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Auteur/autrice : Vivre le Marais

  • Le Marais : quartier de bobos ? Non, quartier de miros !

    Beaubourg 70 opticien 29 03 12
    Magasin d'optique, 70 rue Beaubourg (IIIe)

     

    Personne ne se plaint que les magasins d'optique se soient multipliés comme des petits pains dans le Marais, car ils enrichissent le paysage de la rue et ne sont porteurs d'aucune espèce de nuisance. Sans compter leur utilité quand on a besoin de lunettes ! Celui-ci, ouvert en octobre 2011, a particulièrement soigné sa devanture. Conformément aux souhaits de l'Architecte des Bâtiments de France, il a repris dans ses vitrines les lignes verticales et les protections en fer forgé qui évoquent l'Art Déco dont  l'immeuble, qui doit dater des années 1925-30, subit vaguement l'influence.

    Il est l'une des 35 agences en France de la Mutuelle OREADE PREVIFRANCE, une complémentaire santé qui a des contrats avec la Mairie de Paris, le Centre Georges Pompidou, la Bibliothèque Nationale de France, le louvre, le Musée d'Orsay, etc … Ses implantations sont décidées, comme ici, en raison de la concentration de clients à proximité. L'agence Beaubourg est spécialisée dans l'optique, au service de ses adhérents mais aussi de tout public. Des accords personnalisés avec des fournisseurs de verrres (ESSILOR par exemple) et de montures, lui permettent si l'on en croit ses dirigeants, de proposer des prix compétitifs.

    Beaucoup d'entre nous s'interrogent sur le foisonnement de ces commerces dans les quartiers du centre. En ce moment, un autre opticien prépare son ouverture au 66 rue Vieille du Temple (IIIe) qui viendra concurrencer ceux que nous connaissons déjà rues des Archives, du Parc Royal, Rambuteau, Beaubourg et du Temple. A croire que s'il y a beaucoup de bobos chez nous, ils sont tous miros …

    Vieille du temple 66 opticien 29 03 12Le magasin en travaux à gauche, 66 rue Vieille du Temple (IIIe) sera lui aussi un opticien. S'il choisit une teinte claire pour sa devanture, il mettra davantage en valeur le restaurant qui le jouxte, "Robert et Louise", spécialiste de la bonne cuisine française au feu de bois (01 42 78 55 89, propriétaire Pascale Georget).

     

    Comment expliquer plus sérieusement  la prolifération des magasins d'optique ? On disait il y a quelques temps : la vente d'une seule paire de lunettes dans une journée permet de couvrir les frais fixes du commerçant. D'après Jérôme Troy, le manager d'OREADE avec qui nous en avons parlé, la concurrence est telle maintenant que cette affirmation est devenue largement inexacte. Il explique aussi l'engouement pour ce type d'activité par l'importance du marché qui bénéficie de la diversité des produits : lunettes fantaisie qui deviennent des accessoires de l'habillement (pour les femmes surtout) et lunettes de soleil (même remarque) qui ne s'adressent plus seulement aux habitants du secteur mais aux visiteurs et aux touristes de passage, dont on sait qu'ils sont très nombreux chez nous.

    En un sens, le marché de l'optique s'apparente à celui de la mode et de la création. Rien d'étonnant dans ces conditions qu'on le voie suivre le rythme d'ouverture des magasins de prêt à porter dans les rues du Marais.

     

     

  • Sottise, vandalisme ou autre raison qui échappe à l’homme de la rue ? Le débat est ouvert

    Plaque rue archives 19 03 12
    Plaque de rue à hauteur du 34 rue des Archives (IVe)

     

    Encore quelques autocollants et la plaque sera totalement oblitérée.

    Outre qu'on ne comprend pas ce que veulent dire ces timbres ésotériques, on aimerait comprendre ce qui pousse (vers le haut, dans le cas présent, car la plaque est bien à 2,50 mètres du sol) ceux qui les collent.

    On appréciera qu'ils veuillent bien éclairer notre lanterne en déposant leurs commentaires, car on a réellement envie de savoir ce qui les motive.

    On appréciera tout autant que la Mairie de Paris, qui fait l'objet de nombreuses attaques en ce moment sur sa façon de traiter la propreté des rues, fasse intervenir ses agents pour que les plaques de rues, qui sont là pour informer les visiteurs et les touristes, retrouvent pleinement leur mission première qui est celle d'informer.

     

  • Une exposition originale à la bibliothèque Forney : Artexture

    Artexture

     Nadine Richard, coquillage « marginella »

                                                      

    L’association France Patchwork, veut faire connaître par sa branche Artextures, l’évolution, l’innovation du monde vivant du textile, qu’elle souhaite inclure dans l’histoire de l’art contemporain. Elle organise tous les deux ans un concours ouvert aux artistes plasticiens textiles internationaux.

    Pour ce sixième concours, la sélection est étonnante, variée, parfois dérangeante, toujours surprenante, symbolisant un art textile en pleine évolution. Les 41 artistes de 8 nationalités différentes utilisent des techniques et des supports extrêmement variés : broderies, dentelles, plissés, tissages, coutures en tout genre, collages, perles, raphia, soie, laine, synthétique, plastique, plumes…

    L'invitée d'honneur est Maïté Tanguy, dont les pièces uniques tissées main évoquent les
    vagues, les couleurs et le bruit de la mer. Un hommage est aussi rendu aux invitées
    d’honneur des années précédentes Françoise Hoffmann et Jill Galliéni.

    Du 6 mars au 14 avril 2012

    BIBLIOTHÈQUE FORNEY (Hôtel de Sens)
    1, rue du Figuier Paris 4e
    Tél. : 01 42 78 14 60
    Du mardi au samedi de 13h à 19h
    – Entrée : 6 euros / 4 euros (tarif réduit)
    et 3 euros (demi-tarif)
    – Visite commentée chaque samedi à 15h
    (inclus dans le prix du billet)

  • Entretiens avec les candidats en vue des législatives : Serge Federbusch et Armelle Josserand, candidats dans la 5ème circonscription (IIIe et Xe)

    Federbusch serge 15 03 12Josserand armelle 15 03 12

    Serge Federbusch et Armelle Josserand au siège de l'association

                 

    Serge Federbusch, candidat du "Parti des Libertés" et sa suppléante Armelle Josserand, "Nouveau Centre", ont été reçus hier par des membres du bureau de l'association "Vivre le Marais !".

    M. Federbusch nous a exposé son parcours. Il n'insiste pas sur ses diplômes : Sciences Po et ENA, pourtant ! Manière de reconnaitre que seules les qualités personnelles et l'expérience comptent. Il est magistrat au tribunal administratif et se prévaut d'une expérience professionnelle dans le privé de plusieurs années en Asie, notamment en Indonésie, à Taïwan et en Malaisie.

    Issu d'un milieu modeste et militant, c'est au Parti Socialiste qu'il commence sa carrière politique. En 2001, il est élu conseiller de Paris (élu du Xe) et proche du Maire Bertrand Delanoë qui lui confie la présidence de la SEM (société d'économie mixte) pour la rénovation des Halles. Il s'engage derrière le projet Koolhaas (que l'opinion publique galvauda en stigmatisant ses "dérricks") mais B. Delanoë écoute la vox populi et retient Mangin. C'est l'origine d'une dispute, de leur séparation et probablement de l'inimitié qui s'est installée de façon durable entre eux.

    Serge Federbusch prend la suite en 2008 du journal sur le web qui s'appelle "Le Perroquet Libéré", qui dénonce les dysfonctionnements selon lui de la Mairie de Paris. Il change de nom et s'appelle désormais "Le Delanopolis". Son ancien mentor y est traité sans ménagement, mais S. Federbusch affirme qu'il ne dit que la vérité. Il revendique pas moins de 100.000 visites par mois.

    Il prône un "socialisme libéral" qu'il présente comme "un socialisme de la vérité". La crise nous interdit désormais de promettre la lune. Il propose des réformes constitutionnelles par référendum, pour réduire la dépense publique en abolissant tout simplement le statut de la fonction publique. Les structures administratives seraient simplifiées en éliminant le département, en réduisant à 300 le nombre de députés avec, comme chambre haute, un sénat revu et corrigé dans ses missions et restreint à une centaine d'élus.

    Il souligne qu'il y a des efforts considérables à faire dans le domaine de la santé. "Nous avons 40% de plus de lits qu'en Allemagne, car les responsables  locaux cherchent à maintenir à tout prix des établissements dont l'activité trop faible fait courir des risques aux malades".

    A propos de Paris, il serait "un ardent défenseur du patrimoine". Il traiterait les problèmes de la propreté par un recours très large aux entreprises privées, qui seraient rémunérées en fonction des résultats constatés sur le terrain. Il se réfère à de nombreuses villes, notamment aux USA (Chicago), où ce dispositif fonctionne de façon satisfaisante.

    Serge Federbusch n'a pas un gros parti pour l'accompagner dans sa démarche politique mais il n'est pas tout à fait seul. Le Parti des Libertés présentera 10 candidats sur Paris et 20 en province, essentiellement en Île de France, dans l'Est et dans le Midi.

     

     

  • Espace St Paul (IVe) : les arbres abattus sont déjà remplacés

    St paul espace arbres nouveaux 15 03 12

    Trois des arbres nouveaux à la "Pointe Rivoli"

     

    Ils sont  32 fraîchement implantés sur l'espace Saint-Paul. La Mairie de Paris nous informe : "Le terre-plein était essentiellement planté d'ormes champêtres. Ces arbres dépérissant à cause d'un champignon qui provoque la graphiose, ont été abattus" (notre article du 23 novembre 2011).

    A leur place, la mairie annonce qu'elle est en train d'implanter :

    • 7 arbres à fleurs sur la partie ouest, pour former une placette
    • 24 ormes de Lutèce, résistant à la graphiose, au centre du terre-plein
    • et un "arbre remarquable par son port et sa floraison", pour marquer l'entrée 

     Nous souhaitons longue vie aux ormes de Lutèce et bonne promenade aux passants.

     

  • Locations meublées à la journée : risques et opportunités pour Paris

    St antoine valises roulettes floutée 12 03 12
    Ces valises à roulettes symbolisent un phénomène qui explose à Paris : la location de courte durée d'appartements meublés.

                             

    Ils envahissent les résidences parisiennes, ces touristes qui trainent leur valise derrière eux. Ils vont et viennent dans les immeubles qui résonnent souvent, quand il n'y a pas d'ascenseur, du boum-boum des roulettes sur les marches d'escaliers. Ils viennent de tous les horizons. Paris est une tour de Babel où les langues entendues, dans le métro, dans la rue, n'évoquent plus rien de ce que nous connaissons.

    Grâce à Internet, ils ont trouvé le studio dont ils rêvaient dans le Marais : immeuble ancien, poutres et pans de bois, escaliers cirés. Ils passent leurs vacances dans le saint du saint, le cœur du Paris historique, dont ils savent qu'il est riche en animations en tout genre. La facture est plus douce qu'à l'hôtel. On peut davantage se serrer dans un studio ou un deux pièces et on peut faire sa cuisine soi-même ce qui évite la composante restauration qui pèse lourd dans les dépenses de séjour à l'hôtel.

    On comprend clairement qu'il y ait une "demande". D'où provient l'offre ?

    Elle ne peut être que diverse mais une typologie simplificatrice peut être dégagée : (1) les propriétaires d'un "pied-à-terre" à Paris qui cherchent à en réduire le coût voire gagner quelques sous et (2) les investisseurs avertis qui ont acquis le bien en vue de sa location meublée, sans intention de l'occuper, dans une vision productiviste.

    Il serait abusif de condamner moralement les premiers. Ou alors, il faudrait en vouloir à tous les parisiens qui ont leur résidence secondaire dans le Luberon ou en Corse et qui n'hésitent pas à la prêter, moyennant "contribution financière", à des gens qu'ils connaissent plus ou moins.

    On est tenté d'être moins tendre à l'égard de riches nationaux ou étrangers qui investissent en vue de louer à la petite semaine car la difficulté de se loger à Paris est due en partie à la faible motivation des propriétaires à louer leur bien vide ou meublé sur la base d'un bail ordinaire. Il ne faut pas se tromper toutefois, un rendement financier plus faible n'est pas la raison essentielle mais plutôt le risque de non-paiement des loyers et l'absence de liquidité du bien, dans les faits, le jour où on a envie de le vendre ou de l'occuper.

    Les commentateurs mettent en avant régulièrement le rendement des locations meublées courte durée. Il est exact que le loyer "brut" atteint deux ou trois fois celui d'un appartement en location longue durée mais, ramené à l'année, compte tenu d'un taux d'occupation qui n'est pas de 100%, la recette est moindre et le rendement obéré par des charges incontournables de gestion (entrées-sorties, nettoyage, publication sur Internet …).

    Il n'y a donc pas de justification morale à condamner la pratique. Quel est d'ailleurs le "code" qui le justifierait ? Il convient d'ajouter que ces locations pallient l'insuffisance ou la cherté excessive de l'hôtellerie traditionnelle. En ce sens, elles favorisent le tourisme et pèsent de leur poids dans les statistiques qui font de Paris la ville la plus visitée au monde avec  un chiffre de 35 Millions de personnes/an.

    En revanche, il n'est pas choquant que les pouvoirs publics réagissent. A l'Hôtel de Ville, on considère que la location meublée courte durée contrarie une politique du logement qui vise à développer l'offre locative traditionnelle. De ce point de vue, il existe une alliance objective avec les professionnels de l'hôtellerie qui y voient une concurrence jugée déloyale.

    Aussi la Mairie de Paris a-t-elle réactivé en 2009 l'article 631.7 du code de la construction  qui, pour les villes de plus de 200.000 habitants, interdit la location meublée dans des logements qui ont le statut d'habitation. Chargée du contrôle de la "destination" des logements, elle exige désormais que tout changement du statut "habitation" vers celui de "commercial" fasse l'objet d'une déclaration, et elle oppose généralement à ce changement des conditions qui sont dissuasives. Le propriétaire se trouve dès lors en infraction si un logement n'ayant pas le statut commercial est proposé par lui en location meublée courte durée.

    Les habitants propriétaires-résidents ne sont pas opposés par principe à ce que d'autres propriétaires, non résidents, se livrent à cette pratique pour autant que le règlement de copropriété autorise l'utilisation commerciale du logement. Dans le cas contraire, il appartient au syndic et au conseil syndical de faire en sorte que chacun en soit averti et que le règlement soit respecté.

    Si on en juge par des réactions recueillies auprès d'un certain nombre d'entre eux, tout est affaire de mesure. Si le phénomène est marginal, il n'est pas dérangeant. S'il prend des proportions excessives, des nuisances sont dénoncées : sonores (arrivées/départs tardifs, fêtes et vie nocturne bruyante), dangers de fuites d'eau ou de gaz dues à des robinets mal fermés, insécurité (large diffusion des codes d'accès), dégradation du standing de l'immeuble, allées et venues ou syndrome "hall d'hôtel", travaux fréquents de remise en état, etc … On reproche aussi aux visiteurs leur absence de soins à l'égard du cadre de vie et des parties communes.

    Au-delà des aspects fiscaux propres à l'activité et à ceux qui s'y livrent, des amendes  administratives lourdes sanctionnent le non-respect de l'obligation de déclaration de l'usage commercial. Pour autant, la procédure de verbalisation ne nous parait pas encore bien établie.

     

    Autre article qui date de novembre 2010 : Le marché de l'immobilier dans le Marais

     

    Intéressé par l'association : Cliquer ICI

     

  • L’Hôtel de Mayenne dévoile timidement le haut ….

    Hôtel de mayenne 09 03 12

    Vue de l'Hôtel de Mayenne, 21 rue St Antoine (IVe) en cours de restauration, mars 2012 (crédit photo J.E. Chautard)

                       

    Une bâche qui glisse nous fait deviner les charmes nouveaux de l'Hôtel de Mayenne dont la restauration a été entreprise en 2010. (voir notre article du 19 février 2010).

    Entre les deux ailes, l'ajout du XIXème siècle a été retiré. La reconstitution des parties latérales, avec reconstruction du toit et des ouvertures, semble achevée.

    Un regard indiscret à travers le portail entr'ouvert montre que la cour intérieure est elle aussi  en voie de finition. On attend avec excitation le retrait définitif des bâches pour que le nouveau visage de ce monument nous soit révélé.

     

  • Une nouvelle agence bancaire au voisinage du carrefour Temple-Rambuteau (IVe)

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    Maroquinier 61 rue du Temple – 2 rue Geoffroy L'Angevin (IVe). Tags et décrépitude.

     

    Encore une banque ? Est-ce possible, il y en a déjà trois au carrefour ? Caisse d'Epargne, LCL (Crédit Lyonnais) et CIC. Dans le quatrième angle, tout de même, une brasserie, le Celtic. On n'a rien contre les banques, même si leur côte a souffert en ces temps de crise, mais dans les parages, de Beaubourg à Archives, on en compte déjà cinq.

    Cette nouvelle agence sera la sixième, un peu en retrait du carrefour, dans ce local commercial qui fait l'angle Temple/Geoffroy-L'Angevin, un maroquinier qui n'était pas un grossiste. On avait senti sa fin prochaine. Tout pimpant à sa création en mars 2009, on l'avait vu ces temps-ci se dégrader sans que ses gérants n'aient semblé s'en émouvoir. C'est souvent le signe d'un changement en vue. Tags et décrépitude sont de mauvais augure : quand ils montrent leur nez, la dernière heure est proche.

    On nous annonce en effet le départ du commerce actuel et la création à sa place d'une agence bancaire à l'enseigne de CM CIC SERVICES. Tout laisse penser qu'il s'agit "d'activités auxiliaires de services financiers, hors assurance et caisses de retraite". Quelque chose qui diffère de l'activité d'une agence bancaire classique. On en saura plus bientôt. On trouve déjà à Nantes une société de ce type, membre elle aussi du groupe Crédit Mutuel CIC.

     

  • Nouvelle augmentation (infinitésimale) du nombre de taxis parisiens

    Taxi parisien 2

     

    Historique du nombre de taxis à Paris

    Voici ce que nous écrivions à la fin de l'année 2009 :

    Le Préfet de Police de Paris a pris un arrêté en date du 30 décembre 2009, qui porte le nombre de taxis parisiens de 16.400 à 16.623.

    C'est donc une hausse de 1,36 % qui va, comme on dit, dans le bon sens, mais à dose homéopathique. Il n'est pas certain qu'on se rende compte de la différence. Rappelons que la population parisienne et les visiteurs aspirent à voir davantage de taxis dans la capitale, et citent toujours Londres et ses cabs en modèle.

    On connaît l'opposition des propriétaires de taxis liée à la préservation de la valeur marchande de la licence mais le dilemme est-il si difficile et coûteux à résoudre qu'on envisage, pour pallier un déficit de taxis, de lancer AUTOLIB, nouveau gouffre financier en puissance ?

    Et depuis …

    Un nouvel arrêté est intervenu le 17 décembre 2010 portant le nombre de taxis de 16.623 à 16.823 (+ 1,20%).

    La marche en avant continue. Par arrêté du 16 février 2012 du Préfet de Police de Paris, le nombre de taxis est porté de 16.823 à 17.137 (+ 1,87%). On peut dire cette fois que le taux de croissance du nombre de taxis est en hausse (de 55,83%), ou que la croissance du nombre de taxis s'accélère.

    Tous ces artifices pour dire qu'il manque encore beaucoup de taxis à Paris pour rejoindre Londres dans la facilité qu'ont les piétons à tout instant de héler un cab. Il y a deux fois plus de taxis à Londres qu'à Paris. Si on retient un rythme moyen annuel de croissance de 1,5%, il faudra 45 ans pour atteindre le niveau des anglais. En attendant, on nous propose Autolib…

     

  • Prochaine visite guidée de l’association : la place des Vosges !

    Vosges place vue moyenne
    La place des Vosges (IIIe et IVe)

     

     

    Notre prochaine visite vous fera découvrir un lieu que vous croyez bien connaître et pourtant…

     

     La Place des Vosges, cette inconnue

     

    Jeudi 12 avril 2012

    Rendez-vous  à 14h15 – sortie du métro Saint-Paul

     

    Continuant notre exploration de ce coffre aux merveilles que constitue notre vieux Marais, nous vous proposons de nous promener cette fois-ci autour de la place des Vosges et de son quartier.

    Voulue par Henri IV, qui n’en verra pas l’inauguration, la place Royale qui a troqué son nom pour celui de place des Vosges et nous verrons pourquoi, introduit l’ordonnance dans un Paris encore médiéval et chaotique.

    Mariage heureux de la pierre blanche, de la brique rouge et de l’ardoise, que notre guide Sylvain Solustri nous présentera avec chacun des trente-six pavillons sur arcades qui l’entourent ; tous apparemment semblables et pourtant si différents. Nous en tracerons l’histoire mouvementée, et nous tournerons autour pour en relever les beautés architecturales, les curiosités et y évoquer les grands personnages (et les petits) qui y vécurent. Peut-être même pourrons-nous visiter la maison de Victor Hugo.

    Centre de la vie mondaine pendant plus d’un siècle, la place aujourd’hui est plutôt un espace de flânerie égayé par les cris des enfants. Nous évoquerons Madame de Sévigné, qui y naquit, Pascal et Descartes, qui y fréquentèrent les salons, la grande tragédienne Rachel, Marion Delorme, Bossuet, et bien sûr le cardinal de Richelieu que les nobles venaient narguer en se battant sous ses fenêtres. C’est du moins ce que nous dit la légende. Y habitent de nos jours quelques personnages célèbres dont nous évoquerons les noms …. par exemple Maurizio Pollini (avouez que vous attendiez autre chose !)

    Véritable « plaque tournante » du quartier du Marais, c’est l’une des places les plus visitées de Paris et pourtant l’une des plus mal connues.

    Nous vous rappelons une participation aux frais de 10 euros par personne et vous remercions de prévenir de votre venue Marie-Françoise Masféty-Klein par téléphone 01 42 72 61 41 ou par mail mfmk@free.fr. Espérant vous revoir lors de cette visite, nous vous adressons nos fidèles amitiés.

     

    En novembre 2009, nous nous étions introduits dans l'Hôtel de Coulanges, 1 place des Vosges, à la faveur de son occupation par des squatters de "Jeudi Noir". En guise de "mise en bouche" allez donc faire un tour sur le site. Vous y trouverez des photos d'un intérieur magnifique que nous ne pourrons malheureusement pas visiter avec vous (sauf surprise).

                                                               

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