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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Les déclarations d’Anne Hidalgo sur la sortie du confinement des cafés-restaurants soulèvent de vives protestations dans la population

    Archives 51 la terrasse tentaculaire

    Est-ce là ce qui nous attend ?

    Archives 43 piéton à la canne

    Halte ! On ne veut pas du retour à ces excès !!!

     

    Voilà dix ans maintenant les citoyens parisiens se mobilisaient dans le mouvement "Vivre Paris !", avec des associations dans tous les arrondissements, pour dénoncer l'invasion de l'espace public par les terrasses de cafés-restaurants et les nuisances sonores qui en résultent de jour et hélas la nuit. La Maire de Paris, en annonçant qu'elle allait donner plus d'emprise encore à ces établissements, sur les trottoirs et sur des rues entières, gratuitement, envoie un signal à l'opposé de ce que les parisiens attendent à la fin d'une crise sanitaire dont ils ont beaucoup souffert.

    Anne Hidalgo affirme que la mesure prendra fin en septembre. Qui peut croire que les débits de boissons, soutenus par les lobbies de l'alcool et les professionnels de la nuit, se résigneront à abandonner un privilège qu'ils réclament depuis toujours : la maitrise à leur avantage de l'espace public et sa marchandisation.

    Le  Dr Bertrand Lukacs, président d'Habiter Paris et de l'association des Riverains du canal St Martin (Xe), soutenu par d'autres forces vives, dans le XIe arrondissement très éprouvé, et partout ailleurs dans Paris-centre et dans Paris, s'exprime à propos de cette déclaration d'Anne Hidalgo qui a fait l'effet d'une bombe.

    GS

     

    Le nécessaire redémarrage de l’activité des bars et des restaurants doit bien évidement tenir compte des contraintes des gestes barrière, pour autant il ne doit certainement pas se faire sur le dos de la santé des riverains.

    Les parisiennes et les parisiens ont pris pleinement conscience de l’ampleur de la pollution sonore qu’ils subissaient au quotidien. Et ce sont dans les quartiers festifs que les parisiens souffrent le plus comme le montrent très bien les mesures de Bruitparif.

    La baisse de la pollution sonore, largement perçue comme un des rare bénéfices du confinement par les habitants doit absolument perdurer. Pour la santé des parisiens, cette lutte contre la pollution sonore, passablement oubliée jusqu’à présent, doit devenir une des priorités de la prochaine équipe municipale, à l’instar de la lutte contre la pollution atmosphérique.

    Les annonces d'Anne Hidalgo au quotidien "Le Parisien" hier matin sont de très mauvais augure : sans aucune concertation préalable avec les associations de riverains concernés, il est annoncé : "Pour les bars, cafés et restaurants : élargir l’emprise des cafés et bars sur l’espace public. Des rues entières pourraient leur être réservées à titre gratuit".

    Nous comprenons les enjeux mais nous ne pourrions comprendre et nous n’accepterons pas que le redémarrage de l’activité des bars et des restaurants ait pour conséquence directe une aggravation de la pollution sonore subie par les riverains.

    La situation que nous traversons, inimaginable il y a encore quelques mois, nous oblige à changer profondément et durablement nos comportements car nous devrons cohabiter un long temps avec le virus. Saisissons cette opportunité pour construite ensemble un lendemain meilleur, moins pollué, plus écoresponsable. Et ce qui est vrai pour tous est aussi vrai pour les bars, cafés, restaurants et établissements de nuit. Et c’est possible si nous avons cette ambition partagée. Le chemin n’est évidemment pas simple mais la première des conditions, essentielle au succès, c’est la concertation entre tous, et donc avec les riverains.

    Nous demandons une fois de plus à faire partie intégrante des discussions préparatoires avec les services de la mairie de Paris et de la préfecture de police de Paris. Nous avons des propositions à formuler pour minimiser au maximum le risque sanitaire qui reste prioritaire pour tous et ne pas aggraver la situation des riverains.

    Dr Bertrand Lukacs

     

  • Patrick Artus, dans « le Monde », développe les aspects financiers de la crise mais reste coi sur sa résolution…

    LagardeChristine Lagarde Présidente de la BCE. Ultime niveau de solidarité. Qui au-dessus d'elle pour nous protéger ?

     

    Je vous engage à lire l'article de Patrick Artus, du Cercle des Economistes, Economiste à Natexis, paru dans Le Monde du 2 mai 2020.

    Il est intéressant dans sa manière de décrire les solidarités dont nous bénéficions dans un système économique comme le nôtre au sein de l'Europe et de l'Euro-groupe.

    Le premier niveau de solidarité c'est celui qui s'exprime dans l'environnement immédiat de l'individu, famille et premier cercle d'amis.

    Vient ensuite l'entreprise "dans le sens où, lors de fluctuations économiques ordinaires, les salariés conservent leur emploi et leur salaire, et où la perte de revenu est supportée par les entreprises parce que celles-ci disposent d’une plus grande capacité que le salarié à gérer son revenu."

    Patrick Artus souligne cependant que les entreprises dans la crise que nous traversons ne parviennent pas non plus à maintenir leurs revenus, et ne peuvent donc pas jouer le rôle d’assureur. Dans la récession qui s'en suit, les entreprises n’ont pas un accès suffisant au crédit ou aux marchés financiers pour compenser la perte de chiffre d’affaires.

    C'est là qu'intervient l'Etat en apportant aux entreprises la solidarité de la nation. "Il finance le chômage partiel, donne des garanties publiques aux dettes des entreprises, les subventionne, annule leurs impôts…."

    La capacité des Etats à s'endetter n'est cependant pas sans limite. Notre appartenance à l'Euro-groupe nous permet d'accéder à un niveau très haut de solidarité, garanti par sa puissance économique et sa gestion collectivement vertueuse. Ce niveau a lui aussi des limites car les arbres ne montent pas jusqu'au ciel mais on ne perçoit pas de risque à ce stade que les marchés financiers se ferment à la deuxième économie mondiale derrière les Etats-Unis.

    On peut en revanche redouter l'inflation dans la mesure où la recherche de capitaux frais fait volontiers appel à la planche à billets. L'inflation est la façon la plus sournoise pour les Etats de rembourser leurs dettes sans douleur. Les Etats-Unis impriment des dollars "sans compter". Y a-t-il un risque que nous en connaissions les méfaits ? 

    Voici ce que Patrick Artus en pense : "On ne voit plus, dans les économies contemporaines, de lien entre croissance de l’offre de monnaie et inflation. La monétisation des dettes publiques ne conduit plus à la taxe inflationniste. "

    C'est merveilleux ! Il y a quelque part un prestidigitateur qui change l'eau en vin à la façon d'un thaumaturge. Le citoyen moyen a tendance à se dire : Il y a un truc ! A cet égard, la chute de l'article du brillant économiste est savoureuse. Il dit en substance qu'il n'a pas d'explication et que les théories économiques actuelles sont dépassées. Ce sentiment est exprimé dans cette phrase laconique : "A-t-on trouvé une méthode non coûteuse pour restaurer la capacité d’assureur de l’Etat, une monétisation non inflationniste des dettes publiques ? Il reste probablement à compléter la théorie monétaire sur ce point."

    C'est là que je me permets d'intervenir en citoyen libre qui ne brigue aucune responsabilité. J'ai affirmé une opinion sur ce débat et je ne crains pas que l'avenir me démente car j'ai le droit de me tromper et personne du reste n'y prêtera attention. Je n'ai pas changé d'avis depuis mon article du  15 avril sur ce blog où j'écrivais : "La dette de la France, mutualisée avec celles des autres membres de l'Euro, ne sera jamais apurée mais jamais annulée non plus. Les intérêts seront payés. De ce point de vue, la force de l'Euro lui confèrera un statut comparable à celui du dollar. On ne doit pas s'attendre non plus à des effets inflationnistes sensibles car la situation des économies ne les y prédispose pas et l'Euro est géré par une banque centrale dont l'objectif premier est de prévenir les dérives inflationnistes".

    Gérard Simonet

     

  • Après le coronavirus, la mairie de Paris et le Gouvernement devront s’attaquer à l’épidémie des tags !

    Plaque

    Rue Vieille du Temple dans le IIIe. Dans le fond, le musée Picasso (Photo PF)

     

    Tout ce qui fait le paysage de la Ville, ses immeubles, ses monuments et son mobilier urbain sont désormais souillés par des mains imbéciles armées de bombes de peinture ou de marqueurs à l'encre. S'y ajoute mais c'est un autre débat les afficheurs sauvages.

    Tous les éléments de notre cadre de vie sont impitoyablement visés. Nous en avons fait souvent l'inventaire : portes d'immeubles, rideaux métalliques, armoires électriques, boitiers de contrôle de l'éclairage urbain, réverbères, parcmètres, jardinières, boites aux lettres, poteaux indicateurs et potelets, bancs publics…. et même les plaques de rues !

    A la veille du premier tour des élections municipales, nous avons publié un article pour préciser aux candidats ce que nous attendons d'eux en la matière : "Nous sommes très nombreux à dénoncer la situation actuelle à cet égard et nous en appelons à nos nombreux lecteurs en disant aux postulants qu'ils auront notre sympathie, voire notre soutien et nos voix, s'ils conviennent avec nous et reconnaissent ouvertement que l'état de nos rues livrées aux tagueurs est inacceptable. Qu'ils fournissent une réponse réfléchie, argumentée et crédible à ce fléau ! Ces colonnes leur sont ouvertes. Nous publierons leurs réponses…."

    Nous n'avons pas changé d'avis tout en précisant qu'à ce stade nous n'avons reçu que des réponses "langue de bois" là où nous attendons un plan d'action raisonné et convaincant. 

     

    Tags verrerie Tags thorigny

     

     

     

     

    Rue de la Verrerie (IVe) à gauche, place Thorigny (IIIe) à droite (Photos VlM)

    GS

     

  • Au hasard d’un déplacement bref, dans les règles du confinement, deux constatations encourageantes…

     

    Fresque 4 fils

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fresque moderne sur le mur-pignon du 95 rue Vieille du Temple (IIIe)

     

    Ce mur-pignon au carrefour Vieille du Temple/Quatre-Fils a été longtemps un dépotoir pour gribouilleurs et afficheurs sauvages émules d'un "street-art" dévoyé. Grâce à l'initiative privée de Jean-Philippe Nikoghossian, patron de la brasserie la Perle, juste en face, et l'indulgence des services de la mairie de Paris (qui ont reconnu de fait leur impuissance…), on profite désormais de décors de ce type, régulièrement renouvelés et de bonne tenue artistique. Dans l'état de propreté défaillante que nous vaut le confinement, ce panneau en parfait état s'affirme comme un espoir de sortie du marasme…

     

     

    Fontaine Fontaine nettoyée 02 05 20La Fontaine des Haudriettes, vue de côté, 51 rue des Archives (IIIe). Elle était située sur un autre emplacement et  distribuait son eau aux habitants dès 1636. En 1764 elle est reconstruite dans sa forme actuelle et élevée au carrefour Archives/Haudriettes. De style néo-classique, avec une section trapézoïdale, elle se caractérise par la présence d'un  fronton sur la face avant, un attique au sommet de l'ouvrage et un mascaron en forme de tête de lion qui fait office de robinet. Elle est  l'œuvre de Pierre-Louis Moreau-Desproux, avec un bas-relief délicat de Philippe Mignot qui représente une naïade

     

    Il s'agit d'un monument historique. Depuis quelques temps il est la cible de vandales qui le taguent sans respect. En raison de son classement, chaque intervention de remise en état est supervisée par la direction du Patrimoine et de l'Architecture de la mairie de Paris, qui s'assure en principe de la qualité de l'intervention des services de la propreté. Ces souillures ont fait l'objet d'un signalement de notre part le 13 octobre 2019 ! Sans résultat jusqu'à ce jour où nous découvrons avec surprise, étonnement…. et satisfaction que le nettoyage a été fait, en dépit du confinement.

    Nous en remercions les conservateurs du patrimoine mais nous pouvons difficilement nous empêcher de regretter qu'ils n'aient pas agi avec le soin que requiert un monument de cette qualité. On voit en effet sur la photo de droite que les tags n'ont pas été effacés mais simplement recouverts d'un badigeon qui cache mal le spectre résiduel de la souillure. La couleur de plus n'est pas spécialement harmonisée avec celle de la pierre naturelle…. 

    Le remède n'est pas pire que le mal, qui est insupportable, mais il nous semble que les techniques actuelles doivent permettre une restauration de meilleur aloi.

     

  • En croisade contre le coronavirus, Anne Hidalgo adresse une lettre aux « forces vives » de Paris

    Anne hidalgo masque

    Anne Hidalgo en uniforme de combattante du COVID 19 !

     

     

    Nous sommes de ceux qui viennent de recevoir une lettre de 10 pages signée de la Maire de Paris. Elle traite du coronavirus, des réflexions que nous inspire la pandémie, des mesures et orientations prises à Paris.

    En voici les têtes de chapitres :

    • Réflexions générales sur la pandémie
    • Port de masques
    • Gel hydroalcoolique et savon en libre-service
    • Tests 
    • Hébergement individel des malades
    • Accueil des enfants
    • Propreté de la ville
    • Sécurité
    • Déplacements autorisés
    • Mesures funéraires à destination des familles en deuil
    • Aide aux plus fragiles et aux personnes en état de précarité
    • Information des parisiens
    • Assistance aux personnes âgées
    • Soutien aux étudiants
    • Soutien aux locataires du parc social
    • Prise en charge des utilisateurs de stupéfiants
    • Soutien de la société civile

     

    Nous vous donnons accès au document complet, que vous pouvez télécharger en cliquant ici.

    Nous nous gardons de le commenter, mais sentez vous libres de le faire, car nous n'avons pas très envie de rejoindre les rangs de ceux qui ont un avis sur tout et critiquent à l'envi. Ils sont nombreux ceux qui voudraient être "vizir à la place du calife". Quel dommage qu'ils ne soient pas au gouvernement, à la mairie, à la Direction de la santé…. ils seraient à leur tour l'objet d'un bashing en règle ! On pourrait craindre toutefois qu'ils s'en satisfassent s'ils sont de ceux pour qui le pouvoir est une fin en soi…

    Dans les situations de catastrophe générale, la vraie attitude digne est d'écouter les dirigeants et de coopérer pour les aider à surmonter les drames. On sera toujours à temps, la crise passée, d'en tirer les conséquences et de conditionner nos votes pour les échéances électorales à venir au jugement global sur le comportement qu'ils ont eu quand ils étaient à la barre.

    GS

     

     

  • Le déconfinement vaut bien une fable, sans doute…

     

    Christine

    Aquarelle de Christine Albertin-Simonet : "abeilles et pollinisation"

     

     

    Quand la chauve-souris sourit au pangolin,
    Nul ne pouvait prévoir qu'un funeste destin
    Naitrait de ce couple improbable.

    Et pourtant il advint qu'à Wuhan en Chine
    Un virus inconnu apparut tout à coup.
    Il se répandit vite, le monde devint fou.
    Les gens tombant malades prirent de l'aspirine
    Qui protégeait bien peu des souffrances intimes.

    Il mourraient par milliers, par millions, par milliards.
    Les pays isolés qui se croyaient à part
    Comptaient aussi hélas de nombreuses victimes.

    Il semble que sur terre des animaux divers
    Survécurent au virus et tous s'orientèrent
    Vers des villes meurtries, abandonnées, dont l'air
    Devenait enfin pur.

    Des abeilles audacieuses construisirent des ruches
    Dans les tours de Notre Dame.
    Ouvrières du miel, qui dans ce lieu antique
    Appréciaient le son du bourdon erratique.

    Le Louvre devint vite un repaire de rongeurs
    Qui restèrent peu de temps songeurs
    Devant tant de mets mirifiques.
    Les rats, grands scélérats, dévorèrent sans excuse
    Le célèbre tableau : Radeau de la méduse.
    Les souris ont le goût de l'art. Pour se nourrir
    Elles mangèrent la Joconde ainsi que son sourire !
    Dans les cadres bien vides les araignées tissèrent
    Des toiles magnifiques, chef d'oeuvres de notre ère.

    Dans Venise, esseulée, sur la place Saint Marc
    Se doraient au soleil langoustes et homards.

    Partout de par le monde la vie se modifiait
    N'étant plus celle qu'on connaissait.
    Le jour se levait épuisé.

    Un survivant marchait, nu, perdu, affamé.
    Une femme passait, belle, nue, harassée.
    Ils se virent, s'éprirent, marchèrent d'un même pas
    Et le monde recommença!

    Daniel Sée

     

  • La « Maison de la Poésie » (IIIe) : une bonne compagnie culturelle pendant le confinement…

     

    Div comIllustration de la Divine Comédie de Dante Alighieri. Béatrice emportée vers l'enfer par Satan ?…

     

     

    Nous sommes nombreux à connaitre le nom du poète italien Dante Alighieri (1265-1321) et celui de la Divina Commedia,  mais notre érudition en la matière ne va généralement pas plus loin.

    Le confinement que nous impose le coronavirus et l'épidémie diabolique qu'il a déclenchée sont peut-être une chance à saisir pour élargir notre connaissance, avec l'aide de la "Maison de la Poésie" dans le IIIe. S'agit-il d'une prémonition ? Le 13 mars, juste avant l'annonce des directives gouvernementales imposant le confinement, nous avions publié un article pour rappeler qu'il y a près de chez nous un foyer de la littérature et de la poésie qui s'est donné pour mission de les rendre accessibles au plus grand nombre.

    Il s'agit généralement de lectures. J'ai choisi celle qui nous parle du grand poète italien du XIIIème siècle et de son œuvre principale. Avant de vous livrer le lien qui vous fera découvrir le site et apprécier le texte et l'introduction musicale en forme de fugue baroque, je vous livre les premiers vers en italien du premier cantique "L'Enfer". Le lecteur Denis Podalydès que vous écouterez ensuite nous les donne traduits en français. C'est bien, mais la saveur n'est pas tout à fait la même. On y on perd notamment la rime savante qui imbrique les vers dans un mode A-B-A / B-C-B / C-D-C etc…

    Nel mezzo del cammin di nostra vita    
    mi ritrovai per una selva oscura,                            
    ché la diritta via era smarrita.
    Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
    esta selva selvaggia e aspra e forte
    che nel pensier rinova la paura !
    Tant’ è amara, che poco è piú morte ;
    ma per trattar del ben ch’io’ vi trovai,
    dirò dell’altre cose ch’ i’ v’ ho scorte.

     

    Wikipedia parle de l'œuvre en ces termes :

    "Depuis la colline de Jérusalem, Virgile conduit Dante à travers l'enfer et le purgatoire parce qu'à travers ce voyage son âme pourra se relever du mal dans lequel elle était tombée. Puis Béatrice prendra la place de Virgile pour guider Dante au paradis de la théologie chrétienne. Virgile, dans le récit allégorique, représente la raison, mais la raison ne suffit pas pour arriver à Dieu ; la foi est nécessaire et Béatrice représente cette vertu. Virgile en outre n'a pas connu le Christ, il n'est donc pas baptisé et il ne lui est de ce fait pas permis de s'approcher du royaume du Tout-Puissant".

    Maison de la Poésie. La Divine Comédie de Dante Alighieri par Denis Podalydès

    Gérard Simonet

     

  • Pandémie du COVID 29 : la revue « Politique Internationale » publie l’analyse de DSK….

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    Dominique Strauss-Kahn

     

    Je me suis hasardé dans un article sur ce blog le 15 avril à dire ce que je pense des conséquences de l'ouverture massive des vannes financières par les Etats et notamment la France pour faire face à l'effondrement de notre économie suite à la pandémie.

    La revue "Politique Internationale" dirigée par Patrick Wejsman en a eu connaissance et nous signale que son n° 167 – "Printemps 2020" – traite ce dossier sous la signature de Dominique Strauss-Khan.

    La lecture de sa tribune exige beaucoup plus d'attention qu'il vous en a fallu pour me lire, et quelques compétences générales en matière d 'économie mais une fois la tâche accomplie on doit reconnaitre qu'il s'agit d'une analyse qui ne laisse rien dans l'ombre.

    "Politique Internationale" nous autorise à le publier. La période de confinement permet à bon nombre d'entre nous de consacrer une heure environ à s'informer en profondeur sur ce sujet d'actualité brûlante. Voici en introduction ce qu'en dit Patrick Wajsman.

    Gérard Simonet

     

    Par rapport au drame que vit notre pays, les analyses les plus brillantes semblent soudainement assez lointaines. notre rédaction a souhaité, néanmoins, ne pas vous priver de ce numéro de printemps — et cela, malgré les nombreuses difficultés techniques (impression, routage…) dues au confinement. sur tous les sujets majeurs de l’actualité, nos lecteurs retrouveront dans ces pages (et sur notre site) les décryptages et les témoignages des grands experts et acteurs de la vie internationale. avec, comme à l’accoutumée, des signatures prestigieuses  : Tony Blair, Josep Borrell, le général David Petraeus, Dominique Strauss-Kahn… À cet égard, nous sommes heureux que DSK, en tant qu’ancien patron du FMI, ait choisi notre revue pour offrir au public, en avant-première, sa vision de la crise et de ses conséquences. telle est bien, en effet, l’interrogation essentielle : à quoi le « monde d’après » ressemblera-t-il ?   

    Une exclusivité Politique Internationale : voici, en avant-première, l’article que Dominique Strauss-Kahn vient de consacrer à la crise actuelle et à ses conséquences.

    Patrick Wajsman

     

     

    Le 5 avril 2020
    par Dominique Strauss-Kahn

    Ancien Ministre de l’Economie et des Finances,
    Ancien Directeur-général du Fonds Monétaire International

     

    La crise sanitaire que nous vivons est différente de toutes celles que les générations précédentes ont pu connaître. Les convocations de la grande peste noire de 1348 ou de la grippe espagnole de 1918-1919 sont intéressantes en ce qu’elles nous permettent de repenser les conséquences des pandémies. Mais elles ne disent rien, pour autant, de la capacité de résilience d’une société dont l’économie est mondialement intégrée, et qui avait perdu presque toute mémoire du risque infectieux.

    Si la crise actuelle est de prime abord différente, ce serait par la vitesse de propagation de cette maladie. Trois mois après le début de la crise sanitaire, près de la moitié de la population de la planète est appelée au confinement. Même si la contagiosité du virus a vraisemblablement joué un rôle dans ce basculement, du stade épidémique à celui de pandémie, la mondialisation marquée par l’accélération de la circulation des personnes est au cœur du processus de propagation (1). Le délai de réaction des pays développés, dont les systèmes de santé ont été rapidement submergés, doit sans doute être également incriminée.

    (suite…)

  • « Empty streets » : dossier photos du Paris désert d’aujourd’hui et de celui du siècle dernier par des signatures célèbres….

     

    Place_de_la_concorde_mars2020

     

     

    La place de la Concorde en mars 2020 pendant la période de déconfinement due à la pandémie du coronavirus COVID 29. Parisian Fields, un blog anglo-saxon spécialisé sur Paris, domicilié chez WordPress.com, nous soumet cette photo d'actualité et nous rappelle qu'il existe une multitude de photos anciennes qui montrent Paris VIDE d'habitants à diverses époques. Ce sont des réalités ou des effets spéciaux. Il est très agréable de les parcourir, même si vous n'êtes pas à l'aise avec la langue de Shakespeare car les images parlent d'elles-mêmes et portent des signatures célèbres comme Louis Daguerre ou Charles Marville

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  • Déconfinement : Pacôme Rupin, Député de Paris et candidat à la mairie de Paris-centre nous fait part de sa vision…

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    Illustration "Le Parisien"

     

     

    Pacôme Rupin, Député de la 7ème circonscription de Paris (IVe en totalité, XIe et XIIe en partie) et candidat à la mairie du nouvel arrondissement Paris-centre, réagit à notre article sur la statégie nationale de déconfinement conduite par Jean Castex auprès du Premier ministre. Nous publions sa déclaration ci-dessous. N'hésitez pas à faire part de vos commentaires :

     

    Cher Gérard Simonet,

    Merci pour votre contribution [de vos associations, NDLR]. Je partage l'idée que nous devons avoir une attention spécifique sur la reprise des rassemblements de publics. La priorité est de s'assurer que les mesures barrières puissent être effectivement appliquées et je suis d'accord avec vous sur le fait que cette réouverture ne pourra pas se faire sans restriction. Je crois qu'il faut discerner les dispositions pour des raisons sanitaires et le respect des règles en terme de nuisances qui ont pu être observées par le passé.

    L'enjeu de la réouverture des établissements recevant du public est double : économique et sanitaire. Autrement dit nous ne pouvons pas attendre que le virus ne circule plus pour que les commerces reprennent. Il faudra donc, le moment venu, être en mesure d'assurer que les établissements qui ouvriront mettront en place très fermement les mesures barrières pour protéger les clients et les employés.

    Je serai très attentif aux solutions qui seront proposées pour faire face à ces risques.

    Je vous souhaite bon courage pour la suite du confinement,

    Bien cordialement,

    Pacôme Rupin