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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • 80 ans de clichés sur Paris de l’agence Magnum exposés à l’Hôtel de Ville

     Paris Magnum : une expo photo à l'Hôtel de Ville

    Les quais près de Notre Dame en 1953 (Photo Marc Riboud, Ag Paris Magnum) 

     

    Jusqu'au 2 mars 2015, l'hôtel de Ville abrite sous le titre "Paris Magnum" une exposition des photographies les plus marquantes sur Paris prises au cours des 80 dernières années par les meilleurs photoreporters de l'agence Magnum. Figurent notamment parmi ces artistes  Raymond Depardon, Cartier-Bresson, Martine Franck, Robert Capa ou Martin Parr.

    Ils ont saisi le quotidien des Parisiens ainsi que l'apparition du Front populaire de 1936, le Libération, l'emballement de mai 1968. Ce sont 150 clichés qui ont fixé à jamais les évolutions qui ont fait l'histoire de Paris, notre histoire tout simplement.

    L'agence Magnium connue dans le monde entier a été fondée voilà 80 ans par Henri Cartier-Bresson. Les photographes qui ont travaillé pour elle, tous de grands professionnels, montrent combien "en immortalisant un instant de grâce, un reflet ou la silhouette d'un passant, ils nous révèlent la beauté de la Ville Lumière et de ses monuments" résume un commentateur. 

    Une exposition qui mérite véritablement un détour.

    Informations pratiques :
    Salle Saint-Jean 5, rue Laubau
    Horaires : 10h-19h lundi-samedi
    Entrée libre et gratuite

     

  • Exutoire, dépotoir, pétaudière … ou « art de la rue » ? Feuilleton d’un casse-tête environnemental

    Quatre filsMur pignon du 95 de la rue Vieille du Temple, à l'angle de la rue des Quatre-Fils (IIIe), devant la porte du siège de la division "Propreté de Paris" pour la zone Est (Photo VlM)

     

    En l'état actuel du mur, c'est tellement laid que c'en est beau ! Exactement ce qu'on disait de Michel Simon dans le rôle de Méphisto du Faust (La Beauté du Diable) de René Clair dans les années 50.

     

    Simon Michel Simon dans le rôle du diable

     

    On a envie de dire aux auteurs de ces prestations immondes : continuez, allez jusqu'au bout de l'horreur vous en ferez peut-être un chef-d’œuvre.

    Le mur n'a pas toujours été dans cet état. Début 2013, les services de la Mairie de Paris  intervenaient pour refaire l'enduit et l'avaient laissé d'un blanc-crème uni à rendre jalouse une hermine. Trop propre au gré d'un désaxé qui décida de le bombarder de poches de peinture de couleur. En toute honnêteté c'était plutôt décoratif mais le geste avait une allure de mauvais présage pour la suite des évènements.

     

    Quatre fils 2 tag effacé jean-philippe 29 03 13

     

    Le 29 mars 2013, Jean-Philippe (sur son échelle), membre de l'association, élevé au rang de conservateur du mur, dut se dévouer pour réparer les outrages d'un autre maniaque qui laissait à l'époque des messages débiles peints un peu partout dans le quartier.

    Peine perdue, une armée de barbouilleurs et de poseurs d'affiches en tout genre fondirent sur ce panneau encore vierge pour en faire ce qu'il est aujourd'hui. Le propriétaire de l'immeuble refusa que la mairie intervienne à nouveau, non pour protéger le patrimoine d'art de la rue ainsi constitué dont il devenait détenteur, mais dans la crainte que le  traitement au Karcher n'entame la solidité du mur porteur.

    Jean-Philippe eut des velléités de trouver une solution au problème mais n'y parvint pas.

    Heureusement, les élections municipales arrivaient. Le candidat Pierre Aidenbaum, sensible à notre émotion, prit alors une décision : soumettre ce cas à Mao Péninou, Maire-Adjoint de Paris chargé de l'environnement et de la propreté et obtenir un engagement de l'Hôtel de Ville pour un traitement approprié et durable du problème.

    Nous avons publié le 19 janvier 2014 un article qui signalait un autre site dans le IVe, ainsi que la réponse de M. Péninou : "L’entretien des murs demeure ….. une obligation du propriétaire selon l’article  23 du Règlement sanitaire départemental. Le responsable du service local de propreté lui a de nouveau rappelé la réglementation : il semblerait que la réalisation d’une fresque sur ce mur soit à l’étude".

    Le Maire Pierre Aidenbaum, brillamment réélu en mars, nous en reparla par la suite. Il continue de penser que la réalisation d'un "décor" (fresque ?) est la solution pérenne que nous privilégions. Cette pétaudière à deux pas du musée Picasso, qui vient de rouvrir et attire le monde entier, n'est pas digne du cadre ambiant. A moins évidemment qu'en l'état le mur devienne une œuvre d'art à part entière et que son classement soit décrêté. En ces temps de paradoxes tout est possible. Dire que nous le souhaitons serait probablement exagéré.

    Gérard Simonet

     

  • Bientôt un hôtel de tourisme de luxe dans l’Hôtel de Beaubrun (IIIe)

      MG_7107 4La cour de l'Hôtel de Beaubrun 19 , rue Michel Le Comte (IIIe) 

     

    Nous évoquions le 3 juillet dernier la restauration réussie de l'hôtel de Beaubrun 19, rue Michel Le Comte (IIIe), un édifice à la fois très classique et strict des XVIIe et XVIIIe. Nous précisions alors qu'Il abritait le siège d’une société de promotion immobilière, Emerige, dirigée par son propriétaire Laurent Dumas dont certains se souviennent qu’il a racheté la célèbre CFOC (la Compagnie Française de l’Orient et de l’Occident)".

    Point d'orgue de cette restauration et pour les 25 ans du groupe Emerige, une exposition intitulée « As I run and run, happiness comes closer – Morceaux choisis d’une collection »,  s'est tenue au sein même de l'Hôtel jusqu'au 20 décembre et a dévoilé une sélection d’œuvres d’artistes français et internationaux de la collection de Laurent Dumas.

    Depuis peu un écriteau indique sur la façade du bâtiment un transfert de permis de contruire, le changement de destination et la réalisation d'un hôtel de luxe. Le lieu est sans aucun doute adapté pour une telle transformation.  

    Il est intéressant de noter que les hôtels de tourisme haut de gamme fleurissent ces dernières années dans le Marais. Après la création notamment de l'hôtel Jules et Jim rue de Gravilliers (notre article du 10 mars 2013), l'ouverture prochaine de l'hôtel en lieu et place des Bains Douches rue Bourg l'Abbé (notre article du 29 ma 2013), ce nouveau projet hôtelier confirme la "gentrifiation" que nous évoquions récemment à propos des boutiques de prêt à porter de luxe qui choisissent elles aussi notre quartier. 

    Il importe, alors que cette implantation d'un hôtel haut de gamme est annoncée, que la la municipalité s'occupe de donner à la rue Michel Le Comte un aspect plus digne, plus propre et plus en rapport avec le Marais. Il serait dommage en effet que la mauvaise tenue des abords du futur hôtel pénalise le classement de ce dernier et nuise à son activité.

    Domnique Feutry 

     

  • Augmentation sensible du nombre de caméras de vidéosurveillance à Paris

    Téléchargement

    Un récent sondage d'Opinionway a montré que les franciliens parisiens étaient davantage favorables que la moyenne française à l'augmentation du nombre de caméras de surveillance notamment dans les transports en commun, les lieux publics, les parkings, les rues, les routes et les commerces… 

    Ainsi  précise l'étude " 94% des franciliens seraient favorables à l’augmentation des caméras dans les parkings et les transports en commun, 86% dans les lieux publics en ville, 82% dans les commerces, 77% sur les routes et autoroutes. 

    Bien que certains élus aient pu pourtant prétendre qu'il y avait assez de caméras de vidéosurveillance dans Paris, seulement 24 et 44 caméras respectivement pour les III et IVe arrondissements (voir nos articles des 26 octobre 2012 et 22 mai 2013 à ce sujet) et que des collectifs aient dénoncé le plan 1.000 caméras pour Paris mis en place en 2011 dans le cadre du plan de vidéo protection pour la ville de Paris, ce sont 240 caméras supplémentaires qui devraient être progessivement installées à Paris et s'ajouteront aux 1 130 existant à ce jour.

     

    Téléchargement (1)Centre de contrôle par vidéosurveillance (Photo Metronews)

     

    La SNCF a aussi oeuvré dans ce sens puisque 5.500 caméras ont déployées sur le réseau avec  la volonté d'équiper pour fin 2017, 569 rames de train de 15.700 caméras embarquées. A cela s'ajoutent les 29.500 caméras du réseau RATP…Voilà qui semble important mais qui s'avére névessaire. 

    En effet les statistiques sont sans appel quant aux interpellations dues aux 1.130 caméras du Plan de vidéoprotection pour la ville de Paris (PVPP), elles atteignent le nombe de 10.000 depuis leur installation en décembre 201 Ces interpellations ont été effectuées suite à des vols à la tire et des ventes à la sauvette.

    Nos ne pouvons que nous rejouir de ces résultats et de ce renforcement annoncé en espérant que ce dernier bénéficiera aux deux arrondissements du Marais.

    Dominique Feutry

     

  • Gouvernement et Hôtel de Ville nous concoctent une nouvelle hausse des impôts locaux à Paris

    Impots-locaux.netUFC Que Choisir – www.impots-locaux.net – Dessin Sabine Nourrit – http://www.lesdessinsdesabine.com

     

    Quand Bertrand Delanoë se rendit compte en 2008 que ses caisses étaient vides, alors qu'il les avait trouvées bien replètes en 2001, lui qui soignait sa communication et ne voulait pas paraitre assoiffé de prélèvements, décrêta que le taux d'imposition, notamment de la taxe foncière, n'augmenterait que très modérément mais qu'il serait créé une taxe départementale qui n'existait pas jusque là.

    Premier trait de génie : on n'augmente pas les impôts, on répare seulement un "oubli" car Paris a ceci de particulier d'être à la fois ville et département et aucun impôt jusque là n'était levé au nom du département. Il oubliait simplement de dire qu'on avait bien vécu sans lui jusque là !

    Autre manoeuvre qui s'apparente plus à l'astuce qu'au génie : les parisiens guettent les variations d'une année sur l'autre. La taxe créée n'était que de quelques pourcents. Pas de quoi éveiller l'attention de contribuables qui ne vivent pas avec une calculette à la main. La réalité est tout autre : le pourcentage s'applique à une assiette qui est la "valeur locative". Passer de 0% (absence de taxe) à 5 % ou quelque autre valeur que ce soit, c'est augmenter la taxe d'un pourcentage infini, mais personne ne réalise.

    Raffinement suprême : en passant de 8% environ au titre de la Ville à 8+5 = 13%, on augmente de 62.50% la taxe foncière. C'est ce chiffre qui est le véritable indicateur. Le contribuable est ponctionné sévèrement mais la mairie escompte que dupé par ce coup de bonneteau, il ne se rendra pas véritablement compte du subterfuge.

    C'est ainsi qu'en 2009 et 2010 les parisiens ont vécu la plus forte hausse d'impôts locaux de leur histoire récente.

    Les caisses sont vides à nouveau et M. Ian Brossat, Maire-Adjoint en charge du logement, président du groupe communiste à la Mairie de Paris, rêve de faire rendre gorge aux propriétaires de logements à Paris en ciblant les classes moyennes. Que faire pour y parvenir sans trop s'exposer à la critique ?

    Il existe un moyen très simple. Les taux dont il est question plus haut, qu'il s'agisse de la taxe foncière ou de la taxe d'habitation, s'appliquent à la "valeur locative". Cette expression, il faut le préciser, est devenue abstraite. Elle n'a plus rien à voir avec les loyers réels.

     

    Impots

     

    Dernier né des traits de génie, annoncer que : "la valeur locative n'est plus adaptée à la réalité, il faut la réviser". En la corrigeant, on peut évidemment augmenter allègrement les impôts sans modifier les taux, en assurant qu'on répare une injustice. Cette correction laisserait à l'administration fiscale ou à la mairie qui en est bénéficiaire toute latitude pour décider une hausse des recettes avec des modalités qui évidemment n'échapperaient ni à l'arbitraire ni au clientélisme.

    On continuerait de dire à ceux qui se plaignent : "réjouissez vous au contraire, vous payez moins cher qu'à Marseille ou Bordeaux". On oublie insidieusement de préciser que dans ces villes le coût du logement à l'achat et à la location pour les habitants est deux fois moins élevé qu'à Paris.

    On nous annonce une expérimentation pour Paris. Le moment est venu de parler haut et clair : nous en avons assez des hausses d'impôts car nos revenus gelés depuis trois ans sont en baisse après impôt à cause d'une fiscalité débridée. Si le gouvernement et/ou la Mairie de Paris veulent combler leurs déficits, nous sommes prêts à leur suggérer d'agir sur les nombreux postes de dépenses et de charges où la gabegie sévit, à commencer par celles qui sont destinées à l'acquisition d'immeubles entiers ou d'appartements "dans le diffus" ainsi que les centaines de millions d'€ versés sans réel contrôle à des associations dont l'intérêt général ne saute pas aux yeux.

    Si toutefois, par perfectionnisme ou souci d'équité, l'administration souhaitait rendre son sens à la notion de "base locative", il faudrait qu'elle ajuste les taux à la baisse de façon que le produit de la base multiplié par le taux n'augmente en aucun cas.

    On le voit, compte tenu des situations individuelles très diverses à Paris, donner satisfaction à tout le monde apparait comme une mission impossible. Des tentatives dans cette direction ont toutes avorté dans le passé. Mais si l'objectif inavoué est de faire payer plus d'impôts à une catégorie de contribuables, il faut s'attendre que les citoyens visés réagissent avec les moyens à leur disposition, notamment leur réprobation et leurs bulletins de vote aux prochaines échéances électorales.

     

  • L’ouverture d’une boutique Moncler rue des Archives (IVe) confirme la gentrification du Marais

    MMonclear1La nouvelle boutique Moncler récemment  ouverte 11 rue des Archives (IVe)

     

    Avec l'installation rue des Archives, entre les rues de la Verrerie et du Square Sainte-Croix de la Bretonnerie (notre article du 01 juillet 2014), de 4 boutiques de luxe au masculin Gucci, Fendi, Givenchy et Moncler (cette dernière étant la première a avoir ouvert ses portes il y a quelques jours), des commentateurs parlent désormais de la "gentrification" (ou embourgeoisement) du Marais. En fait, il ne s'agit pour l'instant que de l'utilisation par des marques de locaux appartenant au BHV, plus spécifiquement au groupe des Galeries Lafayette et si gentrification il y a, celle-ci n'a pas attendu ces nouveaux magasins pour se manifester.

    Pour les responsables, ces implantations renforcent l'attractivité du Marais et permettent aux marques internationales d'étendre leur zone d'achalandise tout en se rapprochant des touristes, leurs principaux clients.

    Mais il est vrai que les riverains installés dans les IIIe et IVe arrondissements constatent depuis quelques années un recentrage patent des commerces sur le luxe, la mode et les galeries d'art. Pour ceux qui pensent que ces ouvertures en série annoncent la fin des commerces de bouche, le BHV repond en citant son projet de concept store culinaire italien "Eataly" qu'il installera dans le IVe arrondissement dans deux ans (notre article du 29 octobre 2014). 

    Il ne faut donc pas s'opposer systématiquement aux évolutions et aux progrès car ils sont souvent liés aux changements des modes de vie. Notre seul regret est la standardisation et donc la banalisation des marques, car quel que soit l'endroit commerçant où l'on se trouve dans l'hexagone, nous avons les mêmes enseignes et les mêmes produits, ce qui enlève toute originalité aux lieux. 

    Dominique Feutry

     

  • Festival du Merveilleux au Musée des Arts Forains

    Mane_ge_de_ve_los__MPDeluenLe plus vieux manége du musée des Arts Forains, "les vélos", créé en 1897 et encore en fonctionnement 

     

    Nous sortons du Marais car pendant 10 jours, c'est-à-dire jusqu'au 5 janvier, le Musée des Arts Forains de Bercy est ouvert à l'occasion du Festival du Merveilleux. "Une manière originale de célébrer les fêtes de fin d'années, en famille ou entre amis" dit la publicité et nous ajoutons, de se plonger dans un autre monde. 

    Il est vrai que les manéges et les attractions pour certaines plus que centenaires et uniques, nous font sortir du quotidien. Elles sont mis à la disposition des visiteurs et nous émerveillent car nous retrouvons un peu de notre imaginaire et les émotions qui nous rappellent notre enfance ou de bons moments passés dans cette ambiance si particulière qu' est la fête foraine.

    Le musée réunit une collection exceptionnelle de pièces nées de l'imagination d'artistes souvent établis à Angers la capitale française des fabricants de manéges. Des artistes qui souhaitaient amuser leurs semblables. L'ensemble a été réuni par Jean-Paul Favand qui a su mettre en scène ses milliers d'objets de curiosités et rendre son musée vivant puisqu'il est possible de monter sur des machines que nos aieux utilisaient déjà au XIXe siècle !  

    Pour ce festival a été ouvert un  nouvel espace dénommé le Magic Mirror qui est une tente qui servait de salle de bal pour la campagne  décorée de bois exotique , elle fut créée dans  les années 20 à Anvers. Il n'en reste plus que 6 d'origine encore connues. 

    La visite s'impose donc à ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de se rendre au 53 avenue Terroirs de France (XIIe) dans le village de Bercy , effet magique garanti.

    Dominique Feutry

     

  • Rue Rambuteau : une superbe réalisation que chacun se doit maintenant de protéger !

    Photo-70Un pot de fleurs inesthétique trône sur le trottoir à l'angle des rues Rambuteau et Beaubourg (IVe) (Photo VlM)

     

    Alors que la rue Rambuteau vient d'être terminée, beaucoup craignent qu'elle ne devienne comme son prolongement, côté boulevard Sébastopol, envahi de terrasses et de pots de fleurs sans aucune uniformité, disposés par les commerçants pour éviter le stationnement intempestif. Et voilà que des pots apparaissent aussi dans cette partie nouvellement aménagée à l'angle formé avec la rue Beaubourg, côté IVe arrondissement.

    Si nous voulons garder son joli cachet à la rue et éviter qu'elle n'apparaisse comme faite de bric et de broc, ce qui la gâcherait, il faut absolument que soit enlevé ce type de pot de fleurs qui na pas sa place à cet endroit, sinon chacun va pouvoir faire ce que bon lui semble pour agrémenter sa partie de trottoir.

    On imagine le résultat  final si rien n'est entrepris pour les interdire !

    La mairie aura à coeur, nous en sommes convaincus, de ne pas laisser dénaturer la rue.

    Photo (5)Rambu

    Le banc devant le 18 de la rue (et les autres) gênent la passage des piétons – lorsqu'il y a affluence (Photos VlM)

     

    Autre point que soulèvent les usagers celui de l'emplacement d'un banc, côté IIIe arrondissement cette fois, à la hauteur du n° 18. Si l'intention est bonne, il gêne le passage des piétons et devrait être enlevé de cet endroit car rappelons le, cette rue est très passante et ce mobilier urbain constitue plutôt un obstacle. Ce point est donc à revoir, il sera signalé au Maire de l'arrondissement.

    Dominique Feutry

     

  • Un emplacement mal choisi pour un « carré de terre à cultiver » !

    Photo-70Passage bien étroit entre la terrasse de l'hôtel Georgette et la carré à végétaliser 36 rue du Grenier Saint-Lazare (IIIe) (Photo VlM)

     

     Il est parfois des choix subtils des services de la ville qui étonnent et interpellent.

    Dans un article du 21 novembre 2012, nous avions protesté contre la terrasse fermée non conforme, puisqu'elle sert à la fois de salle de petits déjeuners, de salon et de hall d'accueil à l'hôtel Georgette, 36 rue du Grenier Saint-Lazare (IIIe). Rappelons que le règlement des étalages et terrasses de la Ville Paris précise qu'une terrasse est destinée exclusivement à accueillir et à servir des consomateurs, sur une chaise, devant une table.

    Celle-ci empiète donc de façon significative et non règlementaire sur le trottoir. Les gérants s'en sont défendus en expliquant que la Mairie de Paris avait donné son accord "pour une terrasse fermée". Certes mais les pétitionnaires avaient soigneusement omis de déclarer que cette terrasse n'en était pas une mais bien une extension du local de l'hôtel pour y installer sa réception. La mairie le sait mais elle a décidé d'avaler son chapeau…

    Non contents de ne laisser que peu de place aux piétons du fait de cette struture assez laide au demeurant, les services chargés de créer à tous les coins de rue des carrés de terre à végétaliser entourés d'une barrière bois fort rustique (notre article du 4 novembre 2014) n'ont rien trouvé de plus judicieux que d'en installer un à hauteur justement de cette terrasse contestée.

    Il ne reste donc que très peu de place à cet endroit aux piétons pour passer. Chose invraisemblable alors que justement la largeur initiale du trottoir était importante.

    La mairie doit faire corriger rapidement cette anomalie qui témoigne d'un manque de bon sens évident !

    Dominique Feutry

     

  • La Mairie de Paris prend conscience des violences nocturnes que subissent nos voisins les riverains du XIe (Jean-Pierre Timbaud/ Oberkampf)

    JP TAttroupement nocturne habituel devant un des établissements de la rue Jean-Pierre Timbaud (XIe)

     

    Nous avons rappelé à maintes reprises les difficultés de cohabitation et les nuisances subies par les riverains dans les lieux où se trouvent des établissements de nuit (nos articles de 16 octobre 2013 et 9 novembre 2014).

    Les consommateurs alcoolisés et bruyants, les musiques à tue-tête inondant la rue empêchent souvent les habitants de dormir sans parler des autres nuisances liées à la non propreté (épanchements d'urine, canettes, mégots… et bien d'autres!) et de l’alcoolisation massive des jeunes.

    Il semblerait que la Mairie de Paris, et nous nous en réjouissons, commence à mesurer l'étendue des préjudices vécus souvent quotidiennement par ceux qui ont le malheur d'habiter dans ces lieux, notamment en matière de santé. Elle devrait bientôt mobiliser des effectifs de la Direction de la Prévention et de la Protection (DPP) pour une mission de régulation nocturne du secteur couvert par le collectif du XIe Oberkampf, Saint-Maur, Jean-Pierre Timbaud et rues adjacentes, via une équipe mixte avec la police.

    Il était temps. Déjà en décembre 2012 Mao Péninou, alors chargé du suivi des EGN (états généraux de la nuit), nous avouait que "la situation n'était plus gérable".

    L'objectif est à la fois préventif et répressif. Passé un certaine heure le relais sera assuré par la BAC (brigade anti criminelle) de nuit dont le but sera cette fois de prévenir les nuisances provoquées par les sorties des clients des établissements de nuit. Bien entendu des contacts seront aussi assurés régulièrement avec les riverains dans le cadre d'un suivi que les autorités souhaitent mettre en place.

    Si cette expérience réussit, nous ne doutons pas qu'elle soit étendue à d'autres quartiers. Conçu comme une mesure qui devrait permettre à la collectivité de s'adapter à une situation urbaine qui a changé, ce dispositif vise à mieux réguler l’espace public.

    Lorsque ce test sera lancé nous ne manquerons de faire part des résultats obtenus car il est important que l'on puisse revenir vers une situation apaisée où chacun agit dans le respect de l'autre et non en fonction de ses seuls intérêts. 

    Dominique Feutry