liste des demandes de permis de construire et de demandes d'autorisations de travaux, on pouvait voir chaque quinzaine l'annonce de la transformation de nombreux locaux en "résidence hôtelières". S'agissant d'espaces ayant déjà le statut "commercial", aucune autorisation n'ést nécessaire si ce n'est celle de l'urbanisme.

    Certains s'en dispensent et sont rarement inquiétés. D'autres plus consciencieux déposent un dossier, soumis à l'avis conforme de l'ABF (architecte des bâtiments de France) qui n'a pas toujours les moyens de procéder aux contrôles du respect des règles du PSMV (devenu SPR). Ils procèdent tranquillement à la transformation de surfaces considérables en espaces pouvant accueillir les clients des plateformes de location.

    Par ce biais, la maitrise du phénomène de location saisonnière n'est plus vraiment l'affaire de Ian Brossat mais plus discrètement celle du Premier-adjoint à la Maire de Paris en charge de l'urbanisme, Emmanuel Grégoire, et de la technostructure dont il assure la tutelle. Ian Brossat peut se targuer d'avoir obtenu satisfaction en muselant les propriétaires de résidences secondaires à Paris, il reste démuni face à la déferlante des résidences hôtelières.

    Que doit-on en conclure ? Tout d'abord qu'il y aurait moins d'engouement pour la location meublée touristique si les lois en matière de location longue durée et la fiscalité n'étaient pas aussi pénalisantes pour les propriétaires-loueurs. Le Parlement devra un jour s'en préoccuper et M. Brossat l'admettre. Dans l'état actuel des choses, il faudrait que la mairie de Paris soit exigeante, protectrice du patrimoine et transparente vis à vis des transformations qui se déroulent autour de nous. Il faudra aussi que ces nouvelles résidences hôtelières soient soumises aux mêmes règles d'hygiène, d'accessibilité et de sécurité que l'hôtellerie traditionnelle pour éviter la concurrence déloyale.

    GS

     

  • Un groupe de parlementaires dépose un projet de loi pour interdire l’écriture dite « inclusive »…

     

    Ass nat jpgL'Assemblée Nationale, chambre des Députés (Photo le Figaro)

     

     

    Le quotidien Le Figaro, comme la plupart des médias, se fait l'écho du dépôt ce 17 février par François Jolivet et une soixantaine de députés issus de la majorité LREM et de l'opposition LR, d'une proposition de loi qui appelle à «interdire l'écriture inclusive dans les documents administratifs et pour les personnes morales chargées d'une mission de service public".

     

    Ass nat proj loi

     

    Nous saluons cette initiative au nom de notre attachement à la sauvegarde du patrimoine collectif français, dont la langue de Montaigne fait partie. De quoi s'agit-il ? On tronque les mots avec des points séparateurs pour s'adresser aux personnes des deux sexes. Par exemple : "Cher.e.s concitoyen.ne.s… Cher.e.s lect.eur.rice.s… (notez qu'on a perdu les accents au passage !).

    Dans sa séance du 26 octobre 2017, l'Académie Française rejetait cette écriture en ces termes : "Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs."

    Cette mise en garde n'a pas découragé ses partisans qui ont agi depuis en tirant parti de l'activisme de courants politiques et idéologiques. C'est ainsi que dans certaines sphères, notamment à l'université, on en est venu à discréditer les dossier rédigés dans la forme officielle de notre langue.

    Il y a d'autres façons plus efficaces et moins pénalisantes pour notre langue de défendre l'équilibre femmes/hommes dans notre pays, puisque tel est l'objectif revendiqué. On constate pourtant avec étonnement que le site de la mairie de Paris a cédé à cette dérive…

    Nous ignorons à cette heure si le projet de loi sera adopté. En tout état de cause, il est rassurant de constater que les consciences se réveillent et que de nombreuses voix s'élèvent autour de nous pour que cesse cette entreprise de sape de notre identité.

    GS

     

  • « Vivre Paris ! » se rappelle au bon souvenir de la Maire de Paris à propos des terrasses éphémères….

    BretagneRue de Bretagne (IIIe) (Photos VlM – clic gauche jusqu'à 2 fois pour agrandir)

     

     

    Le quotidien Le Parisien publie ce mercredi 17 février un article signé Cécile Beaulieu avec interview de Gilles Pourbaix, président de l'association "Réseau Vivre Paris !", à propos des terrasses qui se sont créées au printemps 2020 à l'instigation de la Maire de Paris pour permettre aux bars-restaurants de recevoir du public à l'extérieur de leurs établissements.

    Elle analyse parfaitement la situation en ces termes : "Elles ont poussé par milliers dans les rues de la capitale. De toutes les tailles, faites de palettes  parfois protégées par des bambous, ou des bâches en plastique, avec sol en moquette vert gazon. Dès que la Ville a autorisé les cafetiers et restaurateurs à se doter de terrasses éphémères, ces deniers, cruellement touchés pas la la crise sanitaire ont rivalisé d'ingéniosité pour s'offrir un espace extérieur. Il en existe 8.000 aujourd’hui à Paris !".

    Gilles Pourbaix enchérit : "C'est abominable ! Certaines installations sont devenues de véritables poubelles. Elles enlaidissent les rues, donnent à certains de nos quartiers des airs de bidonvilles. Les déchets s'y accumulent, favorisant la prolifération des rats. Elles confisquent des places de stationnement, celles réservées aux personnes handicapées, aux vélos et aux livraisons."

    En conclusion, le Président de Réseau Vivre Paris rappelle que son association a annoncé qu'elle porterait plainte. Il précise "en référé, pour occupation de l'espace public". Sa crainte est que ces aménagements "soient pérennisés cet été à l'occasion de la révision du règlement des étalages et des terrasses. On se souvient que les représentants du mouvement "Vivre Paris !" avait été associés à sa rédaction et à son approbation par Élisabeth Borne, alors Directrice de l'urbanisme à la mairie de Paris, il y a dix ans en 2011.

    PicassoRue Vieille du Temple, sur fond de musée Picasso (IIIe)

     

    Les exemples ne manquent pas dans Paris-centre mais le pire a été évité car le Maire Ariel Weil a été vigilant et sensible à nos interventions. La place du Marché Ste Catherine a été évacuée, la terrasse-pergola du "Café Charlot" rue de Bretagne a disparu et la terrasse-palissade de la brasserie La Fronde a connu un début de rabotage sur sa longueur (il faut poursuivre !), débarrassée de son enseigne racoleuse. Les autres établissements, dans leur ensemble, ont eu une attitude raisonnable et responsable qui augure positivement de ce qu'il adviendra au sortir de la crise.

    Gérard Simonet

     

  • Débat passionnel autour de l’école maternelle de la rue des Archives (IVe) !

    Archives 40 école 13 02 21La maison de la famille Jacques Cœur, Grand Argentier de Charles VII, natif de Bourges au début du XVème siècle. La maison fut la résidence de sa petite-fille Marie Cœur. Elle abrite aujourd'hui une école maternelle publique (38-40 rue des Archives – IVe) (Photos VlM – Cliquez gauche pour agrandir)

     
     
    Nous avons peu de vestiges "Renaissance" à Paris et dans le Marais. On se réjouit d'en avoir un près de chez nous, en plus de l'Hôtel de Sens près de la Seine qui marie les styles Gothique finissant et début Renaissance. Il s'agit de la "maison Jacques Cœur", rue des Archives dans le IVe.
     
    La mise à nu de sa façade en 1971, alors recouverte d'un enduit qui en dissimulait le décor, mit en évidence la modénature polychrome de la façade en briques. Deux fenêtres à meneaux sont visibles à l'extrémité droite. Elles témoignent de la date de construction qu'on situe au milieu du "quattrocento" (XVème siècle).
     
    D'autres éléments architecturaux la rendent intéressante, un portail très large avec voutes, surmonté d'une belle fenêtre et de motifs décoratifs dans le style Régence (Rocaille).
     

    Archives 40 renaissance 13 02 21 Archives 40 portail
    A gauche deux fenêtres à meneaux, à droite le large portail à deux vantaux, avec sa double voute et les motifs décoratifs sculptés

     

    Ces bâtiments abritent aujourd'hui une école maternelle publique. Ses effectifs sont en baisse depuis plusieurs années, confirmant en cela le manque d'attractivité du IVe arrondissement pour les familles. Le nombre d'élèves par classe n'est que de 18 cette année quand la norme est de 24. Elle emploie une directrice à mi-temps. Le Maire et l'Inspection de l’Éducation nationale ont proposé aux familles de regrouper cette école avec celle de la rue de Moussy sous un même projet pédagogique avec une seule direction.

    Cette orientation semble pertinente au vu de l'évolution constatée et prévisible des effectifs, d'autant que des travaux de consolidation des bâtiments sont nécessaires et ne peuvent être entrepris et se dérouler en présence des élèves dont une partie d'entre eux devraient être déplacés. La réunion des deux écoles permettrait d'absorber les mouvements nécessaires.

    Archives 40 antoni stéphanie amalia flouté
    Parents d'élève et leur petite fille qui fréquente l'école

     

    Les parents d'élèves ne semblent pas convaincus par ces arguments. Ils lancent une pétition sur Internet et s'opposent vivement aux orientations prises par la mairie. Stéphanie et Antoni, que nous avons rencontrés, craignent que la municipalité cherche à récupérer ces bâtiments pour un autre usage ou leur vente pure et simple. Si tel était le cas, il y aurait lieu en effet de s'en préoccuper. Mais le Maire Ariel Weil est formel, il n'existe aucun projet de ce genre. Dont acte.

    Nous comprenons que l'objectif est de réunir deux écoles sous une même autorité pour qu'elles atteignent ensemble la masse critique et que la plus petite, qui sans cela serait condamnée, bénéficie d'un projet pédagogique et de l'encadrement nécessaire. "Créer une polyvalente ce n’est pas fermer une école, c’est au contraire la consolider pour éviter son dépérissement. Ne pas le faire, c’est condamner l’avenir des deux écoles qui seront trop petites pour être attractives – Ariel Weil – Maire de Paris-centre".

    Le projet du Maire et de l'Inspection semble marqué au bon sens. Il reste une interrogation cependant : les élèves continueront-ils à occuper les lieux après travaux ou seront-ils in fine regroupés sur le site de Moussy ? Dans cette dernière hypothèse quelle sera la destination finale de la "maison Jacques Cœur"?

    GS

     

  • Entretien des rues de Paris : Colombe Brossel propose un changement de méthode !

    Temple tagsRue du Temple (IIIe), face au musée d'Art et d’Histoire du Judaïsme. La classe ! (Photo VlM)

     

     

    C'est l'adjectif  "sinistre" qui convient le mieux à ce décor. Il n'est pas unique. Désormais, peu ou prou, toutes les rues de Paris sont frappées de ce mal. Caractère aggravant ici : nous sommes en secteur sauvegardé, ou "Site Patrimonial Remarquable", le Marais, en face de l'Hôtel Saint-Aignan qui abrite le Musée National d'Art et d'Histoire du Judaïsme.

    L'effet des tags immondes qui souillent les murs est renforcé par la peinture à la bombe des rideaux métalliques des magasins. Des messages ésotériques, peu rassurants car enveloppés du mystère de leur anonymat et de leur signification.

    A notre grand regret, nous l'avons exprimé dans notre article du 5 février, le service d'enlèvement des tags qui est censé répondre aux signalisations, présente depuis le début de l'année un électro-encéphalogramme plat.

    Colombe Brossel, Maire-adjointe à l'Hôtel de Ville en charge de la Propreté et les responsables de la technostructure de la mairie de Paris s'en sont expliqué : il y a plusieurs prestataires sur les arrondissements parisiens, certains se sont montrés "défaillants". Il faut croire que nous sommes dans leur juridiction. A l'occasion de la renégociation des contrats, une nouvelle approche est proposée. La réponse "sur demande" que nous avons connue serait remplacée par des interventions "rue par rue". En clair, on s'attaque à une rue et on la nettoie de fond en comble. C'est ce que Colombe Brossel qualifie de "traitement territorialisé" dans sa réponse du 5 février à notre interpellation.

    Quincampoix détagage 18 02 20Détagage d'un tronçon de voie : la rue Quincampoix (IVe)

     

    Cette annonce soulève une vraie question de recherche opérationnelle. Est-il plus performant de procéder ainsi ? A priori, on peut effectivement penser que la dispersion des interventions sur signalisation nuit au rendement par comparaison au traitement groupé. Mais le niveau de satisfaction peut ne pas être au rendez-vous car la méthode implique l'enlèvement aveugle, non sollicité, de souillures existantes et le choix des rues peut créer des frustrations.

    Le procédé a l'inconvénient de surcroit de ne pas répondre à l'exigence de réponse immédiate (mode LIFO) seul susceptible de décourager les tagueurs car il rend leur "œuvre" éphémère.

    Il y a cependant un aspect rationnel dans cette façon de redéployer les moyens puisqu'elle transforme un mouvement brownien, brouillon par essence, en travail organisé exempt des déperditions inhérentes au caractère aléatoire des demandes.

    La Maire de Paris, Anne Hidalgo, qui porte au final la responsabilité de la propreté de sa ville, fait face à un enjeu d'importance car si comme on le pense elle nourrit des ambitions présidentielles pour 2022, elle doit faire la preuve qu'elle sait surmonter des situations difficiles. Comment sans cela persuader les français qu'elle saurait gérer une pandémie ou toute autre crise nationale sérieuse ?

    De notre point de vue, il faut s'orienter vers une combinaison des deux méthodes : le regroupement par rues ET l'intervention ponctuelle sur signalisation à "DansMaRue". C'est possible à la condition de consacrer des ressources financières plus importantes à la propreté et à l'éradication d'un phénomène qui fait honte à Paris. Nous l'avons dit à diverses reprises : 10 % de réduction des subventions attribuées aux associations, dont beaucoup sont fantoches, libèrerait 30 millions d'€ qui sont plus que suffisants pour mettre en œuvre une politique efficace en la matière.

    GS

     

  • Abus de langage : la croissance « exponentielle » !

    Courbes

     

    On entend fréquemment parler de "croissance exponentielle". C'est un abus de langage. En matière de croissance, pour une grandeur f, facteur de x (qui peut être le temps) et en simplifiant l'exposé, on distingue :

    • La croissance linéaire. C'est la droite rouge. Elle est constante, sans accélération.
    • La croissance puissance de x (x2, x3….). C'est la courbe bleue, avec accélération modérée.
    • La croissance exponentielle où x est l'exposant (2x, ex….). C'est la courbe verte

    Si on oublie les valeurs basses de x, on voit que la croissance linéaire est modérée et constante, la croissance puissances de x est forte et s'accentue, et la croissance exponentielle se situe bien au dessus. On peut dire qu'elle "explose".

    Dans la vie courante, les croissances exponentielles ne le sont pas. Une croissance en x2 (parabolique) est déjà très forte. Qu'on se le dise….

    Mr Cosinus