Archives



Rechercher sur ce site

Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Les grands drapeaux blancs de la rue Beaubourg (IIIe)

     Photo-21Les drapeaux blancs du 39 rue Beaubourg (IIIe)

     

    Un spectacle inattendu s'offre à la vue rue Beaubourg (IIIe), ce mardi 16 juillet en fin d'après midi. De grands tissus blancs pendent aux balcons de l'avant dernier étage de l'immeuble situé au N° 39  à l'angle de l'Impasse Beaubourg. La rue n'est pas assez étroite pour laisser imaginer que nous serions passés en Italie. Le parallèle est cependant facile à faire tant ce genre de pratique de séchage du linge est inhabituelle chez nous a quelques pas du Centre Pompidou ? Ou bien n'était ce qu'une forme détournée d'anti fête du 14 juillet simulée par l'utilisation de grands drapeaux blancs de la royauté arborés en abondance mais sans armoiries !

    Trêve de plaisanterie où va-t-on si le linge pendait ainsi aux fenêtres et si tout le quartier se mettait  à pratiquer de la sorte ! Déjà dans certaines rues du Haut Marais des alignements de viande pendent et séchent sur des rangées de fils tendus devant les fenêtres… et pour qu'elle ne soit pas arrosée par la pluie, certains ont bricolé et installé des auvents hideux au-dessus !

    Paris est multiculturel mais chacun doit veiller à ce que des comportements anachroniques ne se développent pas trop facilement, battant en brèche les spécificités du Marais. Sur ce plan les conseils syndicaux doivent jouer leur rôle en relation avec les syndics de façon à faire respecter le réglement de copropriété.

    Dominique Feutry   

     

  • La roue tourne, des commerces s’en vont, d’autres les remplacent ….

       P7140002La Librairie Allemande 42 rue rambuteau (Photo MGD)

     

    Des commerces ferment tandis que d'autres ouvrent.La crise économique, les nouvelles habitudes de consommation, internet, les modes de vie qui évoluent expliquent la disparition de certains magasins du quartier  en particulier les commerces de bouche et les librairies.

    Dans ce dernier cas le Marais qui avait déjà vu fermer le 30 juin 2012 la Librairie Charlemagne rue Saint- Antoine puis Mona Lisait rue Pavé (IVe) (notre article du 06 novembre 2013 ) est en passe de perdre une des dernières librairies consacrée à la littérature allemande, la Librairie MARISSAL appelée aussi librairie allemande 42 rue Rambuteau (IIIe), face au Centre Pompidou.

    Sa consoeur de la rue des Blancs Manteaux (IVe),tenue par Ursula Pusch, a déja arrêté son activité. Il ne restera bientôt plus que la bibliothèque de l'Institut Goethe pour  les personnes qui admirent la culture allemande, et précisément les oeuvres écrites dans "la langue des poètes et des penseurs". Mais le constat est incontestable, de moins en moins de jeunes apprennent l'allemand, résultat de la domination de l'anglais. 

     

    P7140002La nouvelle agence du CIC à l'angle des rues Geoffroy Langevin et du Temple (IVe)

     

    Pendant ce temps sera bientôt ouverte une agence du CIC à l'angle des rues du Temple et Geoffroy Langevin (IVe) qui fera de l'intersection rue Rambuteau-rue du Temple, le carrefour des banques puisque quatre d'entre elles se "disputeront" la clientéle du quartier ! Nous avions annoncé cette création dans un article du 12 mars 2012 et le dépôt d'une demande d'autorisation de travaux. Le CIC y soulignait le caractère particulier de cette agence-là : CM CIC SERVICES, "activités auxiliaires de services financiers". Cette option est-elle maintenue ? On le saura très bientôt.

    Ainsi vont les affaires. Force est de constater aussi que certaines boutiques ferment et restent vacantes bien plus lontemps qu'auparavant, traduisant  l'atonie actuelle des affaires …

    Dominique Feutry

     

  • La Mairie de Paris se lance-t-elle dans le marquage publicitaire au sol ?

     

    PhotoPhoto prise le 15 juillet 2014 rue de Sévigné (IVe) entre la Bibliothéque Historique de la Ville de Paris et le bureau de Poste qui lui fait face (Photo VlM !)

     

    Vivre le Marais ! a dénoncé dans un article du 21 février dernier la publicité réalisée par marquage au sol par la maison Sonia Rykiel lors de l’ouverture de son magasin rue de Poitou (IIIe). Nous nous étonnions alors du non-respect du secteur sauvegardé de Marais et nous nous demandions si l’inventeur du procédé avait un tant soit peu imaginé ce que serait le quartier si tous les commerçants faisaient de même.

    Quelques adeptes du procédé se sont manifestés par la suite dont le magasin C&A de la rue de Rivoli qui a inondé les quartiers alentours de ses marquages, le Marais n’y ayant pas échappé.

    Quelle n’est pas notre surprise de constater que nous venons de monter encore d’un cran puisque Paris Musées commandite dorénavant ce genre de publicité pour attirer les visiteurs à certaines de ses expositions comme celle intitulée « Libérez Paris 2014 ».

    Il fallait le faire car nous n’aurions jamais parié sur l’utilisation de tels moyens par la Ville de Paris pour attirer le chaland… Pour ceux qui auraient des doutes nous leur conseillons de se rendre près du musée Carnavalet où ces inscriptions semblent faire florès car elles sont en nombre !

    ImagesCAX3B0MVMarquage Sonia Rykiel rue de Poitou (IIIe) en février 2014 (Photo VlM!) 

     

    Est-ce la conséquence de la décision du Conseil de Paris de juin 2012 qui a transformé la régie directe de la Ville de Paris sur les musées municipaux en un établissement public local à caractère administratif ? Pourtant le conseil d’administration est présidé par Bruno Juliard, le premier adjoint de Paris en charge de la culture, la vice- présidence étant assurée par Christophe Girard le Maire du IVe arrondissement qui nous a pourtant montré récemment sa détermination à vouloir éradiquer les flyers…

    Y-at-il deux poids deux mesures ?

    Nous demandons aux responsables de donner des instructions pour faire arrêter cette pratique qui, si nous n’y prenons pas garde, risque de faire tache d’huile avec les conséquences que l’on imagine, les trottoirs et la chaussée seront vite transformés en pochoirs multicolores faisant écho aux tags sauvages qui déjà enlaidissent nos rues.

    Dominique Feutry

     

  • Des restaurants insolites dans le Marais …

     

    Viewmultimediadocument 2"Le Bel Canto" 72, quai de l'Hôtel de Ville (IVe)

     

    La presse a rapporté récemment cette expérience d'un nouveau restaurant parisien où il est de bon ton de se rendre. Sa particularité est que le silence absolu est réclamé, ce qui nécessite donc de prendre son repas sans parler. Les critiques sont partagés sur cette expérience. Certains disent que c'est formidable dans une ville où le bruit est présent partout. D'autres prétendent que l'on s'ennuie à mourir.

    Dans le même esprit un restaurant du XVIIIe arrondissement appelé SOURDINE propose, pendant le repas, d'apprendre la langue des Signes ! Les serveurs sont sourds, une led sur la table permet d'appeler le serveur…

    Le Marais n'est pas exempt de particularités de ce type.

    Ainsi 72 quai de l'Hôtel de Ville, un restaurant au nom évocateur, « Bel Canto » (établissement qui a essaimé aussi à Neuilly et à Londres), offre à ses clients un repas servi par des chanteurs et chanteuses d'opéra qui au détour de leur service se mettent à entonner des airs célèbres d'opéra des plus grands compositeurs. Toutes les salles sont munies d'un piano à queue, il n'y a pas de play-back. Effet surprenant et saisissant garanti. Reseignez vous cependant sur les prix : ils peuvent aller assez haut dans l'aigu.

    (72)-Terasse_DLN_Paris_4"Dans le Noir", 51 rue Quincampoix (IVe)

     

    Au 51 rue Quincampoix (IVe) le restaurant « Dans le Noir » offre une autre spécificité. Vous pénétrez, comme le nom l'indique, dans une salle plongée dans l'obscurité, sous surveillance de caméras infra-rouges pour être contrôlée en cas de problème. Vous devez d'ailleurs laisser vos téléphones portables et autres objets lumineux à l'entrée. Vous êtes guidé jusqu’à votre table par des serveurs non voyants qui sont avantagés par rapport aux clients. Le menu est une surprise, le repas est donc pris uniquement en se fondant sur l'odorat, le toucher et les papilles.

    Deux expériences qui méritent d'être tentées car ceux qui ont visité ces lieux en sont ressortis encore plus étonnés et ravis, y compris par la cuisine.

    Dominique Feutry

     

     

  • Le kitsch de Martial Raysse exposé à Beaubourg

    Martial_Raysse_20121011180719_20121011180734La grande odalisque de Martial Raysse (1964) (Photo RMNGP)

     

    Le Centre Pompidou expose actuellement 17 ans après une précédente rétrospective, les compositions d’un artiste de 78 ans Martial Raysse né sur la Côte d’Azur.

    Le parcours proposé commence dans les années 60 pour ce précurseur français du pop art souvent appelé le Warhol français. C’est à lui notamment que l’on doit par exemple des sculptures fabriquées avec des néons. Ainsi la main–statue de la liberté intitulée " America-America" exposée fait partie des œuvres fétiches de l’artiste. Mais il est intéressant de découvrir aussi les toiles très colorées avec des collages qui sortent des tableaux.

    Car Martial Raysse connu d’abord comme peintre abstrait qui a côtoyé Jean Cocteau, s’est tourné à un moment de sa carrière vers la matière plastique et son utilisation dans les objets usuels pour s’exprimer. « J’ai souhaité un monde neuf… aseptisé… » disait-il à ceux qui ne comprenait pas cette évolution qui lui apporta la renommée puisque la première rétrospective qui lui fut consacrée date de 1965. Elle s’est déroulée à Amsterdam.

    Raysse_portrait-300x300Portrait de l'artiste Martial Raysse

     

    Il s’intéressa aussi au cinéma, au dessin d’après nature et à la sculpture. Il est l’auteur de deux fontaines en bronze de la ville de Nîmes.

    A Beaubourg rien n’est oublié de tout cela, ni même l’utilisation du fluo. La musique accompagne le  visiteur, une façon de l’interpeler et de lui faire perdre ses repères face à certaines compositions, d’autant qu’un court métrage curieux crée encore plus d’interrogations. Certaines productions plus tardives étonnent quelque peu par leur réalisme.

    L’exposition se tient jusqu’au 22 septembre 2014.

    Dominique Feutry

     

  • Zone de rencontre, zone à priorité piétonne, zone à 20 km/h ? La Mairie de Paris tâtonne…

    220px-France_road_sign_B52_svgUn panneau Zone 20 avec ses pictogrammes

     

    Il semblerait que les « zones de rencontre »  (voir notre article du 11 janvier 2013) sur lesquelles la vitesse maximum de circulation des automobiles est de 30 km/h soient remplacées par des « zones à priorité piétonne » ou « zone à 20 km/h ». La dénomination définitive n'a pas encore été arrêtée, la mairie de Paris n'ayant pas encore décidé.

    Rappelons que sur ces zones les piétons sont prioritaires mais les vélos et les voitures devront rouler non plus à 30 mais à 20 km/h maximum.

    Il apparait aussi que les différents essais de signalisation (notamment dans les IIIe et IVe arrondissements) des zones de rencontre par des passages piétons, non plus zébrés, mais signalés par des marquages de cinq types différents (notre article du 27 janvier 2013) n'ont pas convaincu les usagers. Il en est aussi de même pour les panneaux installés à cet effet (panneaux carrés bleus associant les pictogrammes d'un piéton, d'un vélo et d'une automobile) jugés trop discrets.

     

    Paris__Nouveaux_marquages_au-e7e5beb352d5b4c94913a3eef18c5979Nouveau type de marquage signalant une zone de rencontre (Photo 20 Minutes)

     

    La Mairie de Paris est consciente de ce ratage. Aussi devrait-elle avaliser deux types de marquage « plus explicites et connus de tous » a indiqué Christophe Najdovski adjoint à la Maire de Paris en charge des transports.

    Tout ce tâtonnement est déconcertant. D'un côté les élus qui vont de tests en tests, de l'autre les piétons, les cyclistes, les cyclomotoristes et les automobilistes qui ne s'y retroubent plus.

    Peut-être va-t-on bientôt  nous annoncer une vitesse maximale de 10 km/h pour ces zones…? Mieux vaudrait finalement ne plus autoriser ces voies aux  motos et aux voitures.

    Dominique Feutry

     

  • Christophe Girard, le Maire du IVe, s’engage sur deux sujets sensibles pour les habitants du Marais

    Flyers cette personne va tomber 01 03 14Flyers sur la chaussée (*)

    (*) Le recours à ce mode de communication est sournois. Les prospectus déposés par piles sur les rebords de fenêtres ou sur les voitures, ont tôt fait de tomber car ils sont glissants comme des cates à jouer. Imprimés recto-verso, ils adressent leur message aux passants depuis le sol. Déposés sur les biens meubles, leur distribution n'est pas visée par le code de l'environnement dans sa forme actuelle, qui ne traite que des immeubles. Les donneurs d'ordre exploitent le vide juridique avec arrogance et sans modération.

     

    "Vivre le Marais !" et les riverains des rues les plus concernées du IVe (mais aussi du IIIe) viennent d’apprendre avec satisfaction que Christophe Girard, le Maire du IVe, a présenté au Conseil de Paris deux vœux qui ont été adoptés et pourraient modifier à terme certains comportements que nous dénonçons dans notre quartier et qui touchent aussi l’ensemble de la ville.

    La première proposition est celle relative à l’interdiction de distribuer gratuitement des prospectus commerciaux (les sinistres "flyers"). Il est demandé à la ville de prendre les arrêtés qui permettront de réguler cette activité hélas aujourd’hui florissante pour ceux qui les produisent et ceux qui les utilisent pour la promotion de spectacles racoleurs. Le Maire de l’arrondissement demande que soit aussi déposé un amendement au futur projet de loi sur les compétences territoriales autorisant l’interdiction de ces supports comme l’avait fait le sénateur Roger Madec en 2011 mais auquel il n’avait pas été donné suite.

    Le second vœu porte sur l’augmentation des amendes liées à l’occupation abusive du domaine public autant dire sur les dépassements de terrasses. Il est spécifié que la Ville de Paris doit engager des discussions avec le gouvernement pour ce faire, en traitant aussi la question des incivilités et des nuisances liées qui touchent les habitants.

    Ces deux initiatives dont Christophe Girard est à l’origine, réjouissent tous ceux qui ont fini par croire que rien n’est possible. Ils espèrent voir avancer rapidement ces deux sujets pour qu’enfin un certain équilibre soit rétabli entre ceux qui font subir et ceux qui subissent.

    Dominique Feutry

     

  • La Mairie de Paris envisage des modifications préoccupantes du PLU (plan local d’urbanisme)

      ViewmultimediadocumentAffichage concernant le PLU sur le site de la mairie de Paris  

     

    La procédure devant aboutir à la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) vient d'être lancée dans le cadre des engagements de campagne de la nouvelle Maire de Paris. L’idée étant de créer 10 000 logements par an, et 30 hectares d’espaces verts.

    Pour la municipalité en place, il faut faciliter la construction de logements mais aussi la transformation de bureaux non occupés en logements. Des taxes élevées et progressives sur les bureaux vacants seraient à l’étude pour convaincre ceux qui ne comprendraient pas la philosophie recherchée par ces évolutions.

    Il est aussi question d’inscrire des réserves dans le PLU pour le logement intermédiaire. il est vrai que ce dernier fait cruellement défaut au regard de ce qui est fait et annoncé pour le logement social, l’emblématique 30% en 2030 si souvent affiché.

    Il est aussi question de desserrer les contraintes qui pèsent sur les constructions de parkings jugées trop lourdes et trop coûteuses.

    Dernière modification, celle des règles dites de gabarit qui auraient pour effet de pouvoir monter les façades verticales jusqu’à 31 mètres au lieu de les monter en gradins à partir de 25 mètres.

     

    PLU

    Deux questions nous interpellent.

    Pourquoi vouloir densifier davantage Paris alors que nous sommes la capitale la plus dense d’Europe ? Veut-on que Paris devienne invivable ? Nous vous recommandons à ce propos de vous reporter à notre article très documenté du 24 février 2014 intitulé « Démographie parisienne et logement : le vrai du faux par Ile de France Environnement ».

    Densité paris dessin sans légende

    Pourquoi aussi une telle précipitation sur ce dossier alors qu’il est acté que la responsabilité du PLU sera dévolue à la Métropole du Grand Paris ?

    Nous restons très circonspects sur les conséquences que nous réservent ces modifications si elles sont entérinées sachant qu'un vieil adage souligne que : « Si un dossier est urgent, alors il peut attendre !».

    Dominique Feutry

     

  • La fontaine cachée de l’impasse de la Poissonnerie (IVe)

     Bf75004paris01La Fontaine de Jarente située 2 Impasse de la Poissonnerie (IVe)

     

    Derrière la place du Marché Sainte Catherine (IVe),  à l’extrémité d’une impasse longue d’environ 15 mètres dénommée Impasse de la Poissonnerie qui s’ouvre au niveau du 2 de la rue de Jarente, trône une très belle fontaine dite de Jarente appelée aussi Fontaine d’Ormesson ou Fontaine de la Poissonnerie.

    Cette surprenante réalisation à cet endroit, inscrite au titre des monuments historiques en 1925, date de 1783, elle est due à l’architecte Caron qui édifia le marché Sainte-Catherine dans le cadre de travaux entrepris à la suite de la destruction du prieuré Sainte-Catherine qui s’entendait sur cet ilot.

     

    77570104_oLa bouche d'eau du fronton d'où sort de l'eau gelée 

     

    L’impasse où elle se trouve doit son nom aux marchands de poissons qui s’y étaient installés pour bénéficier de l’eau de la fontaine dont ils avaient besoin. Véritable monument par sa taille imposante, 7 mètres de hauteur, la fontaine est encadrée par deux portes en retrait surmontée de sculptures, des plantes aquatiques, donnant accès à l’immeuble où elle adossée. Présentant un fronton triangulaire semblant supporté par deux pilastres de style dorique on remarquera en dessous un bas-relief central représentant des cornes d’abondance, un faisceau de licteur et deux dauphins. Ce qui lui donne son originalité est cette pyramide terminée par un boule, l’ensemble apparaissant comme posée en son sommet.

    220PX-~1

     Le mascaron de bronze laissant échapper l'eau

     

    Autre intérêt de cette fontaine, la bouche d’eau en pierre située en plein centre du fronton, d’où s’échappe une coulée gelée. Motif que l’on retrouve en frises sculptées dans l’ornementation.

    Signalons enfin que l’eau coule mais d’un mascaron disposé au bas de l’édifice.

    Dominique Feutry

     

  • La Mairie de Paris s’attaque à la pollution des cigarettes et des mégots


    Cigarette-parcs-et-jardins_Flickr_Fried-Dough-630x0-620x464

     

    350 tonnes de mégots sont ramassés chaque année par la Ville de Paris. Mieux encore que la taxe environnementale préconisée par des parlementaires qui frapperait les fabricants de cigarettes (voir notre article du 05 juin 2014), la Mairie est décidée à prendre en main ce dossier. Elle va en effet lancer un test dans un jardin public où il sera interdit de fumer.

    L’idée serait même de l’interdire à terme sur les aires de jeux pour enfants. Mais cela pourrait être étendu aussi, comme le préconisent certaines associations, dans un rayon de 200 mètres autour des écoles. C’est d’ailleurs le cas sur certaines plages du littoral où fumer est strictement interdit.

    L’Australie très en avance sur cette question prône de son côté l’interdiction totale de vente de cigarettes aux personnes nées à partir de l’an 2000. En France, bien qu’il y ait débat nous sommes encore loin de ce type de proposition. Il n’empêche qu’il serait bon que les bars et restaurants instaurent une zone non-fumeur sur leurs terrasses et si celles-ci sont fermées alors l’interdiction devrait être étendue à toute la terrasse.

    B878

    D’aucuns disent que les contrôles concernant l’application de la loi sont insuffisants au regard des pratiques d’autres pays ? Force est de constater qu'au final, ce sont les contribuables qui paient l’enlèvement et le traitement lourd (les mégots ne sont pas biodégradables) de la tonne de mégots ramassés quotidiennement sur la voie publique ! Ce sont à nouveau les contribuables qui paient les nouvelles corbeilles qui fleurissent actuellement à Paris et qui ont été conçues pour pouvoir y écraser les mégots ! Curieusement les pollueurs ne sont pas les payeurs…

    Pollution des océans et de l’air, pollution des locaux et des espaces publics…la cigarette n’a plus sa place dans notre société et fait de plus en plus l’objet de critiques. L’interaction des uns sur les autres, volontaire ou non, oblige les fumeurs à un certain nombre de devoirs dont celui de respecter les non fumeurs.

    Dans le prolongement du test intéressant que va lancer la Mairie de Paris, nous attendons de vraies mesures concrètes et innovantes, et surtout pas des « mesurettes » qui seraient sans effet.

    Dominique Feutry