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Étiquette : motos espace public paris

  • Les motos : trop c’est trop !

       PhotoMoto attachée à un banc, la latte de bois est brisée, boulevard Beaumarchais (IVe), le 23 septembre 2014 (Photo VlM)

     

     Nous publions cette photographie prise le 23 septembre 2014, en début de matinée, boulevard Beaumarchais (IVe). Elle illustre crûment ce que nous ne cessons de dénoncer : l’emprise des motos sur l’espace piétons (voir notre article du 10 février 2014 à ce sujet).

    Il est vrai que les magasins et ateliers de motos sont l’apanage de ce boulevard, mais doit-on pour autant laisser faire n’importe quoi ? Aller jusqu’à accrocher son véhicule à deux roues sur les montants d’un banc public quitte à le désintégrer en partie, voilà un comportement honteux qui illustre le laisser-aller ambiant.

    Car au final qui est gêné et ne peut plus utiliser le banc ? Qui doit contourner cet obstacle dû à un acte égoïste ? Qui paiera la réparation alors que les motards ne paient déjà pas leur place de stationnement ?

    Trop c’est trop !

    Arrêtons de nous amuser et de nous leurrer avec telle ou telle mesure insignifiante mâtinée d'une publicité soignée, de façon que l'annonce qui en est faite crée beaucoup de mousse. Il suffit d’arpenter l’espace public, loin des bureaux dorés, pour constater quels sont les vrais sujets et mettre en œuvre les mesures adéquates pour les résoudre ou tenter de le faire.

    Mesdames et Messieurs les élus, allez sur le terrain, incognito, et il vous suffira de constater… Vous ne serez pas déçus.

    Dominique Feutry

     

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  • L’Hôtel Donon (IIIe), une des plus belles charpentes de Paris

    Menu_icon_867L'Hôtel Donon, côté jardin,  qui abrite le Musée Cognacq-Jay 8 rue Elzévir (IIIe)

     

    Lorsqu’est évoqué le vocable Donon, les férus de géographie pensent immédiatement au Col du même nom qui culmine à 727 m dans le massif des Vosges. Mais dès que ce nom est associé au Marais alors votre interlocuteur fait le lien avec ce bel hôtel particulier situé 8 rue Elzévir (IIIe) qui qui abrite les collections réunies au début du XXe siècle par les créateurs de la Samaritaine les Cognacq-Jay.

    Le bâtiment principal date du XVIe siècle et fut édifié en 1575 pour le Contrôleur des Bâtiments du Roi, Médéric de Donon, qui avait pour femme la fille du célèbre sculpteur italien Girolamo della Robbia. Donon profita du lotissement de terrains entrepris par les propriétaires, les religieux de Sainte Catherine des Ecoliers, pour acquérir ue parcelle. Il faut d’ailleurs souligner qu’à cet emplacement se trouvait l’ancienne enceinte de Charles V. Nous savons que Donon, fidèle d’Henri III fut un temps emprisonné à la Bastille par les Ligueurs et qu’il réintégra sa demeure où il mourut plusieurs années plus tard. 

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    L'exceptionnelle charpente de l'Hôtel Donon

     

    Du nom de l’architecte utilisé, nous ne savons rien. Certains ont avancé l’idée que la bâtisse ressemblerait à celle que Philibert Delorme possédait dans le secteur… Comme la plupart des beaux immeubles du Marais aux XIXe et début du XXe siècles, l’édifice a servi à abriter des activités commerciales et l’entretien était fort sommaire, mais c’est ce qui a permis aussi de le sauver.

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    Portrait du donateur Ernest Cognacq

     

    L’édifice est aujourd’hui dans son état d’origine si on exclut la façade sur rue et les ailes qui sont postérieures. Très classique et sobre, sans fioriture avec sa cour rectangulaire, son petit jardin à la française, l’Hôtel est assez étroit, ce qui lui donne l’apparence de hauteur amplifiée par le 2e étage des caves qui servaient de cuisines et par la toiture de forme pyramidale. Mais l’intérêt de ce monument, la partie la plus rare, se trouve être sa charpente. Un grand comble exceptionnel aux dires des spécialistes, un endroit qui sert d’espace d‘exposition et ouvert au public.

    La Ville de Paris a racheté ce monument classé en 1974 pour y réinstaller la collection d’œuvres d’art du XVIIIe siècle du couple Cognacq-Jay reçue en legs en 1928. Elle se trouvait auparavant boulevard des Capucines dans ce qui était alors la Samaritaine de Luxe.

     T12760106151727Une des salles d'exposition du Musée Cogancq-Jay

     

    En 1990 après la fin des travaux de restauration, l’Hôtel Donon accueillit cet ensemble qui comprend des œuvres des peintres français (Oeben, Chardin, Watteau, Greuze…) et étrangers (Canaletto, Guardi, Tiepolo, Rembrandt ou Reynolds…), un mobilier exceptionnel estampillé par les plus grands ébénistes, des tapisseries, des porcelaines, des pendules, de l’orfèvrerie, des sculptures … tout ce qui participe au raffinement de cette grande époque de l’art français.

    Le musée est ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 18h00, l’entrée est gratuite pour les collections permanentes.

    Dominique Feutry