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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Les marquages au sol publicitaires refleurissent dans le Marais…

     

    Hugo boss

     

    Nouveaux marquages publicitaires au sol dans le IIIe ! 

    Il est vrai qu'Anne Hidalgo a donné le La dans le Marais avec des peintures fantaisistes sur l'espace public : plaques de rues, bancs publics, passages piétons, potelets de protection des trottoirs….

    Les services de la propreté de Paris sont prévenus, ils vont intervenir… Nous nous sentons un peu fautifs de publier cette marque car nous lui donnons un retentissement qu'elle ne mérite pas mais c'est un message d’opprobre que nous diffusons afin que nos lecteurs l'excluent de leurs achats et boycottent la boutique désignée. Ils ont la chance d'avoir affaire à des citoyens respectueux du droit car ce sont des rétorsions auxquelles ils s'exposent par leur comportement incivique. Que diraient-ils si une officine comme celle qu'ils mandatent pour souiller le sol venait barbouiller leur devanture ?

    La mairie nous assure qu'ils paieront une amende. Le belle affaire, son montant est dérisoire et il n'est pas sûr qu'il soit appliqué. Voici le calcul économique auquel se livre l'annonceur qui raisonne sur de grands nombres : je vais débourser 1.000 € (par exemple) pour autant qu'on me prenne. Je sais statistiquement que j'ai une chance sur 20 (hypothèse) d'être verbalisé. Le coût résultant est de 50 € !

    Comment faire pour que notre environnement soit protégé ?

    Première mesure qui s'impose : réviser le montant de l'amende. Tout comme pour l'ensemble des incivilités recensées dans notre ville  : débordements de terrasses, jets de mégots et autres déchets, déjections canines, affiches sauvages et graffiti. Nous renouvelons cette requête auprès de tous les Députés de Paris pour qu'ils trouvent prochainement le véhicule législatif qui leur permettent de faire approuver cette disposition.

    Vis à vis de la direction de la propreté de Paris, nous revenons sur une proposition à laquelle nous croyons beaucoup : intervenir sur les incivilités en "mode LIFO" et non plus en "mode FIFO". Expliquons nous une fois encore.

    "LIFO", dans la terminologie empruntée aux Techniques de l'Information, signifie "LAST IN, FIRST OUT". Traduction : traiter immédiatement l’événement le plus récent. Conséquence, l'incivilité n'a aucun rendement et l'auteur est incité à renoncer dans l'avenir. On continue à traiter ensuite les événements dans l'ordre inverse de leur arrivée avec une efficacité qui reste élevée pour les plus récents.

    "FIFO" (FIRST IN, FIRST OUT) est le mode appliqué actuellement. On traite en premier l'événement le plus ancien. L'auteur de l'incivilité "en a déjà eu pour son argent" puisque son acte a été exposé un temps qui suffit à le satisfaire. Aucune leçon n'en est donc tirée par lui. C'est ainsi que le seul enlèvement des tags coûte plusieurs millions d'€ au contribuable parisien, sans compter les autres genres d'incivilités.

    Le changement de tactique ne coûterait rien, évidemment. Pourquoi ne pas le tenter plutôt que d'accepter de "passer à la caisse" sans réagir comme nous le faisons aujourd'hui ?

    Au passage, nous tenons  à dire, cependant, que les prestataires sous-traitants de la mairie de Paris qui sont derrière le service "DansMaRue" réagissent à nos sollicitations avec la rapidité qui convient et interviennent dans les règles de l'art. Nos suggestions ont pour but seulement de rendre leur intervention plus efficace et peut-être moins coûteuse.

     GS/JFL-B

     

  • Yvon Le Gall, vice-président de « Vivre le Marais ! » s’est entretenu avec Ariel Weil, Maire du IVe

     

    Mairie IVe face 06 03 16Mairie du IVe (Photo VlM)

     

    Le 12 juillet fut l’occasion pour moi de rencontrer le nouveau Maire du IVe, Ariel Weil, avec sa Directrice de Cabinet, Isabelle Knafou. L’objectif de ce rendez-vous était de mieux nous connaitre et de confronter nos manières de travailler sur les dossiers afin que, quand "Vivre Le Marais !" et la Mairie ont une convergence de vue, nous puissions collaborer dans un souci d’efficacité.

    Nos modes opératoires sont apparus assez proches en ce sens que le Maire et son cabinet, tout comme "Vivre Le Marais !", ont choisi de sélectionner les dossiers sur lesquels ils s’impliquent et entendent mener ces dossiers jusqu’à leur conclusion.

    L’action municipale sur les sujets des débordements de terrasse des places Ste-Catherine et Bourg-Tibourg reçoit le soutien de notre association ainsi que le dossier sans fin des nuisances sonores provoquées par le restaurant le Who’s situé rue St Merri et rue Pierre au Lard.

    Au-delà de ces dossiers extrêmement visibles et stratégiques, nous sommes convenus de nous voir régulièrement pour échanger librement sur les sujets de notre choix.

    Indépendamment de nos orientations politiques personnelles, il est important pour "Vivre Le Marais !" d’être un acteur constructif du paysage urbain des IIIe et IVe arrondissements de Paris et dans cette optique nous privilégions une collaboration intelligente avec les mairies d’arrondissement et les services municipaux.

    Yvon Le Gall

     

  • Menaces sur l’accès aux jardins des Archives Nationales : le Ministère de la Culture envisage de les interdire au public pendant trois années !

     

    Soubise rohan vue du ciel (3)

    Polygone des Archives Nationales (IIIe) : Hôtel de Clisson et Hôtel de Soubise, avec sa magnifique cour d'honneur à colonnes doubles au sud-ouest, l'Hôtel de Rohan et son parc à l'est. Les Hôtels de Fontenay, d'Assy, de Breteuil et de Jaucourt au sud, plus modestes mais pleins de charme, constituent la frontière avec la rue des Francs-Bourgeois au sud.

     

     

    Tous classés Monuments Historiques, ces sept Hôtels ont en commun un espace remarquable fait de cours et de jardins communicants. En 2011, en épilogue à un long combat des riverains du Marais soutenus par le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum, le Ministère de la Culture qui a la tutelle de ces monuments acceptait l'ouverture au public des parcs et jardins.

    Ce fut pour nous tous un enchantement. Rares étaient ceux qui avaient eu la chance, au-delà de la cour d'honneur de l'Hôtel de Soubise, de découvrir ce qui se cachait entre ce monument et l'Hôtel de Rohan dont on ne connaissait que l'entrée austère 87 rue Vieille du Temple (IIIe).

      

    Hôtel de rohan et jardins

    Hôtel de Rohan, sa façade côté jardins restaurée récemment ainsi que l'intérieur de l'édifice, pour y accueillir les décors de l'Hôtel d'Argenson dit de la Chancellerie d'Orléans, aujourd'hui hébergés par la Banque de France 

     

    Il s'agit d'un parc bordé de merveilles architecturales, dont le style emprunte à la fois aux "jardins à la française" et aux "jardins anglais", comme on peut le voir avec la photo ci-dessous qui montre une partie du jardin avec sa végétation foisonnante et le ru d'eau vive qui le traverse et alimente une mare.

     Soubise jardin anglais

     

    On craint aujourd’hui  la fin de cet enchantement.

    Selon un de nos adhérents  proche du dossier, de nouveaux travaux de rénovation et d'aménagement seraient entrepris à partir du mois de septembre et l'accès au parc serait fermé au public pendant trois ans !

    Nous n'avons aucune raison de douter de la pertinence des travaux et a priori les habitants ne peuvent que s'en réjouir, mais l'annonce de la fermeture d'un lieu de repos et de méditation aussi bucolique, au cœur de notre cadre de vie et qui fait désormais partie de notre univers personnel, et ceci pour trois ans…. provoque un sentiment de révolte difficile à maîtriser.

    Nous demandons en conséquence à nos Maires d'arrondissement et plus particulièrement à Pierre Aidenbaum puisqu'il s'agit de son territoire, de négocier avec le Ministère de la Culture des aménagements à ce qui ressemble à une décision non concertée, dont on n'a pas mesuré les effets, notamment politiques à la veille de l'échéance électorale des municipales de Paris.

    Ces aménagements pourraient par exemple prendre la forme d'un laisser-passer permanent délivré par les Maire des IIIe et IVe aux personnes de leurs arrondissements.

    Nous suivons avec attention l'évolution de la situation.

    Gérard Simonet

     

  • Faut-il donner un nom au regroupement des quatre arrondissements du centre de Paris ?

    Préfecture de police vue aérienne

     La Préfecture de police de Paris.  A droite l'Hôtel-Dieu (IVe). Vue aérienne

     

     

    La Mairie de Paris ne rate jamais une occasion – c'est son pêché mignon – de lancer des opérations de communication. Elle aimerait donner un nom au secteur qui résultera de la fusion des quatre arrondissements du centre de Paris. Elle annonce que ce sont les citoyens qui choisiront. Consolation en forme de hochet alors que ces mêmes citoyens n'ont pas été consultés sur la pertinence de procéder à ce regroupement !

    Le quotidien "Le Parisien" lui emboîte le pas, mais lui c'est son métier…. Il a publié un article le 19 juillet qui rend compte d'un sondage effectué auprès d'un panel de 540 lecteurs. Si on l'en croit c'est "Lutèce" qui tient la corde à 11 % devant "Paris Centre" (10 %) et "Cœur de Paris" (7 %). Le qualificatif  sociologique mais facétieux de "Boboland" recueille modestement 2 % des voix et le nom provocateur de "Hidalgo Land" n'obtient que 0,7 % des voix….

    "Lutèce" serait donc le nom préféré…. mais 89 % des sondés ne le choisissent pas. De quoi jeter un doute sur l’enthousiasme de nos concitoyens à l'égard de ce choix.

    Il arrive en tête néanmoins. Avant qu'il ne soit choisi, j'ai demandé à Wikipédia d'où il vient : "Lutèce en latin veut dire "boueuse" (du latin lutum "boue"), à cause des boues pestilentielles dont elle était remplie. Les habitants leur ont préféré le nom de Paris car Lutèce évoquait trop cette odeur fétide. Quant à Paris, il vient de Pâris fils de Priam roi de Troie"…., par le biais d'une étrange généalogie à laquelle je laisse volontiers se référer nos lecteurs érudits en la matière.

    Après cette évocation, on peut encore vouloir retenir Lutèce et décider d'un étonnant retour en arrière mais on serait tout aussi bien inspirés de faire un autre choix…. ou de ne rien choisir du tout. Pour ma part, si on me menaçait des pires sévices si je refusais de me prononcer, je retiendrais, devinez quoi : Paris-centre !

    Gérard Simonet

     

  • Levée de boucliers contre un projet d’implantation d’un fast-food KFC à la Bastille (IVe) !

    Beaumarchais 5 bastille19 07 18

    Nous sommes ici à deux pas de la place de la Bastille dans le IVe. L'immeuble du 5 boulevard Beaumarchais (au centre) porte encore l'enseigne du traiteur-pâtissier Dalloyau qui a cédé son bail. (Photos VlM/FTB)

     

     

    Un nouveau collectif a vu  le jour ce 20 juillet : 24 habitants, locataires ou copropriétaires résidant au 5 boulevard Beaumarchais dans le IVe. Ils viennent d'adhérer tous ensemble à "Vivre le Marais !" dans l'espoir que leur combat soit mieux connu et que les autorités compétentes lui accordent l'attention qu'il mérite. La raison de leur mobilisation : la crainte de voir un fast-food KFC (Kentucky Fried Chicken "ou poulet frit du Kentucky") s'installer dans leur immeuble après un long règne de commerces gastronomiques de prestige. 

    Nous partageons leurs craintes : un établissement de ce genre serait générateur de nuisances pour ces habitants et ceux des immeubles voisins. Nous sommes dans un régime de liberté du commerce mais il existe des codes et des règlements qui régissent l'urbanisme, le logement, la santé publique et le bruit et les nuisances en général. Les citoyens sont en droit d'en exiger le respect !

    Ils s'expriment dans le plaidoyer qui suit. Le Maire du  IVe Ariel Weil en est le principal destinataire. En dehors des actions en justice c'est lui qui, de notre point de vue, est le plus en mesure de leur apporter l'aide qu'ils sollicitent. Il y a déjà eu dans le passé des mouvements comparables contre par exemple l'implantation d'un MacDo à la pointe Rivoli. La détermination des riverains et le soutien de la Maire du IVe de l'époque ont fait que le restaurateur a renoncé. Nous souhaitons qu'il en soit de même au 5 du boulevard Beaumarchais….

    Nous donnons la parole à ce collectif : 

    "Notre immeuble bourgeois est situé au début du Boulevard Beaumarchais, à la limite du IVe arrondissement. Il date du XVIIIème siècle et était aux premières loges lors de la prise de la Bastille.

    Depuis une vingtaine d'années, les copropriétaires ont beaucoup investi afin de prendre soin de leur patrimoine : entretien du tout-à-l'égout, réfection des souches de cheminée et du toit en tuiles rouges avec l'aval de l'architecte des Bâtiments de France, ravalement des façades extérieures, installation d'un ascenseur, rénovation du hall d'entrée, ravalement de la cour intérieure que l'une de nos copropriétaires, Fabienne Thibault Boorsch, artiste peintre, a agrémentée d'une fresque représentant la Place des Vosges toute proche.

    C'est dans ce contexte que nous avons appris, en janvier 2018, que Dalloyau, qui occupait l'une des deux boutiques de rez-de-chaussée de notre immeuble depuis 1998, avait cédé son bail à la chaîne de restaurants KFC. Après " La pâtisserie Clichy", célèbre dans tout le quartier pour son gâteau au chocolat, puis Paul Bugat, artiste chocolatier connu pour ses œufs de Pâques ornés de reproductions de tableaux, et enfin Dalloyau qui égalait Le Nôtre dans l'excellence… On imagine notre consternation !

     

    Beaumarchais 5 façade 19 07 18

    Vue de la façade de l'immeuble du 5 boulevard Beaumarchais, et de ses deux boutiques du rez-de-chaussée

     

    Plusieurs facteurs ont jusqu'à présent entravé cette installation :

    • Alors que les riverains ignoraient encore tout du projet, la direction de l'urbanisme de la mairie de Paris a refusé par trois fois la déclaration préalable de travaux présentée par KFC (la première fois en juillet 2017)
    • A deux reprises, l'assemblée générale extraordinaire des copropriétaires a refusé à la majorité des voix  l’installation de matériels nécessaires à l'exploitation d'un fast-food, afin de bien marquer l'opposition à son installation dans leur immeuble,
    • Plusieurs actions judiciaires devant le Tribunal Administratif de Paris et le Tribunal de Grande Instance de Paris ont été engagées à l'encontre de KFC et des propriétaires des locaux commerciaux qui, bien entendu, n'habitent pas l'immeuble !
    • Le 23 mai 2018, l'architecte des Bâtiments de France indiquait "qu'elle ne s'opposait pas" à divers travaux mineurs sur la  façade. Cette décision est elle aussi contestée par nous devant le Tribunal Administratif de Paris.

    En dépit de ces obstacles, KFC ne semble pas avoir renoncé à son projet, bien que les habitants les aient informé du statut d'habitation de la salle se trouvant au premier étage du local commercial et que KFC entend visiblement utiliser comme salle de restaurant.

    La Mairie de Paris en a été informée. Nous savons qu'elle n'a aucune bienveillance pour les demandes de changement de statut de l'habitation vers le commercial. La réglementation en vigueur à Paris met des conditions telles à cette transformation qu'elle n'a lieu qu'exceptionnellement. Dans le cas présent, la Mairie de Paris nous a confirmé qu’il s’agissait bien d’un appartement et qu’aucune demande de changement de destination n’avait été faite au profit de ce lot.

    Malgré cela KFC persiste !

    Nous sommes à présent dans l'attente des résultats des différentes actions judiciaires.

    En dehors des nuisances variées que ne manquera pas d'induire cette installation, il nous semble incongru qu'un tel établissement soit situé au premier rang sur cette Place de la Bastille, haut lieu de notre Histoire. Dans cette lutte, les enjeux ne sont pas les mêmes : l'argent pour KFC et pour nous, notre qualité de vie. Pour la conserver, nous sommes prêts à nous battre !"

    Le collectif  "Beaumarchais 5"

     

  • Des habitants de la rue Charlot (IIIe) se mobilisent pour la sauvegarde de leur escalier classé « monument historique »….

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     Hôtel de Bérancourt, 28 rue Charlot (IIIe) cour pavée intérieure. Le corps de logis est courbe, agrémenté de tables, de bandeaux et d’encadrements moulurés autour des fenêtres qui ont conservé leurs croisillons (Photos HD)

     

       

    Au 28 de la rue Charlot dans le IIIe arrondissement on découvre, car il se tapit dans l'alignement des immeubles de cette rue étroite, l'Hôtel de Bérancourt, intéressant à plus d'un titre.  En effet, la porte, le balcon, les mascarons, les mansardes, la cour et l’escalier sont inscrits à l’inventaire des Monuments historiques.
     
    Il date du tout début du XVIIIème siècle. On le doit à Jean-Baptiste de la Garde qui lui donna son nom, Il fut dénommé par la suite Hôtel de Polignac, du nom de sa fille qui l'habita en 1745, puis au terme des péripéties de l'Histoire, Hôtel de Bérancourt.
     
    On constate que l'édifice a bénéficié d'une rénovation générale, qui souligne sa qualité. Une anomalie cependant subsiste : dans la cage d'escalier, une construction parasite qualifiée de "cagibi", défigure et déprécie l'escalier classé. Dès 1984, l'ABF (architecte des bâtiments de France) de l'époque Françoise Commenge signalait la nécessité de le démolir au titre du PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur) du Marais. 
     
    Charlot 28 escalier 07 07 18
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    L'escalier classé, à gauche, et l'entrée à droite qui dessert l'escalier par une grille et le cagibi par une porte en bois
      
     
    On constate que 34 ans plus tard le cagibi est toujours là et sa propriétaire Mme R. vient de signer une promesse de vente pour un appartement qu'elle possède au rez-de-chaussée et qui se prolonge sur ce "cagibi", une "verrue" qui a vocation a être détruite…
     
    Il convient d'ajouter que les trois ouvertures qu'on voit sur la photo de droite donnent sur le cagibi au lieu d'éclairer la cage d'escalier comme elle devrait le faire !
     
    L'ABF actuel, Sophie Hyafil, a pris position le 20 juin dernier par écrit pour demander que le cagibi soit exclu de la transaction et vendu à la copropriété à des fins de démolition. On se demande d'ailleurs dans ces conditions comment la direction de l'urbanisme de la mairie de Paris pourrait délivrer le certificat d'urbanisme qui conditionne la vente….
     
    Si le vendeur accepte, à des conditions économiques raisonnables, ce que les défenseurs du Marais et de ses trésors architecturaux souhaitent, le problème pourrait trouver une fin heureuse. Il peut aussi choisir de "passer en force" pour maximiser ses intérêts financiers, avec tous les risques que cette attitude comporte. La question ne se poserait évidemment pas si le Ministère de la Culture dont dépend l'ABF disposait de tous les moyens pour faire appliquer le règlement du PSMV du Marais. 
     
     Voilà plus de 30 ans que la propriétaire Mme R., à qui Françoise Commenge écrivait que l'édicule en question "déshonorait considérablement la présentation de cet Hôtel de qualité" (lettre du 7 janvier 1987),  maintient le statu quo et résiste aux injonctions qui lui sont faites. Nous pensons qu'il serait raisonnable qu'elle voie avec la copropriété comment on pourrait sortir par le haut de la situation.
     
    Gérard Simonet
     
     
     
  • Marianne Ström, photographe des « détails du Marais », expose à Cluny sur le thème « Dragons et Serpents »

     

    Marianne ström

    Teotihuacán (Mexique), dans le temple Quetzalcóatl – pyramide du Serpent à Plumes – la tête du serpent.

     

     

    Marianne Ström, photographe professionnelle d'origine suédoise, vit dans le Marais depuis 27 ans dans un ancien Hôtel particulier qui lui offre une vue à couper le souffle sur l'un de nos plus beaux monuments. C'est peut-être la raison qui l'a poussée à faire de notre secteur sauvegardé son champ de prospection photographique préféré ? Toujours est-il qu'elle nous a légué sous le titre "Le Marais – chef d'oeuvre vivant" chez Michel de Maule, éditeur, un album de photos qui nous montre notre quartier sous un jour insolite. 

    Nous lui avons consacré un article en 2016. C'est en Bourgogne qu'elle se prépare aujourd'hui à exposer sur un thème qui montre son éclectisme : le couple dragon-serpent ! Voici ce qu'elle en dit :

     

    L’image du couple dragon-serpent a deux connotations majeures : le bien et le mal. Associé au mal, voici le serpent au jardin du paradis biblique, les serpents qui enlacent Laocoon et ses deux fils, voilà Saint-Georges et Saint-Michel au combat avec le dragon.

    Mais le dragon-serpent symbolise aussi l’opposé du démoniaque, du malicieux et du dévoreur.

    En Chine, le dragon est porte-bonheur et de bon augure. Il est le symbole de la sagesse et de la fertilité. Cette créature sifflante et chuintante occupe souvent le faîte des temples du site sacré qu’il protège.

    En Europe du Nord, en revanche, les têtes des dragons menaçants sur les proues des navires vikings, et sur les faîtes de leurs sites sacrés, semaient la panique et la terreur dans les âmes des ennemis.

    En Égypte, à Saqqarah, la Pyramide à Degrés, la Chambre de Tuiles Bleus. La Cobra déesse : le mur est gravé d'une frise de cobras femelles (uraei), symboles de la monarchie évoquant la déesse Ouadjet de Bouto, protectrice du Nord, qui incarnent la puissance protectrice et destructrice du pharaon.

    Au Mexique à Teotihuacán, dans le temple Quetzalcóatl – pyramide du Serpent à Plumes – la tête du serpent émerge d’une « marguerite » gueule grande ouverte, près du masque de Tlaloc, dieu de la Pluie, aux yeux saillants. Le culte du serpent concerne le dieu principal, le Soleil, qui s’exprime dans la construction des pyramides, représentant la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres, de la connaissance sur l’ignorance et l’ascension du Soleil au ciel.  

     

    Exposition

    Sous le patronnage de Françoise Nyssen, Ministre de la Culture,

    L'exposition "Dragon et serpents - Animaux sacrés ou maléfiques dans l’objectif de Marianne Ström", sera présentée,

    au musée d’Art et d’Archéologie, Palais Jean de Bourbon, Parc abbatial de Cluny en Bourgogne, 71 250 CLUNY

    du 6 juillet au 2 septembre 2018.

     

     

  • Combat contre le bruit rue de Braque (IIIe) : le collectif de riverains implore la Préfecture de refuser que « le Braque » se comporte en night-club !

     

    Braque

    "Le Braque" n'en est pas à une facétie près. Ici, décoration pour la fête de la musique à l'effigie de son enseigne

     

     

    Appuyés par le Maire du IIIe Pierre Aidenbaum qui les a reçus le 27 mai, les riverains de la rue de Braque regroupés en collectif adressent dorénavant une demande pressante au Préfet de police de Paris et au Commissaire d'arrondissement pour que l'établissement "Le Braque" situé au 11 de la rue, respecte enfin leur tranquillité et qu'en aucun cas l'autorisation de nuit ne lui soit accordée.

    Nous rappelons qu'il y a incompatibilité structurelle à la présence d'établissements festifs dans les lieux résidentiels sauf à obtenir de leurs exploitants une isolation totale la nuit et la maîtrise du comportements de leurs clients. Dans le cas présent, le propriétaire n'assure ni l'un ni l'autre. 

    Dans une lettre adressée à la cheffe du P.E.C. (pôle études et contrôles) de la Préfecture de police, le collectif de riverains souligne le manque d'efficacité des multiples interventions qui ont eu lieu pour mettre en évidence les défauts d'isolation. Il met le doigt sur l'anomalie qui fait que l'exploitant est juge et partie dans l'installation et le contrôle des limiteurs de bruits imposés par l'existence d'une réglementation qui fixe à trois décibels l'émergence de sons à ne pas dépasser. Contrainte illusoire quand on sait que l'exploitant est maître de ces limiteurs et en détient la clé ! 

    Ce restaurant a été pendant des années respectueux de la tranquillité de ses voisins, tout comme le sont la quasi totalité des établissements qui assurent le lien social dans l'arrondissement. A-t-il cédé à la gourmandise du lucre en décidant de faire dériver son restaurant vers un night-club sans en avoir le statut ? C'est ce que pensent les habitants de la rue. Il convient que les détenteurs de l'autorité et les garants de l'ordre public le lui fassent savoir en le priant de revenir à une exploitation paisible de son outil de travail.

    Gérard Simonet

     

     
  • Intervention étrange hier rue des Écouffes (IVe)…. Elle a bien failli perdre son nom !

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     Boutiques de la rue des Écouffes (IVe)

     

     

    Des riverains en témoignent, il s'est produit une curieuse série d’événements hier rue des Écouffes. Des agents de la voirie de la Mairie de Paris sont venus changer les plaques de la rue (une des plus anciennes du Paris historique) pour poser des plaques au nom de "rue Walter Benjamin".

    On s'est d'abord renseignés sur ces noms. Écouffes a une origine incertaine, mais Wikipédia citant Jacques Hillairet indique que ce nom vient de "escoffles" qui signifiait en vieux langage le milan, un oiseau de proie, nom souvent donné aux prêteurs sur gages. L'un d'eux aurait ouvert ses bureaux dans notre rue avec comme enseigne précisément un milan…

    Walter Benjamin, quant à lui et toujours d'après Wikipédia, est "un philosophe, historien de l'art, critique littéraire, critique d'art et traducteur allemand, né en 1892 à Berlin et mort en 1940 à Portbou. Il est rattaché à l'école de Francfort".

    Quoique le personnage fût respectable et digne de donner son nom à une rue de Paris, il n'a pas semblé aux riverains qu'il y avait matière à changer le nom de la leur. Ils ont interpellé l'agent en faisant valoir qu'on ne pouvait pas changer ainsi leur adresse sans leur demander leur avis et au minimum les prévenir.

    Ils auraient cru à un mauvais rêve le lendemain en constatant que les plaques de la rue des Écouffes n'avaient pas changé… s'ils s'étaient bornés à parcourir la portion principale qui va de la rue des Rosiers à la rue du Roi de Sicile. Car la rue avait bel et bien changé de nom mais seulement pour le court tronçon qui relie la rue du Roi de Sicile à la rue de Rivoli, dont le nom, c'est confirmé, est bien maintenant "rue Walter Benjamin"…

    Sic transit gloria mundi !

    FA

     

     

     

  • Maquillage de l’espace public dans le IVe : l’affaire tourne au feuilleton !

      

    Gay bancs Gay potelets

                                                                                 

    Gay plaquesGay plaques

     

     De gauche à droite et de haut en bas : banc public devant l'école maternelle du 40 rue des Archives, potelets rue des Blancs-Manteaux, plaque de rue et passage piétons revisité… (Photos mairie du IVe)

     

     

    Le Maire du IVe Ariel Weil nous informait le 9 juin de ces "décorations" de l'espace public, le temps de fêter la "Gay Pride" et d'accompagner les "Gay Games" 2018 en août à Paris. Face à la perplexité affichée par les habitants du Marais, éberlués par la désinvolture des décideurs de la Mairie de Paris à l'égard de l'environnement du centre historique de la capitale protégé par un PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur), il prenait l'engagement que ces facéties disparaîtraient à la fin des jeux.

    Des provocateurs sont intervenus récemment la nuit pour recouvrir ces dessins et, plus grave encore, de laisser un message écrit priant les LGBT (lesbiennes, gay, bi, trans) de partir "hors de France". La Maire Anne Hidalgo a réagi en décidant la création de deux passages piétons ainsi décorés supplémentaires et surtout en annonçant qu'ils seraient désormais permanents, en contradiction avec l'assurance donnée par le Maire du IVe Ariel Weil.

    En un sens, nous devons nous réjouir de ce qui se passe car depuis des années nous demandons aux responsables de la Mairie de Paris de nettoyer les plaques de rues devenues illisibles sous les autocollants, les bancs publics recouverts de graffiti, le marquage au sol des passages piétons effacé et des potelets, peu esthétiques mais indispensables, qui servent de support à l'affichage sauvage. Brusquement on s'aperçoit que les moyens existent et qu'il suffit de le vouloir…

    Plus sérieusement, on est en droit de s'interroger sur la foucade de Mme Hidalgo. Ceux qui revendiquent leur appartenance à la communauté gay ont un avis très réservé sur le fond de l'affaire. Yvon Le Gall, Vice-Président de "Vivre le Marais !" qui vit au cœur du secteur concerné, commente l’événement sous le titre "Les arcs-en-ciel de la discorde !" :

     

    "On en est encore à se demander quel était le message que cherchait à véhiculer la mairie en réalisant ces collages. Mais là n’est plus le sujet puisque ces travaux ont été recouverts et complétés par une inscription injurieuse.  Depuis cet incident, la Mairie de Paris surjoue l’indignation tandis que les réseaux sociaux s’enflamment. Cette situation est assez caractéristique de la manière dont une certaine classe politique instrumentalise les communautés depuis quelques années et, plutôt que l’émotion, quelques réflexions viennent à l’esprit :

    • Les Gay Games sont une vitrine d’excellence pour la communauté gay qui méritait mieux que de se voir réduite à des collages de drapeaux devenus depuis longtemps folkloriques, archaïques et commerciaux. Une série de photos ou de portraits d’athlètes LGBT affichée dans les lieux publics n’aurait-elle pas eu un impact plus positif et valorisant ?
    • L’actualité montre depuis des années que l’étalage de signes communautaires génère un rejet proportionnel à la visibilité de ces signes. On peut le déplorer mais on ne peut pas l’ignorer, surtout quand on prétend piloter une ville comme Paris.
    • Paradoxalement, cette initiative est à la fois trop et pas assez visible. Trop visible car pas assez insignifiante pour ne susciter que l’indifférence. Et pas assez visible car étant vide de sens elle ne porte aucune valeur et ne délivre aucun message.

    En conclusion, comme d’autres dossiers qui ont concerné ces dernières années la communauté LGBT, voici l’exemple d’une maladresse politique et de ses conséquences,  ou comment transformer la formidable opportunité que représente les Gay Games en une énième fracture sociétale".