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  • Place du Marché Ste Catherine (IVe) : face aux dérives des terrasses le Maire Ariel Weil et les riverains obtiennent gain de cause

     

    Place ste catherine 22 04 19Place du Marché Ste Catherine (IVe) : un havre de paix qui entend le rester (Photo VlM)

     

     

    Le combat des riverains soutenus par leur Maire Ariel Weil a porté ses fruits : un arrêté du 18 février 2020 signé de la Maire de Paris Anne Hidalgo édite des règles complémentaires d'urbanisme pour cette place "construite en 1783 par l'architecte Caron avec une composition urbaine spécifique pour les devantures des rez-de-chaussées….. qui induit une approche paysagère de type SPR" (Site Patrimonial Remarquable, nouvelle appellation du PSMV).

    L'arrêté précise notamment les conditions d'application du règlement  des terrasses et étalages de 2011 au travers d'une "charte" qui fait partie intégrante du règlement. Au titre de cette charte : les terrasses fermées sont interdites ainsi que les planchers, la hauteur des écrans parallèles, qui doivent être transparents, est limitée à 1,30 mètre, la hauteur des écrans perpendiculaires, transparents eux aussi, n'excèdera pas 2,50 mètres, les stores bannes sont codifiés et les joues latérales interdites. Les couleurs doivent  être agréées par l'ABF.

     

    Marché ste catherine casemate 09 12 19

    Publié au "bulletin officiel de la ville de Paris" (BMO), l'arrêté est entré en vigueur le jour de sa signature le 18 février 2020. Nous attendons de ces nouvelles dispositions dont nous nous réjouissons, qu'elles nous délivrent de cette "casemate" des années écoulées qui longtemps a défiguré la place et porté atteinte à son charme.

    Gérard Simonet

     

  • L’Institut Suédois à Paris reçoit le Maire du IVe et « Vivre le Marais ! »…

     

    Institut suédois cour

    Cour de l'Hôtel de Marle (IIIe. De gauche à droite Myriam (stagiaire mairie IV), Ariel Weil Maire du IVe, Gérard Simonet, Ewa Kumlin Directrice de l'Institut. Derrière l'objectif, Maria Ridelberg-Lemoine Directrice adjointe de l'Institut

     

     

    L'État suédois a fait l'acquisition pour l'équivalent de 75.000 € (les prix de l'immobilier ont changé depuis …) de l'Hôtel de Marle, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, 11 rue Payenne dans le IIIe, en 1965 peu de temps après la décision d'André Malraux de lancer le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du Marais. Ce bâtiment historique a été le premier du Marais à subir une restauration. Coïncidence, c'est un autre monument tout proche, 10 rue du Parc Royal, l'Hôtel de Vigny actuellement en travaux, racheté par les thés Mariage frères pour en faire leur siège, qui sera le dernier restauré.

    L'Hôtel de Marle est remarquable par sa situation exceptionnelle, la beauté de ses poutres et solives peintes et sa charpente du XVIème siècle en carène de bateau renversée dite "à la Philibert Delorme".

    Le bâtiment abrite les bureaux de l'Institut, le logement de la direction, des studios de travail pour des chercheurs, un auditorium de 120 places, des salles d'expositions et donne sur une cour pavée où des tables sont installées pour accueillir le public d'une cafétéria/salon de thé. 

    Nous avons été courtoisement accueillis par la Directrice de l'Institut Ewa Kumlin et son Adjointe Maria Ridelberg-Lemoine. Avec elles nous avons fait le tour des bâtiments et du jardin et visité l'exposition en cours d'un artiste contemporain suédois du nom de Peter Johansson. Elle a pour thème : "Thérapie nationale". Elle est présentée comme "une bonne dose d’humour et d’autodérision, et un brin de provocation pour aborder les sujets du nationalisme et du patriotisme".

     

    Institut suédois saucisses

    Institut suédois expo

     

     

     

     

     

     

    Elle les aborde en s'appuyant de façon facétieuse sur la saucisse dans tous ses états….

    On trouve en effet dans cette exposition une forme d'humour, de l'autodérision à revendre et une bonne dose de provocation. Il est plus difficile cependant de déceler le lien affirmé avec le nationalisme et le patriotisme. L'art contemporain n'a pas fini de nous surprendre !

     

  • Le « street-art » n’est pas au-dessus des lois, à Quincampoix comme ailleurs !

    Quincampoix 41 fresquePeinture murale du 41 rue Quincampoix (IVe)

     

     

    Une vaste opération de nettoyage a eu lieu, comme nous l'avons relatée le 18 février, dans la partie IVe de cette rue. Les riverains en sont reconnaissants aux services de la propreté de la mairie de Paris mais relèvent qu'un mur a été  laissé en l'état, au prétexte que sa "décoration" serait agréée par son propriétaire.

    L'information reste à vérifier mais en tout état de cause, qu'on soit propriétaire ou pas, on est sur un SPR (site patrimonial remarquable), où on n'a pas le droit de modifier le décor sans en référer aux autorités compétentes. 

    Un riverain s'adresse à la mairie de Paris en ces termes :

     

    Tout d'abord merci aux équipes de prestataires d'être intervenues sur l'ensemble de la rue Quincampoix lundi…

    Je reste pourtant très surpris sur le fait qu'une fresque importante réalisée sur une entrée privative au n°41 ait été maintenue à cet endroit (cf piece jointe) avec la réponse qui m'a été apportée ci-après par vos services via DansMaRue ("elle était réalisée par l'etablissement").

    Ayant pour conséquence de modifier l’aspect extérieur du bâtiment, la réalisation d’une fresque comme celle-ci doit faire l’objet d’une autorisation d’urbanisme. Celle-ci prend normalement la forme d’une déclaration prealable (DP). Cette fresque etant située dans un périmètre de protection patrimoniale avec des immeubles classés aux monuments historiques, elle a donc en toute logique etait agréée dans le cadre de l’instruction de la DP et soumis pour avis à l’architecte des Bâtiments de France.

    Dans le cas contraire, ce qui me semble assez probable, elle n'a pas lieu d'être et doit être enlevée.

    Cette fresque est située  juste en face du magasin Maquis-art qui continue en toute tranquillité au vu et au su de tous à laisser ses clients degrader la rue sans intervention de la Mairie… ce point vous a déjà été signalé mais apparemment il a été décidé de ne rien faire….

     

    Il est à craindre que les autorités compétentes soient complices de ce laisser-aller, plus ou moins toléré ou accepté, car c'est la solution de facilité. De ce point de vue, elles s'inscrivent dans la tradition du stoïcisme originel de Sénèque et Marc-Aurèle qui distingue les nuisances qui dépendent de notre contrôle, de celles qui nous échappent, contre lesquelles il est vain de lutter et que nous devons à ce titre supporter et accepter. 

    Nous préférons de très loin que nos autorités appliquent  le stoïcisme dans son acception actuelle : une attitude inébranlable, déterminée par la loi et fidèle à son application, qui ne renonce pas devant la difficulté. 

     

  • Rencontre avec Europe Écologie les Verts de Paris-centre

    Remy-leleu raphaëlle 17 02 20Raphaëlle Remy-Leleu, tête de liste Europe Ecologie les Verts pour Paris-centre (Photo VlM)

     

     

    Nous avions rendez-vous avec David Belliard, candidat à la mairie de Paris et Raphaëlle Remy-Leleu, candidate à la mairie de Paris-centre sur une liste où figurent en 2ème et 3ème positions Jacques Boutault, l'actuel Maire du IIe et Corine Faugeron, Adjointe au Maire du IVe.

    David Belliard s'est fait excuser, quelques minutes auparavant, pour un empêchement personnel. Raphaëlle nous attendait dans un café au carrefour des rues du Temple et Pastourelle, en plein cœur du IIIe.

    Curieusement, la candidate à la nouvelle mairie n'a pas été sélectionnée parmi celles qui militent de longue date. Nous avons appris notamment que Laurence Hugues qui a défendu l'écologie dans le IIIe depuis le début des années 2000 s'apprête à quitter Paris pour se mettre au vert dans la France profonde.

    Agée de 28 ans, Raphaëlle Remy-Leleu n'a ni l'apparence d'une idéologue ni le discours. En cela, elle tend à se démarquer de l'attitude qu'on prête assez souvent aux membres de son parti à qui on reproche les certitudes et les rigidités. Elle annonce d'emblée par exemple qu'elle ne connait rien du dossier énergétique. L'énergie est pourtant la clé de voute de la démarche écologique. Dégagée de ce corset, l'essentiel des positions qu'elle affiche deviennent pour nous des évidences.

    Elle est donc contre la densification de Paris, contre la "bétonisation", contre les tours mais pour la prise en compte des difficultés de logement des classes modestes et moyennes : "L'idéal n'est pas de construire mais de recenser les espaces vides et d'en optimiser l'usage". Elle dénonce "l'écologie de la jardinière" en fustigeant ces plantations qui ont fleuri autour de nous ces dernier temps, et prône une "écologie de la pleine terre".

    La propreté pour elle découle des choix d'urbanisme et de l'habilité à réduire les déchets notamment organiques. C'est un peu court évidemment… Elle plaide à ce propos pour une véritable décentralisation des responsabilités vers les Maires d'arrondissements. Un sujet sur lequel nous considérons qu'une grande prudence s'impose car il n'y a pas que des avantages à  morceler Paris.

    Dans la mesure où elle évacue le sujet de fond qui est la transition énergétique et tout ce qui en découle, nous ne pouvons qu'être à peu près en phase sur les autres sujets : place de la moto à Paris (qui doit payer le stationnement comme tout le monde et en finir avec les nuisances sonores), maitrise des dépenses et réduction de la dette sans accroissement des impôts, encadrement du communautarisme, lutte contre l'hyper-tourisme, mesures municipales d'incitation et d'accompagnement au retour de logements vacants vers la location…

    Une idée saillante tout de même : la création d'un réseau vélopolitain de boucles cyclables autour de Paris. La "Marguerite du Vélo…"

     

  • Rue Quincampoix envahie par les tags : face aux écuries d’Augias, la mairie doit s’inspirer d’Hercule !

     

    Quincampoix détagage 18 02 20

    Services de la mairie à l'œuvre le 18 février matin rue Quincampoix (IVe) (Photo VlM) 

     

     

    Il y avait quelque chose de dérisoire et d'attendrissant dans ce spectacle de la rue Quincampoix. Des immeubles, des devantures, des portes en bois, des volets roulants métalliques enlaidis par les tags d'un côté, deux agents de la mairie de Paris en tenue de travail à l'œuvre avec de piètres outils face à toute cette misère.

    On voit celui de droite s'appliquant à effacer une inscription à l'encre noire sur une porte en bois verni. Une porte élégante au demeurant à l'image de l'architecture XVIIIème siècle de l'immeuble. Il lui aura fallu une heure d'efforts pour réparer ce qu'un vandale a mis 10 secondes à commettre. Un saguoin qui est bien capable de revenir et de renouveler son geste avec la complicité de la nuit.

    En parcourant la rue du nord vers le sud, on se rend compte que les services de nettoyage sont intervenus de façon régulière sans parvenir à suivre le rythme de ceux qui salissent et dégradent. Ils n'ont pas besoin d'aller très loin d'ailleurs pour se ravitailler : un magasin au 42 de la rue à l'enseigne de "Maquis' Art Shop" propose sur Internet bombes peinture, marqueurs, encres…. pour graffiti. Peut-être décideront-ils prochainement d'ajouter à leur catalogue l'enlèvement des tags, à l'image de ce truand au Far-West qui pillait les banques et leur envoyait ensuite ses représentants de commerce pour leur vendre des coffres-forts.

    Nous sommes en plein délire et Paris n'est pas la seule ville concernée. Nous ne cessons pas de le dire et de l'écrire, l'état de nos façades et du mobilier urbain vandalisé par des songe-creux crée ou renforce ce sentiment de malpropreté que les parisiens exhalent par tous leurs pores et expriment dans toutes les enquêtes d'opinion. 

    Nous renouvelons notre recommandation du 9 février : de notre point de vue, il est nécessaire de mettre en place un plan d'action qui traite le problème dans l'ensemble de ses composantes : éducation, propagande, fournisseurs des peintures et des encres, surveillance, sanctions (dispositif législatif), promotion d'un "street art" spontané mais régulé, espaces réservés… Il s'agit d'un beau projet pour ceux qui affirment aimer Paris et vouloir adoucir le paysage de ses rues.

    GS

     

  • Rue du Temple (IIIe) : les services de Propreté de Paris montrent leur savoir-faire et réhabilitent une portion de la rue défigurée par les tags

     

    Temple avant

    Temple après
    Photo du haut, la situation constatée le 9 février ; en bas, le 14 février, le même espace nettoyé

     

     

    Nous avions choisi cet espace de la rue du Temple (IIIe) à proximité du Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme pour illustrer la situation catastrophique d'une ville envahie par les tags. Il a été nettoyé dans la foulée, sans que nous ayons eu besoin d'en signaler l'existence à l'application DansMaRue.

    Le résultat est saisissant et nous rappelle que le paysage de nos rues serait bien plus beau et apaisant s'il n'était pas la proie des vandales qui tirent on ne sait quelle satisfaction à l'enlaidir de graffiti grotesques.

    Le même jour, nous avons croisé un agent de Propreté de Paris au carrefour Archives/Francs-Bourgeois, armé d'un pulvérisateur et d'un grattoir, qui nettoyait un poteau indicateur pour retirer les stickers dont il était recouvert. C'est un indice qui fait penser que la Ville commence à comprendre que la propreté concerne aussi les éléments du mobilier urbain.

    A la veille d'élections municipales pour le moins agitées, on perçoit une prise de conscience à la mairie qu'il faut revoir en profondeur l'organisation des services de la propreté et de leur mode d'intervention. Que la majorité actuelle soit reconduite ou qu'une nouvelle municipalité sorte des urnes, il nous semble que le message est durablement inscrit dans leurs logiciels. Il reste à s'assurer de son bon usage…

       

  • Prochaine visite guidée : le musée Louis Pasteur.

     

    PasteurMusée Louis Pasteur Paris

     

    CULTURE ET PATRIMOINE

    en partenariat avec Vivre le Marais !

    vous invite à une visite en plein XIXème siècle d’un musée peu connu

     qui sera bientôt fermé au public pour cause de travaux

     

    Le Musée Louis Pasteur

     

    Mardi 10 mars rendez-vous à 14h15 (durée 1h30/2 heures)

    25, rue du Docteur Roux 75015

    (métro Pasteur ou Volontaires)

     

    Cette visite guidée nous permettra de découvrir un musée fondé en 1936, installé à l’Institut Pasteur, qui conserve en l’état l’appartement que Pasteur occupa de 1888 à 1895. Vous y verrez tous les meubles, objets familiers dans un lieu typique de l’art décoratif de la fin du XIXème siècle mais aussi tous les très nombreux souvenirs scientifiques (plusieurs centaines). Enfin, nous visiterons la chapelle funéraire de style byzantin, ornée de mosaïques polychromes évoquant ses découvertes, où reposent Pasteur et sa femme.

    Prenant en charge l’ensemble des frais, merci de prévoir 20 euros pour les adhérents de Culture et Patrimoine et 25 euros pour les non adhérents et de prévenir de votre visite et des personnes qui vous accompagneront Marie-Françoise Masféty-Klein par mail mfmk@free.fr ou par téléphone dont les numéros sont indiqués ci-dessous. Venez avec votre carte d’identité ou passeport qui vous sera demandé par sécurité. Espérant vous revoir lors de cette remarquable visite, nous vous adressons nos fidèles amitiés.

    Marie-Françoise Masfety-Klein

    01 42 72 61 41 ou 06 50 96 05 12

       

  • Retour au bercail de « l’Allégorie de la Source » de Jean-François Etienne Gossin, élément du décor de l’Hôtel Raoul (IVe)…

     

    Allégorie de la source bis"Allégorie de la Source", terre cuite de Jean-François Etienne Gossin, 1837. Femme dénudée tenant un dauphin et un roseau (104 x 82 cm) (Photo Paule Mazéo).

     

     

    Nous sommes en avril 1961. La collectionneuse Roxane Debuisson entre sur le chantier de démolition de l'Hôtel Raoul. Elle aperçoit des ouvriers qui abattent à la masse la fontaine du jardin qui s'étendait jusqu'à la rue du Petit Musc, prêts à s'attaquer à la sculpture de Jean-François Etienne Gossin, "l'Allégorie de la Source" qui en était l'ornement central. Scandalisée, elle récupère la sculpture et la met à l'abri dans le salon de son appartement du boulevard Henri IV. 

    A son décès en 2018 sa collection d’objets du patrimoine parisien est vendue. Des habitants de l'immeuble construit en remplacement de l'Hôtel Raoul, 15 rue du Petit Musc (IVe), acquièrent cette statue qui fait désormais légalement partie de la copropriété. Ils célèbreront son retour par une cérémonie privée qui se déroulera le 29 février et à laquelle nous sommes aimablement conviés.

    En dehors de cette statue, il est resté de l'Hôtel Raoul une horloge accrochée au numéro 6 de la rue Beautreillis et fort heureusement le portail sur la rue  dont la réhabilitation et la sauvegarde sont réclamés à la mairie de Paris par les riverains et habitants du Marais, 

    Gérard Simonet

     

  • Devenez propriétaire d’un Picasso pour 100 € !

    Picasso

     

     

    Ce n'est certes pas le tableau le plus prestigieux de Pablo Picasso, cette huile sur toile de petit format, mais elle porte (en haut et à gauche) la signature du maitre de Malaga. Sa valeur est estimée à un million d'€ par le musée Picasso qui organise sa vente dans une loterie en ligne au profit de CARE, une ONG internationale qui agit pour donner l'accès à l'eau à 200.000 personnes au Cameroun, à Madagascar et au Maroc.

    Pour tenter sa chance à la loterie, cliquez ici  et prenez un ticket à 100 euros. Le tirage au sort aura lieu le 30 mars 2020 à Paris.

     

  • Supplique à celles et ceux qui ont une cause à défendre : restez dans la légalité, recherchez l’efficacité !

     

    4 filsMur pignon  16-18 rue des Quatre-Fils (IIIe). Une démarche agressive et contre-productive (Photo VlM)

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    Cet affichage est à l'évidence l'œuvre de ce groupe de (jeunes) femmes qui manifestent contre les féminicides en collant des libelles sur les murs de Paris. La cause qu'elles défendent est respectable. Faut-il pour autant qu'elles utilisent pour véhicules de leurs messages des murs qui n'ont pas vocation à être défigurés, en agressant visuellement les braves gens qui passent et qui n'en peuvent mais ?

    Si comme nous l'admettons leur combat est louable, il faut qu'elles en parlent au plus haut niveau des autorités parisiennes pour obtenir qu'un budget leur soit attribué (la mairie de Paris distribue chaque année 300 Millions d'€ de subventions à des associations dont beaucoup sont moins méritantes) et que leur voix se fasse entendre par les médias traditionnels, de façon licite, sous la forme qui leur conviendra et pourquoi pas des spots publicitaires bien plus efficaces que leurs collages besogneux.

    Leur démarche actuelle entretient une violence qu'elles sont supposées combattre. Nous nous refusons à imaginer qu'elles en fassent une fin en soi comme beaucoup d'autres agitateurs qui sévissent chez nous. Qu'elles acceptent donc la proposition que nous faisons. En donnant de la visibilité à leur toute dernière manifestation sur ce site, nous allons bénévolement dans le sens que nous préconisons. Qu'elles nous en sachent gré et qu'elles changent désormais leur fusil d'épaule !

    GS