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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • En attendant leur déconfinement de plein exercice, des cafés-restaurant lancent la vente à emporter

     

    Jackpot zoomLe Jackpot, 10 rue des Haudriettes – 75003 – Paris – 01 42 71 61 46

     

    Julien Agobert vous attend derrière la porte de son restaurant avec son assisante. Une petite table sert de desserte. Un flacon de gel hydroalcoolique invite les clients à se désinfecter les mains. En dix minutes, ils vous préparent un repas composé suivant votre souhait et vous le livrent dans un sac papier.

    La carte habituelle est alléchante : ravioles, nems, houmous, gnocchis croustillants, Dhal, terrine de cochon, tartare du chef (avec frites et salade), mont d'or gratiné …

    Ils ont aussi des planches, des desserts et une carte de vins qui donne envie d'en user sans modération !

    Les plats salées coutent moins de 10,00 €. Compter 8,00 € pour les desserts et 6,00 € le verre de vin

    En attendant de reprendre officiellement le service, le Jackpot propose un menu unique "de transition", qui est en soi plein de promesses : une salade de poulpe/pommes de terre pour 6,50 € en entrée, un Dhal (lentilles corail, lait de coco, cardamone) en plat pour 8,50 € et un riz au lait chantilly, fleur d'oranger, chocolat, sablé pour 5,50 € comme dessert.

     

  • Entretiens des associations avec la Préfecture de police de Paris sur la sortie du confinement….

    Préfecture de police vue aérienneLa Préfecture de police de Paris, vue des tours de Notre-Dame

     

     

    Reprenant le cycle de nos entretiens avec les autorités parisiennes, nos associations de défense de la qualité de vie des parisiens  ont demandé à être entendues par la Sous-préfète Frédérique Camilleri, Directrice-adjointe du cabinet du Préfet de police de Paris. Nous l'avions précédemment rencontrée le 22 octobre 2019. L'entretien avait fait l'objet d'un article qui se réjouissait de l'engagement de la police en faveur de la sécurité et de la  tranquillité des parisiens.

    Les événements récents, le confinement et sa sortie nous incitaient à la revoir pour lui faire part de nos analyses et nous assurer de la présence de la police aux côtés des habitants dans la phase sensible du déconfinement.

    Des porte-paroles de nos associations ont parlé longuement avec elle. Voici ce que nous retenons de ses propos :

     

    Comme à son habitude, Frédérique Camilleri se montre à l’écoute des habitants représentés par nos associations, attentive aux principaux thèmes sur lesquels nous échangeons. Commentant la récente actualité, nous lui avons fait part de notre soulagement face à la rapidité et à la fermeté des mesures prises par la Préfecture de police, le jour même du début de déconfinement, avec les débordements observés le long du canal Saint-Martin.

    Mme Camilleri semble avoir été sensible aux commentaires favorables des associations d’habitants. Les opinions que nous rapportons relativisent beaucoup les conseils et les critiques des donneurs de leçons qui s'expriment dans les médias. Notre attitude contribue probablement à renforcer la Préfecture dans sa détermination de ne tolérer aucun débordement quelle qu’en soit la nature (non-respect des gestes barrières et de la distanciation sociale, alcoolisation massive, nuisances sonores, etc…).

    Les arrêtés préfectoraux interdisant la vente et la consommation d’alcool, ou limitant certaines attitudes de promeneurs, ont été pris sans délais dès que les images de dérives spectaculaires autour du canal Saint-Martin ont été diffusées. La préfecture y était heureusement préparée. Les instructions du Ministère de l’Intérieur et de l’ensemble du gouvernement paraissent sans équivoque : être ferme pour ne pas mettre en cause les résultats positifs de la longue période de confinement qui s’est achevée le 11 mai.

    Néanmoins, la Préfecture nous semble à juste titre convaincue que le déconfinement ne doit pas être l'affaire exclusive de la police ; s’agissant de la préservation de vies humaines, ce sont les individus eux-mêmes qui doivent adopter des comportements appropriés, à titre individuel et collectif. Si une majorité des parisiens ont montré un esprit civique à la hauteur de la situation, une minorité de comportements déviants ont été malheureusement observés.

    La Préfecture n’a pas hésité à prendre des mesures appropriées contre des établissements qui ne respectaient pas les nouvelles règles du jeu : plusieurs commerces ont fait l’objet de fermetures administratives dès les premiers jours du confinement, et ceci pour toute la durée de la période. C’est la politique que continuera d’appliquer la Préfecture de police dans les semaines qui viennent, pendant l’état d’urgence sanitaire.

    Nous pensons donc que les entorses aux restrictions sanitaires, ainsi que les nuisances sonores éventuelles, seront sanctionnées, à la fois pour les restaurants, à partir de leur réouverture (aucune indication de date à l’heure actuelle), mais également pour les bars, cafés, discothèques (ouverture probablement plus lointaine encore).

    S'agissant des projets d’élargissement de terrasses sur la voie publique évoqués par la mairie de Paris, nos associations savent bien que depuis 2017 la mairie de Paris a récupéré des pouvoirs qui étaient précédemment de la responsabilité de la Préfecture de police, ce qui rend l’action de celle-ci plus délicate. En tout état de cause, nous savons aussi que nous pouvons compter sur la Préfecture de police, toujours attentive aux nuisances, actuelles… et futures.

    Cette différence de vues donne probablement lieu à des discussions, qui doivent avoir cours actuellement. La Préfecture n’est pas là pour compenser les nuisances créées à son corps défendant. Ainsi, a-t-elle donné plusieurs avis défavorables à la fermeture de l’axe majeur que constitue la rue de Rivoli. La mairie est passée outre, ce qui est son droit aujourd’hui, et c'est logiquement aux effectifs municipaux d’assurer désormais la protection et la fermeture de la rue… Or, cette surveillance nécessite beaucoup de moyens…

    L’état du mille-feuilles institutionnel parisien n’est qu’à moitié rassurant pour les citoyens car, si la Préfecture de police a moins de moyens pour protéger les habitants, nous pourrions être abandonnés à nous-mêmes si la mairie de Paris poursuivait dans ses déclarations de piétonisation de certaines rues en vue d’y développer l’offre des bars et restaurants.

    Dans le contexte de crise actuelle, le moment est opportun pour redessiner les quartiers parisiens jusqu’à présent frappés par la mono activité de l’alcool et de la fête. De nombreux établissements ne satisferont probablement pas les conditions requises s’ils voulaient continuer sur la base de leur ancien modèle, aujourd’hui complètement dépassé (dumping sur les prix et la qualité favorisant le "binge drinking" et les foules circulantes, etc…).

    A cet égard, la Préfecture de police pourrait nous aider en appliquant de façon restrictive les dispositions de l’arrêté préfectoral d’octobre 2016 qui va dans le sens que nous souhaitons puisqu’il permet notamment de limiter les translations de licences IV dans certains quartiers. Elle semble prête à continuer dans cette voie, qui pourrait conduire à la baisse du nombre de licences IV dans ces quartiers saturés en établissements de nuit.

     

  • La mort de Gabriel Bacquier à 96 ans, laisse un grand vide dans le monde du chant lyrique français

    Bacquier et jacky canariGabriel Bacquier avec Jacky Scaglia, directeur-fondateur du festival de Canari (Hte Corse)

     

    On peut lire ce matin dans "Le Figaro" cet hommage à notre grand baryton Gabriel Bacquier, qui a présidé depuis sa création par Jacky Scaglia le festival international de chant lyrique de Canari. Il a été le président du concours et dirigé la "master class" pendant plusieurs années :

     

    "C'est un monstre sacré qui a fini par tirer sa révérence ce matin du 13 mai 2020, à quelques jours de ses 96 ans. Né le 17 mai 1924 à Béziers, le baryton Gabriel Bacquier fut non seulement un des plus grands chanteurs lyriques français de la deuxième moitié du XXe siècle, mais aussi l'un des rares à mener une carrière internationale au sommet, et surtout à accéder à la notoriété auprès du grand public dans son propre pays. Car il était une figure, une sorte d'ogre bon vivant, à l'accent méridional, au franc-parler truculent et à la présence écrasante : une bête de scène". 

     

    Je me souviens de cet entretien avec lui où je lui demandai à propos du "Don Giovanni" de Mozart si le rôle-titre était plus gratifiant pour un chanteur que celui de son valet truculent Leporello, et de sa réponse : "chaque rôle est équivalent pour autant qu'on s'y donne à fond". 

    Il n'était pas géné de jouer les boufons comme dans Falstaff en n'hésitant pas quelques fois à "sur-jouer" les rôles pour le bonheur des spectateur fascinés par son art de la scène.

    Gabriel Bacquier et Jacky Scaglia sont les deux inspirateurs des "Moments Lyriques du Marais", qui leur doivent beaucoup.

    Gérard Simonet

     

    Lauréats église canari

    Souvenir des années 2010 : le salut final des lauréats du concours. On reconnait sur la photo Gabriel Bacquier et Jacky Scaglia et nos deux pianistes Magali Albertini et Olivier Cangelosi.

     

  • Circulation dans Paris-centre : il faut oublier le terme de « piétonisation » !

     

    Rivoli 13 05 20

    Rue de Rivoli (IVe) le 13/05/20

     

    La fermeture le 13 mai 2020 de l'axe Saint-Antoine/Rivoli à la circulation est le premier pas de mesures qui vont restreindre la circulation automobile dans le centre de Paris. Le moment est venu de se déterminer sur l'attitude qu'il convient d'adopter à l'égard des décideurs quels qu'ils soient sachant que Paris comme toutes les grandes villes doit prendre des dispositions pour réduire la pollution de l'air et la pollution sonore, pour des motifs de santé publique.

    Il est un point sur lequel tous les avis des habitants convergent : le concept de piétonisation doit être rejeté pour les nuisances qu'il crée. Chacun a en tête les rues de la Huchette (Ve) ou St André des Arts (VIe) qui font figure de repoussoirs. Ce qui est en cause : une fréquentation accrue, des désordres et le bruit qui en découle et le développement d'une mono-activité de commerces de restauration légère. 

    En revanche, les habitants de Paris-centre et des arrondissements voisins qui pourraient être aussi visés, ne peuvent que se réjouir d'une politique de déplacements qui repousserait la circulation de transit. Il faut alors que tous les types de véhicules soient concernés, notamment les deux-roues motorisés, particulièrement dangereux et polluants et que la "circulation utile" soit préservée : bus, taxis, commerçants, artisans, travailleurs, personnel de santé, véhicules de service et de secours, personnes handicapées et riverains.

    Le dispositif de contrôle doit être simple, crédible, et l'accès aux parkings publics sauvegardé. Les VTC (Uber et autres) doivent êtes assimilés aux taxis. La population jeune en fait très largement usage et on ne doit pas la discriminer. Le stationnement des deux-roues motorisés doit devenir payant.

    Il nous semble nécessaire également que les Maires d'arrondissements disposent d'un droit de délivrer des laissez-passer temporaires sur dossier à des personnes qui ne répondent pas aux critères généraux mais dont l'activité, notamment sociale ou familiale, justifie leur entrée sur le territoire visé.

    En raison des exceptions, on doit s'attendre à une réduction du trafic somme toute modeste,  20 à 25 % par exemple. La mécanique des fluides, dont les théories s'appliquent assez bien à la circulation, nous enseigne qu'un écoulement turbulent donc anarchique et perturbé, devient laminaire (fluide) brutalement si le débit baisse même légèrement pour se situer au-dessous d'un seuil critique. 

    A l'intérieur d'un tel dispositif, les pouvoirs publics doivent privilégier les véhicules non polluants et silencieux. L'électricité est la source d'énergie la moins polluante localement (il faut néanmoins la fabriquer dans nos centrales nucléaires…). Egoïstement elle est sans aucun doute pour nous, citadins, la meilleure. Nos concitoyens des milieux ruraux peuvent avoir une opinion différente.

     

  • Le Paris de 1890 avec le regard d’aujourd’hui…

    Paris 1903

    Carte postale de Notre-Dame et la Préfecture de police autour de 1900

     

    Nous connaissons tous ces photos noir et blanc ou sépia de la "belle époque". La photographie animée ou "cinéma" s'impose dans les années 1895 avec les frères Lumière qui montrent des scènes filmées en extérieurs. Le film qui vous est proposé plus bas est  la version restaurée et rénovée de scènes de la vie parisienne. 

    Explore Innovation, une société spécialisée dans l'intelligence artificielle, vient de réaliser l'exploit de mettre à notre disposition un film qui nous montre la vie parisienne des années 1890 avec la qualité d'aujourd'hui !

    Pour cela, elle a eu recours à des logiciels qui améliorent la qualité des images et portent la fréquence de 18 à 60 images par seconde pour supprimer le caractère saccadé de la projection. On a fait appel pour cela à l'intelligence artificielle. On comprend qu'il a fallu créer des images interpolées entre deux images existantes et assurer la continuité des changements à l'intérieur d'une suite d'images consécutives. 

    Du son a été ajouté de toute pièce et il semble que les images aient été discrètement colorisées. Le résultat est spectaculaire. Un miracle !

    Le miracle commence ici : cliquez pour revenir à Paris en 1890

    GS

     

  • Faits divers en série place des Vosges…

     

    Vosges 1Parc de deux-roues motorisés calcinés côté IIIe (Photo VlM/DD)

     

    Accident ou acte incendiaire malveillant ? Il n'est pas sûr que la police le sache. Une enquête est en cours. On se souvient qu'en octobre 2010 le Marais avait été frappé par une série d'incendies de ce type. Il est assez plaisant de se souvenir que l'auteur était revenu sur le lieux du délit pour s'en délecter et que des policiers en civil, intrigués par son manège, l'avaient interpellé et obtenu des aveux. S'agit-il du même personnage sorti de prison suite aux décisions du gouvernement d'élargir certains délinquants ? ou d'émules ? On en appelle à Hercule Poirot….                                      

    Vosges 2Vosges 2

     

     

     

     

     

     

     

     

    Autre délit, moins grave mais agaçant : un quidam s'est permis, sans aucun respect pour le caractère monumental de cette place que le monde entier vient voir, d'apposer ce visuel, sa signature en quelque sorte, sur chacune des arcades côtés IVe. On va se dépêcher de faire enlever ces affiches sauvages mais ne serait-il pas plus convenable et citoyen que ceux qui cherchent à construire leur notoriété dans le street-art choisissent des voies qui s'inscrivent dans notre droit ?

     

    Vosges 4

     

    Enfin une personne de l'association s'émeut du nombre d'annonces de chiens et chats perdus qui ont fleuri place des Vosges et ailleurs ces temps-ci. Messages codés ? activité crapuleuse ? ou perte réelle et sincère d'animaux de compagnie ? Y aurait-il un gang qui kidnappe ces animaux pour les rançonner ? Là encore, Hercule Poirot nous serait bien utile. Nous ferons suivre cet article à la police en espérant que ses services nous éclairent. Ou que les auteurs des annonces s'en expliquent.

     

  • Lundi 11 mai jour du déconfinement : dans les rues, un air de « comme d’habitude… »

    Archives 11 mai

    Rue des Archives à hauteur du 11 (IVe),

     

    A peine un peu moins de monde qu'en temps normal (ne parlons pas des samedis et des dimanches bien sûr !). Une majorité de piétons n'ont pas de masque (60%). On ne ressent aucun stress. Quelques commerces ont ouvert, en plus des magasins d'alimentation. D'autres rendent à leur devanture, à leur vitrine, un aspect présentable en vue d'accueillir bientôt des clients qui ont cruellement manqué ces temps-ci.

    Il règne une ambiance de lendemain de crise et on note une attitude plutôt désinvolte de la population qui donne l'impression que les parisiens n'ont pas totalement pris la mesure du danger qui continue pourtant de les menacer.

     

    Berges 11 mai

    Les promeneurs ont retrouvé leurs berges. Fréquentation habituelle pour un lundi, avec pourtant un peu plus d'enfants et d'ados inoccupés. Conséquence de la quasi fermeture des établissements d'enseignement…

     

  • L’indécence de Frédéric Hocquard Adjoint d’Anne Hidalgo : il prône la nouba dans les rues de Paris !

     

    Fête

     

     

    Tandis que la Maire de Paris se préoccupe en apparence de garantir la santé de ses administrés en s'assurant que le déconfinement se déroule dans le respect des mesures sanitaires recommandées par le gouvernement et la direction de la santé publique, son Adjoint à la vie nocturne Frédéric Hocquard propose de transformer des rues en espaces accueillant des concerts. 

    Une "webradio" Tsugi RADIO  reproduit ainsi ses propos :

    "On n’a pas non plus envie que les rues se transforment simplement avec une grande table, une tireuse à bière et un comptoir. On voudrait qu’il puisse aussi y avoir des activités festives, musicales. Ces rues pourront servir à ce qu’il puisse y avoir des représentations artistiques. Pas forcément des concerts, ça peut être plein de choses, mais le concert n’est pas exclu."

    Il évoque aussi les parcs et jardins, que la Maire veut rouvrir dès que possible. "Ce qui ne va plus se passer en salle pendant un certain temps, on va le faire en extérieur". 

    Le Premier adjoint de la Maire, Emmanuel Grégoire, lors d’une conférence de presse sur le déconfinement tempère en déclarant : « En août, il y aura une vie parisienne beaucoup plus dense que traditionnellement. Si nécessaire, on demandera au Préfet de prendre des arrêtés pour interdire la vente d’alcool dans certaines zones et éviter une trop grande concentration, avec une attention sur les voies sur berge, le canal Saint-Martin et le bassin de la Villette".

    On le voit, la mairie de Paris souffle le chaud et le froid. Il faudra d'ici les élections que la Maire sortante candidate à sa réélection choisisse à quel régime elle entend désormais soumettre les parisiens pour qu'ils oublient dans leur nouvelle vie les semaines vécues dans l'épreuve du coronavirus. En se souvenant que leur pire crainte est désormais de tomber dans l'enfer que leur réserverait des fêtards débridés entrainés par les professionnels de la nuit et les débits de boissons alcooliques. 

    GS

     

  • La mairie de Paris répond en partie à nos protestations à l’égard des déclarations d’Anne Hidalgo sur le traitement des bars-restaurants

    HallesLe signataire dans une tenue de confiné ordinaire de Paris-centre. Retrouvailles des jardins du forum des Halles et  de Saint-Eustache. A partir du 11 mai, les masques ne sont pas imposés mais il sera utile d'en porter car ils protègent ceux qui nous entourent ou que nous croisons, et accessoirement nous-mêmes. 

     

    L'article que nous avons publié le 5 mai sous la signature du Dr Bertrand Lukacs à propos des "Déclarations d'Anne Hidalgo sur la sortie du confinement des cafés-restaurants" a été lu par plus de 2.000 personnes de tous horizons et a recueilli le nombre record de 29 témoignages de lecteurs. C'est signe de l'émotion qu'il a suscité et disons le franchement de la forte réprobation exprimée par le plus grand nombre.

    A propos de l'aménagement de certaines rues au bénéfice des bars-restaurants, et notamment la rue des Haudriettes qui nous est chère car c'est là qu'est le siège de "Vivre le Marais !" nous avons demandé des éclaircissements à Christophe Najdovski, maire-Adjoint de Paris auprès d'Anne Hidalgo, en charge des déplacements et de la voirie.

    Voici sa réponse : "Dans le cadre de la sortie de confinement, nous travaillons à adapter l'espace public pour favoriser le respect de la distanciation physique entre les piétons. Ce travail prend une résonance particulière dans le centre de Paris, où les rues sont souvent étroites avec peu d'espace pour les piétons.

    Aussi, en lien avec les mairies d'arrondissement, les services de la direction de la voirie et des déplacements ont travaillé à identifier les rues prioritaires à aménager pour favoriser le respect de la distanciation physique entre les piétons.

    C'est le cas de la rue des Haudriettes, rue très passante en termes de piétons, avec des trottoirs étroits. Aussi, la proposition consiste à neutraliser le stationnement situé côté pair, et élargir ainsi l'espace circulable pour les piétons."

     

    De son côté, le Maire du IVe Ariel Weil, candidat arrivé en tête aux élections du 18 mars pour la mairie de Paris-centre, s'adressant aux riverains par sa Directrice de cabinet Isabelle Knafou, précisait ce qui suit : 

    "A Paris comme ailleurs, la plupart des commerçants et artisans, à l’exception des commerces de première nécessité, sont à l’arrêt depuis le 16 mars. Les gestes barrière et les règles de distanciation physique qui s’imposeront à tous lors du déconfinement, pour une durée indéterminée, vont entraver considérablement le bon fonctionnement de tous les commerces. Nous devons les aider sans compromettre votre tranquillité.

    Afin d’aider ces commerces à se relancer dans les meilleurs conditions possibles et d’assurer la sécurité des clients comme des riverains qui emprunteront les mêmes rues et les mêmes trottoirs, l’espace public doit être repensé.

    Dans les prochaines semaines, la Ville de Paris, en lien avec la mairie d’arrondissement, va réfléchir quartier par quartier, voire rue par rue, à la réorganisation provisoire de l’espace public afin d’éviter la promiscuité des piétons. Cette problématique est particulièrement importante dans notre quartier où les rues sont étroites, souvent bondées et parfois très commerçantes.

    Dans les rues qui l’exigeront, en raison de la réouverture des commerces ou de l’exiguïté des trottoirs, un aménagement provisoire – parfois qualifié d'« urbanisme tactique » – devra être organisé à l’emplacement des places de stationnement pour permettre l’organisation d’une file d’attente sans nuire au passage des piétons. Ce travail de dentelle est essentiel à la fois pour aider les commerces de petite superficie et pour assurer l’accès des riverains à leur porte d’immeuble. Dans certaines rues, ces aménagements seront simples à réaliser, dans d’autres ils seront malheureusement impossibles.

    Soyez certain en tout cas que nous serons guidés par un seul principe, celui de l’équilibre entre des besoins plutôt que leur antagonisme. Aucune rue, a fortiori aucun trottoir du 4e arrondissement n’a vocation à être transformée en terrasse géante. Mais nous devons aider les petits établissements de notre quartier à relever le défi de la distanciation physique en leur permettant, lorsque cela sera possible, d’installer quelques tables sur le trottoir ou sur une place de stationnement. Tout cela sera discuté au cas par cas."

     

    Les deux messages sont cohérents, presque synoptiques. On peut comprendre leur finalité, on hésite à l'approuver cependant car on doit à juste titre redouter le phénomène du fait accompli auquel nous ont trop habitué ces établissements qui  ont fait de l'occupation de trottoirs et chaussées leur modèle économique. Nous revendiquons, dans une approche "Vivre Paris !", à savoir respect de l'espace public et du sommeil des habitants, le droit de participer à ces études de faisabilité et d'être entendus.

    Gérard Simonet

     

  • Signe de sortie du confinement : les trottoirs ont été nettoyés ce matin à Paris…

    Propreté

    Carrefour Temple/Haudriettes (IIIe) : "L'échelle du Temple" pour nous (référence à l'Histoire), la "place" Renée Vivien pour ceux qui se sont creusé les méninges pour donner vie à des ignorés de la culture…

     

    L'engin tant attendu est apparu ce matin… Dans cette période de confinement, les services de la propreté ont tourné au ralenti : les chaussées étaient nettoyées mais les trottoirs et le mobilier urbain notamment les parcs pour deux-roues à pédales ou à moteur ne l'étaient pas. L'amoncellement des détritus dans ces zones en faisaient des foyers d'infection.

    C'est avec soulagement qu'on a vu apparaitre ce jeudi 7 mai une section équipée d'un jet haute pression qui a délogé les immondices. Un engin avec brosses aspirantes le suivait pour les évacuer. On voit sur la photo que l'agent qui actionne le jet est équipé d'une combinaison qui lui assure une protection totale.

    Cette intervention est le signe avant-coureur d'un retour à la normale. On a pu observer déjà à divers niveaux de la rue des Archives, au 36 et au 57 en particulier, que certains murs-pignons très appréciés des afficheurs sauvages et des barbouilleurs ont été traités avec un soin professionnel attentif.