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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Sempé : retour sur l’inauguration de sa fresque dans le IIIe

    Sempé détLa très jolie fresque du Sempé, rue Froissart (IIIe), carrefour boulevard des Filles du Calvaire (Photos VlM)

     

     

    Nous nous excusons auprès de Jean-Jacques Sempé, dont nous aimons la délicatesse et le talent jusqu'à lui trouver une similitude dans les couleurs avec Raoul Dufy, et auprès de la Mairie de Paris, d'avoir manqué l'inauguration  le 16 février par Anne Hidalgo et le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum de la fresque qui habille depuis lors un mur nu de la rue Froissart. 

    Franceinfo Culturebox en a fait un excellent reportage qui réserve une large place à la vie de l'artiste, à la jeunesse difficile qu'il a eue, et à sa carrière d'humoriste artistique.

    Sempé géné

    Vue de la fresque dans son cadre

     

    Il y a tout lieu de se réjouir que la Ville nous ait gratifiés de cette oeuvre décorative. Soucieux de perfection, nous formulons néanmoins trois remarques dont deux peuvent être exaucées : (1) la fresque aurait gagné à occuper une surface un peu plus grande sur son support (là, il n'y a plus rien à faire…), (2) le panneau publicitaire qui est dessous devrait aller se faire voir ailleurs et (3) les tags hideux du rez-de-chaussée doivent disparaître. La Ville sait faire, on s'étonne qu'elle n'ait pas encore agi…

    GS

     

  • Les pollueurs Weston et Sandro se le tiennent pour dit. Leurs affiches sauvages ne sont pas revenues rue des Archives. Commentaire instructif du Maire du IVe.

    Archives 36 façade 01 03 19Le mur-pignon des 36 et 38 rue des Archives (IVe), nettoyé par les services de la Propreté de Paris porte encore les stigmates des annonceurs-afficheurs indélicats Sandro et Weston (Photo VlM)

     

     

    Le Maire du IVe Ariel Weil nous envoie à ce propos un message intéressant que nous reproduisons ci-dessous :

     

    "En ce qui concerne le mur-pignon, j’avais dès le début de mon mandat de maire sollicité la direction des espaces verts et financé un beau projet de mur végétal auquel les élèves de l’école auraient été associés. J’avais pour ce faire appelé moi-même le président du conseil syndical de l’immeuble concerné, et même envoyé des agents de la direction pour présenter le projet à la copropriété (entièrement financé par la ville, y compris pour l’entretien, et sur une façade non visible des habitants de l’immeuble).

    Hélas, rien n’y fit, les copropriétaires votèrent contre, pour une raison incompréhensible (peut-être préfèrent-ils la publicité sauvage et ses colles nocives pour la façade ?) Voilà des contraintes difficiles pour nous élus quand il s’agit de proposer des solutions pour ces mur-pignons (qu’il s’agisse de végétation ou d’une œuvre d’art), et que les habitants méconnaissent sans doute en partie".

    Ariel Weil.

     

    On a du mal à comprendre la réaction de la copropriété. Nous espérons que des personnes qui en font partie nous éclaireront et nous aideront à reprendre ce dossier à la base. Il est possible qu'à cette époque les Sandro et Weston ne sévissaient pas encore et qu'on ait jugé la démarche intéressante mais inutile….

     

  • « Conseil de la Nuit » : dans son appel à projets pour de « nouvelles nuits parisiennes », l’inflexion en direction des riverains se confirme….

    Hocquard cabinet

    Frédéric Hocquard, Maire-Adjoint en charge de la Nuit et ses assistants Thierry Charlois et Anaïs Boutard, à l'Hôtel de Ville, recevant  des représentants de "Vivre le Marais", "Vivre  Paris" et "Habiter Paris" en novembre 2018 (Photo VlM)

     

     

    Le changement d'attitude de Frédéric Hocquard et de son staff du "Conseil de la Nuit" se confirme dans  un appel à projets pour de "nouvelles nuits parisiennes". Manifestement l'Hôtel de Ville fait maintenant patte de velours lorsqu'il s'agit de "réinventer" Paris en général ou comme ici ses nuits, car la population a appris à se méfier de ces projets qui  trop souvent sont des menaces pour sa qualité de vie.

    Qu'on en juge, l'annonce dit ceci : "l’appel à projets a pour objectif de favoriser la diversité et l’accessibilité de l’offre d’activités nocturnes à Paris, tout en respectant le bien-être des habitants. Ils devront : proposer des activités gratuites et originales, être inclusifs, s’adresser à un public varié, préserver le sommeil et la tranquillité des riverains et respecter l’environnement" [NDLR : on a supprimé les emprunts à l'écriture dite inclusive que nous considérons, avec les académiciens, comme un alourdissement inutile de la langue française]

    Accéder à l'annonce

    Il faut relever l'attention qui est portée aux habitants. On n'a pas eu droit à ce genre de sollicitude dans le passé. Les choses ont visiblement changé, nous en sommes reconnaissants aux organisateurs. Nous restons vigilants cependant car il ne faudrait pas que les intentions affichées soient dévoyées et que nos espoirs et notre confiance soient trahis.

    GS

     

  • Le « dièdre Jacques Cœur » (IVe) : renaissance sur une face, décadence sur l’autre….

    Coeur façade

    La "maison de Jacques Coeur" au 38-40 rue des Archives (IVe), une façade désordonnée qui comporte en apparence de nombreux ajouts. Trois fenêtres à meneaux sont visibles sur la partie droite du bâtiment (Photos VlM)

     

     

    Jacques-Cœur est né à Bourges, y a vécu et prospéré dans les affaires. Un magnifique palais gothique construit au milieu du XVème siècle rappelle qu'il a été la personnalité marquante de la ville par l'immense richesse accumulée et l'influence qu'il a eu auprès du roi Charles VII dont il a été le "ministre des finances" (grand argentier) avant de connaitre le genre de disgrâce que subissent souvent les créanciers quand leurs débiteurs n'ont pas d'argent pour rembourser mais la capacité politique de leur nuire. Emprisonné par le roi Charles VII et dépouillé de ses biens puis banni, il illustre parfaitement le dicton qui nous enseigne et nous prévient que "La roche Tarpéïenne est proche du Capitole".

    Il n'y a pas de lien a priori avec le Marais sauf que Jacques-Cœur y fit construire cette maison au 38-40 rue des Archives. Elle abrite aujourd'hui prosaïquement une école primaire dont la façade est la première face du dièdre qu'elle forme avec l'immeuble décalé du 34, propriété du fameux architecte de Beaubourg, Renzo Piano, où il dispose de bureaux et d'un atelier de production de maquettes visible de la rue.

    C'est à sa petite fille, Marie Cœur, qu'elle fut offerte à la fin du XVème siècle. Ce bâtiment a ceci d’étrange qu'il mélange les éléments architecturaux au point d'en être déroutant : pierre de taille, motifs polychromes en briques rouges et briques noires, fenêtres à meneaux, caractéristiques du style renaissance et ouvertures traditionnelles percées semble-t-il au hasard sans aucun ménagement pour le nombre d'or…. Il en ressort une impression de pagaille où domine néanmoins le style Henri IV, caractéristique de la place des Vosges, qui fait en grande partie la valeur de ce monument.

    Coeur porchePortail en double voûte, arc brisé et "anse de panier", entouré de pilastres finement décorés

     

    L'autre face du dièdre est un mur-pignon qui fournit aux afficheurs-vandales l'opportunité d'y apposer des placards d'affiches sauvages. Nous en avons parlé ces jours-ci pour constater que la dernière vague consacrée à Sandro et Weston avait été elle-même vandalisée et saccagée avec hargne. La DPSP, pour constater et sévir, et les services spécialisés de Propreté de Paris sont intervenus pour effacer les traces du combat entre les afficheurs et ceux qui ont décidé de "résister à l'agression publicitaire".

    Coeur pignonLes deux faces du dièdre. Mur-pignon du 34 récuré dans l'attente de la prochaine incivilité. Il jouxte la façade de la maison Jacques-Cœur où une fenêtre à meneaux est visible au premier étage

     

    Nos quartiers où l'histoire et la culture affirment leur présence sont familiers de ce genre de contraste. Certains sont incités à en tirer un bénéfice marchand, les autres et nous sommes nombreux à en faire partie, prônent le respect de l'environnement, des sites et des monuments. Il a suffi d'un dièdre pour que ces deux attitudes se rencontrent et s'affrontent.

    Gérard Simonet

     

  • Le « conseil de la nuit » s’emploie désormais à éclairer les nôtres !

    Haudriettes soleil d'hiver
    Eclairage public type "Marais"

     

     

    Frédéric Hocquard, Maire-Adjoint de Paris délégué à la nuit, président du "conseil de la  nuit", dont on a souvent regretté son attention insuffisante en faveur de la protection de la qualité de vie des parisiens a décidément pris un virage puisqu'il s'implique maintenant dans des activités d'intérêt général notamment l'amélioration de l'éclairage public.

    Le service de l’éclairage de la Ville nous invite à découvrir les dernières innovations en matière d'éclairage urbain. Pour nous convaincre des progrès réalisés dans ce domaine, des essais nous sont proposés sur trois voies parisiennes aux noms fort plaisants : rue de Croulebarbe, rue des Reculettes et place de la Bergère d'Ivry, toutes trois dans le XIIIe.

    La présentation se déroulera le mardi 13 mars à 19h30. Au programme :

    • détection de présence place de la Bergère d’Ivry ;
    • télégestion avec gradation des niveaux d’éclairement rue de Croulebarbe et détection de présence des retours piétons ;
    • comparaison des ambiances lumineuses et du rendu des couleurs des rues de Croulebarbe (LED) et des Reculettes (En Sodium Haute Pression).

    Si vous êtes intéressés, faites le savoir à Thierry Charlois, qui fait partie de la délégation de Frédéric Hocquard, en vous inscrivant par mail auprès de lui : thierry.charlois@paris.fr

     

  • « Le Celtic » (IVe) change de nom. Un chantier d’envergure, mais où est la déclaration de travaux ?

    Rambuteau 16 porte 25 02 19

    Travaux en cours sur la devanture de l'ancien "Celtic", 19 rue Rambuteau (IVe)

     

     

    Nous sommes dans notre rôle d'observateur des activités, événements et transformations du Marais en nous interrogeant sur le devenir de ce café un brin conservateur qui a fait partie du décor familier de la rue Rambuteau pendant des décennies. Il est en pleine rénovation et ce qu'on peut apercevoir des travaux en cours aujourd'hui laisse penser que son nouveau propriétaire ou gérant le veut prestigieux. Il est probable, croit-on savoir, qu'il abandonne son nom pour une enseigne plus conforme à la mode ambiante.

    Détail curieux à ce propos : aucun panneau n'est là pour nous informer des travaux en cours et de leur situation administrative à l'égard de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris. Le site interactif de la mairie, qui est censé remplacer le BMO (bulletin municipal officiel) ne nous en apprend pas davantage. Des éclaircissements ont été demandés aux services compétents et au Maire du IVe Ariel Weil.

    Nous verrons si les procédures en vigueur ont été respectées tout en nous réjouissant de l'embellissement d'un pied d'immeuble et d'un établissement qui sans être laid n'a jamais été franchement séduisant.

    Rambuteau 19 végétalisation redent 25 02 19

    Extrémité sud de la devanture et aménagement floral du redent du pignon de l'immeuble suivant rue du Temple

     

    Un détail, en tout état de cause, mérite d'être relevé : le redent du mur pignon que l'on voit sur la photo, habituellement couvert d'affiches sauvages et de tags disgracieux, a été revêtu d'un tapis végétal cache-misère du meilleur effet. Il faut s'approcher tout contre et le toucher pour réaliser que ce motif végétal est artificiel. L'effet est tellement heureux qu'on se sent complaisant à l'égard d'une mystification qui n'en est plus une tant le résultat est convaincant.

    Rambuteau 19 végétalisation détail 25 02 19

    Vue de près du tapis végétal

     

    Nous savons que le prix de ces tapis artificiels ne dépasse pas une à deux centaines d'€. Pourquoi ne pas en faire la solution applicable à tous ces murs qui fleurissent aux changements nombreux d'alignement des immeubles du Marais. Ils font le désespoir des personnes de goût qui regrettent de les voir régulièrement couverts d'affiches sauvages ou de graffiti immondes dont le retrait par la Ville a de surcroît un coût pour la collectivité.

    GS

     

  • Combat sans merci de la DPSP contre le déferlement d’affiches sauvages dans le Marais…

    Tapis

    La terrasse est invasive, les panneaux "Tapis d'Orient" le sont tout autant…

     

     

    Deux points de "vente au déballage" ont été ciblés ces derniers jours : au 3 rue du Pas de la Mule (IVe) et au 26 rue de Picardie (IIIe). Des plaintes nous ont été adressées avec photos contre ces affiches qui enfreignent le LRP (règlement local de publicité) de la Ville de Paris, qui enlaidissent et encombrent le paysage de la rue et qui de surcroît sont porteuses d'arguments de vente fallacieux.

    Nous avons fait suivre ces plaintes à la DPSP (direction de la prévention, de la sécurité et de la protection), la nouvelle structure de maintien de l'ordre de la mairie de Paris, qui préfigure la police municipale dont la création a été annoncée récemment par la Maire Anne Hidalgo.

    C'était samedi. La réaction a été instantanée. Auparavant, une habitante qui protestait contre ces affiches avait été molestée par l’agrafeur d'affiches. L'incident a été signalé.

    Nous avons eu communication du bilan :

    • 164 affiches "vente de tapis" au 3 rue du Pas de la Mule enlevées dans le IVe –
    • 96 affiches boulevard de Beaumarchais IVe
    • 22 affiches rue de Turenne IIIe 
    • 10 affiches rue de Béarn IIIe 
    • 24 affiches place des Vosges IVe 
    • 12 affiches rue du pas de la Mule IIIe et IVe. Contact a été pris avec le contrevenant M. L. verbalisé pour apposition d’affiches sur le mobilier urbain et averti qu’un ordre de recouvrement administratif est établi à son encontre.
    • Nous avons procédé à l’enlèvement de 139 affiches faisant la promotion d’une vente de tapis située au 26 rue de Picardie IIIe   -
    • 12 affiches boulevard du Temple IIIe –
    • 16 affiches rue de Turenne IIIe –
    • 15 affiches rue de Picardie IIIe –
    • 18 affiches rue Dupetit-Thouars IIIe –
    • 12 affiches rue de la Corderie IIIe –
    • 32 affiches rue du Temple IIIe –
    • 34 affiches rue de Bretagne IIIe. Contact a été pris avec le contrevenant M. C, verbalisé pour apposition d’affiches sur le mobilier urbain et averti qu’un ordre de recouvrement administratif est établi à son encontre. L'intervention a eu lieu de 13h00 à 16h15. Les affiches ont été mises à la destruction.

    Ces mesures sont-elles aptes à décourager toute  nouvelle initiative de ce genre ? Il convient en tout cas de rester vigilants et de signaler tout nouveau dérapage à la DPSP  dont on a apprécié une fois encore le bon niveau d'engagement.

     

  • Prochaine visite guidée : l’appartement d’Auguste Comte, dans le VIe…


    Comte 3

    L'appartement d'Auguste Comte, 10 rue Monsieur-le-Prince (VIe)

     

    CULTURE & PATRIMOINE

     

    Vous invite, en partenariat avec "Vivre le Marais !",

    à l’insolite visite d’un appartement inchangé depuis plus de 150 ans

     

    L'appartement d’Auguste Comte

     

    Lundi 25 mars à 14h15 (Rendez-Vous devant l’immeuble)

    (durée environ 2 heures)

     

    10, rue Monsieur Le Prince – VIe – M° Odéon, RER B Luxembourg, bus 58, 63, 70, 84, 86, 87

     

    David Labreure sera notre guide après nous avoir fait visiter la Chapelle de l’Humanité en 2018. L’appartement d’Auguste Comte (1798-1857) est situé près du théâtre de l’Odéon. Absolument rien n’y a changé depuis la mort du philosophe, il y a plus de 150 ans. L’’appartement « sacré » du fondateur du positivisme a été gardé intact par ses disciples qui poursuivirent son œuvre et continuèrent à y administrer les sacrements de la Religion de l’Humanité.

    Il a été reconstitué strictement à l’identique autour de 1960 par Paulo Carneiro, ambassadeur du Brésil auprès de l’UNESCO et fondateur de l’association « La Maison d’Auguste Comte », à partir d’un inventaire réalisé en 1857 à la mort du philosophe. Cet appartement de plus de 150 m² demeure ainsi un véritable lieu de mémoire consacré à Auguste Comte et au positivisme, et invite le public à découvrir l’intimité du fondateur de la sociologie.

    C’est ainsi que, malgré une histoire tourmentée, le domicile du philosophe nous apparaît comme figé par le temps, vestige intact d’une époque et de l’un de ses grands penseurs. L’appartement, devenu un musée est désormais propriété d’une Association internationale consacrée à Auguste Comte.

    Merci de prévenir de votre visite et des personnes qui vous accompagneront Marie-Françoise Masféty-Klein par mail mfmk@free.fr ou par téléphone 01 42 72 61 41 et de prévoir une participation de 15 euros par personne pour les adhérents de Culture et Patrimoine et de 20 euros pour les non adhérents. Nous vous adressons nos fidèles amitiés.

     

  • Patrimoine-Environnement craint que la loi ELAN sonne le glas des ABF….

    ABF-bourreau-guillotine duverdier 20 02 19

     

    C'est avec ce dessin humoristique et éminemment tragique de Jean Duverdier que Alain de la Bretesche, président de Patrimoine-Environnement, introduit une tribune sur les conséquence potentielles de la loi ELAN (Evolution du logement et aménagement numérique) sur la sauvegarde du patrimoine français.

    Patrimoine-Environnement est une association nationale d'utilité publique, agréée au titre du code de l'Environnement et de l'Education Nationale, qui oeuvre pour la mise en valeur de l’environnement, du patrimoine archéologique, architectural et touristique de la France. Elle fait autorité dans son domaine et à ce titre nous la respectons.

    Elle livre une analyse de la loi ELAN, promulguée le 23 novembre 2018 par le Président de la République, sous l'accroche :"Construire plus, mieux et moins cher !" Alain de la Bretsche considère qu'en l'état le texte de loi qui traite du permis de construire n'est pas suffisamment intelligible pour être applicable et formule le souhait que les décrets d'application viennent lever les ambiguïtés existantes.

    S'agissant des "Sites patrimoniaux remarquables" (la nouvelle appellation des "plans de sauvegarde et de mise en valeur"), il relève qu'il y a désormais deux procédures possibles : le Maire, saisi d'une demande de construction peut (1) proposer un projet et le soumettre à l'avis simplement consultatif de l'ABF (architecte des bâtiments de France), ou (2) soumettre le dossier à l'ABF pour l'obtention cette fois de son avis conforme. La décision est entre les mains de l'autorité locale, pour autant qu'elle dispose des moyens et de l'expertise nécessaires.

    Alain de la Bretesche en conclut : "Le danger est important : si le maire [……] n’a pas d’empathie particulière pour l’ABF, [……] l’avis conforme aura totalement disparu dans le site patrimonial remarquable de sa collectivité".

    La décentralisation a des vertus mais on ne peut pas attendre des 35.000 maires de France qu'ils aient tous, chevillé au corps, le désir de sauvegarder le patrimoine ainsi que la compétence requise pour prendre les bonnes décisions en matière d'architecture. Les ABF sont quelques fois critiqués pour leur attitude. Il reste que ce sont des fonctionnaires d'Etat d'encadrement supérieur, formés pour la fonction qu'ils exercent, membres du corps des architectes et urbanistes qui ont choisi l'option "patrimoine". Contrairement aux "Architectes en Chef des Monuments Historiques" dont les rémunérations sont les honoraires qu’ils perçoivent sur les montants de travaux définis par eux-mêmes, l'ABF est à l'abri des conflits d'intérêt. Il perçoit un salaire fixe qui découle d'une grille indiciaire de la fonction publique.

    Nos préoccupations rejoignent celles de M. de la Bretesche. Nous attendons avec intérêt les décrets d'application. Ils pourraient apporter des clarifications et espérons le des apaisements si le Ministre de la Culture prend d'ici là la mesure du péril. De notre  point de vue, il importe de préciser la nature de ces projets que la collectivité locale préparerait pour les soumettre à l'avis (simplement consultatif) de l'ABF et en réduire le champ de sorte que cette possibilité ne serve pas trop souvent d'échappatoire aux obligations de respect du cadre de vie et du patrimoine.

    Gérard Simonet

     

  • Anne Lebreton, élue LReM du IVe, brigue la mairie de Paris aux municipales de 2020…

    AnneAnne Lebreton, élue du IVe, place des Vosges

     

     

    Elle est sur les rangs des candidats de "La République en Marche" pour postuler à la mairie du Paris. Les cinq autres sont des hommes. Le parti mettra en place une "commission d'investiture" qui rendra sa décision vraisemblablement en juin après les européennes. Le fait d'être la seule candidate féminine (pour le moment) de sa mouvance pourrait être un avantage pour elle. Elle en accepte en tout cas l'augure…

    Sa candidature se placera sous le signe d'une attention aux plus fragiles. Elle assume déjà ce rôle à la mairie du IVe où elle est chargée de la délégation aux solidarités, aux personnes âgées, à l'enfance, aux réfugiés et aux SDF. Maire de Paris, elle s'y consacrerait, forte de son expérience actuelle et d'un passé marqué par de multiples actions pour l'aide aux sans-papiers et son engagement dans la CIMADE (solidarité et assistance judiciaire aux opprimés et à ceux qui souffrent, quelle que soit leur origine et leur religion).

    Ses objectifs en tant que Maire de Paris rejoignent les attentes que nous avons déjà exprimées par ailleurs. Anne Lebreton se distinguerait, quant à elle, par une méthode faisant plus de place à l'ouverture et au dialogue avec l'ensemble des acteurs dont Paris est tributaire : Etat, Région, Métropole, RATP…

    Un trait de son caractère : nous avons parcouru ensemble la portion de la rue des Archives à hauteur des Blancs-Manteaux jusqu'au mur pignon du 36 où nous avons découvert, une nouvelle fois, un  grand placard d'affiches sauvages publicitaires au profit de Sandro et Weston, littéralement saccagées, projetées à terre , déchiquetées, avec un message à la peinture rouge " la mort de la pub". C'est le troisième épisode d'une triste saga que nous relations samedi et dimanche derniers. 

     

    Archives 36 pignon 19 02 19Mur pignon 36 rue des Archives, mardi 19 février à 11h00, saccagé et tagué

     

    Prise d'une sainte colère, elle s'est dirigée vers la boutique Weston au 46 rue des Archives et leur a passé un savon. Les deux vendeurs présents en sont restés comme deux ronds de flan. Ils ne sont sans doute pas responsables mais il est plus que probable qu'ils en aient référé immédiatement au siège de leur société. 

    Nous sommes heureux de relater cet épisode qui décrit des élus tels que nous les voulons, présents et actifs sur le terrain, partageant nos émotions et nos révoltes. Merci Anne et bon vent pour la tentative ambitieuse dans laquelle vous vous lancez !

    Gérard Simonet