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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Calder et Picasso au musée Picasso…

    Musée picasso escalier monumental 18 02 19L'escalier monumental du musée Picasso

     

    En choisissant d'exposer ensemble ces deux géants de l'art plastique, la direction du musée et le commissaire affichent l'opinion qu'il y a quelque chose de complémentaire dans leur oeuvre.

    Voici ce qu'en dit le musée : "Alexander Calder (1898-1976) et Pablo Picasso (1881-1973) – deux des figures les plus novatrices de l’art du XXe siècle – ont réinventé entièrement la façon d’appréhender les grands thèmes artistiques. Établir un dialogue entre les deux créateurs offre des possibilités infinies, mais un lien essentiel se tisse plus particulièrement dans leur exploration du vide, ou de l’absence d’espace, que les deux artistes ont respectivement abordé à travers leurs œuvres, de la silhouette jusqu’à l’abstraction.

    Calder et Picasso jouent tous deux avec les particularités qui existent à présenter et représenter le non-espace, que ce soit en donnant forme à une soustraction de masse, comme dans les sculptures de Calder, ou en exprimant les contorsions du temps, à l’instar de nombreuses représentations de Picasso".

     

    Picasso olga 18 02 19Pablo Picasso. Son épouse, la danseuse Olga

     

    CalderAlexander Calder

     

    Musée national Picasso-Paris : 19 février – 25 août 2019

    5 rue de Thorigny – Paris IIIe

     

  • Rencontre et échanges avec le Député « LReM » Pacôme Rupin…

    RupinPacôme Rupin, Député de la 7ème circonscription (IVe, portion du XIe, portion du XIIe) reçu par une délégation du conseil d'administration de "Vivre le Marais !" : Denise Turrel, Paule Mazéo, Marie-Françoise Masféty-Klein, Geneviève Dupoux-Verneuil et Gérard Simonet

     

     

    Le Député Pacôme Rupin nous a rendu visite ce matin pour un échange sur les sujets qui constituent l'essentiel des préoccupations de notre association, qui on le rappelle compte plus de 2.000 membres. Elle couvre les IIIe et IVe arrts avec la vocation de s'adresser aussi aux habitants des 1er et IIe qui nous rejoindront en 2020 au sein d'un seul et même arrondissement.

    Il faut rappeler que Pacôme Rupin n'est pas seul à nous représenter. La partie IIIe du Marais appartient à la 5ème circonscription qui inclut aussi le Xe. Benjamin Griveaux y a été élu en 2017 mais il a laissé sa place à sa suppléante Elise Fajgelès en entrant au gouvernement. 

    Les Députés ne sont pas concernés en principe par les problématiques locales. Ils ont pour mission de faire les lois de la République et non de s'impliquer dans la gestion des territoires. Cependant, dans la perspective des élections municipales pour Paris, ils ont le pouvoir de peser sur le choix des candidats issus de leur formation politique. Ils sont aussi en position de conseiller le candidat désigné sur  les attentes des électeurs et les engagements qu'il faut prendre pour les convaincre.

    Il y a eu consensus parmi nous pour exiger que la propreté de Paris devienne une priorité de la Ville, étendue aux affiches et affichettes sauvages, aux tags et à toutes ces dégradations qui enlaidissent le mobilier urbain.

    Au sujet de la circulation et de déplacements, de la place de la voiture et de la moto dans Paris et leur conséquence sur la pollution, les échanges ont été vifs car les points de vue chez nous divergent, à propos notamment de la fermeture des berges de la Seine à la circulation. A chacun de prendre ses responsabilités sur ce dossier important.

    Nous lui avons rappelé que nous plaçons très haut dans nos priorités la protection de l'espace public et le respect de la tranquillité des parisiens qui n'entendent plus être sacrifiés aux intérêts marchands des professionnels de la nuit et de la boisson, qui ne rêvent eux que de nuits festives et alcoolisées, sans considération pour la santé de notre jeunesse..

    Nous nous sommes exprimés sur la politique du logement pour constater que nous partageons l'opinion qu'il faut cesser de densifier Paris car c'est la ville la plus dense d'Europe et on peine à y respirer, en réservant le logement social à ceux qui travaillent pour les services publics.

    La dette de la Ville a été pointée du doigt. Elle atteindra 7 Milliards d'€ en 2020 alors qu'elle n'était que 1 Milliard en 2001. Les prétendants devront convaincre de leur capacité à réduire les déficits d'exploitation qui sont la conséquence d'un personnel pléthorique et à alléger progressivement la dette qui pèse sur les générations futures.

    A propos de l'annonce de la création d'une police municipale, la réponse est "pourquoi pas ?"… pour autant qu'elle fasse preuve de son efficacité.

     

  • Parc des rives de Seine : cadre paradisiaque en ce samedi d’hiver 2019….

    Berges rive droite pont marie 17 02 19La berge rive droite de la Seine au Pont Marie (Photo VlM)

     

    Face à ce spectacle idyllique de la berge rive droite à hauteur du Pont Marie et de l'Île Saint-Louis (IVe) un samedi d'hiver sous le soleil, on a du mal à imaginer le retour des voitures. En dépit des opposants qui dénoncent la politique d'Anne Hidalgo et de Christophe Najdovski (Europe Ecologie les Verts) en la matière, cette réalisation sera portée au crédit de la municipalité actuelle lorsque les élections de 2020 auront lieu.

    Il ne s'agit pas d'une prise de position politique mais d'une analyse objective de la situation que chaque prétendant, de notre point de vue, a tout intérêt à faire sienne..

    GS

     

     

  • Les affiches sauvages du 36 rue des Archives (IVe) ont passé un sale quart-d’heure samedi…. Mais telles le phénix, elles sont de retour dimanche !

    Archives 36 affiches lacérées 14 02 19Mur pignon du 36 rue des Archives (IVe) le samedi 16 février à 16h00 (Photos VlM)

     

    Archives 36 affiches sandro 17 02 19Le même mur le lendemain, dimanche 17 février à 11h30 ! A gauche, par terre, les restes des affiches de la veille.

     

     

    Le massacre de ces affiches, arrachées, lacérées, découpées et jetées au sol, telles que nous les avons découvertes samedi, en dit long sur la rage qui monte contre l'affichage sauvage qui prospère dans nos quartiers sur chaque espace libre. Des espaces que les annonceurs et afficheurs ont décidé de s'accaparer depuis qu'ils réalisent qu'il y a foule chez nous et qu'il importe d'occuper le regard de tous ces gens.

    Des poursuites judiciaires, ils s'en soucient guère car la Ville de Paris est un pachyderme qui réagit lentement et avec mollesse. Alors que la réaction devrait être instantanée (c'est le mode LIFO que nous préconisons avec insistance), et appropriée, l'afficheur est assuré statistiquement de voir ses affiches en place pendant des semaines. Lui et l'annonceur n'en demandent pas plus.

    Nous n'en avons pas la certitude mais il semble bien que des riverains aient choisi de suppléer à la lenteur de la municipalité. Ils seront déçus de constater que tout est à refaire. Il n'empêche : c'est un signal fort à l'annonceur et une forme de supplique à l'adresse des services de la mairie de Paris.

    En constatant les faits ce matin, nous avons croisé un ASP (agent de surveillance de Paris). Il s'est rendu sur place en précisant qu'il avait le pouvoir de verbaliser. 

    Voyons quelle surprise nous réserve demain…

     

  • Mission de terrain réussie dans le XIe pour le Préfet de police de Paris.

    Comité de suivi jpt 14 février 2019

    Il ne s'agit pas d'une fête mais d'une rencontre de travail. La photo réunit dans un établissement du XIe, "l'Homme Bleu", 55 rue Jean-Pierre Timbaud, le Directeur de cabinet adjoint du Préfet de police Matthieu Garrigue-Guyonnaud et son conseiller Luis Fernandez, le Maire du XIe François Vauglin,  le Commissaire central de l'arrondissement Fabrice Corsaut, des représentants du collectif  "Riverains du XIe" et une délégation de commerçants

     

     

    Il saute aux yeux aujourd'hui, à la lumière des cas où des tensions sont identifiées, que le règlement des conflits aigus ne peut venir que d'une mobilisation du Préfet de police, du Maire et du Commissaire central de l'arrondissement. L'Hôtel de Ville devrait y prendre sa part mais la municipalité actuelle a choisi, on le sait, avec son "Conseil de la Nuit" que dirige l'Adjoint Frédéric Hocquard, de privilégier sa relation avec les professionnels de la boisson et de la nuit ainsi que les fêtards au détriment de la santé des parisiens et notamment de leur droit au sommeil réparateur.

    Une inflexion, on le reconnait cependant, est intervenue depuis quelques semaines avec la décision de ne pas attribuer de subvention d'équipement à un établissement fauteur de troubles (37 rue Quincampoix, article du 8 décembre 2018) mais elle a besoin encore de se consolider dans une attitude plus générale et plus systématique. 

    L'affaire des "livreurs sauvages à scooters" du XIe qui ont empoisonné la vie des riverains dans ces rues dont on a souvent parlé, notamment Jean-Pierre Timbaud, vit un dénouement qui consacre le succès de cette collaboration multilatérale. Sachant qu'elle peut servir de modèle à d'autres secteurs de Paris, nous sommes heureux de publier et de diffuser le compte-rendu du "comité exécutif",  peut-on dire, qui vient de consacrer l'engagement des institutionnels et des acteurs de terrain pour assurer une vie meilleure aux riverains concernés : 

     

    Ce comité "in situ" de suivi des nuisances causées par les livreurs de la rue Jean-Pierre Timbaud, dont "Vivre le Marais !" parlé dans son article du  11 janvier 2019 pour rendre compte de condamnations en séries par le tribunal de police avait été demandé par la délégation mixte habitants commerçants lors de la première réunion organisée en préfecture de police le 29 novembre 2018 et accepté sans difficulté par nos interlocuteurs institutionnels 
     
    Il s'est réuni le 14 février. Le Maire du XIe, François Vauglin, a ouvert la séance en se félicitant des résultats favorables décrits par les membres de la délégation mixte, eux-mêmes porte-paroles des résidents du quartier (habitants, commerçants) ; il a appelé tous les acteurs à rester vigilants car il s'agit de phénomènes mouvants
     
    Le Directeur adjoint du cabinet du Préfet de police, Matthieu Garrigue-Guyonnaud, a insisté sur la nécessité de consolider ces bons résultats et de maintenir l'effort dans la durée. Il a vivement remercié le Commissaire central du XIe Fabrice Corsaut pour sa démarche sur mesure, concertée et au prix d'un gros travail de proximité au quotidien ; le Directeur a indiqué que la stratégie suivie par le commissaire central du XIe avait vocation à se reproduire dans d'autres arrondissements de la capitale.
     

    (suite…)

  • Jean-François Legaret, un Maire amer dans sa mairie d’arrondissement !

    LegaretJean-François Legaret, Maire du 1er arrt, sur la terrasse de la salle des mariages de la mairie, un monument conçu autour de 1860 par Jacques Hitthorff dans le style gothique flamboyant de l'église adjacente de Saint-Germain-l'Auxerrois

     

     

    Jean-François Legaret n'est plus engagé politiquement. Il a quitté les LR et se déclare Macron compatible, fidèle à Juppé et proche de Valérie Pécresse. Il exprime de l'amertume lorsqu'il dit que cette mairie du 1er qu'il occupe et qu'il gère depuis 2001 année de son élection, est potentiellement en déshérence puisque les quatre premiers arrondissements de Paris doivent fusionner en 2020 sous l'appellation "Paris-centre" et que la mairie du IIIe a été désignée – ou élue, suivant les points de vue – mairie de Paris-centre.

    On comprend son attachement à la fonction et au cadre de travail qui est le sien, avec l'église dans le prolongement de la mairie, la colonnade du Louvre qui lui fait face et la Seine qui ferme un quadrilatère d'une grande majesté. Il y peu d'habitants dans le 1er (17.000 environ) mais le Louvre en fait partie et ce sont 10 millions de personnes qui le visitent chaque année ce qui équivaut à 30.000 personnes qui sont là chaque jour auxquelles s'ajoute le flux de visiteurs drainé par le quartier des Halles ! Une population conséquente qu'il faut gérer à sa manière.

    Il a des griefs à l'égard de la Maire de Paris Anne Hidalgo, consignés dans une intervention devant le conseil de Paris les 4-5-6 février 2019. Il lui reproche le vote "en catimini" de la loi de 2016 autorisant la fusion des arrondissements (le premier Ministre Manuel Valls n'en aurait pas voulu mais le président Hollande serait intervenu pour qu'elle soit rajoutée au dernier moment…). Il dénonce également le fait que ce regroupement n'ait pas été soumis au vote des habitants des arrondissements concernés.

    Sur le fond, il considère que la fusion ne générera pas d'économie budgétaire et en conclut que l'initiative n'avait pour but que de servir les intérêts électoraux de la Maire dans la perspective d'une nouvelle candidature en 2020.

    Pour ce qui nous concerne, nous avons toujours considéré que la décision de rapprocher les arrondissements aurait dû faire l'objet d'une consultation électorale des habitants. Il n'en a rien été et on nous a donné en revanche un simulacre de démocratie participative en sollicitant notre avis sur la localisation de la nouvelle mairie et son nom, des questions qui n'étaient pas de la plus haute importance et dont les réponses coulaient de source.

    En revanche, nous ne partageons pas l'avis de M. Legaret sur l'attention que la population porte à ce dossier et le poids qu'il peut avoir sur le cours de l'élection. Il y a d'autres sujets plus graves, que nous soumettrons à tous les candidats et qui occuperont plus surement les débats : la propreté, le montant inquiétant de la dette et sa tendance (on est passé de 1 Milliard d'€ en 2001 à 7 Milliards d'€ prévus en 2020), la circulation et les déplacements, la maîtrise des dérives festives nocturnes, les subventions distribuées…

    Sur le logement, Jean-François Legaret a l’honnêteté d'affirmer que la politique conduite par Anne Hidalgo et son Adjoint communiste Ian Brossat n'est pas responsable de l'accroissement parabolique de la dette car la Ville de Paris aurait cédé plus de logements qu'elle en a acquis. La cause du dérapage est plutôt dans la croissance continue des effectifs depuis 2001, qui sont passés de 40.000 à 55.000. Un calcul simple montre que cet accroissement représente une charge supplémentaire de l'ordre de 7 Milliards d'€ sur la période, équivalent au montant de la dette attendue en 2020).

    La municipalité, dont la gestion est soumise à la "règle d'or" qui interdit tout déficit d'exploitation, a dû recourir à des artifices selon lui pour convertir des dépenses courantes en investissements. Parmi eux, la procédure de capitalisation des revenus locatifs des bailleurs sociaux sur 50 ans (approuvée elle aussi in extremis par le parlement en 2016).

    Face à cette analyse, il est important pour nous de savoir ce que la Maire actuelle répond, ce qu'elle envisage de faire si elle vise une nouvelle mandature, et ce que sera le programme de ses concurrents, des concurrents dont on voit mal encore les contours. Une chose est certaine, si l'un d'entre eux veut s'imposer il devra d'abord bénéficier d'une stature digne de la fonction et il devra être crédible sur ses engagements car nous sommes désormais vaccinés contre l'enfumage et savons clairement distinguer sans les confondre les vessies et les lanternes.

    Gérard Simonet

     

  • Pourquoi les demandes de permis de construire ont-elles disparu du BMO (bulletin municipal officiel) de la Ville de Paris ?

    Capture d’écran (6)Immeubles de Paris

     

     

    Réunie en assemblée ordinaire ce 11 février par son président Claude Birenbaum, la "Plateforme des associations parisiennes", dont "Vivre le Marais !" fait partie, a débattu de la disparition des "demandes de permis de construire"  et des "déclarations préalables de travaux" du bulletin municipal officiel (BMO) de la Ville de Paris. Il s'agit de dossiers qui sont soumis à l'examen et à l'approbation de la direction de l'Urbanisme de la mairie de Paris et au "visa conforme", en secteur sauvegardé, de l'architecte des Bâtiments de France (ABF).

    Cette disparition s'est faite subrepticement et sans préavis. Elle jette un doute sur l'attachement à la transparence des dirigeants de l'Hôtel de Ville. Les associations parisiennes qui sont actives sur les dossiers d'urbanisme avec la volonté de protéger le patrimoine et l'environnement sont unanimes à regretter cette mesure qui manque d'élégance car elle donne le sentiment que la mairie de Paris cherche à rendre la tâche plus difficile encore aux associations qui voudraient se mobiliser pour exercer légitimement des recours. 

    La loi ELAN (évolution du logement, de l'aménagement et du numérique) du 1er juin 2018 avait donné le ton d'une restriction de la capacité pour les associations de contester les permis de construire. Dans un souci – louable – d’accélérer les processus de production de logements, elle comporte des dispositions qui restreignent la possibilité pour les association de défense du cadre de vie d'exprimer leur opposition aux projets qui portent atteinte au patrimoine et à l'environnement.

    Outre nous-mêmes qui avons été actifs sur des affaires où le PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur) du Marais n'était pas respecté, la Plateforme compte dans ses rangs des associations qui ont œuvré pour la sauvegarde du patrimoine parisien. Parmi elles : "XVIème Demain" (Serres d'Auteuil et fondation Louis Vuitton), "SOS Paris" (Tour Triangle et Samaritaine), ACCOMPLIR (rénovation du quartier des Halles), Monts 14 (Tours du XIIIe, Parc de Bercy)….

    La Plateforme compte en outre sur la solidarité des association nationales que sont "Sites & Monuments", "Vieilles Maisons de France" et "Patrimoine Environnement", actives sur tout le territoire et bien évidemment sur Paris. 

    Faute d'être averties en effet par le bulletin officiel, toutes ces associations devront surveiller les publications en mairies et suivre l'apparition in situ de panneaux d'affichage dont la date d'accrochage détermine le délai de recours. Il est clair que ces contraintes nouvelles auront pour effet de contrarier leurs actions et nous craignons que ce soit le but recherché par les stratèges de l'Hôtel de Ville. S'il n'en était rien, il serait souhaitable que nous en soyons rapidement informés afin que le doute soit levé et que nous prenions si nécessaire les dispositions qui conviennent pour continuer à exercer une vigilance bénévole qui est au service exclusif de la nation et de notre patrimoine collectif.

     

    Post-scriptum du 13 février :

    "Monts 14" nous signale le lancement d'une pétition en ligne…

     

     

     

  • Examen critique par ses riverains de l’aménagement de l’axe Saint-Antoine/Rivoli (IVe)….

     

    Capture piste cyclable bi directionelle st antoine rivoli

    Piste cyclable bi-directionnelle rues St Antoine/Rivoli (IVe)

     

    Les travaux de ré-aménagement des rues de Rivoli et St Antoine ont été péniblement vécus par les riverains de cette artère importante du IVe. L'un d'eux nous livre les réflexions du collectif auquel il appartient. Nous en reproduisons le contenu sachant qu'il correspond à une opinion très répandue chez nous sur les transformations de voirie qui ont marqué la mandature d'Anne Hidalgo et dont les contours avaient été dessinés par Bertrand Delanoë et ses Adjoints Europe Ecologie/Les Verts dès 2001.

    Une ville est un corps vivant. Quand une opération chirurgicale s'impose, elle débute par un traumatisme. Mais si l'intervention est justifiée, l’organisme repart pour une vie meilleure.

    St antoine hotel de sully facade rueL'Hôtel de Sully, comme son pendant l'Hôtel de Mayenne, tous deux rue St Antoine, ont subi des restaurations salutaires qui ont fait couler beaucoup d'encre et de fiel

     

    Ils sont aujourd'hui peu nombreux ceux qui pensent que ce raisonnement pourrait s'appliquer à Paris, au Marais et à l'axe Rivoli/St Antoine mais il ne faut pas exclure que les stratèges de l'Hôtel de Ville aient une vision éclairée de ce que doivent devenir les déplacements à l'intérieur d'une grande, d'une vieille ville comme Paris où tout, jusqu'aux boulevards des maréchaux, constitue en quelque sorte le centre de l'agglomération du grand Paris.

    Ce qu'ils ont décidé de faire est un pari risqué et la population ne sera pas tendre à leur égard si manifestement ils échouent. Mais le pire n'est pas le plus probable. On perçoit une évolution de l'opinion à propos de la nouvelle affectation des berges de la Seine et de la sensation que le trafic automobile a baissé globalement dans Paris.

    En attendant, voici comment réagissent beaucoup des parisiens concernés.

    GS

     

    Sur le réaménagement de la rue Saint-Antoine, après des mois de travaux, que découvre-t-on ?

    En premier lieu, une énorme piste cyclable à double sens, qui se prolonge rue de Rivoli et s’inscrit dans le cadre global de la politique municipale visant à diminuer la circulation automobile. Pour le moment, cette voie monumentale est magnifiquement vide.

    Cependant sa création réduit d’autant le reste de l’espace. Dans la rue de Rivoli qui est à sens unique, la piste cyclable est longée par deux étroites voies dédiées à la circulation automobile, dont l’une est exclusivement réservée aux bus, aux taxis et aux véhicules prioritaires. Les taxis de Saint-Paul ont maintenant une station sous-dimensionnée, si bien que leur file d’attente empiète sur la chaussée… Mais surtout, des bordures au relief aplati séparent la partie cyclable de la voie motorisée : ces séparations manquent de visibilité et plusieurs accidents de piétons et de cyclistes sont déjà à déplorer ; il faudrait les supprimer ou les coloriser (la sécurité devant l’emporter sur l’esthétique), de même que les supports de feux débordant sur la chaussée.

    Rue Saint-Antoine, la situation est bien plus complexe. Il s’agit d’une artère très commerçante, avec un double sens de circulation automobile. Pour répondre à ces impératifs, la largeur de la chaussée a été divisée en trois : côté impair la double voie cyclable, au milieu de la chaussée une zone consacrée au stationnement des véhicules de livraison et des engins à deux roues, enfin côté pair le peu d’espace restant doit absorber le double flux automobile – ce qui a obligé à supprimer la voie réservée aux bus. De nombreux dysfonctionnements sont apparus immédiatement.

    St antoine

    Rue Saint-Antoine (IVe) : file d’attente automobile derrière un arrêt de bus, grand vide de la piste cyclable, et séparation dangereuse entre les deux (Photo VlM/DT)

     

    Lorsqu’un bus est à son arrêt, toute la file est bloquée derrière lui. Il en est de même pour les livraisons, car les livreurs renoncent à traverser avec leurs chariots de marchandises les deux files denses de circulation, et s’incrustent donc devant les magasins côté pair, rajoutant aux embouteillages. Les camionnettes provenant de la rue de Turenne et tournant sur Bastille ont du mal à prendre le virage calculé trop juste : les barres de stationnement pour vélos installées à cet endroit au milieu de la chaussée sont déjà aplaties par des coups de volant malheureux.

    Quant aux piétons fort nombreux sur les trottoirs de cette rue commerçante, ils bénéficient des émanations des moteurs tournant au ralenti, et ne traversent qu’à leurs risques et périls : s’ils s’engagent sur un passage piéton, la signalisation ne leur indique pas clairement que des véhicules peuvent surgir de l’autre côté, et beaucoup ont failli être renversés par des voitures arrivant en sens inverse.

    Ces problèmes n’existaient pas avant les aménagements. Ils sont le prix à payer pour la satisfaction des seuls usagers de deux roues. Ce sont là quelques réflexions d’habitants du quartier. Espérons que les aménageurs prendront en compte rapidement nos remarques de bon sens, qui visent à améliorer l’usage de Paris. Au-delà du cas de la rue Saint-Antoine, la question de fond de la place respective à accorder dans l’espace parisien aux automobiles, aux vélos et aux piétons mérite d’être posée aux candidats en 2020.

    Collectif de riverains de la rue Saint-Antoine

     

     

  • L’Egypte s’invite à l’Oratoire du Louvre (1er arrt) pour un concert avec les chanteurs-étoiles de l’Opéra du Caire

    Pyramides

     

    Dans le cadre de l'année culturelle France-Egypte  2019, à l'invitation de l'ambassadeur d'Egypte en France S.E.M. Ehab BADAWY et du Maire du 1er arrt Jean-François LEGARET un concert de chanteurs-étoiles de l'Opéra du Caire sera donné le mercredi 20 février 2019 à 19h30 à l'Oratoire du Louvre, 145 rue Saint-Honoré – 1er –

    L'entrée est gratuite dans la mesure des places disponibles <comite.mun1er@orange.fr>.

    Au programme :

    • la soprano Iman Mustafa : La Prière de Tosca (Puccini)
    • la mezzo Jolie Fayzy : la Habanera de Carmen (Bizet)
    • le ténor Amr Medhat : le Grand Air de Carmen (Bizet)
    • le baryton-basse Mohamed Reda El Wakil : "Ella Giammai m'amo" de Don Carlo (Verdi)

    ainsi que quelques airs de musique populaire égyptienne par le baryton Mostafa Mohamed. L'ensemble accompagné au piano par :

    • James Greig Martin

     

    Cette initiative du Comité d'action culturelle du 1er, appuyée par Caroline Dumas de l'Opéra de Paris, fait écho d'une certaine manière et avec éclat aux "Moments Lyriques du Marais" que notre association a lancés en 2017 sur un principe similaire, autour de chanteurs d'opéra de classe internationale.

    Gérard Simonet

     

  • Le nouveau plan de circulation des bus à Paris affecte peu les arrondissements du centre. Pour le moment …

    Bus 29 le 22 09 17

    Le bus 29 rue des Quatre-Fils, station Vieille du Temple (Photo VlM)

     

    On apprend à la lecture du Figaro du 7 février mis à jour le 8 que le plan de circulation des bus sera entièrement revu à Paris dès le 20 avril.

    S'agissant des lignes 29 et 75, qui nous concernent, la RATP nous précise de source autorisée que "le 29 fera terminus place des Vosges le dimanche de 8h00 à 18h00, et qu'en conséquence le secteur Marais/Saint-Lazare ne sera pas desservi".

    Bonne nouvelle en revanche pour le 75 : la ligne sera prolongée jusqu'au Panthéon.

    La nouvelle en soi est de portée limitée mais on est en droit de s'interroger sur ce qu'il adviendra quand le projet de piétonisation de Paris-centre, préfiguré par l'opération "Paris respire", sera appliqué. Va-t-on assister à la suppression totale du tronçon Marais/Saint-Lazare ? Ou par extension la disparition des bus RATP du centre de Paris ? Et voir réapparaître le projet de mini bus électriques 1-2-3-4 pour relayer les lignes principales à l'intérieur du périmètre concerné ?

    Il y a là matière à réflexion et à concertation….