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Sous la signature de Jean-François Bayart, Médiapart livre un bilan de la mandature d’Anne Hidalgo qui invite à aller à la pêche dimanche !
En cette veille d'élections pour la Mairie de Paris, nous acceptons de participer au débat démocratique voire politique pour autant que chacun en ait pour son grade, que les critiques soient ramenées à leur juste dimension et qu'on puisse espérer qu'elles soient porteuses de progrès pour l'avenir. A cet égard, la tribune que Jean-François Bayart nous livre sur Médiapart a la consistance d'un pamphlet à l'encontre de la Maire sortante Anne Hidalgo. Mais il se montre d'emblée beau joueur en admettant qu'elle a toutes les chances d'être portée à nouveau à la magistrature suprême de la Ville et que la bonne nouvelle dans cette perspective est la défaite de ses deux concurrentes !Le bilan qu'il dresse sur son mandat, avec la candidature aux JO de 2024, les vélos et trottinettes en libre service, l'encouragement du tourisme de masse et de la vie nocturne, ce qu'il qualifie de "subordination au secteur privé", son opportunisme dans le recours au déconfinement pour justifier une politique de "piétonisation" à marche forcée, l'élimination de la voiture et l'abandon de l'espace public aux bars-restaurants pour l'extension de leurs terrasses, sa tolérance constatée à l'égard des commerces qui ne respectent pas la règle commune et le peu de diligence à régler les nuisances des deux-roues motorisés (stationnement, encombrement des trottoirs, bruit, pollution…).Si elle est élue cependant, ce qui parait acquis chez tous les instituts de sondage, c'est que dans cet inventaire il y a des procès qu'on peut contester ou des sujets sur lesquels l'opinion n'est pas finalement si tranchée. C'est assurément le cas pour la politique des déplacements. On a vu comment l'opinion a évolué et où elle en est à propos des voies sur berges ! S'agissant des terrasses, bien qu'on soit nombreux à s'interroger sur la légalité des mesures qui ont été annoncées, et pour autant que les exploitants n'en profitent pas comme dans le XIe autour d'Oberkampf, sur la place Ste Catherine (IVe), sur les bords du canal St Martin (Xe) et à la Butte aux Cailles (XIIIe) pour installer l'anarchie, on est heureux que les commerces reprennent une activité proche de la normale et évitent le dépôt de bilan.Nous encourageons nos lecteurs à lire l'analyse du journaliste, directeur de recherches au CNRS, dans un style qui est un hommage à la langue française, mais nous suggérons aussi à Anne Hidalgo de considérer chacun des sujets évoqués, pour lesquels le verre à notre avis n'est pas vide mais juste à moitié plein, de faire en sorte qu'au cours de la nouvelle mandature il soit rempli à ras bord. L'exemple le plus concret est la propreté. Paris n'est pas la ville repoussante que certains décrivent mais il y a clairement des progrès à faire. En doublant le budget comme Anne Hidalgo s'y engage (et pour autant qu'elle fasse des économies ailleurs pour ne pas aggraver le déficit) elle aura les moyens d'améliorer sensiblement un paysage urbain qui a trop souffert.Gérard Simonetpar
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Agnès Buzyn assimile Paris à Pompéi !
Agnès Buzyn, candidate à la mairie de Paris (Challenges)Elle l'a dit ce 23 juin vers 9h00 sur France Info : "Anne Hidalgo a fait de Paris un musée !"
On peut adresser des reproches à la Maire actuelle : la propreté insuffisante de la Ville et le défaut d'entretien du paysage de la rue et du mobilier urbain, la politique du "tout festif" d'une partie de son entourage, la démarche démagogique de son adjoint communiste au logement, les subventions clientélistes aux associations ou la dérive de la dette… Mais comparer Paris à un musée relève de la sottise.
Un musée c'est un lieu qui expose de belles choses et reçoit des visiteurs, dans un cadre dépourvu d'habitants. Il y a de belles, de très belles choses à Paris et les touristes y affluent mais Paris, ville la plus dense d'Europe, héberge en même temps 2,2 Millions d'habitants, qui y vivent et y travaillent ! Agnès Buzyn confond Paris et Pompéi….
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A la veille d’une réélection probable, Anne Hidalgo doit assurer la maitrise des dérives sanitaires….
Rue des Archives (IVe) : terrasse implantée sur des places de livraisons (Photo VlM)Extensions de terrasses pratiquées sans discernement, date limite du 30 septembre transformée en autorisation permanente, fête de la musique et autres rassemblements autorisés sans précautions sanitaires (des milliers de fêtards rapportés par Le Parisien et BFM/TV), fermeture de rues au profits des débits de boissons, grogne populaire du côté d'Oberkampf, de la Butte aux Cailles, des Archives, de la place du Marché Ste Catherine…
Anne Hidalgo doit reprendre le contrôle des événements pour que ses décisions en faveur des commerces en péril, plutôt bien comprises a priori, ne finissent pas honnies et ne fassent pas la litière d'une reprise de l'épidémie chez nous.
Fête de la musique 2020 rue Oberkampf (XIe). De l'avis de nombreux observateurs, la fête cette année aurait dû être interditeDans le XIe, arrondissement où la Maire se représente, la requête des habitants auprès du Tribunal Administratif a été rejetée (notre article du 9 juin 2020) mais ils reprennent les armes contre tous ces comportements qui vont au-delà du raisonnable et rendent leur vie impossible. Leur conseil Me Aurélie Gillet-Marta, s'appuyant sur une décision récente du Conseil d’État, adresse à la Maire de Paris une lettre de demande en forme de mise en demeure (téléchargeable en cliquant ici).
Elle s'appuie sur le fait que le Tribunal considère dans son rendu du jugement que les commerçants sont tenus par le respect d'une charte de bonne conduite avec la mairie. Le bons sens commande dès lors que la mairie assure la surveillance et les contrôles des obligations qui sont mentionnés dans la charte à laquelle les commerces ont souscrit pour bénéficier des concessions exceptionnelles qui leur sont accordées. De l'avis des habitants, ces conditions sont loin d'être remplies.
Qu'il s'agisse de piétonisation de Paris-centre, de certains axes comme le canal St Martin et de mesures transitoires pour éviter le désastre financier des bars et des restaurants, Anne Hidalgo que les augures désignent comme la prochaine Maire de Paris – ou l'une de ses concurrentes si le scrutin réservait une surprise – doivent agir avec mesure et prudence. La santé des parisiens et leur qualité de vie sont en jeu et une récidive du COVID est à craindre. Le respect de l'espace public et la lutte contre les rassemblements et le bruit doivent rester une priorité.
GS
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A la manière des byzantins, elles se disputent sur le sexe des anges et polluent visuellement nos quartiers…
Hôtel de Beaubrun, 19 rue Michel le Comte (IIIe) défiguré par un bandeau peu expliciteOn attribue cette campagne d'affiches qui ne font pas dans la dentelle à un groupe d'activistes qui serait d'anciennes "femen". On en apprend beaucoup sur elles en allant sur le site de "Libération". Le quotidien publiait un article en janvier de cette année pour tenter d'expliquer leur mode de fonctionnement.
On découvre que ce sont des championnes de l'exégèse. La directrice de la rédaction du Huffpost, a été dans l'obligation de retirer un texte signé par 60 personnes, et intitulé : "Sur la question des "trans" : les colleuses contre les féminicides se divisent et toutes les femmes sont menacées". Le texte remettait en cause le fait qu’une femme trans puisse se déclarer femme…
C'est en effet un sujet d'une extrême gravité…. On en découvre un autre aujourd'hui avec ce placard dont on va essayer de déchiffrer l'ésotérisme.
Il s'adresse non pas à l'ensemble de la population mais aux LGBTQIA+. Qui sont ces gens ? On croyait tout couvrir avec LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans). Pas tout à fait. Il y a aussi les "Q" comme "queer" qui sont ceux qui s'interrogent, les "I" ou "intersexe" qui ne se reconnaissent ni dans les hommes ni dans les femmes, les "A" qui sont asexués…
Aux Etats-Unis on fait encore mieux avec : LGBTTQQIAAP+. Les connaisseurs y ajoutent le T de transgendre, un autre Q pour questionning, le A de asexuel, un autre pour allies (alliés) et le P de pansexuel. Et pour être sûr d'englober toutes les inclinations possibles et imaginables on ajoute le + qui permet d'englober tout ce qui aurait été oublié. Et pourquoi pas les hétéros ? On s'adresserait ainsi à l'humanité tout entière, sans discrimination aucune cette fois !
En tout état de cause, nous n'en voulons pas à ces personnes qui ont le droit de s'interroger et de s'occuper comme elles le veulent, mais nous les accusons d'enlaidir, de polluer, d'agresser notre cadre de vie et les monuments qui sont l'Histoire du Marais et de Paris. Nous leur faisons une proposition : respectez les, en contre-partie nous vous offrons nos colonnes (1.500 lecteurs/jour) pour y exposer votre plaidoirie en faveur des "putes trans racisées", vos griefs et vos attentes !
par
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Carnavalet ne réouvrira pas cette année comme prévu !
Cour d'honneur du musée Carnavalet-Histoire de Paris. Statue de Louis XIV écrasant la Fronde, œuvre du sculpteur français Antoine Coysevox (1640-1720)(Clic gauche dans la photo jusqu'à deux fois pour plus de détails)
La Directrice du musée Valérie Guillaume nous informe : "Les travaux de rénovation du musée Carnavalet ont été interrompus en raison du confinement depuis la mi-mars. Ils reprennent progressivement et un nouveau calendrier sera bientôt communiqué, en fonction de l'évolution de la situation sanitaire et des décisions des pouvoirs publics."
Nous annoncions dans un article du 22 décembre 2019 qui traitait d'une visite du chantier de rénovation en compagnie des Maires des IIIe et IVe, que la réouverture aurait lieu "au printemps 2020" selon les autorités en place.
L'épidémie du coronavirus a bouleversé le programme. L'hypothèse la plus optimiste aujourd'hui pour sa réouverture est janvier/février 2021.
Nous assurons les dirigeants et notamment Valérie Guillaume de notre sympathie et de l'attachement que les habitants de Paris-centre éprouvent pour ce musée consacré à la longue et riche Histoire de Paris.
GS
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Le Maire Ariel Weil nous fait les honneurs du nouveau jardin de la Cité des Arts dans le IVe….
Ariel Weil donne l'exemple avec son masque… Pas nous ! Au fond, l'Hôtel de Sens (XVème siècle, lourdement restauré en 1930), ancienne résidence des archevêques primats des Gaules et de Germanie. Style renaissanceAriel Weil a tenu à nous présenter SON jardin. Il y a vingt ans en effet qu'on en parle en tant que projet sous le nom d'Albert Schweitzer mais il a connu des déboires qu'Ariel Weil se félicite d'avoir su dépasser.
Il s'agit d'un jardin public de 5.000 m² qui remplit tout l'espace entre le remarquable Hôtel d'Aumont (XVIIème siècle, architecte Louis Le Vau) qui héberge le Tribunal Administratif, et la Cité Internationale des Arts (années 50) qui souffre de la comparaison et de la proximité.
Ce jardin recouvre la dalle du parking public souterrain. Il se décompose en espaces qui sont autant de terrasses avec leur style et leur fonction propres. Une partie est consacrée aux jeux d'enfants. Une autre aux jeux d'adultes (ping-pong, baby-foot…). L'Hôtel d'Aumont en est séparé par une grille de sécurité et un espace assez vaste qui est un jardin à l'anglaise avec de nombreuses petites allées propices à une flânerie méditative.
En se tournant vers l'est, on voit l'Hôtel de Sens et sa façade sur jardin. Côté nuisances, la Cité des Arts par sa tranche… et on est assez loin du quai de l'Hôtel de Ville pour ne pas entendre le bruit du trafic automobile.
Un théâtre de verdure a été aménagé dans la zone ouest pour accueillir les enfants et les initier à la scène. Les sièges qu'on voit sur la photo sont des gros madriers qu'on peut trouver inesthétiques mais c'est une sensibilisation à l'écologie… Le nom définitif de ce nouvel espace : Jardin des Arts-Albert Schweitzer (*).
GS
(*) Pasteur protestant alsacien, théologien, philosophe, médecin créateur et gestionnaire d'un hôpital à Lambaréné au Gabon. Organiste talentueux, il est mort à l'âge de 90 ans en 1965. Gilbert Cesbron lui a consacré une pièce de théâtre "Il est minuit Docteur Schweitzer" reprise ensuite à l'écran en 1952 avec Pierre Fresnay dans le rôle-titre.
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Dans Paris-centre, la charte d’Anne Hidalgo est inégalement respectée….

Attroupement et occupation rue des Archives et square Ste Croix de la Bretonnerie (IVe)On jurerait à voir cette photo que l'état d'urgence sanitaire et les mesures de distanciation sont une abstraction pour certains.
Il faut savoir qu'on se trouve là de surcroît sur un secteur visé par un arrêté préfectoral qui interdit la consommation de boissons alcooliques sur l'espace public et la vente à emporter. Il fait peu de doutes pourtant que les consommateurs s'y procurent de grandes pintes de bière et qu'ils les consomment sur l'espace public…
La police laisse faire. Comment doit-on comprendre son attitude ?
De façon pragmatique. Tout comme place de la République elle n'a pas réprimé une manifestation non autorisée car les conséquences n'étaient pas maitrisables, elle considère sans doute qu'intervenir pour interdire les attroupements de la rue des Archives par des mesures de fermeture administrative soulèverait une vague de protestations qu'elle n'a simplement pas envie de gérer.
La police ne signifie pas de la sorte que la pratique est permise, ni qu'elle est tolérée, mais simplement qu'elle ne juge pas opportun d'agir.
Objectivement, pour les riverains que nous sommes, la situation est surprenante car on est tenté de croire ingénument que la loi s'applique à tous. Il ne vient par exemple à l'idée de personne qu'on pourrait ne pas payer ses impôts, car la loi nous y contraint. Elle est aussi choquante, car on constate que ces marchands de boissons privent les citoyens du droit inaliénable d'accéder à l'espace public en les obligeant à traverser la rue ou aller sur la chaussée pour se déplacer.
A la décharge de ces exploitants peu respectueux, leur activité s'exerce entre 19h00 et 23h00 seulement, il maitrisent assez bien le bruit et leurs clients ont une attitude généralement amicale à l'égard de ceux qui essayent de se frayer un chemin parmi eux…
Il ne s'agit pas de les excuser mais de dire honnêtement ce qu'il en est…
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Les afficheurs sauvages reviennent après l’épidémie. « Attila » leur emboite le pas !
Mur-pignon, 57 rue des Archives (IIIe)Les officines d'affichage sauvage affectionnent ce mur-pignon. Il est resté propre pendant tout le confinement. Il a suffi que le gouvernement entr'ouvre les vannes pour qu'une nouvelle campagne de publicité s'installe. Mais "Attila" veillait. Il a réservé à cette publicité illégale le sort expéditif qu'elle méritait : lacération, décollage et caniveau.
Évidemment le travail est incomplet. On ne peut pas dire qu'il brille par sa finition ! Il a un grand mérite cependant : signifier aux annonceurs que le média de l'affichage sauvage est vivement rejeté par ceux qui en sont les destinataires supposés et les convaincre de faire appel à d'autres moyens, licites cette fois. Franchement, on n'en manque pas !
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