L'avion supersonique AS2
Chronique de la vie au cœur et autour du centre historique de Paris
L'avion supersonique AS2
par
36 rue Vieille du Temple (IVe)
Comment faire comprendre à l'auteur de cette dégradation, qu'une phrase connue, même vaguement spirituelle, n'est pas un aphorisme digne de Nietzsche et que, en tout état de cause, les murs et les devantures de commerces ne sont pas là pour lui servir de support ?
Qu'il ne se plaigne pas : nous lui faisons de la publicité. L'espace d'un moment, car nous avons demandé à la Mairie de Paris l'enlèvement immédiat de cette souillure.
Nous en profitons pour rappeler le lien qui permet l'accès direct aux services d'enlèvement gratuit des graffiti et affiches sauvages par la Mairie de Paris. A user sans modération.
Nous rappelons par ailleurs aux barbouilleurs que "les dispositions en vigueur du code général des collectivités territoriales (CGCT), du code pénal et du code de procédure pénale prévoient un ensemble de mécanismes permettant de lutter contre le phénomène des tags et des graffiti du point de vue de la répression pénale, de la réparation des dommages causés et de la prévention.
En premier lieu, l'apposition de graffiti, tags, inscriptions, signes et dessins sur des façades, des véhicules, du mobilier urbain ou des voies publiques est réprimée par la législation en vigueur. L'article 322-1 du code pénal dispose que le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est un délit puni de 3.750 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général. Par ailleurs, l'article L.322-3 du code pénal réprime ce délit de 15.000 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général en fonction de certaines circonstances aggravantes …."
Assemblée Nationale : réponse publiée au JO le : 20/03/2012 page : 2419
Autre contrevenant :
19 rue des Blancs-Manteaux (IVe)
Quand on libère les murs, voilà le résulat, à chacun de décider si c'est le "plus "bel endroit du monde" :
Mur pignon du 95 rue Vieille du Temple (IIIe) (Photo VlM)
par
Façade négligée sur le 47 rue Vieille du Temple (IVe) et portail monumental. (Photo VlM)
La façade souffre d'un manque total d'entretien qui fait se demander aux amoureux du Marais : "Que se passe-t-il à l'Hôtel des Ambassadeurs de Hollande ?
Il est toujours la propriété de la société ACANTHE DEVELOPPEMENT, filiale immobilière du groupe Duménil-Leblé. Nous venons de découvrir que le site Internet de cette société se réfère pour le décrire à un de nos articles – que nous recommandons de relire – qui décrit les merveilles que ce monument recèle. Par exemple la cour intérieure avec sa terrasse et son fronton bordé de colonnes ioniques, dont la restauration est assez récente.
Son propriétaire le confirme : ce joyau est à vendre. Une rumeur de source proche du dossier affirme qu'un grand magasin en a fait l'acquisition et s'apprête à le mettre en exploitation. Une confusion est possible, toutefois, avec les immeubles d'habitation qui font partie de lot attenant au monument. On sait que "Wolford" y a établi une boutique.
C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne si l'aquéreur entend préserver ce monument historique et assumer son entretien ; mauvaise si ses appétits marchands le conduisent à le traiter sans respect le patrimoine exceptionnel qu'il représente. La société ACANTHE, que nous avons contactée, n'est pas locace. Elle ne confirme pas l'information ce qui rend probable l'hypothèse qu'elle n'a toujours pas d'acheteur et elle précise que des travaux importants de rénovation sont en cours. Le ravalement de la façade sur rue, dont l'état est déplorable, devrait commencer dès le début de l'année 2015. Ce sera un beau cadeau fait au cadre de vie des habitants du Marais et à tous nos visiteurs.
Voici ce qu'on trouve dans ses rapports financiers : "Dans le cadre de la valorisation de ses actifs, le groupe entame des travaux d’envergure sur l’hôtel particulier sis rue Vieille du Temple. Celui-ci étant classé « Monument Historique » il est nécessaire de faire appel à des spécialistes des Monuments de France.
Ainsi des contrats ont été signés avec P. Payen, JF Lagneau et Qualiconsult à hauteur de 600 K€ afin de mettre en place les travaux de ravalement et de réhabilitation de cet ensemble immobilier exceptionnel.
Les travaux devraient débuter à la fin de l’année 2014 et dureront un an pour un montant total de 3.500 K€".
Nous savons que le Centre des Monuments Historiques et ses Architectes veilleront à la qualité des travaux mais notre attention et celle de la Mairie de Paris ne seront pas superflues car la destination finale est tout aussi importante.
Gérard Simonet
par
Trois cars de tourisme, moteur en marche, stationnant rue du Grenier Saint-Lazare (IIIe)(Photo VlM)
Le Conseil de Paris qui s’est tenu hier 17 décembre à l’Hôtel de Ville a adopté un vœu en lien avec le plan antipollution qui sera présenté en février prochain.
Il concerne le tarif de stationnement des cars de tourisme qu’il est proposé de porter à 96 € par jour. L’idée est de « taxer » les cars les plus polluants puisque dans ce vœu est prévu un tarif plus « étudié » pour les cars les plus récents. Il est souhaité que ce nouveau barème s‘applique dès le mois de mai prochain.
Certains ont prôné des tarifs plus élevés voire la suppression pure et simple des cars immatriculés avant 2014… Il faut raison garder et procéder par étape, les « big bangs » créent toujours des dégâts collatéraux souvent très coûteux. En l’occurrence ici, il ne faut pas tuer le tourisme mais mieux le réguler, même si nous nous plaignons tous de ses conséquences sur notre vie quotidienne.
Dans le cas présent, avoir adopté ce vœu répond sans doute imparfaitement, mais c’est une première étape, à ce que "Vivre le Marais !" a souvent dénoncé dans ses articles relativement aux cars qui polluent, qui en prennent à leur aise non seulement lorsqu’ils stationnent n’importe où ; et la rue du Grenier Saint-Lazare (IIIe), pour ne citer qu'elle, en fait les frais chaque jour de l’année (nos articles des 29 mai et 7 juin 2013), mais aussi lorsqu’ils laissent tourner leur moteur pour assurer soit la climatisation, soit le chauffage alors qu’il n’y a plus de touristes dans le véhicule ! N’oublions pas non plus le bruit généré par le ronronnement permanent des moteurs.
Nous avions aussi mis en garde les élus et le Président du Musée Picasso sur le risque de stationnement des cars de tourisme et des cars scolaires dans les rues adjacentes au musée. Pour l’instant ce risque semble avoir été écarté.
Ce vœu est donc une excellente nouvelle, nous espérons qu’il prospérera et donnera lieu à un nouveau règlement tout en souhaitant qu’il sera accompagné d’autres mesures dont la révision à la hausse du montant des amendes pour les contrevenants à ces nouvelles dispositions.
Dominique Feutry
La girafe de Noël 51 rue de Saintonge (IIIe) (Photo VlM)
Les vitrines de Noêl et des fêtes de fin d’année sont une occasion unique pour les commerçants de mettre en scène et en valeur, au moyen de décors de rêve parfois, les objets et futurs cadeaux que les uns et les autres trouveront au pied du sapin.
Le plus souvent les jouets animés ou les automates, la neige, les rennes, les pères Noêl sont à mis à l’honneur à l’aune de l’imaginaire que l’on entretient auprès des petits et que les grands regrettent.
Flânant dans le Marais, un curieux s’est arrêté à la vitrine du 51 rue de Saintonge (IIIe) près de la rue de Turenne. Pourquoi à cet endroit ? Eh bien parce que le réalisateur de la vitrine a fait une interprétation toute personnelle de Noêl en opposant une girafe à la neige.
Un chalet de vente de sapins de Noël à quelques centaines de mètres de la girafe, angle rues Vieille du Temple et de la Perle (IIIe), efface nos doutes !(Photo VlM)
A-t-il été fait l’ascension du Kilimandjaro après avoir traversé le désert ? A-t-il été marqué par une visite sous la neige du Zoo de Vincennes ou de celui du Jardin des Plantes ? Il faut reconnaître que l’association est inattendue voire osée et produit son effet car elle attire l’attention.
Peut-être que l’année prochaine des ours polaires seront mis en situation au sein d’une représentation du Sahara ? Mais sans doute que certains y verront une allégorie du réchauffement climatique…
Dominique Feutry
Rue des Barres dans le quartier Saint-Gervais (IVe) (Photo VlM)
Lors du dernier conseil de quartier Saint-Gervais, après avoir rappelé la mise en place du budget participatif dès janvier 2015, au niveau parisien et local, la coordinatrice des conseils de quartier du IVe arrondissement a exposé le choix du Maire d’investir une partie du budget d’investissement dans le cadre de ce budget en rappelant qu’un euro investi par la Mairie d’arrondissement est complété par un euro en provenance de la Mairie centrale. Aussi a-t-elle insisté pour que le bureau du conseil de quartier commence à réfléchir à des projets.
Soutenant le Conseil de la Place Sainte-Catherine qui travaille à un projet d’aménagement (notre article du 31 mai 2014), le conseil de quartier a demandé que celui-ci soit présenté au budget participatif et a convié pour ce faire les porteurs du projet à leur prochaine réunion en janvier.
L’idée d’un dossier dit des « quatre places » a été soumis à la réflexion du conseil de quartier. Outre la place du Marché Sainte-Catherine serait intégrées dans un même projet les places du Bourg-Tibourg (notre article du 6 novembre 2014) , Saint-Gervais et le square Marie Trintignant avec l’objectif de les végétaliser, de les rendre piétonniers et de faire entrer cet ensemble dans le budget participatif parisien.
Il y a toujours loin de la coupe aux lèvres mais cette idée de regrouper l’aménagement de 4 places en un seul dossier plus important est intéressante et permettrait de redonner le lustre perdu à ces places qui souffrent de l’aménagement souvent purement commercial qui s’y trouve, aggravé par le stationnement des deux roues qui les encombrent.
Nous vous tiendrons au courant des développements futurs notamment lors du prochain conseil de quartier Saint-Gervais.
Dominique Feutry
A ces sujets sur lesquels nous avons communiqué ces jours-ci, Pierre Aidenbaum répond, volant ainsi au secours de la Maire de Paris Anne Hidalgo et de ses Adjoints Julien Bargeton (Finances), Ian Brossat (Logement) et Jean-Louis Missika (Urbanisme).
Voici le texte intégral de son intervention, qu'il nous demande de publier :
Cher Monsieur Feutry,
Je tenais à vous apporter quelques précisions et quelques informations en réponse à votre éditorial de novembre.
Concernant « la liste interminable des subventions aux associations » dont vous considérez qu’elles sont fantaisistes, je vous rappelle que la politique de subventionnement de la ville s’attache à soutenir des projets d’initiative associative qui revêtent toutes d’une dimension d’intérêt général.
Par exemple, subventions aux associations de parents d’élèves, aux associations sportives et culturelles ayant toutes une activité au profit des habitants de notre quartier. Ces subventions sont systématiquement votées en Conseil d’arrondissement et généralement votées à l’unanimité toutes sensibilités politiques confondues dans l’intérêt général. Les associations bénéficiaires seront intéressées d’apprendre que vous considérez que c’est de l’argent gaspillé.
Par ailleurs, je vous précise que le projet de mandature 2014 – 2020 prévoit de développer de manière plus systématique une doctrine en matière de subvention autour de critères favorisant l’innovation, la cohésion sociale mais aussi l’initiative associative et la démocratie locale ainsi qu’une harmonisation des pratiques de subventionnement dans les différents secteurs municipaux. Pour votre parfaite information, sachez qu’un chantier a également été engagé afin d’aider à la diversification des financements associatifs par le développement de logiques de mutualisation entre associations, le mécénat ou encore le crowdfunding.
Concernant ce que vous appelez « le déficit de 400 millions d’euros », je vous précise que contrairement à ce qu’affirme l’UMP parisienne, ce n’est pas un déficit – à cet égard, vous devriez savoir que les municipalités n’ont pas le droit de présenter un budget en déficit – mais un manque de recettes dû à une di munition de l’abondement de l’Etat et à l’augmentation de la contribution de Paris au fonds de péréquation.
Vous pourrez constater dans le budget présenté par la Maire de Paris à la prochaine séance du Conseil de Paris l’absence de déficit dans le budget parisien pour 2015.
Bien au contraire, le montant de l’investissement prévu pour la mandature de 8,5 milliards d’euros passera à 10 milliards d’euros.
Seule grande métropole française à augmenter son budget d’investissement et non, comme certains le prétendent, son budget de fonctionnement.
Je vous rappelle également l’engagement de Madame la Maire de Paris de ne pas augmenter les impôts locaux durant toute cette mandature et je me permets de vous rappeler également que les impôts locaux parisiens sont de 3 à 5 fois inférieurs à ceux de Marseille ou de Bordeaux par exemple.
Concernant la « Tour Triangle » qui retient tout votre intérêt, je souhaite également vous apporter les précisions suivantes.
Ce projet était entièrement financé par le secteur privé, à hauteur de 500 millions d’euros, donc il ne coutait rien aux contribuables parisiens. De plus, il devrait créer 5000 emplois.
Quand au vote des élus de droite, dont vous semblez vous réjouir, je vous rappelle que dans la précédente mandature, ils avaient voté « pour ».
Je n’ai pas souvenir qu’à l’époque « Vivre le Marais » avait contesté ce choix. Mais chacun est libre de changer d’avis.
Pour notre part, nous voulons un « Paris » innovant, ambitieux, attractif qui garde sa place de grande métropole et qui s’en donne les moyens ; contrairement à d’autres qui critiquent systématiquement et s’opposent à tout.
Je ne vous infligerai pas la longueur de la liste des innovations pour Paris depuis 13 ans, autolib, velib, Place de la République, accessibilité à la culture pour tous…, que le monde entier nous envie et je me réjouis de l’extension en « zone 30 » de tout notre arrondissement qui avait été refusée par la droite parisienne.
Alors pas de mauvais procès, on peut être pour ou contre la politique de la Ville de Paris, mais chacun d’entre nous doit s’obliger à l’honnêteté intellectuelle.
Un dernier mot sur le Carreau du Temple en réponse à ses détracteurs potentiels.
D’abord un rappel : le Carreau du Temple est ouvert depuis fin avril et en pleine activité de toutes ses salles (sous-sol et auditorium) depuis le 1er septembre.
Ma seule réponse, dont je suis sur que vous allez publier est le tableau ci-joint de l’occupation des salles au profit des scolaires et des associations de quartiers, donc des habitants du 3ème arrondissement prioritairement.
Permettez-moi un dernier mot très personnel : nous nous connaissons depuis longtemps, j’ai toujours travaillé en bonne intelligence et honnêteté avec « Vivre le Marais », parfois dans la contestation, mais toujours dans la volonté qui me semblait commune d’agir pour notre quartier, laissons de côté les prises de positions partisanes et politiciennes. J’ai toujours privilégié le dialogue et l’échange à l’invective.
Je souhaite que pour cette nouvelle année il en soit de même, pour ma part c’est ma volonté et vous le savez.
Très bonne année à tous les adhérents de « Vivre le Marais » en attendant de nous retrouver le mardi 13 janvier à 19 heures au Carreau du Temple pour vous présenter les vœux de la municipalité.
Pierre Aidenbaum
Maire du 3ème arrondissement
M. Aidenbaum suggère que "Vivre le Marais !" exprimerait des opinions politiques parce que nous n'approuvons pas certaines orientations, décisions et velléités de l'équipe municipale aux affaires. Rien n'a pourtant changé dans notre attitude non partisane qui est celle de la neutralité absolue à l'égard des partis politiques. Notre association y veille scrupuleusement et chacun sait notamment qu'elle a toujours refusé pour sa part la moindre subvention de quelque provenance politique que ce soit.
Nous continuerons donc à encourager ce qui nous parait bon au regard de la qualité de vie des habitants du Marais et de Paris et à contester ce qui, de ce point de vue, nous parait inapproprié.
Dominique Feutry
Complément d'information du Maire à propos du Careau du Temple :
Le Carreau du Temple en quelques chiffres : période de septembre 2014 à décembre 2014
Après trois mois de fonctionnement, nous pouvons constater que tous les établissements scolaires bénéficient des équipements de 9h à 17h et que les associations ont vu doublée la durée hebdomadaire de mise à dispositions de créneau (17h – 21h).
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Fréquentation |
1139 personnes par semaine |
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Nombre d’associations présentes hebdomadairement |
39 associations disposent d'un créneau d’au moins 2 heures |
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Nombre de créneaux musique, sport, danse, théâtre |
48 créneaux ouverts |
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Nombre d'heures dédiées aux associations |
96 heures dédiées aux créneaux associatifs |
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Nombre d’établissements ayant un ou plusieurs créneaux par semaine |
12 établissements scolaires |
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Taux de fréquentation associatif du Dojo |
86% d'occupation |
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Taux de fréquentation scolaire du Dojo |
80% d'occupation |
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Taux de fréquentation associatif du Gymnase |
98% d'occupation |
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Taux de fréquentation scolaire du Gymnase |
100% d'occupation |
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Taux de fréquentation associatif du Studio de Flore |
85% d'occupation |
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Taux de fréquentation scolaire du Studio de Flore |
80% d'occupation |
Curieux panneau rue de Thorigny (Photo M.B)
Un de nos adhérents nous fait part d'une trouvaille, une perle pourrions-nous dire, qui concerne la signalisation au cœur du Marais, à deux pas de l'entrée du Musée Picasso rue de Thorigny (IIIe). Un panneau de signalisation y indique "Trottoir Chevauchable" .
Malgré ses recherches notre lecteur n’a pas trouvé dans le dictionnaire le terme CHEVAUCHABLE. Que peut donc siginifier ce terme ? Faute d'être à cheval peut-être que l'instigateur de l'expression qui n'est sans doute pas à cheval sur le bon français a voulu signifier que l’on peut être à cheval, mais sur le trottoir ? Un peu étroit cependant même pour un bon cavalier et un petit cheval ! Ou bien est-ce sur le trottoir et sur la chaussée ? Ce n’est pas très commode pour les piétons, donc il doit s’agir de voitures, ou de camions de livraisons, ou d’autocars ?
Quid, alors, des piétons ? Est-ce une plaisanterie, ou une nouvelle élucubration bien curieuse de l'administration de la ville de Paris ?
Interpelé par un riverain de la rue Saint Merri sur le déroulement des travaux, interrompus depuis quelques jours, et sur les balbutiements d'un conseil de quartier qui a apporté plus de confusion que de clarté, le Maire a choisi d'intervenir pour mettre les choses au point.
Nous avons reçu de lui le message ci-dessous :
Le chantier qui a commencé pendant les vacances de la Toussaint visait à démolir le plus gros de l’œuvre durant l’absence des enfants. Ce chantier a toutefois pris du retard compte tenu de difficultés, évoquées lors de la réunion publique, dues à la complexité de l’œuvre à démolir, la fontaine étant imbriquée dans le tunnel (NDLR : tunnel dont on a découvert l'existence à l'occasion des travaux). Ces difficultés ont obligé l’entreprise à prendre d’ultimes précautions techniques pour éviter tout impact sur le tunnel.
Nous attendons un calendrier précis de fin des travaux de la part de la Direction de la voirie qui doit effectuer l’étanchéité de la fontaine. Les espaces verts travaillent également sur un projet de végétalisation.
De toutes façons l’inversion de la rue était programmée depuis le départ pour début janvier et le fait qu’elle reste fermée jusqu’à l’inversion du sens a au moins un avantage, c’est qu’il habitue les gens à ne plus emprunter la rue Saint-Merri pour se rendre dans le Marais.
Je tiens également à souligner que les directeurs des écoles Saint-Merri et Renard ainsi que de nombreux parents d’élèves, apprécient cette accalmie.
Sur votre déception quant à la portion de fontaine démolie, je la comprends. La réunion publique s’étant essentiellement centrée sur la question de l’inversion ou de la fermeture de la rue, je n’ai peut être pas eu l’occasion de m’étendre sur les enjeux de cette première action municipale.
En tant que Maire d’arrondissement, je suis contraint par un budget limité et je ne suis pas en mesure d’entreprendre, sans l’aval de la Mairie centrale, de gros travaux tels que la fermeture du tunnel, mon souhait initial que je sais complexe et couteux.
J’ai donc, sur le budget espace public alloué à la Mairie d’arrondissement, décidé de marquer la première étape de la reprise de cet espace et de sa sécurisation. Le projet consiste à réduire, autant que faire se peut la fontaine, sans toucher à la structure du tunnel, pour retrouver une certaine visibilité et requalifier cet espace. Je travaille en parallèle avec la Maire de Paris et son Adjoint, Christophe Najdovski sur une potentielle prochaine étape qui irait de pair avec les travaux sur l’établissement Saint-Merri.
Mon Premier Adjoint, qui a eu effectivement un empêchement mardi dernier, sera évidemment votre interlocuteur privilégié sur ce dossier qu’il suit de près en étroite collaboration avec le Conseil de quartier Saint Merri et son Président Alain Genel.
Cordialement
Christophe Girard
Les riverains sont invités à poster leurs commentaires à cette déclaration. On apprécie quoiqu'il en soit que le Maire se soit manifesté à la suire d'un "conseil de quartier Saint Merri" particulièrementd décevant