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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Première exposition sur la Collaboration aux Archives Nationales

     

    3810baa9f2c4e755a9be442c384ed22cVoyage du maréchal Pétain et de l'amiral Darlan à Villefranche-sur-Saône et Lyon en septembre 1941 : les enfants sur le perron de la mairie © Archives nationales / Carole Bauer

     

    Une exposition, depuis peu à l'affiche des Archives Nationales, est consacrée à la Collaboration (1940-1945). La première du genre sur ces tristes années qui ressurgissent a l'occasion du 70ème anniversaire de la Libération de Paris.

    Plusieurs thématiques ponctuent le parcours proposé aux visiteurs, le gouvernement de Vichy, les partis collaborationnistes, les autorités allemandes.

    Les Archives Nationales ont pris le parti de décrire, sans fard et sans rien occulter, les événements, le quotidien des français et l'atmosphère qui régnait alors.

    Lettres de dénonciation, statut des juifs annoté de la main du maréchal Pétain en passant par les adhésions à la légion des volontaires français contre le bolchevisme, ce sont pas moins de 600 documents souvent inédits, photographies, vidéos, objets qui permettent tout en l'illustrant, une lecture ou une relecture de cette période noire de notre histoire.

    Jusqu'au 2 mars 2015 
    60, rue des Archives (IIIe) de 10h00-17h30 sauf le mardi et de 14h00-17h30 le week-end

     

  • La « Sécurité Routière » plaide pour un renforcement de la verbalisation des cyclistes en infraction

    ImagesInterpellation d'un cycliste (Photo Le Monde)

     

    Le Conseil National de la Sécurité Routière (CNSR) qui s’est réuni lundi dernier recommande « d'étendre aux agglomérations le principe d'amendes minorées adaptées aux cyclistes » en se fondant sur un dispositif qui a été expérimenté à Strasbourg qui a abaissé le nombre d’accidents de bicyclettes de 37% sur un an.

    Ainsi il ne sera plus possible de passer un stop ou un feu rouge en bicyclette, sans risquer un PV au même titre que les automobilistes ou les cyclomotoristes. Le code de la route est le même pour tous. Le Conseil rappelle en effet que147 cyclistes ont été tués, la mortalité suite à des accidents de bicyclette est en hausse de 6 % cette année, Il est aussi réclamé par les spécialistes et surtout les membres du CNSR que soit mise en œuvre au titre de la prévention une campagne de sensibilisation sur le respect des règles de conduite.

    Notons que la Préfecture de Police de Paris a mené fin septembre une opération de sensibilisation pour informer les cyclistes des dangers de la route. 2013 avait vu 679 accidentés cyclistes et un tué. Les 7 premiers mois de 2014 totalisent déjà 450 blessés soit 800 probables en année pleine !

    Une infraction au Code de la route commise avec un vélo n’a aucun effet sur le retrait de points sur le permis. Mais un cycliste peut être verbalisé de 11 € pour une infraction de 1ère classe et de 22 à 35 € pour une contravention de 2 ème classe. Ces montants devenant 90 à 135 € pour une infraction de 4 ème classe et être majorés si le « verbalisé » ne s’exécute pas pour payer dans un délai de 45 jours.

    Eclairage intéressant, une étude d’ OpinionWay / MMA sur un échantillon de plus de 2 100 cyclistes révèle que 60 % d’entre eux se sentent plus en danger à vélo qu'à pied ou en voiture et 46 % disent avoir déjà eu au moins un accident. Parallèlement ces cyclistes avouent à 88 % avoir commis une infraction. 71 % ne cachent pas avoir circulé sur les trottoirs, 42 % avoir grillé les feux rouges et 49 % avoir emprunté des sens interdits.

    N’est-ce pas le sentiment d’immunité et un certain égoïsme ambiant qui expliqueraient ce phénomène ? Il n’empêche que si davantage de contraventions sont dressées et si les forces de police en ont les moyens alors peut-être aurons-nous une circulation plus respectueuse de la part de certains cyclistes qui sans scrupule roulent où bon leur chante. Une façon de réconcilier les piétons et les cyclistes qui estiment alors que s’y ajoute la question des motos (voir notre article du 4 décembre 2014), que l’espace réservé aux marcheurs a souvent été amputé au profit des adeptes du vélo.

    Dominique Feutry

     

  • Les pompiers de Paris vont trinquer !

    Pompiers templeVoitures de pompiers rue du Temple (IIIe) (Photo VlM)

     

    8250 soldats du feu, telle est l’importance des effectifs de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris qui couvre Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

    Il serait malheureusement question d’amputer son budget de fonctionnement pour 2015. La baisse serait significative, près de 330 millions € en moins! Ce budget est financé à la fois par l'Etat, la Ville de Paris, les départements dela  petite couronne et les 123 villes de l'agglomération.

    Alors que la brigade des sapeurs-pompiers est intervenue plus d’un demi-million de fois l’an passé (12% des interventions de l’ensemble du territoire national), cette décision, si elle était appliquée, ne manquerait pas d’entraîner, selon les informations diffusées par les médias, une réduction d’équipements nouveaux pourtant utiles, la fermeture pure et simple de plusieurs centres de secours de la région parisienne (100 ont été fermés en France en 2013), voire la facturation de certaines interventions aux secourus.

    Il est même question de supprimer des effectifs alors que la France a déjà perdu 15 000 pompiers volontaires en 10 ans sur un total de 193 000 que complètent les 40 000 pompiers professionnels dont 20% pour Paris (source : Direction de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises).

    Des recettes liées à l'augmentation du tarif des fourrières pourraient être utilisées pour compenser en partie  cette baisse de budget.

    Avec cette compression d’un budget qui touche un sujet, ô combien des plus sensibles, lié à la sécurité et à la santé des citoyens, ces nouvelles ne sont pas sans inquiéter. Nous sommes face, en effet, à une situation jamais vue de soi-disant difficultés budgétaires, alors que les subventions sont distribuées en abondance à des associations diverses par nombre de collectivités et que les investissements immobiliers annoncés sont d’une ampleur inégalée (voir nos articles des 01 novembre, 06 et 08 novembre 2014) ! Comprenne qui pourra…

    Dominique Feutry

     

  • Anne Hidalgo présidait hier le premier conseil de la Nuit. Reportage et analyse.

     IMG_0756Anne Hidalgo entourée de Ch. Girard, Y. Cordier, F. Hocquard lors du 1er "Conseil de la Nuit" (Photo JFR) 

     

    A grands renforts de publicité, la Maire de Paris a invité au premier Conseil de la Nuit tous ceux qui de loin ou de près sont liés à la nuit à Paris, qu'il s'agisse d'élus (plus d'une dizaine étaient présents), des représentants des administrations (Préfectures de Police et de Région), ou encore d'associations d'habitants, ("Vivre le Marais !" et plusieurs membres du réseau « Vivre Paris ! » étaient présents), d’associations de commerces de la nuit, d'organisations professionnelles, d'organismes spécialisés ou de personnalités qualifiées.

    Après une introduction de Christophe Girard soulignant combien Anne Hidalgo « tenait de façon impressionnante ses engagements de campagne »,  cette dernière a dit se réjouir de la mise en œuvre de ce conseil, « illustration de la démocratie parisienne », sur un sujet controversé, entre ceux qui estiment  que Paris est une ville morte la nuit et ceux qui dénoncent le tapage nocturne.

    Le Conseil de la Nuit est défini comme « une instance qui participera à la gouvernance de la ville ». Il doit permettre de trouver des solutions concrètes pour ceux qui travaillent la nuit et ceux qui font le fête mais aussi pour ceux qui veulent dormir. Rappelant que la Nuit à Paris a une histoire, citant les « espaces pacifiés existants » (les voies sur berges), la nuit Blanche…, la Maire estime qu'il faut que « les différentes fonctions de la nuit, y compris le sommeil, soient conciliées. » « Mon rôle de Maire, » ajoute t-elle, « est d'être un médiateur, comme le sont certains maires africains dans des situations de conflit autrement plus graves que celles que nous rencontrons à Paris ». En conclusion, Anne Hidalgo propose « de ne pas rester dans des ‘postures’ et de considérer les sujets avec objectivité afin de trouver le chemin pour résoudre les problèmes. »

    Index

    Nuits parisiennes. Toulouse Lautrec

     

    Bruno Julliard estime quant à lui que, contrairement à ce que prétendent certains, la nuit festive à Paris est toujours aussi intense et voit émerger de nouveaux lieux de vie nocturne. En revanche, « il ne faut pas comparer l’offre qu’on peut trouver dans une ville comme Berlin et celle qu’on peut trouver à Paris, ville particulièrement dense, » reconnaît-il. Il présente ensuite la liste des thèmes qui seront débattus dans les groupes de travail de ce conseil : activités culturelles et festives, sécurité, discrimination, problèmes sanitaires… en soulignant que ces groupes devront permettre à tous les acteurs de débattre, dans leur diversité.

    IMG_07578L' assistance présente à la Mairie du IVe lors du 1er Conseil de la Nuit (Photo JFR)

     

    Son conseiller à la nuit, Frédéric Hocquard, exprime la volonté de la Mairie de Paris de conforter la dynamique de la nuit (12 000 établissements ouverts à Paris, dont 9 000 avec autorisation de terrasse et 800 avec autorisation de nuit), tout en assurant une meilleure régulation. Il faut, selon lui, développer l’attractivité de la ville en diversifiant et valorisant la vie nocturne, ouvrir la nuit à tous et faire que les différents droits puissent coexister. Il indique  les sujets déjà passés en revue avec les adjoints des mairies et l’administration,  qu'il s'agisse de la médiation, du problème de l’alcoolisation massive des jeunes, de l’ouverture nocturne des parcs et jardins, des nouveaux lieux festifs, de la prolongation de l’ouverture en soirée des équipements sportifs, de la propreté.

    Les deux directeurs de cabinet représentant les deux préfets présentent ensuite l’action de leurs
    administrations en matière de police et de prévention et leur engagement dans ce Conseil de la Nuit.

    Bruit oreillers la nuit

    Viennent ensuite les questions et remarques des participants. Les représentants de « Vivre Paris ! » rappellent que le réseau n’est pas contre la fête dès lors que le  droit au sommeil pour tous est respecté, car il s'agit d'un problème de santé publique. Ils demandent un engagement ferme à cet égard de la part de la Maire de Paris. Ils demandent aussi  que le Conseil de la nuit ait pour objet l’application de  la règlementation en vigueur et non son contournement. Ils souhaitent que des agents de la Ville soient présents sur le terrain entre minuit et quatre heures du matin pour pouvoir verbaliser, en lien avec l’action de la police pour faire respecter la tranquillité des riverains, et ils approuvent le projet de campagne de communication contre l’alcoolisation massive  des jeunes. Ils rappellent enfin l’échec du dispositif des Pierrots de la Nuit, dont le réseau était membre observateur et dont il vient de démissionner.

    Plusieurs élus d’arrondissement, issus notamment des Xe, XIe et XVIIIe, montrent par leurs témoignages et leurs préoccupations qu'ils abondent dans nos « revendications ».

    La conclusion de Bruno Juliard nous a laissés sur notre faim quant à la volonté réelle d’appliquer les règlements en vigueur concernant la vie la nuit à Paris. Nous verrons, selon les propositions qui seront faites dans le cadre des travaux du Conseil de la nuit, si nous avons lieu de nous réjouir ou à l’inverse, de nous inquiéter.

    Par l’abondance et la convergence des témoignages déplorant les nuisances sonores liées aux pratiques festives nocturnes et, pour la première fois, l’affirmation par des élus parisiens du « droit au sommeil » des Parisiens, nous avons cependant eu l’impression d'avoir été  entendus. Une page semble s’être tournée, en tout cas, par rapport à l’époque où l’ancien Maire de Paris, Bertrand Delanoë, nous avait lancé, lors d’un bilan de mandat, « Si vous voulez dormir, allez vivre à Rodez ».

     

  • Une ferme vivante sur la place des Vosges !

    PhotoDindon, pintade et poule place des Vosges le 8 novembre 2014 (Photo VlM) 

     

    La place des Vosges accueille actuellement square Louis XIII, une ferme. Des tentes blanches, des barrières servent d'enclos aux volailles et aux animaux a quatre pattes.

    Il faut reconnaitre qu'être réveillé en plein centre de Paris par le chant du coq et les bêlements des moutons ou des chèvres est particulièrement insolite !

    Cette ferme pédagogique initiée par la Mairie de paris n’est pas un avant-gout des volailles ou des gigots qui se retrouveront dans nos assiettes durant les fêtes de fin d’année, elle a pour but de « recréer le lien des parisiens à la nature, et ce, depuis le plus jeune âge ».

    Au total ce sont 15 animaux de basse-cour et des races en conservation bien françaises de chèvres et de moutons qui vaquent au coeur de la capitale.

    Une action intéressante et utile qui nous ramène aux vraies valeurs, la nature, la biodiversité et les produits régionaux. Pendant toute la semaine, des animateurs spécialisés répondront aux questions et recevront les enfants des écoles avec des présentations à la fois ludiques et pédagogiques.

    Dominique feutry

    Infos pratiques :

    Une ferme éphémère à Paris

    Du 8 au 13 décembre 2014 

    Horaires : 12h00-17h30

  • Conseil de Quartier biaisé autour du Carreau du Temple (IIIe) ?

    Carreau temple jules terrasse 08 10 14Espace public devant "Le Jules", bar-restaurant qui sollicite un droit de terrasse contesté par les riverains qui savent ce qu'il en est ! (Photo VlM)

     

     Le Collectif Carreau du Temple/Corderie nous prie de diffuser le communiqué ci-dessous :

     

    UN CONSEIL DE QUARTIER TRES PARTICULIER

     

    Le Conseil de quartier des Enfants rouges du 8 décembre 2014 qui se tiendra à la Mairie du 3e à 19.30 appelle à voter autour d’un nouveau vœu  émis par les nouveaux animateurs du Conseil de quartier, vœu ayant pour objet d’autoriser le restaurant Jules qui bénéficie d’une concession à l’intérieur du Carreau du Temple à ouvrir un nouvelle terrasse d’une ampleur inégalée  dans un environnement déjà saturé par la mono-activité des bars-restaurants avec terrasses.

    Le Collectif du Carreau du Temple tient à souligner que ce nouveau vote ne semble pas correspondre aux deux principes suivants :

    -                  Un principe démocratique, qui prévoit qu’on ne peut revenir sur un vœu exprimé par un vote.

    Comme vous le savez, le Conseil de Quartier s’est déjà prononcé à l’unanimité contre l’installation d’une terrasse pour le bar-restaurant du Carreau du Temple, lors de sa séance du 5 décembre 2013 du fait des nouvelles nuisances qu’elle susciterait. Les termes de ce vœu sont les suivants :

    "En anticipation de la prochaine ouverture de l’établissement du Carreau, le Conseil de Quartier des Enfants Rouges ne souhaite pas voir ajouter des nuisances à la situation actuelle déjà critique. En outre, il remarque que créer un espace bar/restaurant avec terrasse reviendrait à changer l’affectation d’une « cafétéria » tel que présenté  dans le projet initial. Par conséquent et compte tenu du fait que le service en terrasse existe déjà largement dans un périmètre restreint autour du Carreau, y compris en soirée après les spectacles, le Conseil de Quartier manifeste son opposition à la création d’une terrasse qui prolongerait à l'extérieur l’espace de restauration prévu à l’intérieur du Carreau."

    Ce vœu, expression d’une véritable démocratie participative, a été relayé par un vote en Conseil d’arrondissement en mai 2014,  « qui exprime la vigilance du Conseil d'Arrondissement à l'égard des évènements à caractère privé qui pourraient nuire à la tranquillité des riverains ».

    -                  La vocation première des Conseils de Quartier qui est de participer  à l’élaboration de projets d’intérêt général.

    La question soumise au vote relève d’un intérêt particulier, à la différence du vœu de décembre 2013 qui exprime l’opposition des habitants à la création de nuisances nouvelles par l’ouverture d’une nouvelle terrasse. L’objet d’un vote du Conseil de quartier ne peut concerner le vœu d’une entreprise privée  et commerciale.

    Ce nouveau vote subvertit les principes démocratiques les plus élémentaires. Nous estimons que c’est à Monsieur le Maire du 3e arrondissement, garant de la tranquillité et de la qualité de vie de ses concitoyens, de prendre ses responsabilités dans la décision d’autoriser une terrasse de plus dans ce quartier sinistré par la mono-activité qui s’y développe avec les nuisances sonores afférentes que ni le Commissariat ni la Mairie ne semblent en mesure de juguler.

    Le Collectif Carreau du Temple  constate également que ce dossier est ré ouvert du fait qu’un des nouveaux animateurs du Conseil de quartier est associé à l’équipe de gérance du restaurant Jules, et a donc un intérêt personnel dans ce nouveau vote. Et que l’on a vu se développer ces derniers jours  un véritable lobbying autour de ce vœu, sur une base partisane, à travers notamment un courrier électronique adressé à tous les membres du parti socialiste du 3e arrondissement appelés à participer à ce conseil de quartier d’un genre très particulier.

    Le Collectif Carreau du Temple réitère, appuyé en cela par une pétition signée par 150 riverains, sa ferme opposition à ce projet de terrasse.

     

    POST SCRIPTUM du 10 décembre 2014 – NDLR –

     

    Les riverains qui sont venus très nombreux à ce conseil de quartier ont réagi vivement et la réunion a été houleuse aux dires des participants.

    L'animatrice de la mairie du IIIe Christine Frey a préféré par sagesse ne pas soumettre le projet au vote. L'hypothèse d'une nouvelle terrasse pour le Jules, Carreau du Temple, n'a donc pas été actée.

    Les riverains considèrent cependant qu'ils doivent rester vigilants et obtenir qu'on en reste à la cafétéria pour le café-restaurant Jules à l’intérieur du Carreau.

    Ils continuent la lutte contre la monoactivité autour du Carreau, le non-respect du règlement des terrasses, les nuisances sonores et l'organisation d'évènements à caractère privé dans l'espace du Carreau.

     

     

  • Tour Triangle : son rejet par le Conseil de Paris pousse Anne Hidalgo à des attentions à l’égard de ses alliés le Parti Communiste et les Verts

    TriangleProjet Unibail de "Tour Triangle" dans le XVe

     

    L'opposition d'E.E.L.V. (Les Verts) à ce projet d'immeuble de bureaux Porte de Versailles et leur collusion avec l'opposition UMP/UDI a conduit à son rejet lors du dernier Conseil de Paris des 1-2-3 décembre. Le vote est contesté devant le Tribunal Administratif mais cet épisode semble avoir laissé des traces sur l'équipe conduite par la Maire Anne Hidalgo. D'autant que d'autres sujets de disputes se profilent comme les tours de Jean Nouvel dans le XIIIe (voir Le Parisien de ce jour)

    Sans doute y a-t-il un lien entre l'évènement et les deux annonces que la Mairie de Paris vient de livrer à la Presse : "La fin du diésel à Paris" et "l'extension du droit de préemption aux appartements isolés", dans certains arrondissements.

    Deux clins d'oeil qui ont une portée politique, le premier en direction des Verts qui sont en pointe dans la lutte contre la pollution de l'air, notamment aux particules fines, le second vers les communistes et leur leader Ian Brossat, Maire-Adjoint en charge du logement à l'Hôtel de Ville.

     

    Brossat twitter  Ian Brossat (Photo Twitter)

     

    Les mesures dont la Maire vient de  faire l'annonce au  "Journal du Dimanche" du 7 décembre 2014 pour réduire la pollution, notamment son programme d'éradication des véhicules diésels et la limitation d'accès des véhicules motorisés dans les arrondissements du centre de la capitale méritent d'être discutées et mises en oeuvre avec la prudence qui s'impose. Nous sommes prêts à rencontrer à nouveau, dans le cadre de "Vivre Paris !", et revoir pour cela Christophe Najdovski, Maire-Adjoint en charge des transports et déplacements qui vient de s'esprimer sur RTL sur le sujet

      IMG00009-20131210-1958Christophe Najdovski et Corine Faugeron (élue E.E.L.V. du IVe) en décembre 2013, rencontre avec "Vivre Paris !" (Photo VlM)

     

    L'extension du champ du droit de préemption par la mairie aux appartements privés lorsqu'ils sont mis en vente (qualifiée aussi de préemption "dans le diffus") apparait comme une concession faite à Ian Brossat et au groupe communiste de la Mairie de Paris. Il s'agit d'une disposition qui permet au Maire de Paris d'intervenir dans un processus privé de vente d'un logement. Dès que ses services sont informés d'une "déclaration d'intention d'aliéner" (DIA), ils bloquent la transaction en cours et se substituent aux acheteurs. Le prix est  fixé par les Domaines. Généralement 30 à 40 % au-dessous du prix de marché.

    Le vendeur a fort heureusement le droit de refuser mais il ne peut plus vendre son bien. On conçoit le drame qu'une telle situation peut créer s'il s'agit d'un particulier qui vend pour acheter ailleurs ou plus grand, et qui peut se trouver ainsi bloqué dans un parcours personnel ou professionnel. Le vendeur peut cependant saisir le Tribunal Administratif. La jurisprudence montre qu'il lui est généralement fait droit mais ce sont des mois voire des années de perdues, un délai incompatible avec l'urgence qui prévaut dans ces cas-là.

    Cette mesure, si elle est réellement mise en oeuvre sera vécue comme liberticide et donnera lieu à de nombreux litiges. Elle ne concerne pas le Marais a priori mais 30 imeubles par exemple sont visés dans le IIe arrondissement. On essaiera de savoir ce que son Maire E.E.L.V. Jacques Boutault en pense.

    Gérard Simonet

     

  • L’appartement communautaire

     AppartLe livre "L'Appartement communautaire. L'histoire cachée du logement soviétique" Ed du Sextant

     

    Parmi les sujets que souhaitent porter au prochain conseil les élus de Paris, l'un d'eux rappelle un livre fort intéressant et édifiant paru en 2007 aux Éditions du Sextant dont nous recommandons la lecture, son titre évocateur est le suivant :

    L'Appartement communautaire. L'histoire cachée du logement soviétique

    Il est le résultat d'un immense travail de la chercheuse Katerina Azarova qui a travaillé à partir de nombreux témoignages. Le livre, comme l'explique la notice établie lors de sa parution, « lève un énorme et salutaire pan de voile. Car, parmi les réformes du gouvernement bolchevique après la révolution de 1917, le partage des « mètres carrés habitables » est sans doute la plus radicale et a les effets les plus immédiats sur la vie des citadins. En décembre 1918, les appartements des immeubles de rapport et les hôtels particuliers sont divisés en parties individuelles et en parties communes. Conçue au départ comme provisoire, l’habitation communautaire devient peu à peu le logement le plus répandu dans les grandes villes : c'est là le rappel permanent de la précarité économique, cachée derrière les façades des immeubles et donc facilement supprimée de l’image affichée du pays socialiste »… 

    « Un enfer au quotidien : le téléphone commun, placé dans l'entrée de l'appartement, d'où il n'est pas possible de passer un coup de fil sans que l'ensemble des habitants du logement n'entende les plus infimes secrets ; la cuisine ou la salle de bains, toujours en désordre parce que personne ne se sent vraiment responsable de sa propreté, etc. l'appartement communautaire vient de loin, si l'on peut dire. Il est la traduction concrète du grand mouvement utopique, notamment français, du XIXe siècle. On y trouve les idées de Fourier (le phalanstère), de Bakounine, la nostalgie du Mir, la vieille communauté foncière russe ».

    Et si les idées de Fourier redevenaient tendance à l'Hôtel de Ville ! Mais au fait nous avons changé de siècle voilà 14 ans déjà…il ne s'agit que d'un projet d'extension des préemptions d'appartements soit, dans un premier temps, 250 immeubles parisiens représentant 8 000 logements visés.

    Dominique Feutry

     

  • Les « Merveilleux » investissent la rue du Pont Louis-Philippe (IVe)

     

    Au-merveilleux-de-fred-paris-1291384184Merveilleux et cramiches exposés dans la virtrine du magasin "Au Merveilleux de Fred"

     

    Au 24 rue du Pont Louis Philippe, à l'angle de la rue François Miron (IVe) est ouvert depuis peu un nouveau magasin à l'enseigne «  Au Merveilleux de Fred ».

    Même si ce nom nous fait penser aux excentriques du Directoire, il s'agit d'une pâtisserie, une sorte de meringue ainsi dénommée. Elle se décline en différents parfums avec des noms comme incroyable, impensable, magnifique ou sans culotte.

    Cette boutique qui remplace un ancien commerce de meubles-décoration est en réalité l'une des 6 ouvertes à Paris et parmi celles existant à Metz, Nantes, Londres, Bruxelles, Saint-Omer ou Lille. Car le fondateur de cette petite chaîne de magasins, Fréderic Vaucamps, est du Nord où il vit. Il a, précise la publicité, " revisité la recette du Merveilleux en 1985 pour gagner en légèreté et le décliner en plusieurs parfums. Il a retravaillé également la brioche et l'a dotée d’une gamme de saveurs, les Cramiques".

    Les pâtisseries du Nord s'exportent donc bien dans le Marais, comme les gaufres Meert 16 rue Elzévir (IIIe) (voir notre article du 4 juillet 2012). Le succès devrait être au rendez-vous de ce joli et grand magasin à la décoration sobre qui met en valeur les lustres en cristal et …bien entendu les merveilleux !

    Dominique Feutry

     

    IMPORTANT : Vous voulez préserver le cadre et la qualité de vie des habitants de Paris. Rejoignez l'association ! Notre force est dans le nombre. Pour devenir membre, cliquez ICI et complétez le bulletin d'adhésion.

     

  • A court de recettes, Anne Hidalgo augmente les dépenses !

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     Anne Hidalgo entourée de Pierre Aidenbaum et Christophe Girard, Maires des IIIe et IVe. Rencontre avec "Vivre le Marais !" février 2014 (Photo "VlM")

     

    Il se jetait à l'eau par crainte de la pluie ! Depuis son invention le personnage populaire de Gribouille n'a pas cessé de faire école. Voilà qu'il influence l'entourage de Mme Hidalgo à la Mairie de Paris. Le parallèle est saisissant : ne sachant pas comment combler le "trou financier" en 2015 de 400 Millions d'€ dévoilé récemment, elle décide de pousser la vapeur en annonçant 10 Milliards d'€ de dépenses jusqu'en 2020, au lieu des 8,5 Milliards prévus ("Le Parisien" du 5 décembre).

    C'est donc 300 Millions d'€ de plus qu'il faudra trouver chaque année. On s'avise que le déficit à partir de l'an prochain pourrait atteindre des sommets inédits.

    On connait bien la ligne de défense : il s'agit non pas de dépenses mais d'investissements, financés par l'emprunt. On en doute.

    Voyons le logement : près de 3 Milliards sont prévus soit 500 Millions tous les ans. Ce serait un investissement si ces sommes dégageaient un taux de rendement interne satisfaisant. Mais ce n'est pas le cas. De l'aveu des gestionnaires du parc de logements sociaux, la Mairie de Paris leur verse collectivement 300 Millions d'€ chaque année, sans trop savoir s'il s'agit de subventions d'équilibre ou d'investissements réels. Dans une large mesure, les montants alloués au logement sont donc des dépenses. Elles compensent des loyers qui ne couvrent pas les coûts et qui de surcroît rentrent mal en cette période de disette générale.

    Il faudrait être prestidigitateur pour démontrer par ailleurs que les montants affectés à "l'urbanisme et aux grands projets", soit 1,9 Milliard d'€, constituent de leur côté un investissement plutôt qu'une pure dépense. Quel retour sur investissement peut-on en attendre ? Que rapporte le réaménagement de la place de République ? Quid de la Bastille demain ?

    Et que dire du hochet de 500 Millions d'€ offert aux citoyens sous le nom de "budget participatif" pour faire joujou avec quoi ? Il suffit de voir ce qui se passe dans les conseils de quartiers où des budgets fictifs leur ont été "affectés". Ne sachant qu'en faire, ils reportent le crédit d'une année sur l'autre jusqu'à ce que soit financée une dépense que les mairies d'arrondissement auraient dû ordonnancer d'elles-mêmes.

    Autre justification : la création d'emplois. 200.000 en cinq ans. S'il suffit de recourir à l'emprunt public pour réduire le chômage, il faut demander à Mme Hidalgo de dépenser dix fois plus pour réduire de 2.000.000 le nombre des chômeurs français ! Elle aura droit alors à la reconnaissance nationale.

    Elle ajoute : on peut accroitre la dette par habitant de Paris car elle est plus faible qu'ailleurs. Un directeur financier d'entreprise (un univers que les politiques connaissent mal) qui ferait une déclaration de ce genre devant un comité exécutif serait sans ménagement conduit vers la sortie. Anne Hidalgo, qui s'engage en même temps à ne pas augmenter les impôts, doit se rappeler que si les taux d'intérêt sont historiquement et incroyablement bas en ce moment, ils peuvent se réveiller brutalement et frapper alors de plein fouet le déficit actuel pour le faire exploser et avec lui les impôts qu'il faudrait bien alors lever, quelqu'engagement qu'on ait pris.

    Anne Hidalgo, par ses prises de position depuis son élection, ne nous avait pas encore donné de raison décisive de nous faire regretter de l'avoir élue en mars. On se rappelle qu'elle a pris courageusement position contre des jeux olympiques à Paris en 2024 en dépit de l'annonce faite par le président de la République. Là, on a l'impression que la machine se dérègle.

    Gérard Simonet