Archives



Rechercher sur ce site

  • Décision sidérante du Préfet de police de Paris : il accorde au Who’s une autorisation provisoire de nuit !

    Who's attroupement 10 10 18

    Attroupement autour du Who's, soirée du 10 octobre rue Pierre au Lard (IVe) (Photo AG)

     

     

    Hier soir mercredi 10 octobre, une fois de plus, une grande agitation régnait autour du Who's. Les agents du maintien de l'ordre sont intervenus pour dresser pas moins de six verbalisations pour tapage nocturne, urine et jet de mégots sur la voie publique.

    Aujourd'hui, la Commissaire de police Laetitia Vallar du IVe concédait qu'en dépit de l'avis défavorable qu'elle a donné, la préfecture a décidé d'accorder  au Who's une autorisation temporaire de un mois à partir du 4 octobre, suivie d'une nouvelle autorisation temporaire de trois mois. C'est une très mauvaise nouvelle pour les riverains de cet établissement qui multiplie les nuisances sonores depuis l'ouverture de son extension il y a maintenant un an et quelques jours. 

    De son côté, le Maire du IVe Ariel Weil déclarait hier en réunion de conseil de quartier St Merri qu'il s'y est opposé aussi malgré une intervention "de haut niveau" de l'Hôtel de Ville. Comprenez Frédéric Hocquard, en charge du "conseil de la nuit", voire la Maire Anne Hidalgo elle-même, ce qui montrerait une fois de plus si c'était avéré qu'elle se préoccupe beaucoup plus des fêtards de Paris que de ses habitants. Nous lui rappelons qu'il serait judicieux qu'elle fasse cette distinction car les habitants sont des électeurs, les fêtards pas forcément.

    En même temps, comme dit notre Président, l'action judiciaire dont nous avons parlé dans notre article du 2 octobre suit son cours. 

    Le collectif  "Pierre au Lard"

     

    Post-scriptum du 15 octobre

     

    Frédéric Hocquard et Ariel Weil, par sa directrice de cabinet, réagissent tous deux à cet article.

    Frédéric Hocquard : contrairement à ce que vous affirmez ni moi ni la Maire de Paris ni le Maire du IVème n’avons soutenu l’autorisation de nuit du Who’s. Or votre article le sous entend.
    Je vous demanderai donc de le faire savoir aux lecteurs de votre blog.

    Isabelle Knafou, directrice de cabinet d'Ariel Weil : Je crois que les personnes qui étaient présentes lors du conseil de quartier de mercredi dernier ont mal compris les propos du Maire. Ariel Weil a dit qu’il avait été suivi par la Maire et par F. Hocquard malgré les interventions de Frédéric Hervé [le pétitionnaire – NDLR] à haut niveau à la Mairie de Paris. Frédéric Hocquard a d’ailleurs soutenu très clairement, en commission de régulation des débits de boissons, l’avis défavorable émis par la mairie du 4e.

    Pourriez-vous publier cette correction qui a son importance ?

     

    Nous sommes heureux en effet de publier ces mises au point car elles montrent que nos dirigeants sont sensibles à l'émotion que la décision de la préfecture a produite et entendent montrer qu'ils sont toujours prêts à défendre la tranquillité et la santé de leurs administrés. 

     

  • L’installation d’une agence immobilière rue Beaubourg (IIIe) nous prive d’un des plus exécrables panneau d’affiches sauvages !

    Beaubourg 52 affiches sauvages 10 11 16Beaubourg 52 façade era immob 08 10 18

     Avant, à gauche. Maintenant, à droite…Quelques finitions seraient les bienvenues.

     

     

    Pendant des lustres, nous avons subi au 52 rue Beaubourg (IIIe) la vision calamiteuse d'une devanture en déshérence recouverte de couches d'affiches stratifiées se détachant en larges croûtes pour finir sur le trottoir.

    Rien n'a servi de signaler cette anomalie aux services de la mairie de Paris. Quand les situations atteignent ce niveau de gravité, aucun professionnel ne souhaite agir car c'est peine perdue. On dit outre Atlantique :"lipstick on a pig"  ("du rouge à lèvres sur un cochon").

    Certains riverains vont penser : "encore une agence immobilière", comme ils auraient dit "encore un opticien", ajoutant qu'on manque de commerce de bouche alors qu'il y en a une demi douzaine dans le secteur. Nous sommes plutôt enclins à nous réjouir car ce type d'activité ne génère aucune nuisance de voisinage tout en préservant l'esthétique du site. En rappelant que nous revenons de loin, avec des locaux commerciaux dans la rue qui étaient quasiment tous des grossistes importateurs d'articles de maroquinerie.

     

  • Rue Quincampoix (IVe) : Doctor Feelgood ? Neighbors feel bad !

    Quincampoix 37 dr feelgood 09 10 18

    Bar "Dr Feelgood", 37 rue Quincampoix (IVe)

     

     

    Après une accalmie qui avait donné de l'espoir aux riverains, le "Dr Feelgood" est reparti de plus belle en suscitant une avalanche de protestations des habitants de l'immeuble concerné et des immeubles voisins, en direction du Maire du IVe Ariel Weil, de la Commissaire de police Laetitia Vallar et du directeur de la DPSP Matthieu Clouzeau (prévention, sécurité et protection) de la Ville de Paris.

    Est mise en cause, notamment, la "commission de régulation des débits de boissons" perçue comme une source d'attitudes dilatoires vis à vis d'infractions nettement caractérisées comme :

    • stationnement de grosses cylindrées sur espace piétons
    • portes de l'établissement diffusant de la musique amplifiée maintenues ouvertes  
    • dépassement de l'heure d'ouverture de nuit (02h00 du matin), en particulier les week-ends
    • attroupements et éclats de voix des clients qui stationnement devant le bar tard dans la nuit

    On trouve dans ces échanges ces déclarations fréquentes des forces de l'ordre qui annoncent "s'être rendues sur place et n'avoir rien constaté". La répétition de ce type de réponse à des plaignants qui n'ont aucune raison d'inventer leurs souffrances est vécue de façon amère et crée une défiance des citoyens à l'égard de l'autorité. 

    Comment rester insensible à cette mère de famille qui écrit au Maire : "Toute cette fin de semaine, nous avons peu ou mal dormi. Épuisée, ma fille étudiante en double situation de handicap, n'a ainsi pu se rendre en cours ce matin".

    Dans un dernier échange, la directrice de cabinet du Maire indique que l'établissement a été verbalisé par la DPSP et que l'aide du commissariat sera sollicitée si nécessaire. Cette précision jette une lumière sur ce qui a probablement été une erreur : la répartition de la responsabilité du maintien de l'ordre à Paris entre la police nationale et cette police municipale qui n'a jamais voulu dire son nom et qui donne encore le sentiment de se chercher.

    Dirigée par le Commissaire Divisionnaire Matthieu Clouzeau, qui nous a reçu à diverses reprises, elle était à l'origine porteuse d'espoir qu'il y ait moins de laisser-aller dans Paris. On se perd dans les chiffres mais son effectif tourne autour de 3.000 dont 1.000 agents de sécurité dont la définition de fonction incite à penser qu'il suffit de les appeler pour régler définitivement un problème comme celui de notre Dr Feelgood.

    En fait il n'en est rien car le pouvoir de décider d'une fermeture administrative, d'une suppression d'autorisation de nuit, d'un retrait de licence est du ressort exclusif de la préfecture de police. En coupant l'autorité en deux on l'a affaiblie et il ne serait pas inutile de repenser la pertinence de ce qui a été fait en 2014 pour amorcer la mandature de 2020.

    GS

     

  • Les petits rats ont quitté l’Opéra pour l’Hôtel de Ville !

    Rats hôtel de vill 05 10 18

     Esplanade de l'Hôtel de Ville (Photo RM)

     

     

    René, un habitant du IVe, nous envoie ce message et quelques photos prises par lui :
     
     
    "En rentrant vers minuit vendredi soir 5 octobre, je suis passé devant la fontaine de la place de l’Hôtel de Ville. J’ai constaté avec surprise que les parties qui ont été engazonnées et même fleuries par le passé, sont complètement labourées par les rats.  Des dizaines de petits rongeurs couraient partout, disparaissant dans un trou de galerie pour réapparaître un peu plus loin. Les quelques passants qui se sont aperçus de ce spectacle insolite ont réagi avec effroi pour certains, en traitant ces petites bêtes de "mignonnes" pour les autres. Le plus inouï est que ce spectacle se produise sous les fenêtres de la Maire Madame Hidalgo.
     
    Vu l’état dans lequel se trouve cet ex-gazon, on peut supposer que ce spectacle dure depuis un certain temps. Personnellement je n’en ai jamais entendu parler avant cette découverte nocturne."
     
     
    Voila qui risque de relancer le buzz sur les rats à Paris. Anne Hidalgo et son entourage, pour leur image en période pré-électorale, seraient bien inspirés de réagir. Nos colonnes leur sont ouvertes.
     
      
    Postscriptum # 1 du 8 octobre
     
    Isabelle Knafou, Directrice de cabinet du Maire du IVe Ariel Weil, nous apporte une précision :
     
    "Pour votre information et celle de vos lecteurs, il est bien prévu de rénover les jardinières de la place de l’Hôtel de Ville en installant sous la pelouse des filets « anti-rats ». Ce dispositif semble assez efficace. Nous l’avons d’ailleurs testé il y a quelques mois dans la cour de la mairie du 4e , sous les pavés, et avons déjà pu en apprécier les effets positifs.

    Les travaux de la jardinière située côté Rivoli seront réalisés en octobre ; la jardinière côté Seine quelques mois plus tard.

    Les travaux pour chaque phase devraient durer deux semaines."

     

  • Répétition générale demain dimanche de l’interdiction de circuler dans Paris-Centre !

    Archives nationales carrefour archives-FB 07 10 18

    Archives Nationales, carrefour Archives/Francs-Bourgeois (IIIe et IVe)

     

     

    Demain dimanche 7 octobre 2018 le dispositif "Paris Respire" devrait céder la place à une répétition en vraie grandeur de ce que sera l'interdiction de circuler dans Paris-centre quand les projets d'Anne Hidalgo deviendront une réalité. Demain donc, la circulation sera interdite aux véhicules à moteur de 10h00 à 18h00 SAUF :

    • bus, taxis et VTC (véhicules au modèle économique "Uber")
    • véhicules de service et de secours
    • livraisons
    • riverains

    On sait que la municipalité actuelle travaille sur ce dossier qui fait partie de sa politique générale de réduction de la circulation automobile à Paris. Nous avons eu l’opportunité d'en discuter avec le Maire-adjoint qui en est chargé, Christophe Najdovski, élu EELV à l'Hotel de Ville en charge des déplacements et de la voirie. 

    C'est un sujet qui ne fait pas l’unanimité mais une fois encore on évoque le sens de l'Histoire. Nous sommes avec beaucoup d'entre nous méfiants à l'égard de la piétonisation des rues telle qu'elle est pratiquée rue de la Huchette par exemple mais nous sommes partisans d'une politique qui conduit à réduire sélectivement la circulation de véhicules polluants, au nom de la protection de la qualité de l'air mais aussi du refus des encombrements et des nuisances qui les accompagnent, notamment le bruit et les accidents.

    Nous l'avons dit à M. Najdovski et nous avons trouvé un élu porté à l'écoute. Alors qu'il ne prévoyait pas d'autoriser les VTC, on constate qu'ils seront bel et bien autorisés demain. C'est important pour nos jeunes qui en sont assez friands.

    Un point est important et ne nous semble pas traité dans l'expérience : la possibilité de venir dans le centre et d'y laisser sa voiture dans un parking public. C'est le cas typique de la "personne à mobilité réduite qui vient rendre visite à ses enfants". Nous avons insisté pour que les axes qui conduisent à des parkings publics restent ouverts à la circulation. Nous ne voyons pas cette disposition dans l'expérience de demain. Les rues Beaubourg/Renard devraient à ce titre rester ouvertes. Il ne parait pas que ce soit le cas…

    La mairie de Paris affirme que le trafic a baissé de 6% depuis 2017 et que les efforts doivent être poursuivis au nom de la santé publique (on annonce que la pollution ferait 40.000 morts par an en France…. ). On n'a évidemment pas les moyens de le vérifier mais visuellement cette amélioration est perceptible. On est donc attentifs à la façon dont l'expérience se déroulera demain.

    GS

     

  • Tourisme de masse : le quotidien « Le Monde » reprend les thèmes que nous avons soulevés il y a deux ans

    Tourisme de masse 50 beauboug 04 10 18
     Le syndrome du tourisme de masse touche Venise, Dubrovnik, Prague, Barcelone, Santorin. Prochaine victime Paris ?

     

     

    La France a des sujets tabous dont on ne peut parler qu'avec des pincettes. Condamner le tourisme, c'est porter atteinte aux touristes, à des étrangers donc et ce n'est pas conforme à la doctrine humaniste que nos pays européens brandissent à toute occasion.

    Nous nous sommes pourtant hasardés sur ce terrain il y a deux ans en déclarant que certains sites ont dépassé les limites soutenables. Parmi eux Venise évidemment, mais aussi Pompéi, et bien d'autres où les responsables locaux cherchent des solutions pour faire face au sinistre.

    Nous nous sommes posé la question à propos de Paris, conscients dès cette époque de la proximité d'une vague prête à déferler. Aujourd'hui c'est le quotidien "Le Monde" qui y répond, en des termes qui ressemblent de près à ceux, prémonitoires, que nous utilisions. Dans son éditorial du 5 octobre 2018, il analyse la situation et nous livre des réflexions qui n'ont pas fini d'alimenter les débats, à commencer par ceux qui vont animer la campagne des élections municipales de Paris. A lire avec attention :

     

    "La France n’est pas seulement championne du monde de football, elle l’est aussi en tant que destination touristique. Ce mantra des pouvoirs publics a été une nouvelle fois répété, mercredi 3 octobre, par Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'Etat chargé du tourisme, lors de la présentation du bilan de la dernière saison estivale, en annonçant que le cap des 90 millions de visites devrait être dépassé cette année.

    Cette « troisième étoile » mérite toutefois d’être relativisée. D'abord, du fait de la situation géographique centrale de la France en Europe, un visiteur sur cinq ne passe qu’une nuit sur notre territoire, avant de rejoindre sa destination finale dans un autre pays. Par ailleurs, lorsqu’on prend en compte les dépenses des touristes, l'Hexagone n'occupe que la troisième place, derrière les Etats-Unis et l’Espagne.

    L'enjeu économique reste néanmoins essentiel. Même si le secteur éponge 27 % de notre déficit commercial, cette activité a été longtemps négligée, le luxe, l'agroalimentaire ou l'automobile étant considérés comme des piliers plus respectables de notre économie. Certes, l'approche est en train de changer, mais les recettes touristiques ne représentent toujours que 2,3 % du PIB, contre 5,2 % en Espagne, selon les statistiques d’Eurostat. I1 y a donc une marge de progression.

    Cette nécessaire course à l'attractivité ne doit toutefois pas faire perdre de vue la montée des conséquences négatives du tourisme de masse. Comme la plupart des destinations les plus courues, la France est désormais confrontée a un phénomène que les professionnels désignent sous le néologisme de « surtourisme ».

    Le développement des voyages à bas coût, l'accession d’une part de plus en plus grande de la population mondiale a la classe moyenne et l'arrivée d'Internet ont généré une croissance exponentielle du nombre de touristes, qui, en 2017, a dépassé 1,3 milliard de personnes, dont la moitié à destination de l'Europe. Le premier secteur économique mondial n'est plus l'industrie pétrolière ou l'automobile, mais le tourisme.

    Le fait que davantage de gens puissent voyager est plutôt une bonne nouvelle pour la croissance et l'emploi. Le problème est que ces foules de voyageurs ont tendance à se concentrer sur un nombre limité de destinations, au point de saturer les infrastructures de transport et d’accueil et de créer d’importants déséquilibres au niveau local.

    Un peu partout, les autochtones expriment leur ras-le-bol face a cette invasion incontrôlée, alors que la manne financière apportée par les touristes a du mal a compenser les dégâts collatéraux. Les prix de l'immobilier s'envolent, l'emploi se concentre sur des métiers saisonniers et mal payés, l’environnement se dégrade, les villes se transforment en musées, en parcs d'attractions ou en lieux de beuverie permanente.

    Au-delà de l’objectif louable de faire venir plus de touristes, il devient urgent de réfléchir à la canalisation de flux de visiteurs qui commencent à inquiéter les professionnels. Il ne s’agit pas de contester aux Chinois ou aux Indiens le droit de prendre part à cette démocratisation du voyage. Toutefois, une régulation relève du bon sens. Certaines villes ont commencé à mieux encadrer les plates-formes Internet de location saisonnière. La promotion de nouveaux points d'attraction ou l'étalement de la fréquentation grâce à l’organisation d'événements hors saison peuvent aussi contribuer a ce que les vacances des uns ne deviennent pas un enfer pour les autres."

     

  • Riverains contre le « Who’s » : le tribunal relance l’affaire. Nouvelle plainte déposée auprès du Procureur contre l’usage de la licence IV…

      

    Pierre au lard verrière 31 03 18

    Cette photo contient à elle seule les éléments essentiels de l'affaire : une verrière enchâssée dans un immeuble d'habitation (à gauche), très proche d'autres immeubles qui bordent la rue Pierre au Lard (IVe), et qui abrite ce qui est de facto un night-club : le Who's

     

     

    Nous avons obtenu le 24 septembre 2018 le jugement en référé dans le cadre de la procédure qui oppose l'un d'entre nous Stéphane, au Who's (S.A.S. Moovment) pour trouble anormal de voisinage. Le juge accède à notre demande d'une expertise judiciaire avec mission à l'expert désigné de "rechercher toutes les causes des nuisances alléguées, donner son avis sur l'existence d'une gêne sonore et son importance (…), réaliser des interventions inopinées (…), donner son avis, le cas échéant, sur les éventuels travaux correctifs nécessaires pour supprimer la gêne (…)".

    En revanche, c'est une de ces surprises que nous réserve la justice quelques fois, le tribunal a estimé qu'en obligeant en somme le causeur de troubles à se défendre, on l'a contraint à exposer une dépense. A ce titre, il a condamné Stéphane à lui verser 2.000 € au titre de l'article 700 du CPC…

    Stéphane occupe avec son compagnon l'appartement de l'immeuble du 16 rue St Merri dont les fenêtres sont visibles sur la gauche de la photo. Il est inscrit à Pôle Emploi et dispose pour vivre d'un montant dérisoire. Une intervention chirurgicale délicate l'a contraint il y a peu à se ménager. Il lui est difficile de trouver un emploi dans les circonstances actuelles et il est dans l'incapacité totale de payer son avocat, les 2.000 € qu'il doit à son adversaire, et les honoraires de l'expert dont le tribunal a fixé la provision à 3.000 €. 

    Jusqu'à cette date, le collectif et l'association "Vivre le Marais !" l'ont soutenu financièrement, conscients que la tranquillité du quartier est en jeu. Sans le concours de tous ceux qui sont épris de justice et qui ne veulent pas voir leur lieu de vie transformé définitivement en parc d'attraction, nous ne pourrions pas mener cette mission à son terme.

    Les riverains de la rue Pierre au Lard sont donc invités à participer à une collecte de subsides qui nous permettra de financer cette opération de "salut public". Les autres, qui ont la chance d'assister à distance à ce conflit, par sympathie et par solidarité avec un combat qui pourrait aussi les concerner un jour, sont invités à apporter leur aide financière en adressant un chèque à l'ordre de "Vivre le Marais !" avec la mention au verso "aide à Stéphane". Paypal peut également être utilisé à cet effet en précisant l'objet du don.

    L'affaire va plus loin. 

    Nous avons décidé de nous battre contre les nuisances sonores par un autre prisme, celui de l'illégalité de l'exploitation d'une licence IV dans une zone protégée, ce qui est le cas pour l'extension ouverte par le Who's au 3 rue Pierre au Lard, dans le périmètre de protection des écoles maternelles et primaires de la rue Saint-Merri, à moins de 75 mètres. Un autre riverain parmi les plus gênés, Emmanuel a porté plainte selon ce fondement devant le Procureur de la République.

    Le Procureur avait dès 2009 pris une décision interdisant au gérant d'ouvrir un débit de boissons dans ce lieu, et cette illégalité avait été confirmée par écrit par le Préfet de Police en 2011, suite au rachat du Spaghetti Bar, ex-"Le Curieux" du 14 rue Saint-Merri. Un agrandissement dans une zone protégée constitue en effet pour la jurisprudence un nouvel établissement.

    Nous espérions donc que la Préfecture de Police ferait refermer d'elle-même cette extension, mais comme elle ne l'a pas fait à ce jour malgré notre demande, c'est à nous de solliciter la seule autorité judiciaire compétente en l'espèce, le Procureur de la République. Pour accentuer nos chances que notre plainte soit prise en compte, il serait utile que la Mairie de Paris, propriétaire des locaux de l'école, ou bien l'école elle-même, appuient cette requête… Nous en appelons au Maire du IVe Ariel Weil…

    Cependant, la procédure devant le juge civil, avec l’expertise judiciaire, bien que très coûteuse, est fiable en elle-même, et nous espérons que le soutien financier sollicité nous permettra d’aboutir dans l’intérêt de tout le quartier et au-delà.

    Collectif Saint-Merri / Pierre au Lard,

     

  • Les riverains du boulevard Beaumarchais opposés à l’implantation d’un KFC, reçus par le député Pacôme Rupin

    Rupin

    Face à Pacôme Rupin, Député LReM de la 7ème circonscription de Paris qui comprends le IVe arrondissement et une partie des XIe et XIIe, les porte-paroles des habitants des immeubles des 5 et 7 boulevard Beaumarchais, accompagnés par le président de "Vivre le Marais !"

     

     

    Le Tribunal Administratif, saisi en référé, a rejeté la demande des habitants du 5 boulevard Beaumarchais d'interrompre la procédure d'ouverture d'un KFC (Kentucky fried chicken) au n° 5 du boulevard Beaumarchais (notre article du 19 juillet 2018). Il leur reste maintenant à poursuivre l'affaire "au fond" et à utiliser les moyens judiciaires à leur disposition.

    A ce titre, l'affectation au projet d'une salle au premier étage qui a le statut d'habitation pour l'exercice d'une activité de nature commerciale, doit être signalée comme contraire au code de l'urbanisme applicable à la Ville de Paris, qui fait obligation de demander une autorisation à la mairie pour tout changement de destination d'un logement. Du fait de la situation tendue du marché du logement, la transformation d'un local d'habitation en local commercial est généralement refusée. Si elle autorisée, c'est avec des contraintes de compensation difficiles à satisfaire.

    Tout en rappelant que nous sommes dans un régime de liberté du commerce, le Député s'est déclaré sensible au fait que l'ouverture d'un établissement de restauration rapide en milieu résidentiel ne doit pas avoir lieu si le respect de la qualité de vie des riverains n'est pas garanti. Il a assuré ses visiteurs de son soutien et de son aide auprès de la direction du logement de l'Hôtel de Ville.

     

  • Nom du regroupement des arrondissements centraux et choix de la mairie : c’est voir Paris par le petit bout de la lorgnette !

    Préfecture de police vue aérienneLe cœur de Paris  : la Préfecture de police, l'Hôtel Dieu, la flèche de la Sainte Chapelle, la Seine et le Pont St Michel (Ve) (Photo Claude Charensol)

     

    Nous avons tous reçu ce courrier de la Maire Anne Hidalgo adressé aux inscrits sur les listes électorales : quel nom souhaitez vous pour le regroupement des arrondissements du centre et quelle mairie a votre préférence entre celle du IIIe et celle du IVe ?

    C'est une fois de plus la méthode du hochet qu'on distribue aux habitants pour qu'ils fassent joujou. On n'a pas été consultés pour connaitre notre opinion sur  le principe de cette fusion. Voici ce qu'on en disait à l'époque où le sujet est venu sur la table. Notre opinion, exprimée en 2016, n'a pas changé depuis :

    Si on compare entre eux la taille des arrondissements parisiens, on trouve aux deux extrêmes le 1er avec 17.100 habitants et le XVe qui en affiche 238.190. Un ratio de 14 ! Le IIe n'est guère mieux loti avec 22.390 habitants, un peu moins que le IVe et ses 27.769 habitants. Dans le centre historique de Paris, le IIIe se distingue avec 35.991 habitants. On voit que le total des quatre arrondissements, avec 103.250 habitants, est à peine au niveau de la moyenne de Paris (112.000) (source INSEE, recensement 2012).

    En regroupant les quatre arrondissements du centre on doit pouvoir faire des économies d'échelle sans pour autant priver les habitants concernés de la qualité des services municipaux auxquels ils sont attachés. C'est ce que semble penser Mme Hidalgo. La réalité est tout autre. 

    La municipalité de Paris est construite, du point de vue des technostructures, sur une logique qui ne repose en rien sur les arrondissements. C'est le cas de l'urbanisme, de la propreté, des espaces verts et de la voirie qui ne sont pas décentralisés. C'est le cas aussi des unités fonctionnelles telles que la finance, le commerce, le logement…  

    Ces observations conduisent à la conclusion que les économies d'échelle sont un leurre puisque la masse des agents de la Ville (50.000 environ) appartiennent à une structure de l'hôtel de Ville déjà décentralisée suivant une logique propre. En résumé, les charges de structure sont à l'Hôtel de Ville, c'est là que les économies doivent porter.

     

    Quelle mairie choisir ?

    Les mairies de Paris font partie du patrimoine de l'arrondissement et en sont le repère prestigieux. Nos quatre mairies sont des édifices construits autour de 1860. Il est probable que chacun choisisse celle qui lui est familière. Les habitants du 1er resteront probablement silencieux. Ceux du IIe choisiront l'arrondissement qui leur ressemble le plus. Mais on n'empêchera pas les citoyens des trois arrondissements dont la mairie disparaîtra en tant que telle d'en ressentir une blessure.

    Faut-il choisir un nom ?

    Les autres arrondissements n'en ont pas et ne s'en portent pas plus mal. Mais si le pli se prend d'appeler ce secteur "Paris centre" on ne se battra pas pour s'y opposer !

     GS

     

  • Prochaine visite guidée : « à la recherche des théâtres perdus », l’Ambigu Comique…

     Louis_Léopold_Boilly_-_L'entrée_du_théâtre
                                                Louis Léopold Boilly - L'entrée du théâtre


                                                                                               

    CULTURE ET PATRIMOINE

     

    Après des vacances certainement excellentes pour vous tous et un retour un peu tardif en ce qui me concerne, Culture et Patrimoine vous propose une nouvelle intéressante et culturelle visite pour la rentrée :

     

    A la recherche des théâtres perdus

     

    Rendez-vous le jeudi 18 octobre à 14h00 place Johann Strauss devant la statue du Baron Taylor

    (M° République puis suivre le boulevard Saint Martin jusqu'à la place Johann Strauss sur la droite)

      

    Théâtre de l'Ambigu Comique

     

    Construit  en 1769, il fut détruit par un incendie en 1827. Reconstruit en 1828, il disparut en 1966.

    Dominique Delord, historienne de la culture et du spectacle, nous entraînera sur les traces des salles, des spectacles, des artistes et du public qui se sont succédé entre 1850 et 1950 entre les portes Saint Denis et Saint-Martin. C'est en effet en ces lieux que les transformations de l'urbanisme parisien concentre de nombreuses salles de spectacle mais aussi de nombreux métiers satellites.

    Sur scène, le drame romantique coexiste avec le mélodrame et le vaudeville bientôt rattrapés par l'opérette, les grands spectacles mais aussi les cafés-concerts qui triompheront avec les programmes les plus hétéroclites.

    Dans leur parcours, comédiens, chanteurs et musiciens changent de théâtres et de répertoires pour tenter de conquérir la reconnaissance artistique et sociale de leurs professions. Vous saurez tout des théâtres, des cafés-concerts, des métiers satellites, des demeures de célébrités tels que Francis Lemaître, Paul de Cock, le Baron Taylor…

     

    Merci de vous inscrire après de Marie-Françoise Masféty-Klein par mail mfmk@free.fr ou par téléphone au 01 42 72 61 41, d'indiquer le nombre de personnes qui vous accompagneront et de prévoir une participation de 15,00 € pour les adhérents de Culture et Patrimoine et de 20,00 € pour les non adhérents à remettre en début de visite. En attendant le plaisir de vous revoir, nous vous adressons nos fidèles amitiés.

    https://en.wikipedia.org/wiki/File:Ambigutheatre.jpg