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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Le projet de terrasse du bar-restaurant du Carreau du Temple met le quartier en émoi

    Download 2Intérieur du restaurant "Le Jules" installé pour l'instant à l'intérieur du Carreau du Temple (IIIe)

     

    Comme nous l'avons écrit (nos articles des 4 mars et 15 novembre 2013) les riverains de l'Ilot Charlot Forez Picardie (IIIe) sont depuis quelques années très perturbés par les nuisances sonores générées par une forte augmentation du nombre de bars et restaurants qui avec leurs terrasses transforment ce qui était un havre de paix (d'autres quartiers sont hélàs aussi concernés) en enfer pour les riverains. Cette mono-activité est très préjudiciable non seulement à la qualité de vie, mais également à la valorisation du quartier (voir les tristes exemples de place du Marché Sainte Catherine (IVe) ou la rue Jean-Pierre Timbaud (XIe)).

    L’ouverture du Carreau du Temple par la succession rapide des manifestations d’une semaine à l’autre génère dorénavant très tôt le matin de fortes nuisances dues au mouvement des camions et autres véhicules pour le montage et démontage lesBien cordialement, installations. Certaines manifestations intérieures, concerts notamment, sont intolérables par le niveau émis des nuisances sonores.

    Le Maire du IIIe a annoncé en réunion du CICA le 30 juin dernier (notre article du 2 juillet 2014) que des erreurs de démarrage avaient pu être commises mais qu'un cahier des charges rigoureux propre à chaque manifestation empêchait désormais d’installer tout matériel le matin avant 6H00. Pourtant à cette heure là beaucoup d'habitants dorment encore et puis qu'en est il des règles de démontage ?

     Img4_grand_445_20La terrasse serait située à cet angle du bâtiment couvrant 200 m² !

     

    Les riverains sont particulièrement choqués d’apprendre que la Mairie de Paris elle-même envisage d’accorder son autorisation pour la création d’une nouvelle et très importante terrasse avec contre terrasse sur un espace libre situé à l'angle rue Picardie/Forez/Perrée devant le Carreau du Temple géré par une Société Publique Locale présidée par Pierre Aïdenbaum.

    La consultation publique menée en 2004 pour le futur du Carreau du Temple et le projet ne faisaient aucune référence à une activité de débit de boissons. Or, depuis peu, le constat est frappant de voir l'évolution de la cafeteria initialement prévue en sous sol se transformer en restaurant au niveau rue, et maintenant, avec l’attribution d’une licence IV en Avril 2014, en débit de boissons, avec le projet de s’agrandir avec une terrasse qui occuperait environ 200 m2 d’espace public ! Ce qui est considérable !

    Où sont les assurances données aux habitants par écrit le 23 janvier 2014 qu’il n’y aurait pas de terrasse à la suite du vœu émis par le Conseil de quartier des Enfants Rouges puis de vive voix lors d'un entretien avec plusieurs représentants des habitants dans le bureau du Maire le 11 février 2014 ? Quid enfin de l'intérêt porté à une pétition qui a rassemblé 76 signatures ?

    "Vivre le Marais !" s'associe au collectif de riverains qui se mobilise afin d'éviter cette nouvelle nuisance. Ils devraient demander à rencontrer le Maire dont ils ne comprennent plus la position sur ce type de sujet, lui qui avait obtenu avec les riverains eux-mêmes  la fermeture des deux établissements bruyants juste en face de celui qui aujourd’hui demande une terrasse.

    Comprenne qui pourra ?

    Dominique Feutry

     

    Post-scriptum du 11 juillet : Pierre Aidenbaum, Maire du IIIe, nous a demandé de publier la réponse qu'il a adressée à "Vivre le Marais !" après avoir pris connaissance de cet article. Sa position consistant à ne pas accorder de terrasse nous réjouit ainsi que les riverains du Carreau du Temple.

     

    "J’ai bien pris connaissance de votre article intitulé « le projet de terrasse du bar restaurant du Carreau du Temple met le quartier en émoi » publié le 8 juillet sur le blog Vivre le Marais. A cet égard, je vous fais part de mon étonnement de constater que vous vous faites le porte-parole de « rumeurs » ; peut-être auriez-vous pu vous renseigner auprès de moi avant de publier ce billet qui est en outre la reproduction parfaite du courrier du collectif Picardie-Forez.

    Permettez-moi de déplorer l’utilisation de ce procédé quelque peu regrettable.

    Pour votre parfaite information, ainsi que celle de vos lecteurs, je vous confirme que je n’ai jamais donné d’autorisation de terrasse pour l’exploitation du bar du Carreau du Temple.

    Je vous remercie de bien vouloir publier ma réponse sur votre blog. 

    Bien cordialement,

    Pierre Aidenbaum

    Maire du 3ème arrondissement "

     

  • « Venir voir et voir venir » : le futur immeuble de la Fondation d’Entreprise des Galeries Lafayette

     

    Photo-15La maquette du projet de l'architrecte Rem Koolhaas retenu pour transformer l'édifice  9 rue du Plâtre (IVe) (photo VlM !)

     

    Les riverains étaient invités du 3 au 6 juillet par Guillaume Houzé Président de la la Fondation d'entreprise Galeries Lafayette, au travers de l'exposition intitulée "Venir voir et voir venir", à visiter les réalisations des travaux des artistes en résidence dans les locaux de la fondation 9 rue au Plâtre (IVe), à deux pas du BHV, cela avant d’importants travaux de rénovation qui dureront deux ans. La réouverture étant programmée à l automne 2016. (voir notre article du 07 novembre 2013 ).

    Cette rénovation est importante, une tour de verre aux planchers réglables en hauteur sera même insérée à l'intérieur de la cour de l'immeuble en forme de U. Après sélection de différents projets, celui de l'architecte néerlanadais professeur à Havard, Rem Koolhaas qui dirige l'agence qu'il a fondée, OMA (Office for Metropolitan Architecture) a été retenu. Tout en préservant la construction XIXe siècle, une pointe de modernité marquera cet ensemble qui accueillera des artistes créateurs. Ils disposeront des infrastructures nécessaires pour créer notamment en termes de matériels puisqu'un atelier doté de machines diverses permettant de travailler le fer le bois mais et d'autres matériaux sera installé en sous-sol de l' édifice qui comporte 5 étages.

      Photo-16Une peinture de Will Benedict (Photo VlM !)

     

     En attendant le début des travaux et depuis presque une année, l'espace est occupé par des artistes qui ont fait des recherches dont certaines sont présentées au public. Expérimentation, travail collectif, utilisation des matériaux trouvés sur place préfigurent ce que sera ce nouveau lieu « de production pleinement engagé dans le monde global tourné vers l'avenir », comme le précise le Président de la Fondation.

    Beaucoup d’imprévu, de surprenant dans ce qui est montré et expliqué par des étudiants en art très compétents. Ainsi ces carreaux de fenêtre verts produits de la refonte de bouteilles de Perrier, sont des vitraux modernes déroutants et plaisants à la fois. Une réalisation de l'artiste Gabriel Sierra qui vit à Bogota.

    Intéressante aussi cette console due à Eric Van de Walle qui est surmontée d'un miroir et devant laquelle le tabouret est un empilement compressé de cartons de pizzas terminé par un marbre.

     

    Photo-17Console au miroir de biais et son tabouret fait de cartons de pizzas compressés d'Eric Van de Walle (Photo VlM !)

     

    Beaucoup d'interactivité avec l'application "Reveal" qui permet de composer, à partir d'une tablette informatique l'ordonnancement propre ou aléatoire d'une exposition avec à la clé la possibilité de créer son propre catalogue de l'exposition ainsi conçue.

    Un montage de de Mimosa Echard nous a fait découvrir ce qu'est la tenségrité, c'est-à-dire la faculté d'une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s'y répartissent et s'y équilibrent.

    Cet avant première donne le ton sur le futur de cet édifice où nous pourrons découvrir, apprendre, admirer, tout en bénéficiant d'un accueil de tout premier plan. Une chance pour le Marais et ses habitants.

    Dominique Feutry

     

     

    IMPORTANT : Rejoignez l'association ! Notre force est dans le nombre. Pour devenir membre, cliquez ICI et complétez le bulletin d'adhésion. On peut aussi se retrouver et partager sur Facebook !

     

  • Spectaculaire accident à l’angle des rues Beaubourg et du Grenier Saint-Lazare (IIIe)

     

    Photo-13L'angle des rues Beaubourg et du Grenier Saint-Lazare après l'accident (Photo VlM !)

     

     Les riverains des rues Beaubourg, Michel Le Comte et du Grenier Saint-Lazare (IIIe) ont été surpris d'entendre en début de matinée, ce dimanche 6 juillet, suite à un concert de sirènes un gros choc. Ils ont découvert une voiture accidentée, des policiers en nombre avec leurs véhicules, un reverbère et des  potelets arrachés.

     

    Photo-14Réverbère, poteaux de signalisation, poubelle, potelets, barrières à terre après l'accident (photo VlM !)

     

    Des témoins présents ont expliqué qu'une course poursuite d'une voiture folle remontant la rue Beaubourg s'est terminée dans le mobilier urbain lorsque les suspects poursuivis par la police ont voulu tourner dans la rue du Grenier Saint Lazare. Heureusement il n'y avait à cet endroit, à ce moment là aucun piéton. Aucune vitrine des magasins proches n' a été endommagée.

    Les 3 occupants sains et saufs de la voiture accidentée ont été arrêtés et menottés par les forces de l'ordre. 

    Dominique Feutry

     

  • L’église Saint-Jacques de la Boucherie (IVe) : pourquoi ce nom ?

     Tour_st_jacquesLa Tour Saint-Jacques et le Square 39 rue de Rivoli (IVe)

     

     
    Les visites de la Tour Saint Jacques viennent de reprendre avec l’arrivée de l’été. Cette immense tour gothique flamboyant située au cœur du square du même nom 39 rue de Rivoli (IVe) constitue le dernier élément de l’église Saint Jacques de la Boucherie détruite à la Révolution.

    Il est difficile de connaitre exactement la date d’origine de la première construction effectuée en ce lieu. Trois niveaux de constructions ont été trouvés sur l’emplacement de l’église détruite sous la Révolution. Il semble qu’une église ait été édifiée sur l’emplacement d’une chapelle à cheval sur les XIe et XII siècles. Sans doute remaniée durant le XIVe siècle, elle possédait les reliques de Saint Jacques dit le Majeur ce qui en faisait un lieu de pèlerinage. C’est le roi Charles VI qui autorisa la corporation des bouchers installés alors sur son pourtour à fonder leur chapelle à l’intérieur de l’église d’où son nom « de la Boucherie ». L’église ne fut réellement consacrée qu’en 1414.

    StjacquesbouchGravure représentant l'église Saint-Jacques de la Boucherie (IVe)

     

    Le clocher, c’est-à-dire la tour actuelle, fut installé plus tard au début du XVIe siècle. Sa partie supérieure est très ouvragée et contraste avec la simplicité de sa base. Elle est alors surmontée d’une plate-forme avec quatre animaux ailés sculptés représentant les évangélistes et sur laquelle est posée une statue géante de Saint-Jacques (6 m) qui fut renversée à la Révolution sous les applaudissements des parisiens présents. La tour culminait alors à 55 m. Il est utile de souligner que jusqu’au règne de Louis XII, le prédécesseur de François Ier, qui le supprima, l’église jouissait du droit d’asile, ce qui protégeait les condamnés de la justice royale. Ce droit fut malheureusement plusieurs fois violé.

    Ainsi que nous l’avons écrit dans un article du 26 février 2013 de nombreux personnages importants de la finance, des nobles, des marchands, des bouchers se firent inhumer dans cet édifice, à commencer par Nicolas Flamel (il avait financé un des portails) ou Jean Fernel le médecin de Catherine de Médicis.

     

    Tour_St_Jacques01Lion ailé figurant Marc au haut de la Tour et les détails de la dentelle de pierre se trouvant au-dessous

      

    En 1797, l’église et la tour sont déclarés biens nationaux et vendus à un dénommé Dubois qui en fit une carrière. Heureusement le contrat de vente interdisait de détruire la Tour. Mais comme elle servit de fonderie de plomb de chasse, ce qui ne plaisait guère à certains habitants, ceux-ci poussèrent la Ville de Paris à la racheter, ce qu’elle fit en 1836. Elle acquit par la suite aussi en 1852 le terrain autour où avait été construit par les héritiers Dubois un grand marché de vêtements et de linge avec ses ruelles et son organisation qui fonctionna pendant 28 ans. C’est ainsi qu’est né le square actuel, la restauration notamment de la tour très abîmée est confiée à Théodore Ballu. Plus près de nous, en 2007, la Ville de Paris a entrepris une importante restauration des lieux.

    Qui imagine aujourd’hui l’opulence, liée à la richesse de la coporation des bouchers, qui a pu régner dans cette paroisse, le curé était alors un personnage très important. Les paroissiens étaient si nombreux que l'on rapporte que certains suivaient les offices à l'extérieur. Se représente t-on les rassemblements au pied de l'église pour le  pélerinage de Saint-Jacques de Compostelle ? Sait-on que la Tour a servi aux expériences barométriques de Pascal (sa statue est à la base de la Tour)  ? Enfin pouvons-nous concevoir que le clocher était équipé d’un carillon de 12 cloches, avec son carillonneur, la plus grosse cloche étant prénommée le « Gros Jacques » .

    Dominique Feutry

     

  • Conseil de quartier Saint-Gervais : des sujets sérieux…. généralement sans suite !

     

    Viewmultimediadocument 1Cette affiche est une bonne chose mais est-ce suffisant pour combattre les incivilités qui explosent ?

     

    Le dernier Conseil de Quartier Saint-Gervais qui s’est réuni avant les vacances d’été, a apporté des informations intéressantes en matière de propreté. Ainsi la mairie du IVe a confirmé sa volonté d’agir afin qu’une proposition de loi puisse être déposée visant à réglementer la distribution des flyers et l’accrochage des cadenas dans le prolongement des vœux formulés par le conseil d’arrondissement.

    La solution à la prolifération des flyers passe en effet par un changement du code de l'environnement. Actuellement, le dépôt de prospectus est interdit sur les biens "immeubles". Il ne l'est pas explicitement sur les bien "meubles", notamment les voitures. Il suffit de spécifier que l'interdiction s'applique aux biens immeubles et meubles. La police et la mairie pourraient dès lors sanctionner un comportement des donneurs d'ordre qui exploitent un vide juridique. Nous l'avions envisagé en 2010/2011 mais le parlement – de droite – n'avait aucun intérêt à cette époque à faire droit à une demande de la mairie socialiste de Paris. La situation a changé depuis, les élus doivent s'en saisir.

    Le 1er Adjoint Julien Landel a indiqué avoir demandé à la Direction de la Propreté d’accroitre les passages pour enlever les poubelles plastiques durant la belle saison et de prévoir un passage supplémentaire le soir durant le week-end.

     

    6a00d8341d8a0f53ef01a3fce8ebda970b-500wiUne débauche de flyers

     

    Ont été annoncées aussi :

    – La fin des travaux de la rue de la Verrerie à la mi-juillet qui se traduira aussi par la remise à plat des horaires de livraison du BHV.

    – L’action menée par la mairie du IVe afin de trouver une solution relative aux maraudes devant le magasin Franprix situé près du terre- plein Saint-Paul.

    – La réflexion en cours concernant la place du Marché Sainte-Catherine.

     Un échange intéressant a porté sur les incivilités (déjections canines, épanchements d’urine, dépôts sauvages et amas de poubelles) rencontrées dans le quartier. Une campagne de communication est annoncée afin de toucher les commerçants comme les habitants et les visiteurs. Un diagnostic est en cours à la mairie d’arrondissement.

    Enfin est soulevée par les riverains « l’accélération de l’aspect mercantile de la rue des Francs Bourgeois provoquant sa sur-fréquentation », entrainant la disparition des commerces de proximités. Il y a indéniablement un fort mécontentement et il est souhaité que la mairie du IVe dresse un bilan des dimanches piétonniers de la rue et qu’elle le communique. A contrario la rénovation de la Société des Cendres en magasin de vêtements est saluée comme une réussite en matière de réaménagement.

     

    LLa circulation sous toutes ses formes devient difficile rue des Francs-Bourgeois(IIIe et IVe)

     

    La question des locations saisonnières et la gêne que celles-ci entraînent est évoquée,  les avis sont évidemment partagés entre ceux qui louent et ceux qui en subissent les nuisances.

    Ce conseil de quartier a mis une nouvelle fois en exergue les sujets sur lesquels "Vivre le Marais !" mène son action, sans oublier que le problème le plus aigu reste l'occupation du domaine public et les attroupements autour du carrefour Archives/Ste Croix. Les autorités ne peuvent plus différer et doivent désormais aller au-delà des simples déclarations en prenant ou en aidant à prendre les mesures adéquates afin d’améliorer la qualité de vie des habitants.

    Ce sont des actes que nous attendons désormais.

    Dominique Feutry

     

     

  • La nouvelle vie de l’hôtel de Beaubrun (IIIe)

     

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    Vue de l'Hôtel de Beaubrun prise devant le proche 19  rue Michel le Comte (IIIe) 

     

    Enchâssé entre le 19 de la rue Michel Le Comte (IIIe) et l’arrière du Jardin Anne Franck, auquel on accède par l’impasse Bertaud (IIIe), se trouve le bel Hôtel de Beaubrun. D’aspect très sobre presque strict, cet ancien hôtel particulier des XVIIe et XVIIIe a fait l’objet d’une restauration très importante qui s’est achevée il y a quelques mois afin d’abriter le siège d’une société de promotion immobilière, Emerige, dirigée par son propriétaire Laurent Dumas dont certains se souviennent qu’il a racheté la célèbre CFOC (la Compagnie Française de l’Orient et de l’Occident).

    La rénovation qui a duré un an est intéressante car elle intègre le contemporain tout en respectant l’architecture du lieu, la maîtrise d’œuvre ayant été assurée par un architecte en chef des Monuments Historiques pour les parties extérieure. L’architecte d’intérieur François Schmidt s’est vu confier les parties intérieures afin qu’elles puissent accueillir des œuvres d’art contemporain. Emerige en effet encourage, au travers d’opérations de mécénat, l’art et les artistes actuels.

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    Le jardin aménagé à l'arrière de l'Hôtel,  adjacent au jardin Anne Franck. Au fond  Beaubourg.
     

    Nous ne savons pas grand-chose sur l’histoire de l’Hôtel pour lequel la documentation est maigre. A-t-il appartenu aux peintres  Henri de Beaubrun (1603-1677) ou à  Charles de Beaubrun (1604-1692) à qui l’on doit des portraits de la reine et des dames de la cour et qui est inhumé dans l'église Saint-Eustache toute proche ? Rien n’est sûr car lors du classement en 1961 des façades sur rue et de la cour ainsi que les toitures, il est indiqué « Immeuble dit hôtel de Beaubrun ». Caché derrière un haut mur et une imposante porte cochère, l’Hôtel surprend par son grand classicisme et son côté « racé ». Les sculptures sont rares. L’escalier dont l’accès se trouve sur le côté après avoir franchi quelques marches est joli mais simple et nullement grandiloquent, sa ferronnerie est travaillée mais sans excès comme les garde-corps des fenêtres. 

      93-000750-02 Henri de Beaubrun et son cousin Charles de Beaubrun (RMN Château de Versailles)

      

    Cette restauration est réussie car elle a essayé de faire en sorte que la modernité n’empiète pas trop sur le passé. Dommage que cet ensemble de grande facture côtoie la partie de la rue Michel Le Comte dont nous avons dénoncé encore récemment le mauvais état général (article du 13 mai 2014).

    Dominique Feutry

     

  • Le Carreau du Temple (IIIe) devrait prendre son envol à la rentrée prochaine

      Carreau-du-temple_pics_809Une salle du Carreau du Temple (IIIe) pouvant servir à l'exercice du sport

     

    Le Maire du IIIe arrondissement, accompagné d'autres élus, réunissait ce 30 juin, dans le cadre du CICA (Comité d'Initiative et de Consultation d'Arrondissement), les associations afin de les informer de la future "utilisation du Carreau du Temple".

    Après un bref historique sur cette importante rénovation et la présentation du nouveau Directeur Général Alain Herzog qui fut pendant 4 ans à la tête de la Gaieté Lyrique, l'organisation des créneaux réservés du Carreau pour l'utilisation des salles est ensuite détaillée.

    Nous apprenons que 160 demandes ont été reçues d'associations sportives diverses de la capitale et que seules 48 ont pu être satisfaites, sachant toutefois qu'il a été tenu compte du Gymnase de la rue Michel Le Comte et de l'Espace Sylvia Montfort rue Elzévir. 67 créneaux scolaires ont été par ailleurs attribués, non plus dans ce cas par la Mairie du IIIe, mais par la Direction de la Jeunesse et des Sports. Un "comité de suivi" s'assurera de la conformité des utilisations par ces associations en lien avec le contenu de leur dossier de demande initiale. Il est rappelé que les créneaux ne sont attribués que pour un an. Il a été souligné enfin combien chaque demande avait fait l'objet d'une sélection très poussée en tenant compte de critères spécifiques (nature de l'activité, qualité de l'offre, tarifs sociaux pratiqués, proximité …).

     Carreau-du-Temple-intérieur-halles-_-630x405-_-©-Fernando-Javier-Urquijo-Studio-Milou_block_media_bigIntérieur de la halle du Carreau du Temple

     

    Incidemment au cours de la séance de questions/réponses des participants ont souligné le bruit lié aux manifestations organisées tel le récent défilé Yves Saint Laurent, bruit qui rejaillit sur la vie des riverains. Le Maire du IIIe a répondu qu'en phase de démarrage des erreurs qu'il s'évertuait à corriger avaient pu être commises. Toutefois en exigeant désormais un cahier des charges propre a chaque événement, des règles telle celle par exemple de ne rien installer avant 6h00 du matin ont été instaurées. Mais pour les habitants c'est le démontage qui pose le plus de problème en termes de bruit et d'encombrement. Cette phase qui doit aussi être encadrée même si chacun comprend que ce lieu rénové contribue désormais au rayonnement de Paris. Pierre Aidenbaum a répondu que le stationnement autour du bâtiment devait être revu et qu'une réflexion allait être menée sur des aménagements ad hoc.

    Rendez-vous pour une réunion de bilan dans un an.

    Dominique Feutry

     

  • La fontaine de Joyeuse, rue de Turenne (IIIe), s’est tue…

     

    6a00d83451e28969e200e5503260a78834-800wiLa Fontaine de Joyeuse encore en  eau avant son arrêt (photo Véronique M)

     

    La jolie fontaine au nom évocateur « Fontaine de Joyeuse » 41 rue de Turenne (IIIe) dont nous avions rappelé l’histoire de son installation dans un article du 8 avril 2013 semble à nouveau mal en point.

    En arrêt depuis plusieurs mois, elle n’est plus en eau et semble sans vie, sans voix, car aucun bruit ne signale sa présence. La saleté s’est installée sur son pourtour et dans son bassin !

    Comment se fait-il, alors qu'en ces premiers jours de l’été les fontaines devraient fonctionner à plein régime, que celle-ci soit à l’arrêt depuis si longtemps. Il semblerait que des fuites en soient la cause et que la responsabilité ne soit pas très bien définie. Est-ce la copropriété de l’immeuble qui abrite la fontaine ou est-ce la Ville de Paris à qui incombe l’entretien ?

    Les vacances d’été débutent et les touristes fort nombreux à cet endroit, ainsi que les passants risquent d’ignorer la fontaine pourtant intéressante et s’il se faisait qu’ils la remarquent, alors ils se demanderont pourquoi elle s’est tue ?

    Il est urgent que les autorités se penchent sur ce dossier au demeurant sans doute assez simple à régler. Il ne faut jamais négliger les détails dit-on, car ils laissent souvent une impression générale qui peut être fâcheuse pour ceux qui ne les règlent pas.

    Dominique Feutry

     

  • Rumeurs de vente à l’encan d’actifs immobiliers historiques du Marais propriété de le Ville de Paris

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     Façade de l'Hôtel d'Albret (IVe)

     

    Nous évoquions dans un récent article du 21 mars 2014, le bureau mis gracieusement à la disposition de l’ancien Maire de Paris dans l’Hôtel d’Albret 31 rue des Francs Bourgeois (IVe) qui abrite le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Ce dernier va peut-être devoir rapidement déménager car des rumeurs circulent sur la volonté de la nouvelle équipe municipale de céder ce type d’actifs immobiliers non stratégiques. L’Hôtel de Coulanges voisin (N° 35-37)subirait le même sort ? Il abrite la Maison de l’Europe.

    Le Marais n’en aurait d’ailleurs pas fini puisqu’une rumeur de vente concerne l’Hôtel de Fourcy  lui aussi du XVIIe, situé 8 place des Vosges (IVe), dans lequel habita notamment Théophile Gautier, en très mauvais état et nécessiterait d’importantes dépenses pour sa restauration.

      Hotel-dAlbret--1024x768Porche d'entrée et vue de la cour intérieure de l'Hôtel de Coulanges

     

    Que vont devenir ces bâtiments s’ils sont cédés ?

    Etre achetés par de riches familles du Golfe (comme l’Hôtel Lambert sur l’Ile Saint-Louis, notre article du 19 juillet 2013).

    Etre rachetés par des institutions ou des entreprises privées, il serait alors dommage qu’ils croupissent comme l’Hôtel des Ambassadeurs de Hollande 47 rue Vieille du Temple (IVe) (notre article du 17 mai 2014) ou bien être transformés en appartements de prestige destinés à une riche élite, ce qui ne manquera pas de peser sur les prix de l’immobilier déjà élevés dans le quartier.

      

    O64a0883Façade l'Hôtel de Fourcy 8 place des Vosges (IVe)

     

    Il n’empêche que si la Ville vend ce type de biens historiques, cela peut être le signe d’une saine gestion et peut-être aussi le signal de la nécessité d’une gestion rigoureuse des deniers publics dans un contexte économique difficile que nous connaissons tous. Quant aux immeubles eux-mêmes, témoins d’un riche passé historique, ils méritent quelques égards sur leur devenir. Qu'en sera t-il de l'accés au jardin Francs-Bourgeois-Rosiers commun aux deux Hôtels cités. Une vente sans un cahier des charges associé serait alors une anomalie criante. Sur le plan humain enfin ces cessions ne seront pas sans conséquence pour les personnels des services concernés qui sont installés dans ces bâtiments et qui peut-être seront transportés dans des immeubles éloignés.

    La Mairie a donc une responsabilité aux facettes multiples dans ces cessions et elle devra le faire avec beaucoup de professionnalisme, de ménagement, de doigté, de considération et d’égards. Ce qui représente beaucoup. Il sera aussi intéressant de connaitre qu’elle destination spécifique sera réservée au produit de ces ventes ?

    Dominique Feutry

     

  • Un coin du voile se léve sur les travaux du BHV rue des Archives (IVe)

    Photo 2Des palissades installées pour des travaux le long des magasins du BHV rue des Archives (IVe) (Photo VlM!)

     

    Des palissades ont été installées tout le long de la rue des Archives, entre la rue de la Verrerie et le Square Sainte Croix de le Bretonnerie (IVe), à l’endroit où se trouvaient auparavant des commerces, tels l'agence de voyages du BHV, le Daily Monop' et la boutique éphémère Marc Jacobs (voir notre article du 21 février 2014).

    Ces palissades qui annoncent de travaux importants sont le prolongement de la mue qui touche le BHV Marais depuis quelque temps. L’enseigne qui est muette sur ces 4 boutiques (de 50 à 120 m2) dont le groupe Galeries Lafayette est propriétaire, devrait en fait ouvrir à cet endroit (fin 2014 ou début 2015 ?) des « shops in shop », c’est-à-dire des points de vente réservés à une marque situés dans ce cas, non pas à l'intérieur, mais à l’extérieur du magasin principal. Ces commerces sans doute de luxe seront occupés par des grandes marques (les contrats seraient en négociation). L’ouverture de la boutique éphémère Marc Jacobs constituait un test pour implanter le concept à cet endroit (notre article du 18 octobre 2013).

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    La vitrine du magasin éphémère Marc Jacobs telle qu'elle se présentait avant les travaux

     

    Parallèlement une réflexion serait aussi en cours sur l’évolution du BHV Homme. La cour, côté rue du Temple, qui précéde l'accés de ce magasion dédié à l'homme d’ailleurs fait l’objet d’un réaménagement plus convivial. Les rumeurs font état d’autres projets pour 2016 relatifs à d’autres immeubles dont le groupe est propriétaire dans le même secteur géographique… Une fondation d’art contemporain créée par les Galeries Lafayette va bientôt s’installer 9 rue du Plâtre (IVe) (voir notre article du 7 novembre 2013).

    Ces transformations peuvent interpeller car le quartier est en train de changer rapidement de visage sous nos yeux. Certains n’hésitent pas à parler d’ « évolution vers le très chic et le très snob ». Populaire et surtout occupé par des artisans et des commerçants traditionnels dans les années 60 et 70, le Marais est en mutation depuis lors, ce qui a pour effet de rebattre périodiquement les cartes afin d’accompagner la nouvelle population qui y est installée et qui le fréquente …

    Dominique Feutry