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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • La mairie de Paris : une machine à produire des subventions !

    Hôtel de ville et esplanade mars 2011L'Esplanade de l'Hôtel de Ville de Paris

     

     

    Le conseil de Paris se tient les 8-9-10 et 11 juillet. 

    A l'approche des élections municipales, il faut que chacun sache que l'ordre du jour qui  nous est communiqué chaque mois par le site de la mairie de Paris est principalement consacré à l'attribution de subventions. Leur nombre et leur montant donnent le vertige tout comme le montant de la dette de la Ville qui est allègrement passé de 1 à 7 Milliards d'€ en l'affaire de deux mandatures. Consulter et parcourir l'ordre du jour.

    Les subventions sont si nombreuses qu'elles sont parfois regroupées à raison de plusieurs dizaines sur une même ligne…

    Il est possible que ces dépenses soient justifiées. Il est possible que ce soit le rôle d'une municipalité de participer à sa manière et à ce point à la fantastique redistribution des impôts prélevés, vers des activités culturelles, sociales, de divertissement ou indéterminées.

    Il faut simplement que les citoyens en aient conscience et que leurs édiles s'en expliquent et se justifient. Nous en faisons un thème important de notre dialogue avec les élus qui sollicitent un nouveau mandat et avec ceux qui ont l'ambition de les remplacer.

    GS

     

  • Devoir de vacances dans l’espace-temps : les « ondes gravitationnelles » révélées en 2016. Science et foi….

    OndesReprésentation de l'espace-temps et ses déformations dues à la présence de masses ou d'énergies

     

     

    Les ondes gravitationnelles sont la plus grande découverte en astronomie depuis Galilée et Copernic. Leur observation aux Etats-Unis en 2016 a été couronnée par le prix Nobel de physique 2017. Il y a cent ans, Albert Einstein les avait prédites ainsi que les trous noirs…

    Il y a des gens sur Terre – les agnostiques – qui doutent de l'existence d'un Dieu révélé par les prophètes, les messies et entretenu par les religions qui ont repris leur message. Ces agnostiques sont forcés cependant de reconnaître l'existence de deux grands mystères qui nous dépassent et nous dépasseront toujours : le cosmos, la matière, l'infini d'un côté, et l'énigme de la vie d'autre part. Il y a des théories sur les premiers mais beaucoup d'inconnues, notamment la matière noire et l'énergie sombre, tant d'inconnues qu'on peut légitimement affirmer que l'homme ignore tout du sujet. Quant à la vie, on la voit de toutes parts se créer, se développer et s'éteindre mais si on parvient grâce à la science à connaitre quelques aspects du "comment", on ignore tout, mais vraiment tout, du "pourquoi ?".

    Au cœur de ces mystères, il y a deux réalités qui ont valeur de "principes créateurs" qu'on est en droit de qualifier de divins. La première est l'unicité des éléments fondamentaux de la matière, qui se répètent dans l'espace jusqu'à l'infini (92 au total de l'Hydrogène à l'Uranium, en excluant les plus instables) avec leur concert de particules élémentaires ; l'autre est leur nombre "discret" (il n'y a pas d'élément dont le numéro atomique soit un  nombre décimal, irrationnel ou transcendant). Et ils entrent exclusivement dans la composition des corps vivants qui font appel à ces mêmes 92 éléments et rien d'autre (30 d'entre eux environ pour le corps humain).

    Nous ne sommes pas des "poussières d'étoiles" mais des assemblages de débris d'étoiles et de planètes qu'un souffle mystérieux (divin ?) a transcendé.

    Il est des gens pour qui la soif de spirituel, qui habite chacun d’entre nous peu ou prou, s'exprime dans l'admiration sans borne de ces principes créateurs pour leur beauté conceptuelle et les mystères dans lesquels ils se drapent.

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    Nous sommes loin du Marais ici mais il ne me déplaît pas d'abandonner un peu les sujets ordinaires pour revenir sur ce qui a été une découverte d'un immense retentissement : des chercheurs de la Columbia University ont observé des "ondes gravitationnelles". De nombreux quotidiens et hebdomadaires ont fait écho à cet événement en s'efforçant d'en expliquer le contenu, ainsi que les enjeux en matière de connaissance et de compréhension du cosmos.

    Dans une version "Café du Commerce", voici ce que j'en disais en 2016. Le sujet mérite qu'on y revienne. Je le propose à nouveau à votre lecture en cet été où la chaleur nous pousse plus à la réflexion qu'à l'action : 

    Albert Einstein et avant lui Hendrik Lorentz et Henri Poincaré ont tracé les voies de la relativité générale qui décrit l'espace comme un continuum espace-temps non isotrope qui subit des déformations sous l'influence des masses et des énergies avoisinantes. Dans un tel milieu, les corps en mouvement se déplacent en respectant le principe de "moindre action". Ceci veut dire qu'ils suivent la voie qui est pour eux "sans effort". C'est ce qui conduit les planètes par exemple à suivre une trajectoire qui est une ellipse autour du soleil.

    Une question se posait : comment  l'espace est-il informé qu'il existe une masse ou une énergie qui conditionne ses caractéristiques ? on sait que le soleil existe parce qu'on le voit et qu'on le sent mais il continue d'exister et d'influencer le parcours  de la Terre sans être visible depuis la face non éclairée de la Terre (la nuit). Plus fort encore : s'il disparaissait par enchantement, la Terre ne le saurait qu'au bout de huit minutes et continuerait bêtement à tourner autour de lui comme si de rien n'était !

    Einstein a postulé que les déformations de l'espace-temps étaient dues à la propagation d'une onde qui se déplace à la même vitesse que la lumière dans le vide (300.000 km/s). Une onde qui contrairement à la lumière n'est pas arrêtée par un corps massif ou ralentie par un milieu qui offre une résistance (l'eau ou l'air par exemple). Il n'a pas eu la possibilité toutefois d'en apporter la preuve par l'expérience.

    Un événement cosmologique a été découvert en septembre 2015 : la fusion de deux trous noirs situés à un milliard d'années-lumière de nous et représentant 65 fois la masse du soleil avec perte de 3 masses solaires ce qui correspond à une énergie libérée gigantesque. La déformation – infime – de l'espace-temps mesurée sur des appareillages en Louisiane et dans l’État de Washington, à 3.000 km de distance, a été constatée avec un décalage dans le temps de 7 millisecondes correspondant à un déplacement de l'information  entre ces deux sites à la vitesse de la lumière.

    On remarque que le décalage de 7 ms sur une distance de 3.000 km ne correspond pas à la vitesse de la lumière mais à une vitesse virtuelle de 429.000 km/s. On en déduit l'hypothèse que les deux plateformes ne sont pas alignées avec la direction du trou noir dans l'espace mais positionnées de façon telle que la projection orthogonale du segment de 3.000 km sur cet axe n'est que de 2.100 km. Cette longueur divisée par 7 ms donne bien la vitesse de la lumière soit 300.000 km/s. 

     

    Caltech_MIT_LIGO_LabL'une des deux plateformes de détection "LIGO". (Photo Caltech – MIT)

     

    Il reste à s'assurer que la conclusion de cette observation est bien liée à l'existence des mouvement ondulatoires gravitationnels, dont les ondes se déplacent à la vitesse de 300.000 km/s, qui n'est pas seulement la vitesse de la lumière dans le vide mais une constante universelle de l'espace-temps relativiste qu'on peut définir comme la vitesse limite que peut atteindre un élément matériel. Ce chiffre ne peut être dépassé car, selon la théorie de la relativité restreinte, la masse devient infinie à cette vitesse.

    Cette découverte ouvrira-t-elle la voie à de nouvelles recherches : compréhension de ce qu'est la matière noire et l'énergie sombre qui comptent pour 90 % de la composition de l'univers sans qu'on ait pu les identifier autrement que par leurs effets gravitationnels ; interférences sur des ondes gravitationnelles ; gravité zéro ; unification de la théorie des quanta et de la relativité …. ?

    Gérard Simonet

     

  • « 60 Millions de Piétons » lance une pétition contre les abus des deux-roues motorisés…

    MotosIllustration "RasLeScoot", association créée en 2018 par "60 Millions de Piétons"

     

     

    "Vivre le Marais ! – Vivre Paris-centre !"  soutient "60 Millions de Piétons". Cette association nationale, à laquelle "Vivre le Marais !" adhère depuis des années, reprend un thème qui nous est cher : les privilèges dont profitent les deux-roues motorisés à Paris, privilèges qui causent une distorsion bénéficiaire  à l'excès aux motos et scooters. Résultat : une attitude souvent arrogante de leur part et de la part des associations qui les défendent, notamment  la "Fédération des motards en colère", toujours prompte à créer la pagaille à Paris avec leurs manifestations bruyantes et polluantes dès qu'on évoque la moindre mesure de bon sens.

    Parmi ces privilèges : le stationnement gratuit à Paris, l'occupation indue des trottoirs et l'absence de contrôle technique obligatoire en vigueur sur les autres modes de transports. Avec en toile de fond la "charte scélérate" (*) signée en 2007 par le Maire de Paris et son adjoint Denis Baupin au bénéfice des motards.

    http://bit.ly/2JRai2D

    A ce titre, nous nous faisons un plaisir de diffuser largement et servir de relais à l'appel de "60 Millions de Piétons", comme nous sommes prêts à le faire pour toute association de la mouvance "Vivre Paris !" :

     

    (*) ainsi qualifiée car, contraire au code de la route, elle avait été rejetée par le Préfet de police de Paris

     

    Voici le message de "60 Millions de Piétons" :

    Comme vous le savez sans doute, notre association « 60 Millions de Piétons » est membre fondateur du collectif « RasLeScoot », lancé le 18 avril 2018 à grand renfort médiatique :

    http://www.pietons.org/ras-le-scoot-lancement-d-un-collectif-contre-les-nuisances-des-deux-roues-motorises-view-38-146.html

    http://www.pietons.org/scooters-dangers-publics-view-38-148.html

    Comme prévu, le communiqué de presse sur notre lancement de campagne des Municipales est parti ce matin (https://raslescoot.fr/2019/07/09/les-deux-roues-motorises-un-mode-de-deplacement-terriblement-masculin/). Franck-Olivier Torro, porte-parole du collectif « RasLeScoot », est intervenu dans un reportage sur France 3 le 9 juillet 2019 :

    Une pétition est mise en ligne pour demander le stationnement payant et l'engagement des candidats aux municipales de se saisir du problème des 2RM (deux-roues motorisés). Le succès de cette pétition est très important, notamment pour notre discours auprès des candidats, pour démontrer que l'exaspération par les 2RM n'est pas juste une lubie d'une poignée de bobos privilégiés comme la FFMC (fédération française des motards en colère) aimerait sans doute le présenter.

    Consultez https://www.change.org/p/candidat-e-s-aux-municipales-%C3%A0-paris-et-en-%C3%AEle-de-france-stop-aux-nuisances-des-deux-roues-motoris%C3%A9s-5d91f50b-4640-46b0-bfef-3364fe83231e – Au-delà de la signature, la possibilité de laisser un commentaire est également intéressante.

    Liste des associations membres du collectif : 60 Millions de Piétons, Association des Usagers des Transports, Mieux se Déplacer à Bicyclette, Paris en Selle, Paris Sans Voiture, Respire, Respir’Action, Rue de l’Avenir, Vélorution Paris IdF, "Vivre le Marais ! Vivre Paris-centre !"

    Hier, sur l’antenne de RFI (Radio France International), créneau horaire 12h10/13h00, j'ai participé à l’émission intitulée « 7 milliards de voisins », le Piéton est-il devenu indésirable ? .

    Gérard FOUCAULT

    Président de l’association nationale "60 Millions de Piétons"

    www.pietons.org

     

  • Evelyne Dress relance son initiative de fleurissement du trottoir de boulevard du Temple (IIIe)

    évelyne dress groupeEvelyne Dress et ses nouveaux amis boulevard du Temple (IIIe)

     

     

    L'année dernière, je lançais un appel à toutes les bonnes volontés pour m'aider à planter des fleurs autour de trois pieds d'arbres, 25 boulevard du Temple dans le IIIe.

    J'ai eu de nombreuses réponses à mon appel et nous avions passé une délicieuse journée de rires et de partage (photo). Et à la fin du jour, nous avions réussi un très joli petit jardin.

    Malheureusement, faute de bordures de protection, il n'a pas résisté aux diverses manifestations de l'axe Bastille-République. Aujourd'hui, tout est à recommencer.

    Cette année, avec l'aide du conseil de quartier "Enfants Rouges" qui a voté un budget “coup de pouce”, nous allons pouvoir construire les clôtures de 20 "permis de végétaliser" dans l’arrondissement.

    Une première petite clôture est sortie de terre (photo), les deux autres seront construites la semaine prochaine et je vous propose une nouvelle journée jardinage, samedi 27 juillet de 11h00 à 15h00.

    Des outils et des bras seraient les bienvenus. Mais, même si vous ne savez pas jardiner votre soutien me sera précieux.

    J'espère que vous serez nombreux à me répondre avec enthousiasme. Tous vos messages seront les bienvenus.

    Evelyne Dress 

     

  • Il sous-loue son loft sur Airbnb et organise une soirée monstre rue de Turenne (IIIe)

    Turenne foule

    La foule en attente de l'ouverture des portes devant le 80 rue de Turenne (IIIe)

     

     
     
     
    L'invasion massive d’une copropriété du Marais s’est déroulée dans la nuit de samedi à dimanche 29-30 juin au  80 rue de Turenne (Hôtel de Voysin). Une personne de l'association y possède un appartement, occupé par un de ses enfants. Il a été témoin du déroulement des événements et nous en a fait part. Ces informations ont été recoupées avec les données du Commissaire de police du IIIe :
     
     
    "L’hôtel particulier qui se cache derrière la porte cochère du 80 rue de Turenne (IIIe) a été rénové il y a une dizaine d’années par la société “Histoire et Patrimoine” dans les règles de l’art. Ces bâtiments qui étaient près de l’écroulement ont retrouvé leur état du passé grâce à un gros effort financier de ses multiples propriétaires (*)  Mais aujourd’hui, le résultat est là, digne du Marais et de son patrimoine exceptionnel.
     
    Turenne
     
    Heureux habitants ? Pas sûr que leurs efforts soient récompensés.
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    En effet, un des copropriétaires y a mis en location son loft de 200 . Son locataire, sans doute pour couvrir en une nuit son loyer réglementé, a sous-loué samedi dernier son appartement à un groupe d’individus qui ont organisé une soirée publique payante de 22h00 à 6h00 heures du matin. Ceci grâce à une annonce publique sur Internet, plateforme Airbnb.
     
    Les habitants de la résidence ont donc vu débarquer, dans la nuit de samedi à dimanche, une foule d’environ 200 jeunes, avec payement au portail de l’entrée.
     
    Tous les codes des portes ayant été donnés à ces visiteurs insouciants, trop heureux de l’aubaine (super ! une boîte de nuit en plein Marais pour 5 balles…) qui se sont répandus et installés dans les parties communes. Les dealers  étaient aussi de la fête (accompagnés par de grands costaux – garde-du-corps sans doute – à qui il est difficile de demander de quitter les lieux) si l’on considère les sachets de cocaïne ou autres, retrouvés au petit matin, dans le petit jardin manucuré "à la française" de la copropriété (voir photos).
     
     
    Drogues
    Turenne 80 jardin
     Les jardins de la résidence                                                      Les sachets retrouvés
     
     
    La police a été appelée par les habitants débordés. Une main-courante rend compte de deux interventions pour tapage nocturne : la première à 23H45 au cours de laquelle l'organisateur s'engage à couper la musique et à faire cesser le bruit ; la deuxième à 00H20 où l'organisateur est verbalisé pour tapage nocturne et sera donc convoqué sous peu devant le tribunal de police (s'agissant d'une contravention le mis en cause ne pouvait être interpellé pour ce motif)

    La police a évalué les participants à une centaine de personnes. Le délit  d'usage ou de cession de produit stupéfiant n'ont pas été constatés. Le principe d'inviolabilité du domicile la nuit entre 21h00 et 06h00 n'a pas permis à l'équipage intervenant de pénétrer dans les lieux pour de plus amples vérifications.

     
    Il faut reconnaître que ce n’est pas 2 ou 3 policiers qui pouvaient sans danger pour eux-même et sans risque d’émeute, expulser la nuit une foule aussi importante de jeunes plus ou moins éméchés à l'intérieur d’une propriété privée.
     
    Le président du Conseil Syndical a fait tout ce qu’il a pu, à ses risques et périls, toute la nuit, pour endiguer cette foule, reconduire à la porte des jeunes, maintenir le calme et protéger l’état de la copropriété.
     
    Résultat : une nuit blanche imposée dans l'illégalité à des habitants dont on spolie les droits de propriété, le droit au repos la nuit et la sécurité. Des codes d’entrée entre les mains de centaines de personnes, des dégâts, de la fatigue avec le risque d'une guerre en perspective entre des copropriétaires aux intérêts divergents".
                                                
                                                                         
    (*) Lancés en 2013, les travaux ont été importants et le chantier a rempli ses promesses en redonnant au bâtiment endommagé ses lettres de noblesse, au plus proche de l’état d’origine dans ses façades et ses espaces extérieurs. Les travaux ont fait appel à de très nombreux savoir-faire : les toitures ont été refaites, les façades en pierre de taille entièrement reprises, la façade industrielle retravaillée en conservant l’esprit initial, la cour a été repavée, et le jardin à la française recréé, en lieu et place de l’ancienne verrière (Atrium – Patrimoine et Restauration).
     
                                                                                                ============
     
    On apprend heureusement aujourd'hui 4 juillet que le propriétaire du loft a engagé une résiliation du bail du locataire qui a effectivement sous-loué le loft par l'intermédiaire de Airbnb à l’organisateur de cet événement public qui aurait réuni environ 300 personnes de 21h00 à 06h00 heures du matin dans un  logement privé où la Police n’a pas la faculté d’entrer. 
     
     
    NB : Le quotidien "Le Parisien" consacre le 8 juillet un article à cette affaire qui fait des vagues jusqu'à l'Hôtel de Ville…
     
     
  • Visites de terrain pour la nouvelle Préfète en charge des établissements recevant du public…

    Préfecture

    Ambiance conviviale autour de viennoiseries pour la visite de terrain rue Jean-Pierre Timbaud (XIe) de la Préfète en charge des établissements recevant du public, en présence du Commissaire central du XIe, du Commandant de l'unité de police administrative  du quartier, d'un représentant de la mairie d'arrondissement, de deux commerçants et deux représentants des riverains avec leur conseil.

     

     

    Ce 2 juillet 2019, le groupe de suivi "Jean-Pierre Timbaud" s'est réuni pour la troisième fois, sur le terrain, rue Jean-Pierre Timbaud, accueilli par Ferhat, gérant  du restaurant l'Homme Bleu.

    La Préfecture de police, par la voix de la Directrice de cabinet du Préfet, a souligné sa volonté de poursuivre la coopération entre les différents niveaux (central et local) ainsi qu'entre les différentes institutions (préfecture, commissariat, mairie, association d'habitants) ; toutes les facettes et tous les outils de la police administrative sont et continueront d'être utilisés afin de consolider et d'approfondir les résultats obtenus (contrôles administratifs, sanctions administratives, arrêtés préfectoraux ad hoc de consommation d'alcool et de vente à emporter sur la voie publique)

    Les riverains ont été sensibles à la volonté et à la capacité d'écoute des représentants de la Préfecture de police et du Commissariat. Quelques lieux sensibles du quartier ont été examinés et commentés. Une conclusion s'impose à nouveau : les habitants doivent signaler et documenter sans relâche les nuisances dont ils sont victimes.

    Une coopération de même nature existe dans les IIIe et IVe arrondissements. Elle implique notre association et a vocation à s'étendre aux quatre arrondissements de Paris-centre dont le Commissaire central (un Commissaire général) sera opérationnel dès septembre. Il est envisagé à cette époque, en liaison avec les Maires d'arrondissements, une visite de la Préfète, autour des sites qui défient régulièrement la chronique de nos quartiers. Nous serons très heureux de l'accueillir. Nous avons nous aussi de bons croissants dans le Marais…

     

     

  • L’Hôtel de Ville découvre-t-il les vertus du silence après dix ans de promotion du « tout festif » ?

    Panneau silence

    Panneau Ville de Paris signalé par les riverains du XIe

     

     

    L'association des riverains du XIe  écrivent à leur Maire d'arrondissement, François Vauglin, à la suite de la découverte de ce modèle de panneau, qu'ils auraient été prompts à applaudir s'ils ne l’avaient pas attendu aussi longtemps… Le ton plaisant de ce courrier montre que les gens qui souffrent ont aussi de l'humour. Un humour que ne doit rien retirer à la gravité du sujet…

     

    Monsieur le Maire,

     
    Ci-contre un cliché pris hier près de la place de la République : il s'agit d'un panneau dont le message qu'il porte est saisissant 

    Il aura fallu attendre dix ans pour lire enfin un message institutionnel de la mairie de Paris, affiché et bien visible dans l'espace public, évoquant, sans aucune ambiguïté cette fois, les bienfaits du silence et les méfaits des nuisances sonores !
     
    Mais que se passe-t-il à la mairie de Paris ? 
     
    Frédéric Hocquard, Maire-adjoint en charge de la Nuit, a-t-il été appelé à des fonctions dans un autre domaine que la tranquillité publique pour lequel il avait manifestement peu de goût ? quelque farceur a-t-il profité de ses congés d'été pour installer, subrepticement, des panneaux ça et là ?
     
    L'affiche indique : "plus d'information sur paris.fr" : malheureusement, le site paris.fr reste… silencieux sur ce qui pourrait être la campagne pro-silence et anti-bruit tant attendue par des centaines de milliers de parisiens, depuis si longtemps…   
     
    Quoi qu'il en soit, 
    • Nous demandons l'installation rapide de dizaines de ces panneaux dans notre quartier : nous suggérons l'implantation d'un de ces panneaux tous les dix mètres, côté pair et impair, notamment dans les rues Jean-Pierre Timbaud, Saint Maur, Oberkampf, Moret, etc.
    • Nous demandons l'installation systématique d'un de ces panneaux devant chacun des établissements (bars, discothèques, restaurants, cantines,…) ayant fait l'objet d'un signalement par notre association
    • Entre 22h00 et 02h30, nous demandons la présence permanente d'un agent de la DPSP devant chacun des panneaux posé dans notre quartier afin que les (éventuels….) contrevenants soient effectivement verbalisés ainsi que le suggère ce panneau inattendu ; en effet, sans verbalisations, ces panneaux ne seraient qu'une mauvaise plaisanterie de plus de la part de la mairie de Paris
    • A cet égard, s'il s'agissait d'une facétie de la mairie de Paris, ou encore d'un piratage par une poignée de riverains excédés qui se seraient approprié le logo de la mairie de Paris, nous demandons que le panneau-pirate soit immédiatement recopié et agréé par les services de la mairie de Paris 
     
    A cette occasion, il faudra que le texte de ces panneaux soit traduit en anglais, espagnol, italien, allemand, hollandais, norvégien, turc, arabe, russe,  chinois, espéranto etc… afin que nos amis visiteurs puissent en prendre connaissance et se conformer à son message de civilité .
     
    Monsieur le Maire, nous comptons les jours, nous comptons les heures, qui nous séparent de l'installation de ces merveilleux panneaux, et nous espérons qu'ils ne seront pas démontés au retour des congés de Monsieur Hocquard
     
    Respectueusement
    Association des riverains du XIe
    Le président
     
     
    Nous attestons, quant à nous, qu'il y a eu une inflexion heureuse depuis le début de cette année, dans l'attitude de Frédéric Hocquard et de son adjoint Thierry Charlois, en faveur des revendications des associations d'habitants. On en veut pour preuve le refus de M. Hocquard de subventionner l'aménagement d'établissements bruyants avec de l'argent public et ses efforts pour mettre en oeuvre des circuits courts pour le règlement des litiges.
     

     

  • Le Tribunal Administratif a rejeté deux recours du Who’s contre la Préfecture de Police…

    Pierre au lard whos attroupement 20 06 18
    Le Who's, un bar-restaurant au 14 rue St Merri (IVe), avec une extension sous verrière mitoyenne de l'immeuble social Paris-Habitat du 16 rue St Merri. Il ouvre aussi sur le 3 rue Pierre au Lard avec bar et discothèque de fait, génératrice de tapage nocturne et d’occupation bruyante de l'espace public (Photo VlM/ résident du 12 rue St Merri, juin 2018)

     

     

    Nous apprenons que le Tribunal Administratif de Paris, par jugement n°181419 du 9 novembre 2018 et  par jugement n° 1808205 du 17 avril 2019,  a rejeté deux requêtes du Who's, la SAS Moovment. La première visait l'annulation de la décision du Préfet de fermer leur établissement pendant 15 jours. La deuxième exigeait l'annulation du refus d'ouverture de nuit  ce qui revenait à forcer la Préfecture à donner l'autorisation. (L’arrêté du préfet de police n° 2010-00396 du 10 juin 2010, énonce qu’une autorisation d’ouverture de nuit ne peut être délivrée qu’à la condition qu’il n’y ait aucun trouble à l'ordre public généré par l’établissement). 

    Depuis la tentative de lancement de ce bar-club en 2011, qui a soulevé une vive opposition des habitants des 12 et 16 rue St Merri et du 24 rue du Renard (IVe), ses promoteurs vont de péripéties en déboires mais poursuivent leur occupation du terrain. Bien qu'ils aient essuyé annulation de permis de construire, fermeture temporaire, refus d'autorisation de nuit et poursuites au pénal et au civil, ils déroulent imperturbablement leur programme d'exploitation d'un bar de nuit/discothèque avec soirées privées où la sonorisation est assurée par le client, sans aucune garantie de respect des dispositions du code de la santé publique en matière de bruit.

    Des riverains, dans le cadre du collectif  "Pierre au lard", ont engagé une action au civil devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, qui a décidé la désignation d'un expert judiciaire dont les conclusions avancent et  seront remises au juge prochainement. Les plaignants sont confiants mais ils souffrent des lenteurs de la justice car ils doivent  en attendant affronter des nuisances comme celles de juin, qui ont atteint un niveau insupportable.

    Pour les défendre, nous avions rencontré le 3 janvier 2019 le Directeur-Adjoint du cabinet du Préfet de police de Paris, Matthieu Garrigue-Guyonnaud. C'est à son niveau que se traitent les autorisations destinées aux établissements recevant du public. Nous avions exprimé notre étonnement et la déception des plaignants qu'un établissement comme le Who's bénéficie d'autorisations de nuit en dépit des plaintes répétées de riverains, constatées par des procès-verbaux dressés par la police et la DPSP de la mairie de Paris. 

    Nous avions bénéficié d'une écoute réelle de la part de notre interlocuteur, qui a fait preuve par ailleurs d'un vrai souci de protéger la population dans des secteurs chauds comme le XIe, mais il avait eu la franchise de nous dire que les décisions qui contrarient une activité marchande peuvent être mises en cause par l'exploitant concerné s'il forme un recours contre le Ministre de l'Intérieur devant le tribunal Administratif.

    Les décisions dont nous venons de prendre connaissance montrent qu'il n'y a pas lieu d'agir avec frilosité devant ce genre de risque. Dans la mesure où les nuisances sont objectivées, mesurées et constatées par procès-verbaux, on observe que les plaignants sont reconnus dans leur aspiration à vivre et dormir en paix, et la Préfecture de police confirmée dans son droit à faire régner l'ordre républicain en la matière en prenant les dispositions qu'elle estime justes et pertinentes.

     

    NB : Nous pouvons faire parvenir à ceux qui en font la demande en "commentaire" la copie de chacun de ces deux jugements

     
  • Restauration de la Cathédrale arménienne catholique Sainte Croix de Paris (IIIe)

     

    Arm porche

    Porche monumental du monument. Il mélange le Roman et le style Renaissance avec un fronton décoré de festons et de pilastres doriques.  Des médaillons représentent Saint François d'Assise en extase et les emblèmes de Saint Jean-Baptiste.

     

     

    Ce jeudi 27 juin 2019 s'est déroulée une cérémonie d’inauguration de la restauration des parements intérieurs et des vitraux de la Cathédrale arménienne catholique Sainte Croix de Paris

    Après 14 mois de travaux et de fermeture, le programme de restauration de grande ampleur démarré en 2018 a permis de redonner toute leur splendeur aux voûtes et aux parements verticaux de la nef, du chœur et de l’arrière chœur, ainsi qu’aux vitraux.

    Arm 2
    Arm 1

     

     

     

     

     

     

     

     

    Empreinte de solennité d’émotion et de ferveur, dans une église bondée, la cérémonie s'est déroulée sous la présidence de la Maire de Paris Anne Hidalgo, et de Monseigneur Elie Yeghiayan, Evêque de l’Eparchie Sainte Croix des Arméniens catholiques de France (équivalent d’un diocèse mais portant sur tout le territoire français et non un département), en présence des Ambassadrices de Grèce et d’Arménie, de plusieurs hauts dignitaires de l’Eglise arménienne, du Maire du IIIe  arrondissement, Pierre Aïdenbaum.

    Dans son discours, Monseigneur Yeghiayan a rappelé le martyr du peuple arménien lors des pogroms de 1915, l’exil contraint de milliers de survivants et pour nombre d’entre eux l’arrivée en France, avec une volonté farouche d’intégration à leur nouvelle patrie, sans pourtant renier leurs origines. Il a par ailleurs retracé l’historique du bâtiment qui mérite que l’on s’y arrête, car il a connu une longue histoire et bien des vicissitudes.

    Avant 1623, il y avait dans la moitié ouest de l’îlot délimité par les rues Quatre Fils, Charlot, du Perche et Vieille du Temple, un ancien Jeu de Paume dont on reconnaît dans le mur en bordure de la rue Charlot l’ancienne structure, que remplaça cette année-là un couvent dit des Capucins du Marais. Le père Athanase Molé et son frère Mathieu Molé, premier président au Parlement de Paris et Garde des Sceaux, contribuèrent à son établissement et à son financement.

    Les Pères capucins, en signe de reconnaissance envers la Ville, ont été les premiers pompiers volontaires de Paris. Madame de Sévigné fut une des fidèles de la chapelle du couvent pendant le temps où elle habitait rue de Thorigny.

    A la Révolution, ce couvent fut supprimé et loti, sauf sa chapelle qui devint l’église paroissiale Saint François d’Assise. Son curé, assermenté, fut requis par les commissaires du Temple de fournir les ornements liturgiques nécessaires à l’abbé Edgeworth pour célébrer le matin du 21 janvier 1793 la dernière messe de Louis XVI, actuellement conservés dans le trésor de la Cathédrale.

    Arm fidèlesFidèles et orgue de Cavaillé-Coll

     

    Cette église, fermée en 1793, fut mise en vente et achetée en 1798 par la Ville pour 60 000 F. Rendue au culte après le Concordat de 1803, elle fut renommée Saint Jean- Saint François. Elle a été agrandie en 1828-1832 et son porche tel que nous le connaissons aujourd’hui a été refait par Baltard en 1835, qui a également dessiné la Chaire. L’orgue de Cavaillé-Coll de 1844, un des premiers orgues de Paris, eut pour titulaires de célèbres compositeurs tels César Franck, Jules Massenet et Léo Delibes.

    En 1970, la communauté arménienne catholique, étant en recherche d’une église paroissiale dans Paris, le Cardinal Marty leur attribue cette église, d’abord appelée Saint-Jean-Sainte-Croix. Quand l’Exarchat des Arméniens catholiques devient une Éparchie en 1986, elle reçoit l’appellation de Cathédrale Sainte Croix des Arméniens.

    Dans son intervention, la Maire de Paris insiste notamment sur la réussite de l’intégration de la communauté arménienne et son apport tant sur le plan économique que culturel pour la Ville. Elle évoque la mobilisation de tous les services concernés de la Ville pour la réalisation de ces travaux qui ont pu être financés grâce au généreux mécénat de l’Association Éparchie Sainte Croix des Arméniens. De nombreuses interventions ont été réalisées par des Compagnons du Devoir spécialisés dans le patrimoine monumental.

     

    Arm choeur

    En clôture, le Chœur Notre Dame d’Arménie, venu de leur pays, composé de jeunes femmes, a interprété des musiques arméniennes ainsi que de grands compositeurs internationaux. Un concert de grande qualité très applaudi par une assistance émue.

    La prestation nous a rappelé que la première session des "Moments Lyriques du Marais" s'est tenue dans cette église le 16 novembre 2017.

    Claude Verrier

     

  • Embellissement des abords du gymnase Michel le Comte (IIIe) : ce qui nous attend…

    Gymnase

    Le projet UP/SIDE/DOWN/TOWN (centre-ville sens dessus-dessous)

     

     

    Le comité de sélection mis en place par Jean-louis Missika, Maire-adjoint en  charge de l'urbanisme à l'Hôtel de Ville, promoteur du projet "Embellir Paris", a fait ses choix pour "sublimer un peu le quotidien, inviter l’art dans ces pans de l’espace public qu’on désigne par le terme de délaissés urbains" : c’est l’esprit de l’appel à projets « Embellir Paris », dont la liste des lauréats a été rendue publique le 22 mars

    Parmi ces projets, l'amélioration de l'esthétique des abords du gymnase Michel le Comte a été confiée à l'agence d’innovation urbaine parisienne "The Street Society". Sa réalisation débutera le 15 juillet 2019. Le projet s'intitule UP/SIDE/DOWN/TOWN. Il est porté par l'artiste Daniel van der Noon.

    Voici comment l'agence le décrit : "Ce projet collaboratif laissera la parole aux communautés LGBTQ+ (Lesbiennes, Gay, Bi, Trans, Queer qui signifie ceux qui s'interrogent et + qui élargit à toutes les réalités – NDLR) afin qu’elles soient au cœur de sa conception. Ainsi, une consultation en ligne et une série d’entretiens individuels permettra à toutes et tous de suggérer des lieux et de raconter leurs histoires. Daniel van der Noon représentera sur la totalité du site ces espaces urbains importants aux communautés LGBTQ+ à travers le monde, des plus emblématiques aux plus intimes.

    Gymnase détailsDétail d'exécution

     

    Il semble que l'Architecte des Bâtiments de France n'ait pas fait d'objection à ce nouveau décor. Le vrai défi sera évidemment de le garder propre…